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Lee Tae-Won, ambassadeur de Corée : « Dans le domaine de la santé, la Tunisie est une puissance régionale »

Alors que la Tunisie et la Corée approchent du soixantième anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques en 1969, les indicateurs soulignent une coopération bilatérale en plein essor dans plusieurs domaines. Nous avons rencontré M. Lee Tae-Won, ambassadeur de la République de Corée en Tunisie, pour faire le point.

La dimension régionale de la Tunisie

Dans quel domaine se développe la coopération entre la Tunisie et la Corée ?

Depuis mon arrivée en Tunisie il y a deux ans, j’ai pu constater un grand potentiel dans le domaine médical. La dextérité des médecins tunisiens est remarquable. Elle vaut à la Tunisie d’avoir l’image d’une puissance médicale qui rayonne sur la région et continue à progresser. Des projets en matière de chirurgie robotique et de numérisation des services médicaux ont vu le jour en Tunisie avec un partenariat de la Corée.

Sur un autre plan, la Tunisie possède une industrie de haut niveau en matière de composants automobiles. Plusieurs visites de compagnies coréennes ont permis de mettre en valeur ces capacités. Récemment, une délégation de la Korean Autopart Manufacturing Association a permis de renouveler ce constat. En effet, dans ce domaine également, la Tunisie peut se prévaloir d’une dimension régionale et d’une pleine coopération avec la Corée.

Bientôt, Yura installera une sixième unité

On annonce la prochaine installation d’une sixième usine Yura

En effet, la compagnie Yura continue à développer sa présence en Tunisie. Une cinquième unité vient de voir le jour à Kairouan et une sixième unité est actuellement planifiée. Depuis une décennie, cette compagnie poursuit son développement en Tunisie et produit des pièces importantes pour les voitures électriques.

Entre commerce et culture

Existe-t-il une chambre de commerce tuniso-coréenne ?

Jeune et ambitieuse, la Chambre de commerce tuniso-coréenne est de création récente. Elle a constitué la cheville ouvrière lors de l’organisation de visites de délégations coréennes en Tunisie et travaille à promouvoir les atouts de la Tunisie auprès des entreprises coréennes.

On constate un intérêt accru des jeunes Tunisiens pour la culture coréenne.

En effet, les demandes d’études en Corée progressent dans le monde. De même, l’apprentissage de la langue coréenne a trouvé des vecteurs en Tunisie. Il existe une tendance globale autour de la culture coréenne. Elle se matérialise à travers l’attractivité de la K-Pop et son rayonnement international. Depuis toujours, nous avons considéré la culture comme un facteur de coexistence pacifique.

En Tunisie, un meeting annuel est organisé avec des performances de chant et de danse par des jeunes Tunisiens et Coréens. L’ambassade de Corée vient d’organiser un festival destiné à faire connaître la K-Street Food. Beaucoup de jeunes y sont venus pour découvrir la nourriture populaire coréenne et ont participé à des jeux et des ateliers. Ce sont de bons signaux qui soulignent que la culture coréenne est attractive et présente en Tunisie.

En 2029, le soixantenaire des relations diplomatiques

Quels horizons pour la coopération ?

Il existe un grand potentiel dans plusieurs domaines qui concernent l’économie, le développement ou la culture. Nous travaillons à promouvoir davantage notre coopération. En 2029, le deuxième Sommet Corée-Afrique constituera un rendez-vous multilatéral important. Au niveau bilatéral, nous célébrons également en 2029 le soixantième anniversaire de l’établissement de relations diplomatiques entre la Tunisie et la Corée.

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Pourquoi l’ambassadeur d’Espagne est allé voir le ministre du Tourisme

Isidro Antonio González Afonso, ambassadeur d’Espagne, a été reçu le 3 août 2026 par le ministre du Tourisme, Sofiene Tekaya. Derrière cette rencontre, un dossier qui fait couler beaucoup de salive.

C’était loin d’être une simple visite protocolaire: l’ambassadeur d’Espagne en Tunisie, Isidro Antonio González Afonso, s’est rendu au siège du ministère du Tourisme pour rencontrer Sofiene Tekaya.

Le communiqué officiel publié par son département parle notamment  de  » créer de nouvelles opportunités d’investissement, notamment à travers des actions visant à rouvrir un certain nombre d’établissements hôteliers confrontés à des difficultés, ainsi que certains établissements actuellement fermés « .

Au-delà de ces bonnes intentions, il est de notoriété publique que les investissements dans le tourisme en général et l’hôtellerie en particulier, sont une affaire relevant du secteur privé, les institutions publiques n’ayant qu’un rôle de régulateur et de suivi de la bonne application des règlementations et lois en vigueur.

Sauf que ce communiqué n’aborde pas le principal sujet qui aurait été, selon nos sources, évoqué, et qui est au cœur de la visite de l’ambassadeur. Selon nos informations, un groupe espagnol parmi les leaders du marché était en lice pour le rachat d’un hôtel à Djerba. Sauf que les autorités tunisiennes n’auraient pas accepté que la transaction se fasse bien qu’il s’agisse d’un IDE (investissement direct étranger).

En l’absence de toute clarification de part et d’autre, les raisons de ce refus sont totalement obscures.

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Pourquoi les États-Unis proposent-ils leur expertise aéronautique à la Tunisie

Le nouvel ambassadeur des Etats-Unis suggère que les entreprises américaines spécialisées dans le domaine aéronautique et aéroportuaire fassent bénéficier la Tunisie de leur savoir-faire.

La diplomatie économique US en progression en Tunisie ? C’est en tout cas ce que le nouvel ambassadeur américain Bill Bazzi a laissé transparaître ce matin à l’ouverture des «Aviation Days» organisées par son ambassade en partenariat avec le ministère du Transport tunisien.

Dans la salle, une importante délégation venue spécialement des Etats-Unis, comprenant notamment des représentants de haut niveau de Boeing. En face, le ministre du Transport tunisien, Rachid Amri avec à ses côtés les principaux dirigeants du groupe Tunisair, de l’OACA ou encore de la DGAC (Direction générale de l’Aviation civile). Photo ci-dessus

Bill Bazzi, lors de son intervention à l’ouverture des travaux, a livré un message sans détour: «Notre président Trump a de bonnes idées et les entreprises américaines ont des solutions à proposer sur le marché de l’aviation» a-t-il déclaré en substance. Avant d’ajouter: «Il est important de renforcer la vision de la Tunisie dans ce domaine (…). Il est temps de penser aux affaires de demain».

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Le ministre du Transport Rachid Amri avec, à sa gauche, l’ambassadeur US, Bill Bazzi.

Côté tunisien, le ministre du Transport a fait part de la disponibilité de la partie tunisienne à soutenir les investissements dans le domaine de l’aviation civile. «L’organisation de cet atelier reflète la profondeur des relations de coopération et de partenariat entre les deux pays amis, ainsi que leur volonté constante d’échanger leurs expériences dans les domaines de l’aviation civile, des infrastructures aéroportuaires et de la coopération technique et commerciale, afin de suivre les évolutions mondiales et de répondre aux exigences de croissance et de durabilité», a déclaré Rachid Amri.

Insistant sur les facteurs sûreté et sécurité qui constituent deux fondamentaux du transport aérien en Tunisie, le ministre a rappelé « l’engagement total à respecter les normes internationales émises par l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale), notamment dans les domaines de la sécurité aérienne, de la sûreté de l’aviation civile et de la protection de l’environnement.»

Concernant les projets actuels du secteur, il a annoncé l’élaboration d’une stratégie nationale globale visant à améliorer le système de l’aviation civile à tous les niveaux, notamment sur le plan législatif et réglementaire, ainsi qu’au niveau du développement des infrastructures aéroportuaires tunisiennes conformément aux normes internationales.

Quelles perspectives pour Tunisair ?

Derrière le protocole, il est clair que l’avionneur Boeing en premier lieu cherche à se replacer sur l’échiquier national et notamment sur celui de Tunisair, deux ans après la mise à la retraite du dernier 737 de la compagnie publique qui opère actuellement avec une flotte homogène composée exclusivement d’Airbus.

La délégation de l’avionneur américain serait venue en Tunisie avec, déjà, un ensemble de propositions de coopération préétablies, ne portant pas uniquement sur l’achat d’avions mais aussi sur l’entretien des moteurs et la qualification des équipages. Des solutions qui ne peuvent être ignorées par la partie tunisienne dans le contexte actuel de la compagnie Tunisair. Mais en dépit de toute la bonne volonté de cette dernière de développer sa flotte, le financement reste le plus grand frein à toute croissance envisageable.

©Destination Tunisie

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