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Souveraineté énergétique : Cet expert alerte contre la dépendance de la Tunisie à l’électricité algérienne

Alors que la Tunisie fait face à une hausse continue de la demande électrique, notamment durant les périodes de forte chaleur, le débat sur sa souveraineté énergétique revient au premier plan. L’expert en développement et ressources hydriques Hussein R’hili a estimé que le pays « paye aujourd’hui les conséquences » de choix stratégiques ayant conduit à une forte dépendance envers l’Algérie dans le domaine de l’électricité.

Intervenant sur les ondes de Jawhara FM, l’expert a indiqué que la Tunisie importe actuellement entre 500 et 800 mégawatts d’électricité depuis l’Algérie afin de couvrir une partie de ses besoins. Selon lui, cette situation résulte d’un manque d’investissements nationaux dans la production électrique durant les dernières années.

Approches différentes mais complémentaires

Cette dépendance énergétique intervient pourtant dans un contexte où les deux pays disposent d’approches différentes mais complémentaires. L’Algérie, grâce à ses importantes réserves de gaz naturel, demeure un acteur énergétique majeur dans la région et constitue depuis plusieurs années un partenaire stratégique pour la Tunisie, notamment à travers les échanges de gaz et d’électricité. Toutefois, cette coopération pose la question de l’équilibre entre solidarité régionale et autonomie énergétique.

Lire aussi : Délestage : Alors que la crise se poursuit, la STEG remercie l’Algérie pour son soutien

Pour Hussein R’hili, la Tunisie doit revoir son modèle actuel en accélérant le développement de ses propres capacités de production, notamment à travers les énergies renouvelables. Il a notamment critiqué le projet de liaison électrique avec l’Italie, estimant que le pays s’est engagé dans un investissement évalué à environ 1,4 milliard de dinars alors qu’il continue à importer de l’électricité pour répondre à ses besoins immédiats.

Le projet d’interconnexion électrique entre la Tunisie et l’Italie, connu sous le nom d’ELMED, est pourtant présenté par les autorités comme un outil permettant de renforcer la sécurité énergétique du pays, d’intégrer davantage la Tunisie au marché électrique européen et de faciliter l’exploitation des énergies renouvelables. Ses détracteurs considèrent toutefois qu’il ne doit pas se substituer au développement des capacités nationales de production.

Impact du changement climatique

Au-delà de la question des infrastructures, l’expert alerte également sur l’impact du changement climatique sur le système énergétique tunisien. Selon lui, les épisodes de chaleur extrême et les phénomènes climatiques comme El Niño accentuent la pression sur les réseaux électriques en augmentant la consommation liée notamment à la climatisation.

La question de la souveraineté énergétique devient ainsi un enjeu stratégique pour la Tunisie. Entre la nécessité de préserver un partenariat historique avec l’Algérie et l’urgence de renforcer ses propres capacités, le pays doit trouver un équilibre afin de réduire sa vulnérabilité face aux crises énergétiques futures.

L’accélération des projets solaires, l’amélioration de l’efficacité énergétique et le développement d’une production locale apparaissent désormais comme des leviers essentiels pour limiter la dépendance extérieure et garantir une sécurité énergétique durable.

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Alger-Abuja : le pari du gazoduc transsaharien

L’Algérie et le Nigeria ont réaffirmé leur engagement à poursuivre la réalisation du gazoduc transsaharien (TSGP), un projet énergétique majeur destiné à acheminer le gaz nigérian vers les marchés internationaux via le Niger et les infrastructures algériennes. Cette volonté commune a été exprimée lors d’entretiens à Alger, entre responsables des deux pays, qui ont souligné l’importance stratégique de cette infrastructure pour l’intégration énergétique du continent africain.

Long de plus de 4 000 kilomètres, le gazoduc reliera les gisements gaziers du Nigeria au hub de Hassi R’Mel, en Algérie, avec une capacité de transport estimée entre 20 et 30 milliards de mètres cubes de gaz par an. Son coût est évalué à environ 13 milliards de dollars.

Les deux parties représentées par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Lounas Mokramane côté algérien, et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères du Nigéria, Ahmed Dunuma Omar, ont insisté sur la nécessité d’accélérer les travaux et de renforcer la coopération technique et financière afin de concrétiser ce projet, considéré comme un levier de développement économique pour l’Afrique et une nouvelle voie d’approvisionnement pour les marchés européens.

L’Algérie et le Nigéria ont réaffirmé leur engagement à mettre en œuvre le projet de ce gazoduc et de la route transsaharienne au cours du second semestre 2026, et ont procédé à un échange de vues sur les principales questions régionales et internationales d’intérêt commun.

Le lancement officiel des travaux en Algérie, intervenu en juin 2026, marque une étape importante dans la concrétisation du TSGP.

Toutefois, le succès du projet dépendra encore de la réalisation du tronçon traversant le Niger, des financements nécessaires et de l’amélioration de la sécurité dans les régions concernées.

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Délestage : Alors que la crise se poursuit, la STEG remercie l’Algérie pour son soutien

Alors que plusieurs régions tunisiennes restent confrontées à des délestages en raison de la forte demande en électricité, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a officiellement remercié le groupe algérien Sonelgaz pour son soutien au réseau électrique tunisien.

Selon le média algérien Ennahar Online, qui rapporte l’information ce mardi 4 août, le président-directeur général de la STEG, Fayçal Trifa, a adressé une lettre de remerciement au PDG de Sonelgaz, Mourad Adjal, ainsi qu’aux responsables et aux équipes du groupe algérien. Il y salue leur mobilisation et leur coopération durant une période marquée par une forte pression sur le réseau électrique tunisien.

Un appui en pleine période de tension

D’après Ennahar Online, la STEG estime que le soutien de Sonelgaz a contribué à assurer la continuité de l’approvisionnement en électricité alors que la consommation atteignait des niveaux exceptionnellement élevés sous l’effet des fortes chaleurs.

Cette reconnaissance intervient dans un contexte particulièrement délicat pour le réseau électrique tunisien. Ces derniers jours, la STEG a annoncé plusieurs opérations de délestage dans différentes régions du pays afin de préserver l’équilibre du système électrique face aux pics de consommation enregistrés aux heures de forte demande.

Si les autorités tunisiennes n’ont pas communiqué de chiffres sur les volumes d’électricité importés d’Algérie, cette lettre met en lumière le rôle de l’interconnexion électrique entre les deux pays pour renforcer la sécurité d’approvisionnement lorsque le réseau est soumis à une forte pression.

Une coopération énergétique stratégique

La Tunisie et l’Algérie sont reliées par une interconnexion électrique qui permet des échanges d’énergie en fonction des besoins de leurs réseaux respectifs. Ce mécanisme est régulièrement utilisé lors des périodes de forte consommation ou pour faire face à des situations exceptionnelles.

Lire aussi : L’Algérie fournit 1000 mégawatts d’électricité à la Tunisie suite à une panne

Selon Ennahar Online, le PDG de la STEG a également salué la qualité de la coopération entre les équipes des deux entreprises, estimant que cette solidarité a permis d’atténuer les difficultés rencontrées durant cette période estivale.

Alors que les températures restent élevées et que la demande en électricité demeure soutenue, cette reconnaissance illustre l’importance de la coopération énergétique entre les deux pays. Elle intervient également au moment où la STEG poursuit ses efforts pour limiter l’impact des tensions sur le réseau, notamment à travers des délestages ciblés destinés à préserver la stabilité du système électrique.

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En diabolisant l’Algérie, on dessert les intérêts de la Tunisie

Suite à l’article publié dans votre journal et intitulé ‘‘Les menaces réelles de la stabilité tunisienne’’ de M. Elyes Kasri, je ne peux, en tant que citoyen algérien profondément attaché à l’axe Tunis- Alger, rester silencieux face à des accusations aussi graves portées contre l’Algérie. En tant que fervent partisan des relations algéro-tunisiennes, j’ai souhaité apporter un éclairage factuel, juridique et historique afin de déconstruire certaines approximations qui nuisent à une analyse sereine de la géopolitique de notre région.

Dr Abderrahmane Cherfouh *

Qu’un ancien ambassadeur, ayant exercé les plus hautes fonctions de représentation de l’État tunisien à l’étranger, se prête à un tel pamphlet à charge est particulièrement regrettable.

Une lecture lucide des relations tuniso-algériennes

Face à la récurrence d’analyses à charge tendant à ériger l’Algérie en menace pour la Tunisie, et à un discours nourri de contrevérités, d’approximations historiques, économiques et juridiques, il apparaît indispensable de rétablir les faits.

L’auteur de l’article porte, une fois de plus, des accusations particulièrement graves contre le voisin algérien. Habitué des réquisitoires à charge, il s’appuie malheureusement sur des contresens historiques et des approximations géopolitiques qui masquent les réalités de notre région.

Il me paraît indispensable de substituer l’émotion à la rigueur des faits, des traités et de notre histoire commune. Au-delà des postures individuelles, la responsabilité impose le respect des faits, du droit international et des engagements qui unissent nos deux nations.

1. Frontières terrestres – Un cadre juridique définitif et incontestable : affirmer que l’Algérie occupe des territoires tunisiens relève d’une méconnaissance flagrante du droit international.

Les frontières terrestres entre nos deux pays ne souffrent d’aucune ambiguïté. Elles ont été définitivement délimitées par l’accord du 20 mars 1970, puis consolidées par la convention du 19 mars 1983. Ce cadre juridique bilatéral a définitivement réglé les contentieux hérités de la période coloniale.

Agiter aujourd’hui le spectre d’une prétendue spoliation territoriale constitue un anachronisme qui ne repose sur aucune réalité juridique.

2. Sécurité énergétique – L’Algérie, partenaire constant et non prédateur : accuser l’Algérie de nuire à la Tunisie sur le plan énergétique est un non-sens économique. C’est exactement l’inverse qui se produit.

Grâce au gazoduc TransMed, l’Algérie fournit entre 65 % et 70 % du gaz naturel indispensable à la production d’électricité tunisienne. Ce partenariat stratégique, assorti de facilités de paiement durant les périodes de difficultés macroéconomiques, constitue le véritable poumon énergétique de la Tunisie.

On ne cherche pas à déstabiliser un pays que l’on contribue quotidiennement à alimenter en énergie.

En géopolitique, les intentions réelles ne se mesurent pas aux rumeurs, mais aux flux économiques. Fragiliser l’axe énergétique Alger-Tunis ne pénaliserait pas l’Algérie : cela infligerait une double peine à l’économie et aux consommateurs tunisiens.

3. Stress hydrique – L’impératif de la coopération face au changement climatique : imputer le stress hydrique tunisien à une prétendue volonté d’assèchement de ses ressources de la part de l’Algérie relève d’une aberration scientifique.

L’ensemble du Maghreb subit les conséquences du changement climatique. Bien loin de s’opposer sur cette ressource vitale, l’Algérie, la Tunisie et la Libye ont signé à Tripoli un accord historique visant à mettre en place un mécanisme commun de gestion des eaux souterraines du Système aquifère du Sahara septentrional. Cet accord garantit un échange transparent de données et une exploitation équitable des ressources.

Si l’on suivait le raisonnement développé dans cet article, il faudrait croire que l’Algérie consacrerait ses journées à assécher les nappes phréatiques communes tout en subventionnant le gaz qui éclaire les foyers tunisiens. Une telle contradiction ne résiste pas une seconde à l’épreuve des faits.

4. Flux transnationaux – Ne pas confondre crises subies et manœuvres politiques : réduire les phénomènes de contrebande et les flux migratoires subsahariens à de prétendues manœuvres algériennes constitue un raccourci simpliste.

La contrebande frontalière pénalise d’abord l’économie algérienne, en détournant massivement des produits fortement subventionnés par l’État, notamment les carburants et les produits alimentaires.

Quant à la crise migratoire, elle est continentale. Avec des milliers de kilomètres de frontières sahéliennes, l’Algérie en subit les effets au même titre que la Tunisie. Présenter cette réalité comme une stratégie de déstabilisation revient à occulter le rôle des réseaux criminels de passeurs ainsi que les insuffisances des politiques migratoires européennes.

5. Vérités historiques – Gafsa et la lutte contre le terrorisme : l’exercice de désinformation atteint son paroxysme lorsque l’auteur tente de réécrire l’histoire en attribuant à l’Algérie les événements tragiques de Gafsa en 1980.

Les archives historiques établissent clairement que cette agression contre la Tunisie du Président Habib Bourguiba fut organisée par le régime libyen de l’époque. L’Algérie s’y était opposée **.

De la même manière, suggérer une quelconque complaisance de l’Algérie envers le terrorisme constitue une insulte à la mémoire de toute la région.

L’Algérie a payé un tribut humain considérable durant la décennie noire pour éradiquer ce fléau. Forte de cette expérience douloureuse, elle constitue aujourd’hui un partenaire essentiel de la Tunisie dans la lutte contre le terrorisme, grâce à un échange permanent de renseignements et à une coopération opérationnelle le long de la frontière commune.

Notre destin commun face aux défis du siècle

La doctrine de sécurité nationale algérienne repose sur un principe simple : une Tunisie instable constitue une menace directe pour la sécurité de l’Algérie.

Alger n’a donc aucun intérêt politique, économique ou sécuritaire à fragiliser Tunis.

L’amitié algéro-tunisienne n’est ni un slogan ni une formule diplomatique. Elle est une réalité géographique, historique et humaine, scellée notamment par le sang versé à Sakiet Sidi Youssef.

On ne badine pas avec la mémoire des martyrs.

Prétendre que l’Algérie entretient un lien avec le terrorisme revient à insulter la mémoire des militaires algériens et tunisiens tombés sous les mêmes balles, notamment dans le massif du Chaambi. La sécurité frontalière n’est pas une faveur : elle est notre tranchée commune.

Diviser pour régner demeure une vieille recette coloniale. À qui profiterait une discorde durable entre Alger et Tunis ? Certainement pas à nos deux peuples. Fragiliser notre voisinage immédiat, c’est ouvrir la porte aux ingérences étrangères qui rêvent de transformer le Maghreb en terrain de rivalités géopolitiques.

Enfin, l’auteur pousse le contresens diplomatique jusqu’à accuser l’Algérie d’exercer un prétendu chantage énergétique ou terroriste afin d’isoler la Tunisie sur la scène internationale.

Comment peut-on sérieusement prêter à Alger la volonté d’isoler un pays dont elle défend régulièrement les intérêts dans les enceintes internationales, rappelant constamment que la stabilité de la Tunisie constitue une condition essentielle de la sécurité régionale ?

Qu’un ancien ambassadeur, censé incarner la retenue, la nuance et le sens de l’État, se laisse aller à des accusations gratuites est profondément regrettable.

La diplomatie n’est ni le lieu des ressentiments personnels ni celui des invectives. Elle exige de la hauteur de vue.

En cherchant à diaboliser le partenaire algérien, l’auteur ne fragilise pas l’Algérie ; il affaiblit sa propre crédibilité et dessert les intérêts stratégiques profonds de la Tunisie.

* Médecin algérien résident au Canada.

** L’implication d’éléments de l’armée algérienne dans l’organisation de cette attaque de Gafsa a été prouvée et documentée par des historiens (NDLR).

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Drame de Boumerdès : le Président Saïed exprime sa solidarité à Tebboune et salue les liens fraternels

 Le Président de la République, Kaïs Saïed, s’est entretenu, vendredi, après-midi, par téléphone avec son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune, selon un communiqué de la présidence de la République.

Le Chef de l’État a présenté ses sincères condoléances après le tragique accident survenu ce matin à Boumerdès, qui a fait de nombreuses victimes.

Il a prié Dieu Tout-Puissant d’accorder sa miséricorde aux défunts et un prompt rétablissement aux blessés.

L’entretien a également permis de réaffirmer la solidité des relations fraternelles exceptionnelles entre les deux pays et les deux peuples et la volonté commune de les renforcer et de les développer davantage.

(D’après TAP)

 

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Algérie : trois jours de deuil national après la mort de 25 personnes dans un accident de bus

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a décrété trois jours de deuil national à partir de ce vendredi, avec mise en berne des drapeaux, après le grave accident de la circulation qui a coûté la vie à 25 personnes et fait 44 blessés dans la wilaya de Boumerdès.

Selon les premières informations, le drame s’est produit vendredi dans la zone de Berahmoun El Karma, lorsqu’un bus de transport de voyageurs s’est renversé, provoquant un lourd bilan humain. Les opérations de secours ont mobilisé les services de la Protection civile et les équipes médicales locales afin de prendre en charge les victimes.

Instauration d’un deuil national

À la suite de cet accident, le chef de l’État algérien a ordonné l’instauration d’un deuil national de trois jours, une mesure généralement décidée lors de catastrophes ayant provoqué un nombre important de victimes.

Lire aussi : Bus algérien renversé à Medjez el-Bab : Un mort et une cinquantaine de blessés

Ce nouveau drame relance les inquiétudes autour de la sécurité routière en Algérie, un pays régulièrement confronté à des accidents meurtriers impliquant notamment des véhicules de transport collectif. Les autorités ont engagé ces dernières années plusieurs campagnes de prévention et de contrôle, mais les accidents de la route continuent de faire plusieurs milliers de victimes chaque année.

Les causes toujours inconnues

Les causes exactes de l’accident de Boumerdès n’ont pas encore été officiellement déterminées. Une enquête devra établir les circonstances précises du renversement du bus et identifier d’éventuelles responsabilités.

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Algérie-Mozambique: Examen des moyens d’accélération des projets énergétiques

Le ministre de l’Energie et des Energies renouvelables, Mourad Adjal, a examiné, lundi, avec le ministre des Ressources minérales et de l’Energie de la République du Mozambique, Estevao Tomas Rafael Pale, les moyens d’accélérer la réalisation des projets de coopération bilatérale dans le domaine de l’énergie, notamment le projet de construction d’une centrale électrique d’une […]

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Tunisie: Baisse du forfait fiscal sur le transit de gaz algérien de 33%

Les ressources en gaz naturel (production nationale + forfait fiscal) ont atteint 698 ktep-pci, à fin mai 2026, enregistrant, ainsi, une baisse de 14% par rapport à la même période de l’année précédente, selon le rapport sur « la conjoncture économique (mai 2026) »publié par l’Observatoire National de l’Energie et des Mines. La production nationale du gaz […]

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Tunisie – Algérie : Des acteurs politiques saluent les déclarations de Tebboune sur la sécurité nationale

Plusieurs acteurs politiques et représentants de la société civile tunisienne ont exprimé leur soutien aux récentes déclarations du président algérien Abdelmadjid Tebboune, dans lesquelles il a affirmé que la sécurité de la Tunisie constitue une composante de la sécurité nationale de l’Algérie.

Dans un communiqué commun signé par des personnalités politiques, parlementaires, militants associatifs et intellectuels, les signataires ont salué une position qu’ils considèrent comme une illustration de la profondeur des relations historiques et stratégiques entre Tunis et Alger.

Les liens dépassent le cadre de la simple relation de voisinage

Selon le document, les liens entre les deux pays dépassent le cadre de la simple relation de voisinage pour s’inscrire dans une logique de partenariat fondé sur une histoire commune, une proximité géographique et des intérêts partagés.

Les signataires ont également souligné que la Tunisie et l’Algérie font face à des défis sécuritaires similaires, notamment le terrorisme, la criminalité organisée, la contrebande et les risques liés aux tensions régionales. Ils estiment que le renforcement de la coordination bilatérale constitue une nécessité stratégique pour faire face à ces menaces.

Le communiqué insiste par ailleurs sur le fait que la coopération entre pays voisins ne remet pas en cause le principe de souveraineté nationale. Au contraire, elle représente, selon les signataires, un facteur permettant de renforcer la capacité des États à protéger leurs intérêts et à préserver leur stabilité.

Instrumentalisation politique

Les auteurs du texte ont toutefois mis en garde contre toute instrumentalisation politique des relations tuniso-algériennes, appelant à éviter que ces liens ne deviennent un sujet de confrontation dans les débats internes ou ne soient utilisés à des fins partisanes.

Ils ont réaffirmé leur attachement à la souveraineté de la Tunisie et à l’indépendance de sa décision nationale, tout en considérant que le développement du partenariat avec l’Algérie constitue un choix stratégique au service de la sécurité des deux peuples et de la stabilité régionale.

Lire aussi : L’Algérie durcit le ton : Tebboune met en garde contre toute déstabilisation de la Tunisie

Cette prise de position intervient dans un contexte régional marqué par une multiplication des défis sécuritaires et géopolitiques, qui pousse Tunis et Alger à maintenir un niveau élevé de coopération dans plusieurs domaines, notamment la sécurité, l’énergie et la gestion des frontières.

Liste des signataires :

  • Badreddine Gammoudi — député
  • Olfa Tabbane — militante politique, présidente de l’Organisation de la jeunesse arabe
  • Kamel Keraâni — député
  • Mohamed Ziad El Maher — député
  • Abdelkader Ammar — député
  • Bilal Mechri — député
  • Adnane Allouch — député
  • Sami Maâli — porte-parole de l’Organisation de la jeunesse arabe
  • Salah Daoudi — universitaire
  • Souheib Mezriqui — journaliste et analyste politique
  • Fathi Maâli — membre du Conseil national des régions et des districts
  • Ahlem Msar — comédienne et militante de la société civile
  • Hadhami Trabelsi — journaliste
  • Abdelkrim Ghabri — militant nationaliste unioniste
  • Zeïna Jaballah — députée
  • Nabil Hamdi — député
  • Youssef Belkacem — militant politique
  • Haïthem Zarrouk — militant politique
  • Wissam Abdelli — militant politique
  • Aymen Marzougui — député
  • Abdelatif Sghairi — militant nationaliste
  • Mohamed Bouziri Akremi — secrétaire général du Mouvement du Baas arabe socialiste
  • Mohamed Dhaw — député
  • Doha Salmi — députée
  • Mohamed Chaâbani — député
  • Mokhtar Abdelmaoula — député
  • Ibrahim Hussein — député
  • Ali Bouzouzia — député
  • Khaled Mabrouki — député
  • Aouatif Chniti — députée
  • Adel Boussalmi — député
  • Fatma Mseddi — députée
  • Mounem Rtibi — militant politique
  • Intissar Sliti — membre d’un conseil local
  • Mokhtar Khelil — militant politique et enseignant retraité
  • Othman Haj Amor — universitaire, secrétaire général du Parti du Baas arabe socialiste – Tunisie
  • Boubaker Yahia — député
  • Manal Bdida — députée
  • Thamer Mzoughi — député
  • Mohamed Kahlawi — secrétaire général du Parti national démocratique socialiste
  • Mohamed Chafroud — enseignant et militant politique
  • Siham Boughanmi — membre d’un conseil local
  • Nafti Houala — syndicaliste et militant nationaliste
  • Ahmed Dheib — membre d’un conseil local
  • Fatma Ben Hussein — membre d’un conseil local
  • Mounir Ferjallah — membre d’un conseil local
  • Rim Maâchaoui — députée
  • Aymen Zolfani — membre d’un conseil local
  • Walid Zarrougui — membre d’un conseil local
  • Kamel Sakri — écrivain
  • Fakhri Smaïti — syndicaliste et chercheur en pensée politique
  • Olfa Marouani — députée
  • Ahmed Koki — membre d’un conseil local
  • Mohamed Amine Mbareki — député
  • Rim Saâd — militante politique
  • Monder Marzouki — professeur universitaire
  • Sassi Alibi — journaliste et militant politique
  • Abdelhamid Mahfoudhi — expert militaire et conférencier en affaires internationales
  • Faouzi Aïchou — membre d’un conseil local
  • Zine El Abidine Trabelsi — membre d’un conseil local
  • Jalal Khadmi — député
  • Issam Chouchane — député
  • Sirine Bou Sandel — députée
  • Ezzeddine Taieb — député
  • Nazem Abdelli — militant politique
  • Hafez Nasri — cadre éducatif
  • Salem Ben Hamad — militant politique et défenseur des droits humains
  • Olfa Tissaoui — militante politique
  • Moez Troudi — artiste
  • Kheireddine Chebbi — poète
  • Beya Khmaissia — militante politique
  • Fathi Dassi — universitaire et militant nationaliste
  • Ahmed Aouri — militant politique
  • Ahmed Mahmoudi — expert géologue
  • Mohamed Chouikhi — membre d’un conseil local
  • Salah Salmi — député
  • Boutheina Ghanmi — députée
  • Abdel Salam Hamrouni — député
  • Habib Tissaoui — ancien secrétaire général régional de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT)
  • Monir Kachoukh — représentant du Parti populaire pour la liberté et le progrès
  • Abdelmalek Bouazizi — ingénieur et militant politique
  • Ramzi Asoudi — militant politique
  • Adel Cherni — militant politique
  • Moncef Bouzazi — militant politique
  • Rahal Jallali — avocat et militant politique et civil
  • Salah Ben Saïd — militant politique
  • Fayçal Abouda — expert judiciaire, militant politique et journaliste
  • Khamis Faleh — enseignant retraité et syndicaliste
  • Abderrahmane Ben Chaâbane — enseignant et militant politique
  • Khaled Nawes — syndicaliste et militant politique en France
  • Mohamed Hédi Hamda — journaliste
  • Mohamed Taha Akremi — réalisateur et scénariste
  • Mbarka Brahmi — Centre Mohamed Brahmi pour la justice et la paix
  • Saïda Chqair — membre du Conseil national des régions et des districts
  • Abdelmajid Cherad — Association tunisienne de la culture arabe – section de Zarzis
  • Tarek Saïdi — militant nationaliste arabe unioniste
  • Aymen Kallel — technicien comptable et formateur en développement personnel et compétences
  • Kamel Ben Latif — ancien syndicaliste et membre du mouvement Echaâb
  • Helmi Dkhil — membre d’un conseil local
  • Hassan Kassar — professeur universitaire
  • Abdelrazak Salmi — membre d’un conseil local
  • Seifeddine Jouadi — membre d’un conseil local
  • Adnane Brahmi — citoyen, militant politique indépendant
  • Abderrahmane Mustapha Brahmi — écrivain et militant politique

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Tunisie-Algérie | Les graines de la discorde

La Tunisie et l’Algérie ont plus à gagner en consolidant leur coopération qu’en laissant prospérer des querelles artificielles. Les défis auxquels elles sont confrontées exigent davantage de coopération que de suspicion.

Khémaïs Gharbi *

Les nations ne sont pas seulement menacées par les armes. Elles le sont tout autant par les mots, les rumeurs, les manipulations et les divisions savamment entretenues. Depuis toujours, les puissances qui convoitent un pays savent qu’il est souvent plus efficace de dresser un peuple contre lui-même ou contre ses voisins que de l’affronter directement.

La Tunisie n’échappe pas à cette réalité. Située au cœur de la Méditerranée, ouverte sur l’Europe, appartenant au Maghreb et au monde arabe, elle occupe une position géostratégique qui suscite naturellement l’intérêt de nombreux acteurs internationaux. Chacun défend ses intérêts, parfois de manière légitime, parfois en cherchant à influencer les équilibres régionaux.

Lorsque les difficultés économiques, les tensions sociales et les incertitudes politiques fragilisent un pays, celui-ci devient plus vulnérable aux campagnes d’influence. Les frustrations populaires peuvent alors être orientées vers des adversaires désignés, parfois sans rapport avec les véritables causes des problèmes. Il devient alors facile de semer les graines de la discorde.

L’une des méthodes les plus efficaces consiste à détériorer les relations entre deux peuples qui ont pourtant bâti, au fil des siècles, une histoire commune faite de solidarité, de respect et de bon voisinage. Les liens entre la Tunisie et l’Algérie ne sont pas le fruit du hasard. Ils se sont forgés dans la géographie, dans l’histoire, dans les échanges humains, économiques et culturels, mais aussi dans les épreuves traversées ensemble.

Une histoire de solidarité, de respect et de bon voisinage

Ces deux peuples n’ont jamais construit leur relation sur la confrontation. Au contraire, ils ont appris à vivre côte à côte, à s’entraider lorsque les circonstances l’exigeaient et à préserver une frontière parmi les plus paisibles de la région. Cette réalité historique mérite d’être protégée.

C’est précisément parce que cette relation est solide qu’elle peut devenir la cible de ceux qui auraient intérêt à la fragiliser. Il suffit parfois d’une déclaration sortie de son contexte, d’une phrase interprétée de manière malveillante, d’une polémique amplifiée sur les réseaux sociaux ou d’une campagne de désinformation pour tenter de transformer un geste de solidarité en sujet de discorde.

Récemment encore, une déclaration du président algérien Abdelmadjid Tebboune **, exprimée dans un esprit de soutien à la Tunisie, a été exploitée par certains pour tenter d’y voir une ingérence ou un motif de polémique. Les réseaux sociaux se sont rapidement transformés en caisse de résonance où les interprétations les plus excessives ont parfois pris le pas sur la raison.

L’histoire de notre région offre pourtant une leçon qu’il serait dangereux d’oublier. Les divergences politiques, même profondes, ne doivent jamais faire oublier l’essentiel lorsque les intérêts supérieurs d’un peuple sont en jeu.

La crise de Bizerte en 1961 en est l’une des plus belles illustrations. À cette époque, les relations entre le président Habib Bourguiba et le président Gamal Abdel Nasser étaient particulièrement tendues. Les désaccords étaient publics, parfois virulents, et semblaient difficilement conciliables.

Mais lorsque la Tunisie affronta la France lors de la bataille de Bizerte, les querelles s’effacèrent devant l’intérêt supérieur de la nation tunisienne. L’Égypte apporta immédiatement son soutien politique, militaire et diplomatique à la Tunisie. Bourguiba, le gouvernement tunisien et le peuple accueillirent avec émotion cette solidarité venue d’un pays frère. Ce geste démontrait qu’au-delà des divergences, il existait une conscience commune face à une menace extérieure.

Nasser avait cité à cette occasion un proverbe qui illustrait la vieille sagesse du monde arabe : «Moi et mon frère contre notre cousin ; moi, mon frère et notre cousin contre l’étranger.» 

Derrière cette formule se cache une vérité politique intemporelle : les différends entre frères ne doivent jamais devenir une arme entre les mains de ceux qui cherchent à les diviser.

Faire face avec discernement aux tentatives de manipulations

C’est précisément cette sagesse que nous gagnerions à retrouver aujourd’hui. Les désaccords peuvent exister entre gouvernements, les opinions peuvent diverger, mais ils ne devraient jamais conduire les peuples à oublier tout ce que l’histoire, la géographie et les sacrifices communs ont construit entre eux.

Les véritables amis d’un peuple ne cherchent pas à l’isoler de ses voisins ; ils cherchent au contraire à renforcer les liens qui contribuent à sa stabilité. La Tunisie et l’Algérie ont plus à gagner en consolidant leur coopération qu’en laissant prospérer des querelles artificielles. Les défis auxquels elles sont confrontées exigent davantage de coopération que de suspicion.

L’histoire enseigne une leçon simple : les peuples qui se laissent diviser servent souvent les intérêts d’autres qu’eux-mêmes. À l’inverse, ceux qui savent préserver leurs relations de confiance renforcent leur souveraineté et leur capacité à faire face aux défis.

Les Tunisiens ont toujours fait preuve de discernement face aux tentatives de manipulation. Il faut espérer qu’ils continueront à exercer cet esprit critique, en refusant les discours qui cherchent à fabriquer des ennemis là où l’histoire a construit des frères.

Les graines de la discorde ne germent que lorsqu’on les arrose. À chacun de veiller à ce que la sagesse, la mémoire et le respect mutuel soient plus forts que les semeurs de division.

* Ecrivain et traducteur.

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Air Algérie réceptionne deux nouveaux appareils Boeing

Le groupe Air Algérie a annoncé, mercredi dans un communiqué, la réception de deux nouveaux appareils de type Boeing 737 MAX 8, et ce, dans le cadre du programme de modernisation et de renforcement de sa flotte.  Avec l’intégration de ces deux appareils, baptisés « Peace » et « Africa », le nombre d’avions réceptionnés dans le cadre du […]

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Algérie : le solaire freiné par la réglementation

L’avenir du programme solaire algérien dépendra moins de l’abondance des ressources naturelles que de la capacité du pays à transformer ses ambitions en projets rentables et finançables.

C’est la principale conclusion d’un rapport publié récemment par PV Magazine, spécialisé dans les questions énergétiques, qui appelle à des réformes structurelles afin de créer un environnement plus attractif pour les investisseurs.

S’appuyant sur les conclusions d’une table ronde organisée par la Middle East Solar Industry Association, le rapport souligne que l’Algérie dispose d’atouts naturels exceptionnels, notamment un ensoleillement parmi les plus élevés au monde, de vastes espaces disponibles et une position géographique stratégique. Toutefois, ces avantages ne suffisent plus à eux seuls à attirer les capitaux internationaux en l’absence d’un cadre réglementaire et financier stable.

Le document rappelle que le système électrique algérien repose encore presque exclusivement sur le gaz naturel, qui constitue à la fois le principal combustible utilisé pour la production d’électricité et une source essentielle de recettes d’exportation. Dans ce contexte, le développement de l’énergie solaire apparaît comme un levier économique permettant de réduire la consommation intérieure de gaz et de réserver davantage de volumes aux exportations ou aux industries à forte valeur ajoutée.

15 GW de solaire et un réseau à renforcer

L’Algérie est appelée à lancer un programme visant à installer 15 gigawatts de capacité solaire. À ce stade, les projets en cours de réalisation représentent environ 3,2 gigawatts, alors que la demande nationale d’électricité continue de progresser. Ce qui impose d’accélérer la mise en œuvre des projets et de sécuriser des mécanismes de financement pérennes.

Les auteurs estiment que le modèle actuel, piloté par Sonelgaz à travers le financement des projets et les appels d’offres publics, a permis d’engager la première phase du programme. En revanche, le développement du marché nécessitera une participation accrue des investisseurs privés, notamment via des modèles de producteurs indépendants d’électricité (IPP), des contrats d’achat d’électricité à long terme (PPA) et des mécanismes contractuels plus transparents.

Le rapport insiste également sur la nécessité de renforcer les infrastructures électriques. Le développement des réseaux de transport, des postes de transformation et des capacités de stockage est jugé indispensable, la majorité des futurs parcs solaires étant implantée dans le sud du pays et sur les Hauts-Plateaux, loin des principaux centres de consommation.

Quid des systèmes de stockage et des projets d’hydrogène vert?

Les systèmes de stockage, notamment les batteries, sont appelés à jouer un rôle central dans le futur système énergétique algérien. Ils permettront de stocker l’électricité produite durant les périodes de fort ensoleillement, de renforcer la stabilité du réseau et d’alimenter les sites industriels ainsi que les zones isolées.

Le choix des technologies constitue un autre enjeu majeur. Le rapport recommande de privilégier des équipements capables de résister aux températures élevées et aux conditions poussiéreuses caractéristiques du climat algérien, afin d’assurer la fiabilité des installations et de réduire le coût de production de l’électricité sur le long terme.

Concernant le développement industriel, les auteurs considèrent que l’exigence d’un contenu local de 35 % constitue une étape importante pour structurer une filière nationale. Cet objectif devra toutefois être accompagné d’investissements dans les capacités industrielles et d’ingénierie, la formation de la main-d’œuvre et le renforcement des chaînes d’approvisionnement locales.

Le rapport souligne enfin que les projets d’hydrogène vert représentent une perspective stratégique pour l’Algérie. Leur succès dépendra néanmoins de la disponibilité d’une électricité renouvelable à faible coût, d’un cadre d’investissement attractif et d’infrastructures adaptées aux besoins de production et d’exportation.

En conclusion, PV Magazine estime que la réussite de la transition énergétique algérienne sera désormais évaluée à l’aune de la capacité du pays à bâtir un marché de l’investissement crédible, reposant sur des projets bancables, un réseau électrique modernisé, des solutions de stockage performantes et une base industrielle nationale capable de soutenir les ambitions du pays dans le domaine des énergies renouvelables.

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TRIBUNE – Tunisie/Algérie : du réactif au stratégique, bâtir la doctrine géoéconomique du Maghreb

Spéculations politiques, rhétorique de crise et bruits médiatiques transfrontaliers : réduire la relation entre la Tunisie et l’Algérie à la seule gestion des urgences régionales est une erreur stratégique. Dans un monde en pleine recomposition géopolitique, il est urgent de substituer à l’ambiguïté conjoncturelle une doctrine de co-développement claire, fondée sur la souveraineté énergétique, la complémentarité industrielle et la puissance d’exécution du corridor maghrébin.

 

À chaque soubresaut géopolitique dans le bassin méditerranéen ou au Sahel, le débat public régional retombe dans le même travers : celui de commenter la relation entre la Tunisie et l’Algérie à travers la grille exclusive de la gestion de crise, des flux migratoires ou de prétendus accords informels.

Ce prisme, par nature flou et sujet aux spéculations, entretient une ambiguïté néfaste. Il réduit la Tunisie au rôle passif de « zone tampon » ou de « gardien de frontière », tout en offrant une prise facile aux récits de déstabilisation et aux pressions des blocs extrarégionaux.

L’honnêteté intellectuelle et la rigueur stratégique imposent de rompre avec cette lecture réductrice. La sécurité d’une nation ne se sous-traite pas dans l’opacité ; elle se bâtit sur la transparence d’une puissance économique interne, l’efficience institutionnelle et la clarté des choix stratégiques.

 

Déconstruire l’ambiguïté pour affirmer la souveraineté

L’Armée nationale tunisienne demeure le garant exclusif, autonome et constitutionnel de l’intégrité de notre territoire. La coopération avec l’Algérie ne saurait être perçue comme un abandon de prérogatives ou une délégation de souveraineté, mais comme une coordination stricte entre deux États souverains partageant des défis transfrontaliers communs.

Vouloir enfermer cette relation bilatérale dans des théories de « clauses militaires » non étayées ou dans la simple sous-traitance de la gestion migratoire pour le compte de la rive nord de la Méditerranée constitue un piège stratégique. Ce piège masque les vrais leviers de la souveraineté nationale : la maîtrise des flux énergétiques, la solidité du tissu bancaire, la cybersécurité et l’attractivité industrielle.

Pour résister aux secousses du monde multipolaire et refuser toute logique de vassalisation, le Maghreb doit sortir des faux-semblants et poser les bases d’un contrat d’intégration géoéconomique mesurable et structuré.

 

La complémentarité « Hardware » et « Software » du Maghreb

La puissance d’un sous-ensemble régional ne se mesure plus seulement à sa capacité de défense passive, mais à la valeur ajoutée de son modèle économique. C’est ici qu’intervient la complémentarité fondamentale entre la Tunisie et l’Algérie :

  1. L’Algérie comme « Hardware » de la souveraineté régionale : une profondeur territoriale stratégique, une puissance d’infrastructures lourdes, une autonomie énergétique majeure et une capacité de projection industrielle globale.
  2. La Tunisie comme « Software » du corridor maghrébin : un capital humain hautement qualifié, un secteur financier et bancaire agile, une capacité d’ingénierie et d’innovation technologique, ainsi qu’un rôle naturel de tiers de confiance pour les flux immatériels et les services à forte valeur ajoutée.

C’est en combinant ce « Hardware » énergétique et ce « Software » technologico-financier que l’axe Tunis-Alger pourra faire face aux défis imminents : du Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (MACF / CBAM) imposé par l’Union Européenne aux exigences de la transition numérique et écologique.

 

Du corridor de transit au pivot de croissance euro-africain

Le véritable défi de la période 2026-2030 ne consiste pas à multiplier les postures d’attente, mais à transformer nos zones d’échange en espaces de prospérité partagée.

L’intégration bancaire, la numérisation des procédures douanières, la sécurisation des approvisionnements en eau et en énergie, ainsi que le développement d’infrastructures logistiques connectées vers l’Afrique subsaharienne constituent la seule véritable feuille de route souverainiste.

Face aux récits de division et à la surenchère médiatique, la réponse de la Tunisie ne doit être ni le repli nostalgique, ni la réaction à chaud, mais l’exigence de la performance opérationnelle.

Le temps est venu de bâtir une alliance fondée non pas sur la peur des menaces, mais sur la maîtrise commune de notre avenir économique.

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Les menaces réelles à la stabilité tunisienne  

La dernière sortie du président algérien Abdelmadjid Tebboune sur la Tunisie **, que de nombreux Tunisiens trouvent déplacée voire insultante, repose la question des accords sécuritaires et de défense conclus le 7 octobre 2025 entre Tunis et Alger et surtout leur définition de la menace terroriste et leurs modalités opératoires, dont on sait très peu de choses. (Photo :

Elyes Kasri *

L’absence de communication à ce sujet de la part des autorités tunisiennes suscite de sérieuses appréhensions surtout au vu des nombreuses suspicions et même des confidences attribuées à d’anciens responsables sécuritaires algériens sur des liens troubles entre les services spéciaux du pays voisin et certains groupes terroristes et même, semble-t-il, certaines actions terroristes commises en Tunisie notamment au cours des années 2012-2013.

La relation trouble du régime algérien avec le terrorisme et la quête démocratique nécessite une clarification des accords et des engagements sécuritaires et de défense bilatéraux afin d’éviter que la crainte de l’inconnu et des précédents attribués au régime algérien ne fassent passer la crise de confiance entre les deux peuples à un sentiment plus profond et plus durable de nature à creuser un fossé entre les deux voisins condamnés par l’histoire et la géographie à coexister pacifiquement et en bonne entente.

Les Tunisiens qui brandissent l’épouvantail d’Israël et du sionisme international et ne prêtent pas attention à ceux qui vouent une haine tenace à la Tunisie et nourrissent des desseins maléfiques à son égard, gagneraient à regarder de plus près la véritable et actuelle menace à leur pays en se posant de simples questions :

– qui occupe des territoires tunisiens riches en hydrocarbures et en ressources hydrauliques ?

– qui assèche les cours d’eau qui ont depuis l’aube des temps irrigué la Tunisie ?

– qui a enraciné la contrebande en Tunisie ?

– qui a organisé des attaques et des actions terroristes contre la Tunisie comme à Gafsa en 1980 ?

– quelles sont la nationalité et l’origine des dirigeants les plus sanguinaires des groupements islamistes qui ont sévi en Tunisie ?

– qui inonde la Tunisie avec des migrants illégaux subsahariens qui la mettent dans une situation inextricable d’être considérée comme une menace à la citadelle Europe, pourtant notre principal partenaire économique, ou envisager un rapatriement dépassant les moyens logistiques disponibles ou contribuer au dessein déstabilisateur d’une guerre civile au risque d’un remplacement démographique ?

– qui cherche à isoler la Tunisie sur la scène internationale en utilisant le chantage énergétique et terroriste ?

– qui exprime par ses actions et ses propos le plus de mépris pour la Tunisie ?

– qui cherche à gommer l’indépendance et la souveraineté de la Tunisie en la traitant ou même en la décrivant comme une province ?

Un pays qui n’arrive pas à définir la menace réelle à sa stabilité et à sa souveraineté est une proie facile et à moitié conquise.

* Ancien ambassadeur.

** S’exprimant devant la presse, le 27 juillet 2026, le président algérien a menacé, sans les nommer, ceux qui veulent «déstabiliser» la Tunisie. Il a employé une expression populaire algérienne virulente («nous détruirons la tente de ses parents») par allusion aux entités qui chercheraient à déstabiliser la Tunisie. Selon lui, la Tunisie est visée uniquement en raison de sa proximité avec l’Algérie. Traduire : certains acteurs chercheraient à fragiliser le voisin tunisien pour mieux isoler et affaiblir l’Algérie.

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Algérie: inspection des projets hydrauliques de la zone industrielle de Toumiat

Le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, s’est enquis, dimanche à Béchar, de l’état d’avancement des infrastructures hydrauliques destinées à assurer l’alimentation en eau de la zone industrielle de Toumiat, appelée à accueillir notamment le projet de transformation et de valorisation du minerai de fer de Gara Djebilet (Tindouf), ainsi que des projets de renforcement de […]

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Algérie-Commerce extérieur: Lancement d’une plateforme numérique pour l’importation de services

Le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations a annoncé, dans un communiqué, le lancement d’une plateforme numérique dédiée à l’importation de services, à compter du 1er août prochain, dans le cadre de son programme visant à moderniser le secteur et à simplifier les procédures administratives. Cette plateforme destinée à l’ensemble des […]

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Sonelgaz : Le Pôle d’Alger appelle à une consommation électrique rationnelle

Le Pôle de distribution d’Alger, relevant de la Société algérienne de l’électricité et du gaz « Sonelgaz-istribution », a appelé, dimanche dans un communiqué, ses clients à une consommation rationnelle de l’énergie électrique durant la vague de chaleur que connaît le pays, et ce en adoptant des écogestes « simples » susceptibles d’alléger la pression sur le réseau. « Suite […]

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Algérie : Une femme accède pour la première fois à la présidence de l’APN

Pour la première fois depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, une femme a été élue à la tête d’une chambre du Parlement. Khalida Boufedech, députée FLN, a recueilli mardi 302 voix sur 366 exprimées pour présider l’Assemblée populaire nationale (APN), succédant à Brahim Boughali.

L’Assemblée populaire nationale (APN) a élu, mardi 28 juillet, la députée du Front de libération nationale (FLN) Khalida Boufedech à sa présidence pour la durée de la 10e législature, avec 302 voix contre 57 pour Amine Allouche (Mouvement de la société pour la paix) et 7 pour Rachid Hassani (Rassemblement pour la culture et la démocratie), sur 366 suffrages exprimés. Elle succède à Brahim Boughali, qui présidait la chambre basse depuis 2021.

Une première depuis l’indépendance

Cette élection revêt une portée historique : Khalida Boufedech devient la première femme à présider l’APN depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962. Aucune femme n’avait jusqu’ici dirigé l’une des deux chambres du Parlement algérien. Par sa fonction, elle devient également la troisième personnalité de l’État dans l’ordre protocolaire.

Un parcours entre médecine et collectivités locales

Âgée de 44 ans, Khalida Boufedech est diplômée en médecine générale de l’Université d’Alger depuis 2008, avant d’obtenir en 2019 un diplôme d’études spécialisées en allergologie et immunologie clinique. Elle exerce comme chef de service à la direction de la santé d’Alger. Avant de siéger au Parlement, elle a été élue à l’Assemblée populaire communale (APC) de Bordj el Bahri de 2012 à 2017, puis à l’Assemblée populaire de wilaya (APW) d’Alger à partir de 2017. Elle a été élue députée le 2 juillet dernier sur la liste FLN de la wilaya d’Alger.

Une représentation féminine encore minoritaire

Son accession au « perchoir » intervient à l’ouverture de la 10e législature, issue des élections législatives du 2 juillet, qui n’ont vu que 23 femmes élues sur 407 députés, soit 5,6% de l’hémicycle. Cette élection est ainsi perçue comme un symbole fort, alors même que les femmes restent encore très minoritaires dans les principales fonctions exécutives et législatives du pays.

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Ce que les ksour du Sahara peuvent enseigner à un monde en surchauffe

La question qui se pose aujourd’hui, alors que l’accélération du changement climatique multiplie les épisodes de grande canicule, est simple mais dérangeante : Comment la civilisation moderne, malgré toute sa puissance technologique, a-t-elle perdu la capacité de produire avec la terre et le vent ce que les bâtisseurs sahariens réalisaient naturellement une architecture de fraîcheur où le confort thermique se passe d’électricité et de climatisation ? (Photo : Oasis de Taghit, au sud-ouest de l’Algérie).

El Habib Ben Amara *

Ruelle du ksar de Taghit.

Ce vendredi-là, dans le sud-ouest saharien algérien ; à Taghit, le thermomètre dépassait largement les 40°C. L’horizon tremblait sous la violence du soleil. L’air semblait peser sur les épaules comme une matière compacte. Chaque pas demandait un effort. Chaque respiration paraissait plus difficile que la précédente. J’avais volontairement conduit quelques amis sous cette chaleur écrasante. Je connaissais pourtant ce qui les attendait quelques centaines de mètres plus loin.

Nous franchîmes la porte du ksar, traversâmes un porche puis la place centrale où se réunissait autrefois la djemaa, l’assemblée villageoise. De cette place partaient plusieurs ruelles étroites serpentant entre les maisons de terre. Et soudain, le monde changea.

Bien avant d’entrer dans une habitation, une fraîcheur douce et agréable nous enveloppa. Non pas le froid agressif et artificiel d’un climatiseur, mais une fraîcheur vivante, naturelle, presque bienveillante. L’un de mes amis s’arrêta, surpris. Son expression oscillait entre l’incompréhension et le soulagement.

Cette sensation n’avait rien d’un miracle. Elle était le résultat de siècles d’intelligence accumulée, d’une remarquable maîtrise de l’architecture, de l’urbanisme et de l’adaptation climatique développée par les habitants du Sahara.

À Taghit, à Kenadsa ou dans tant d’autres ksour du Sud algérien, comme du sud tunisien, chaque ruelle, chaque mur, chaque cour intérieure et chaque ouverture étaient pensés en fonction du soleil, du vent, de l’ombre et de l’eau.

La question qui se pose aujourd’hui est simple mais dérangeante : Comment la civilisation moderne, malgré toute sa puissance technologique, a-t-elle perdu la capacité de produire avec la terre et le vent ce que les bâtisseurs sahariens réalisaient naturellement ?

Le génie de l’homme contre la brutalité de la machine

Les ksour sahariens assuraient le confort thermique sans consommer le moindre watt d’électricité. Leur secret résidait dans une conception intelligente de l’espace.

Les ruelles étroites et sinueuses limitaient l’exposition directe au soleil. Les murs épais en terre crue absorbaient la chaleur durant la journée pour la restituer progressivement pendant la nuit. L’ensemble urbain favorisait la circulation naturelle de l’air et créait des microclimats capables d’atténuer les températures extrêmes.

Mais le ksar ne peut être compris isolément. Pour saisir son fonctionnement, il faut le considérer avec la palmeraie voisine. Les deux formaient un seul et même système.

Le ksar était dense, compact, protecteur. La palmeraie était ouverte, respirante, génératrice d’humidité et de fraîcheur. Le premier protégeait les habitants du soleil ; la seconde régulait l’air et le cycle de l’eau. L’un ne fonctionnait pas pleinement sans l’autre.

Les bâtisseurs sahariens avaient compris ce que nous redécouvrons aujourd’hui : l’architecture n’est pas un objet isolé, mais une composante d’un écosystème vivant.

Quand la modernité oublie les leçons du désert

Fait étonnant, les premiers administrateurs coloniaux français avaient eux-mêmes reconnu certaines qualités de cette architecture.

Dans les anciens quartiers administratifs de Béchar ou de Kenadsa, on trouve encore des bâtiments construits en terre crue. Ils avaient compris l’intérêt du matériau, mais pas toujours la logique qui lui donnait son efficacité. La véritable rupture est venue plus tard.

Au fil des décennies, les architectes et urbanistes modernes ont progressivement abandonné les principes bioclimatiques au profit d’une architecture standardisée faite de béton, d’acier et de verre, souvent importée de contextes climatiques totalement différents.

La terre n’a pas cessé de fonctionner. Nous avons simplement cessé de lui faire confiance. Comme l’avait déjà montré l’architecte égyptien Hassan Fathy au siècle dernier, la terre crue souffre moins d’un problème technique que d’un problème culturel : elle est trop souvent associée au passé, à la pauvreté ou à l’arriération, alors qu’elle représente l’un des matériaux les plus performants pour les régions chaudes et arides.

Le cercle vicieux du refroidissement moderne

Aujourd’hui, nos villes dépendent massivement de la climatisation. Pourtant, malgré cette consommation énergétique colossale, elles peinent à offrir des espaces publics confortables.Le paradoxe est saisissant.

Chaque climatiseur refroidit un intérieur en rejetant davantage de chaleur à l’extérieur. Des milliers d’appareils fonctionnant simultanément contribuent ainsi à réchauffer les rues et les places publiques, aggravant le phénomène d’îlot de chaleur urbain.

Nous dépensons une quantité considérable d’énergie pour corriger des problèmes que les bâtisseurs traditionnels résolvaient par la conception même de l’espace. Les ksour produisaient de la fraîcheur avant même que l’on franchisse le seuil d’une maison.

Nos villes modernes offrent souvent l’inverse : des intérieurs climatisés entourés d’espaces extérieurs devenus hostiles. Plus les rues chauffent, plus nous climatisons ; plus nous climatisons, plus les rues chauffent. Le cercle est parfaitement vicieux.

Une leçon pour l’avenir

Les ksour ne sont pas seulement des monuments historiques ou des curiosités touristiques. Ils constituent de véritables laboratoires de connaissances climatiques. Ils témoignent d’une compréhension fine des interactions entre l’eau, la végétation, le vent, les matériaux et l’organisation sociale de l’espace.

À l’heure où le changement climatique multiplie les vagues de chaleur et où les coûts énergétiques augmentent partout dans le monde, ces savoirs apparaissent moins comme des vestiges du passé que comme des ressources pour l’avenir.

Dans les ruelles ombragées de Taghit, lorsque le désert dépasse les 40°C et que l’on ressent cette fraîcheur inattendue, une question s’impose : Comment avons-nous pu abandonner une telle intelligence du vivant ? Et surtout, comment pouvons-nous aujourd’hui la réinventer, l’adapter et la remettre au service des villes du XXIe siècle ?

La réponse aux défis climatiques de demain ne réside peut-être pas dans des climatiseurs toujours plus puissants, mais dans la redécouverte des principes qui ont permis aux ksour sahariens de vivre pendant des siècles en harmonie avec leur environnement.

Loin d’être une nostalgie, cette architecture de la fraîcheur pourrait bien constituer l’un des modèles les plus modernes dont nous disposons pour construire un avenir habitable.

* Analyste stratégique (sécurité hydrique et géopolitique).

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Greenpeace | «Les incendies au Maghreb menacent des vies et des communautés»

Les incendies qui touchent actuellement la Tunisie, l’Algérie et le Maroc causent non seulement des dégâts aux forêts et aux habitations, mais constituent également une menace croissante pour les vies humaines, la sécurité des communautés et le droit à un environnement sain.

C’est l’avertissement lancé par Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena), soulignant que la situation est particulièrement critique en Algérie : six personnes y ont perdu la vie, environ 150 habitations ont été endommagées et près de 1 550 départs de feu ont été recensés en l’espace de 12 jours.

En Tunisie, selon les données de la Protection civile, les flammes ont ravagé plus de 240 hectares en juillet 2026. On a parlé de plus de 440 hectares jusqu’à la fin de la semaine dernière. Plus de 35 feux de forêt ont été enregistrés dans le pays entre le 1er juin et le 25 juillet, dans un contexte de fortes chaleurs, de sécheresse et de pression intense sur les équipes de lutte contre les incendies.

La situation s’aggrave également au Maroc, où les autorités et les services forestiers s’efforcent de contenir les brasiers et de protéger les zones habitées ainsi que les zones rurales vulnérables. «Les pertes dépassent les simples dégâts matériels ; elles affectent le droit à la vie, à un logement sûr et à un environnement sain», a déclaré Kenzie Azmi, responsable régionale des campagnes pour Greenpeace Mena.

Au-delà des hectares brûlés et des maisons détruites, a-t-elle souligné, se trouvent des communautés déstabilisées, des familles contraintes d’abandonner leur foyer et une capacité de résilience qui s’amenuise à chaque nouvelle urgence. Selon Greenpeace, la crise climatique ne peut être évaluée uniquement à l’aune de la hausse des températures ; elle doit aussi être mesurée par les conséquences humaines, économiques et sociales engendrées par les phénomènes météorologiques extrêmes.

L’organisation environnementale insiste sur le fait que les incendies au Maghreb ne doivent pas être considérés comme des incidents isolés, mais comme faisant partie d’un phénomène mondial devenant de plus en plus fréquent et intense, alimenté par des vagues de chaleur record et des sécheresses prolongées. Le changement climatique, note-t-elle, n’est pas nécessairement la cause directe des incendies — souvent liés à l’activité humaine ou à d’autres facteurs — mais il les rend plus probables, en accélère la propagation et en accroît le pouvoir destructeur. Pour Greenpeace, il ne suffit plus de réagir simplement une fois les catastrophes survenues.

L’organisation appelle à des investissements concrets dans la prévention, la gestion forestière, les systèmes d’alerte précoce et l’adaptation pour les communautés les plus exposées. Elle exhorte également les pays les plus émetteurs de gaz à effet de serre à rendre des comptes et à mobiliser des financements climatiques pour les populations d’Afrique du Nord, qui supportent une part croissante du coût d’une crise à laquelle leur contribution reste limitée.

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