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L’OTIC lance la Déclaration de Tunis pour dénoncer les abus dans les services de visas

L’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC) annonce le lancement de la « Déclaration de Tunis sur les droits du consommateur dans les services de visas et de mobilité internationale », une initiative portée par une coalition d’associations arabes et africaines visant à réformer un système jugé opaque, complexe et coûteux pour les citoyens.

Selon le président de l’OTIC, Lotfi Riahi, cette déclaration constitue la première référence civile commune destinée à transformer les plaintes individuelles des demandeurs de visas en un mouvement organisé de revendication. L’objectif affiché est d’imposer davantage de transparence et d’équité dans les prestations liées aux visas et à la mobilité internationale.

Lotfi Riahi a dénoncé les conséquences de l’externalisation d’une partie des services consulaires à des sociétés intermédiaires privées. Il estime que cette pratique a multiplié les frais imposés aux usagers, allongé les délais d’attente et compliqué les démarches administratives à travers plusieurs plateformes numériques.

Le responsable a particulièrement critiqué le fait que les demandeurs perdent l’intégralité des frais engagés en cas de refus de visa, malgré l’absence de prestation effective. Face à cette situation, la coalition associative réclame une révision profonde du système actuel.

Parmi les principales revendications figurent le remboursement total ou partiel des frais en cas de refus, la séparation claire entre les frais administratifs obligatoires et les services optionnels, ainsi qu’une meilleure transparence concernant les motifs de rejet des demandes.

Les organisations signataires demandent également un encadrement plus strict des sociétés intermédiaires privées, avec des critères renforcés de contrôle et de responsabilité. Elles plaident aussi pour une meilleure protection des données personnelles et numériques des demandeurs.

Tout en rappelant le droit souverain des États à contrôler l’entrée des étrangers sur leur territoire, Lotfi Riahi a affirmé que cette mobilisation transfrontalière vise avant tout à construire un système « plus juste et plus humain ».

Dans ce cadre, des démarches sont déjà engagées pour créer un Observatoire africain des services de visas et de la mobilité. Cette structure indépendante aura pour mission de documenter les conditions réelles d’accès à ces services et de produire des indicateurs comparables entre les différents pays.

Cette initiative intervient après un communiqué publié par l’OTIC le 12 mai 2026, dans lequel l’organisation dénonçait déjà les abus des sociétés intermédiaires privées chargées du traitement des demandes de visa. L’OTIC y évoquait notamment des frais excessifs, une faible qualité de service et l’absence de concurrence effective, qualifiant la situation de « monopole déguisé » aux tarifs déraisonnables.

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En Afrique du Nord, la croissance ralentira à 4% en 2026 (Rapport)

La croissance en Afrique du Nord, estimée à 4,4 % en 2025, devrait ralentir à 4 % en 2026, selon le rapport sur les « Perspectives économiques en Afrique 2026 » (PEA 2026), présenté mardi 26 mai à Brazzaville au Congo, lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (du 25 au 29 mai 2026).

Le PEA, rapport annuel phare du Groupe de la BAD, souligne que la croissance devrait s’établir à 4,2 % en 2027, sous réserve d’un apaisement des perturbations de la chaîne d’approvisionnement.

Les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz devraient affecter les exportations de la région vers le Moyen-Orient, augmenter le coût des intrants pour les engrais et faire grimper les coûts de l’énergie pour les importateurs nets de produits pétroliers tels que l’Égypte, le Maroc et la Tunisie, selon les explications du PEA.

Et d’ajouter que le secteur touristique de la sous-région pourrait également subir l’impact négatif de la guerre au Moyen-Orient en raison de la baisse des arrivées de touristes en provenance des pays du Golfe.

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Industrie en Afrique : la Tunisie dans le top 5 manufacturier

La Tunisie a figuré dans le top cinq des principaux pays africains manufacturiers en occupant le quatrième rang de l’Indice de l’industrialisation en Afrique (IAA), dans sa deuxième édition publiée, lundi, par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) à l’occasion de ses Assemblées annuelles qui se tiennent du 25 au 29 mai 2026, à Brazzaville, en République du Congo.

Selon ce rapport, le Maroc occupe le premier rang, tandis que l’Egypte occupe la troisième place, suivi de la Tunisie et de l’île de Maurice successivement aux quatrième et cinquième places.

L’Afrique du Sud est le seul pays subsaharien à rivaliser avec les pays d’Afrique du Nord, en occupant la deuxième place, a fait ressortir le même rapport.

L’IIA 2025 a fait ressortir que quelque 41 des 54 pays africains ont amélioré leurs scores en matière d’industrialisation et que 26 des 54 pays se situent au-dessus de la moyenne calculée pour l’ensemble du continent. La plupart des pays de la région du Nord de l’Afrique figurent parmi les pays les mieux classés (avec un score supérieur à la moyenne africaine), à l’exception de la Libye et de la Mauritanie.

En effet, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est accusent encore un retard par rapport à l’Afrique du Nord et à l’Afrique australe, où se trouvent les principaux pôles industriels du continent, à savoir l’Afrique du Sud, l’Égypte et les pays du Maghreb.

D’après le rapport, l’industrialisation reste la voie la plus prometteuse pour permettre à l’Afrique de mener à bien sa transformation structurelle, de créer des emplois productifs à grande échelle, de diversifier ses exportations, de renforcer sa résilience économique et d’assurer sa prospérité à long terme.

Et d’ajouter que dans un environnement économique mondial en rapide évolution, marqué par un réalignement géopolitique, des bouleversements technologiques, une transition climatique ainsi qu’une restructuration des chaînes d’approvisionnement, l’urgence pour l’Afrique de s’industrialiser n’a jamais été aussi grande.

Malgré l’intérêt croissant des décideurs politiques et le regain d’intérêt pour la politique industrielle à l’échelle du continent, la transformation industrielle de l’Afrique reste incomplète, a fait remarquer la même source.

Bien que la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière ait augmenté régulièrement en termes absolus, passant de 285 milliards de dollars en 2020 à 351 milliards de dollars en 2025, le continent continue de représenter moins de 2 % de la production manufacturière mondiale et seulement 1,4 % des exportations mondiales de produits manufacturés.

La valeur ajoutée de l’industrie manufacturière par habitant de l’Afrique reste inférieure aux niveaux d’avant 2014, ce qui montre que la croissance industrielle ne s’est pas encore traduite par une transformation structurelle généralisé, selon le rapport.

Le défi de l’industrialisation de l’Afrique ne réside plus dans la conception de stratégies, mais dans leur mise en œuvre efficace à plus grande échelle. Le continent recèle des fondements démographiques, géographiques et institutionnels ainsi que des ressources nécessaires à l’industrialisation.

Toutefois, la réalisation de son potentiel dépendra d’une meilleure coordination des politiques, des institutions plus efficaces, d’une coopération régionale plus étroite et des investissements soutenus à long terme.

Le rapport a recommandé de favoriser la transition d’initiatives de production isolées à des écosystèmes industriels intégrés, ancrés dans des chaînes de valeur régionales, des plateformes industrielles stratégiques, des infrastructures de production et une compétitivité fondée sur l’innovation afin de parvenir à l’industrialisation en Afrique.

Cette transition exige une coordination plus forte des politiques, une intégration régionale plus poussée, une participation accrue du secteur privé et des investissements nettement plus importants dans les secteurs productifs, selon la même source.

Publié pour la première fois en novembre 2022, l’Indice de l’industrialisation en Afrique (IIA) vise à suivre les tendances de l’industrialisation à travers l’Afrique.

Cette deuxième édition de l’Indice 2025 de l’IIA fournit une évaluation exhaustive du développement industriel dans les 54 pays africains sur la période 2010-2024.

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Recul de l’aide au développement en Afrique (Rapport)

Au début du conflit au Moyen-Orient, fin février 2026, la plupart des pays africains menaient déjà une politique monétaire relativement restrictive, ce qui pourrait leur offrir une marge de manœuvre supplémentaire pour l’assouplir lorsque les pressions inflationnistes actuelles s’atténueront.

Toutefois, les pays importateurs nets de pétrole pourraient être confrontés à une forte hausse de leur facture d’importation en raison des prix élevés du pétrole, lit-on dans le rapport les « Perspectives économiques en Afrique 2026″ (PEA 2026) présenté mardi 26 mai à Brazzaville au Congo lors des  Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement..

La montée des tensions géopolitiques devrait entraîner une baisse des flux d’aide publique au développement vers l’Afrique, ce qui accroît les risques à court terme pesant sur le financement extérieur mondial.

Le choc actuel sur les chaînes d’approvisionnement mondiales pourrait affaiblir les conditions du marché du travail dans le Moyen-Orient, région qui accueille 14 % des migrants africains, représentant ainsi un risque pour les transferts de fonds vers l’Afrique.

Ces tendances renforcent la nécessité pour les pays africains de réduire leur dépendance à l’égard des sources externes et d’explorer les opportunités nationales de mobilisation de ressources pour financer leur développement.

Mobiliser des capitaux à grande échelle pour favoriser le développement

Le document souligne que la mobilisation de financements du développement à grande échelle est impérative pour que l’Afrique puisse mener son propre programme de développement.

Le rapport a, dans ce sens, identifié des options politiques concrètes susceptibles de mobiliser des capitaux à grande échelle en vue d’une croissance accélérée et résiliente. Il a recommandé également des réformes visant à renforcer et à consolider l’architecture financière de l’Afrique afin que le continent puisse affirmer son autonomie dans un monde de plus en plus fragmenté.

Dans ce cadre la BAD a appelé dans son rapport à renforcer la gestion stratégique de la politique monétaire et de la politique de change afin d’atténuer l’impact de chocs multiples, dans le cadre de ses recommandations politiques à court terme.

Les banques centrales africaines doivent mettre en œuvre des politiques monétaires et de change prudentes, adaptées pour ancrer les anticipations d’inflation à long terme, a ajouté la même source.

Le rapport a préconisé de mettre en œuvre des politiques budgétaires prudentes pour atténuer les effets de la hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, afin de réduire les coûts des entreprises et d’alléger les pressions sur les ménages pauvres et les autres ménages vulnérables.

Il a recommandé également de renforcer la capacité à attirer et à retenir les flux financiers extérieurs. Il a cité dans ce cadre la nécessité d’accroître la capacité d’absorption, en particulier dans les secteurs émergents, tels que les centres de données et les énergies renouvelables afin d’assurer une part plus importante du financement mondial des investissements.

A moyen et à long termes, le PEA a mis l’accent sur la nécessité de diversifier le mix énergétique et les marchés de l’énergie en Afrique, en accélérant les investissements dans les énergies renouvelables et le gaz, afin de renforcer la sécurité nationale.

Il s’agit également de renforcer l’intégration régionale et les échanges commerciaux afin de se prémunir contre les chocs mondiaux récurrents et de réduire la dépendance aux importations en plus de renforcer la compétitivité commerciale.

Perspectives économiques en Afrique (PEA) est le rapport annuel phare du Groupe de la Banque. Il offre une plateforme pour présenter ces conclusions et recommandations à un large public international et façonner le débat politique sur la mobilisation efficace et le déploiement efficient des capitaux, selon la BAD.

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L’inflation restera inférieure à 5% dans vingt-six pays africains en 2026

Les « Perspectives économiques en Afrique 2026 » (PEA), qui examinent les performances économiques récentes du continent et ses perspectives à moyen terme a souligné que la flambée des prix mondiaux du pétrole et du gaz attise les pressions inflationnistes à travers l’Afrique. En fait, l’inflation devrait s’établir en moyenne à 10,4 % en 2026, avant de reculer à 8,9 % en 2027.

Ces chiffres ont été dévoilés mardi 26 mai à Brazzaville au Congo, lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement.

Bien que l’inflation moyenne en 2026 reste élevée, le taux prévu représente une baisse substantielle par rapport aux 13,7 % enregistrés en 2025 et s’explique par l’augmentation de la production agricole et les effets bénéfiques de la politique monétaire restrictive menée au cours des mois précédents.

Malgré cela, l’inflation en 2026 devrait rester inférieure à 5 % dans 26 pays, d’après la même source. Au 28 avril 2026, les monnaies de 27 pays s’étaient dépréciées face au dollar américain par rapport au niveau de référence du 27 février dernier.

Les banques centrales africaines ont abaissé leurs taux d’intérêt en 2025, ce qui signale une amélioration générale des perspectives d’inflation à moyen terme. Entre janvier 2025 et mars 2026, les taux directeurs ont été réduits en moyenne de 1,33 point de pourcentage.

Cela a donné lieu à des taux directeurs corrigés de l’inflation, s’établissant en moyenne à 2,8 % en termes réels, a fait ressortir le PEA 2026.

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De l’importation à l’exportation : le pari réussi de l’Éthiopie sur le blé

L’Éthiopie s’impose désormais comme l’un des géants mondiaux dans la culture du blé. Avec une récolte record de 33,1 millions de tonnes en 2025-2026, le pays intègre le Top 10 mondial et devient un symbole africain de souveraineté alimentaire, comme le rapporte site Afrique.le360.ma.

En effet, longtemps dépendante des importations, l’Éthiopie a accéléré sa transformation après les chocs du Covid-19 et de la guerre Russie-Ukraine (depuis 2022), qui avaient provoqué une flambée historique des prix du blé sur le marché mondial.

Avant 2021, et selon les chiffres disponibles, Addis-Abeba dépensait près de 1 milliard de dollars par an pour importer cette céréale essentielle. Mais en quelques années, le pays a inversé la tendance grâce à une stratégie agricole ambitieuse inscrite dans son « Plan de développement 2021-2030 ».

Résultat des courses : la production nationale est passée de 5,4 millions de tonnes en 2020 à 33,1 millions de tonnes aujourd’hui, soit une multiplication par six en cinq ans, ajoute la même source.

Plus de 8 millions d’hectares consacrés au blé

Cette progression spectaculaire a permis à l’Éthiopie non seulement d’atteindre l’autosuffisance dès 2021-2022, mais aussi d’exporter ses surplus vers des pays voisins comme le Soudan ou le Kenya. La consommation locale est estimée à environ 8 millions de tonnes, bien en dessous de la production actuelle.

Le principal moteur de cette réussite réside dans l’expansion des surfaces irriguées. Les cultures de blé irrigué sont passées de 5 000 hectares en 2018 à 3,8 millions d’hectares en 2025-2026. Au total, le pays consacre désormais plus de 8,2 millions d’hectares à cette céréale stratégique.

Mécanisation, semences à haut rendement, irrigation intensive et culture jusqu’à trois fois par an ont également permis de doubler les rendements moyens, passés de 2 à 4 tonnes par hectare.

Dans un continent qui importe encore plus de 65 % de ses besoins en blé, l’expérience éthiopienne démontre qu’une politique agricole cohérente peut réduire durablement la dépendance alimentaire africaine.

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Sidi Ould Tah : « L’Afrique ne manque pas d’idées, mais trop de projets n’atteignent pas la bancabilité »

« L’Afrique ne manque pas d’idées, mais trop de projets n’atteignent pas la bancabilité et seul un projet sur dix atteint le bouclage financier ». Ce sont là les propos du président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Sidi Ould Tah, qui s’exprimai lors des Assemblées annuelles de l’institution financière africaine à Brazzaville au Congo (du 25 au 29 mai 2026).

Ould Tah a souligné, à ce propos, qu’il est primordial de transformer ces portefeuilles projets en actifs investissables. Beaucoup de PME africaines restent enfermées dans ce que certains appellent le « missing middle » : trop grandes pour la microfinance, mais trop petites ou trop risquées pour les systèmes bancaires commerciaux, a-t-il expliqué.

C’est pour cette raison qu’est intervenue la récente décision de la Banque d’augmenter sa participation dans l’Agence africaine d’assurance, du commerce et de l’investissement (ATIDI) à 14 %, faisant d’elle son principal actionnaire. Ceci a-t-il avancé reflète le type d’architecture africaine de partage du risque qui doit être renforcé.

Transition démographique

Sur un autre plan, le président de la BAD a souligné que la transition démographique de l’Afrique doit également être abordée avec davantage de réalisme économique et d’ambition. Pendant longtemps, les discussions sur l’emploi des jeunes ont principalement été traitées comme des questions sociales, bien qu’il s’agit fondamentalement d’un défi structurel et économique, a-t-il encore dit.

Le défi n’est donc pas simplement de créer davantage d’emplois, il s’agit plutôt  de construire des économies plus productives, a-t-il appuyé. Il a mis l’accent, à cette occasion, sur la nécessité de dépasser les interventions fragmentées pour construire de véritables écosystèmes de production, de financement et d’innovation.

La Banque doit de plus en plus se positionner non seulement comme une institution de financement, mais comme une institution catalytique, une plateforme capable de réduire les risques, de mobiliser davantage de capitaux, de connecter investisseurs africains et internationaux, et de transformer des opportunités dispersées en investissements bancables.

La Banque a été créée dans une autre époque, où le financement du développement reposait principalement sur les prêts souverains, les infrastructures publiques et les relations traditionnelles d’aide, a rappelé le président de l’institution panafricaine. « Aujourd’hui, a-t-il ajouté, le développement est de plus en plus façonné par les capitaux privés, la technologie, l’intégration régionale, les dynamiques démographiques et la compétition géopolitique ».

Il a fait savoir que « l’approche de la banque reposera de plus en plus sur le partenariat entre capitaux publics et privés, entre institutions africaines elles-mêmes, entre investisseurs domestiques et internationaux et entre l’Afrique et ses partenaires mondiaux »

Et Sidi Ould Tah d’ajouter: « La BAD doit désormais porter sur l’ensemble de l’écosystème de croissance: infrastructures, intégration régionale, connectivité numérique, compétences, financements à long terme, clusters industriels et chaînes de valeur liées à la transformation africaine… Toutefois, la BAD ne peut pas et ne doit pas agir seule. Cet effort devra être porté par l’ensemble des institutions financières africaines à savoir banques de développement, banques commerciales, fonds de pension, caisses de dépôts, fonds souverains, banques centrales, compagnies d’assurance, fonds de private equity et institutions des marchés de capitaux ».

« Des approches plus ambitieuses, inscrites dans une dynamique durable et cohérente »

Pour le président de la République du Congo, Denis-Sassou Nguesso, « le financement du développement de l’Afrique requiert désormais des approches plus ambitieuses, inscrites dans une dynamique durable et cohérente. Les besoins sont immenses et concernent les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, l’industrie, le numérique, la santé, l’éducation, la formation professionnelle, la protection de l’environnement, et la création d’emplois ».

Toujours selon le chef de l’Etat congolais, ces exigences du développement nécessitent des réponses nouvelles, audacieuses et adaptées. Il a mis l’accent sur la nécessité d’approfondir les marchés financiers, renforcer les institutions régionales, développer les instruments de garantie, de partage des risques et de financement mixte afin de mobiliser davantage l’épargne africaine et les capitaux internationaux au service de projets structurants.

« L’enjeu n’est donc pas seulement de trouver plus de ressources, il s’agit aussi de mieux les orienter, de mieux les gérer et de les consacrer à des investissements capables de transformer durablement les conditions de vie de nos populations », affirme Nguesso.

Tirer profit du capital humain et des ressources naturelles

De son côté, la vice-présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Selma Malika Haddadi, a souligné l’impératif de mobiliser les ressources financières internes de l’Afrique, procéder à la refonte de l’architecture financière et tirer profit du capital humain et des ressources naturelles. Elle a souligné la nécessité d’axer les efforts au-delà des mécanismes de financements traditionnels pour saisir de nouveaux outils et des nouvelles sources de financements au sein des pays africains.

Haddadi a fait savoir qu’un éventail de sources financières est disponible, citant à titre d’exemple les envois de fonds de la Diaspora, les obligations vertes, ainsi que les actifs financiers numériques qui restent sous exploités.

Placée sous le thème « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté », les Assemblées annuelles 2026 sont les premières pour Sidi Ould Tah, qui a pris ses fonctions en tant que neuvième président du Groupe de la Banque africaine de développement en septembre 2025.

Les Assemblées annuelles sont l’événement statutaire le plus important de la BAD. Cette année, plus de 3 000 personnes prennent part à cet événement à Brazzaville, à savoir les dirigeants et les responsables politiques et économiques des 81 pays membres de l’institution, des responsables d’institutions financières et de développement, des groupes de réflexion, de la société civile, du secteur privé, des universitaires et des leaders d’opinion.

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Ebola : déjà 900 cas suspects

L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo aurait touché plus de 900 cas, dont 101 infections confirmées à ce jour, a déclaré l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Kinshasa a déclaré l’épidémie le 15 mai, marquant ainsi la 17e crise d’Ebola enregistrée dans le pays depuis l’identification du virus en 1976…

Dans un message publié dimanche 24 mai sur X, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a averti que les violences et les déplacements massifs de population dans la province d’Ituri (épicentre de l’épidémie) compliquent gravement les efforts déployés pour contenir le virus. « Près de 5 millions de personnes vivent en zone de conflit. Aujourd’hui, une personne sur quatre a besoin d’aide humanitaire et une personne sur cinq est déplacée à l’intérieur de son propre pays », a écrit Tedros, avertissant que la situation a « gravement » entravé les efforts visant à étendre le traçage des contacts et à détecter les infections suffisamment tôt pour fournir des soins de soutien.

L’OMS et ses partenaires continuent d’opérer dans certaines des zones les plus instables et difficiles d’accès de l’Ituri, où les communautés sont confrontées non seulement à Ebola, mais aussi à une crise sanitaire plus large impliquant de multiples maladies, a-t-il ajouté.

A noter que des scientifiques britanniques accélèrent actuellement le développement d’un vaccin expérimental basé sur une technologie mise au point pendant la pandémie de Covid-19. Selon les chercheurs, ce vaccin pourrait être prêt pour des essais cliniques d’ici quelques mois, même si son efficacité reste encore inconnue.

Alors que l’OMS a relevé le risque lié à l’épidémie actuelle d’Ebola de « élevé » à « très élevé » en République démocratique du Congo, il reste faible au niveau international.

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Sénégal : un économiste à la Primature

Le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a nommé, lundi 25 mai 2026, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo au poste de Premier ministre, trois jours après le limogeage de Ousmane Sonko et la dissolution du gouvernement.

L’annonce a été faite à la télévision nationale sénégalaise RTS. Âgé de 60 ans, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo est un économiste reconnu, ancien responsable de la branche sénégalaise de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Il va désormais former une nouvelle équipe gouvernementale dans un contexte marqué par une crise politique et de fortes tensions économiques.

Le départ d’Ousmane Sonko, annoncé le 22 mai 2026, intervient après plusieurs mois de désaccords avec le président Bassirou Diomaye Faye. Les deux hommes, longtemps alliés au sein du parti PASTEF, divergeaient notamment sur la gestion de la dette publique, les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) et l’orientation économique du pays.

Lire aussi — Sénégal : le “couple“ Diomaye Faye-Ousmane Sonko vole en éclats

Figure centrale de la vie politique sénégalaise, Ousmane Sonko avait joué un rôle déterminant dans l’élection de Bassirou Diomaye Faye en mars 2024. Et ce, après avoir lui-même été empêché de se présenter à la présidentielle à la suite d’une condamnation judiciaire. Nommé Premier ministre le 2 avril 2024, il incarnait alors la ligne dite de « rupture » portée par le PASTEF.

Au fil des mois, les relations entre les deux dirigeants se sont cependant détériorées. En mars 2026, Sonko avait publiquement averti qu’il pourrait faire basculer le PASTEF dans l’opposition si le président s’éloignait du programme politique du parti.

L’arrivée d’Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo à la tête du gouvernement est perçue par plusieurs observateurs comme une volonté du président Faye de rassurer les partenaires financiers et de restaurer une forme de stabilité institutionnelle. Alors que les équilibres politiques internes demeurent fragiles. A noter également qu’il est perçu proche à la fois d’Ousmane Sonko et de Diomane Faye. Ce qui pourrait être important pour l’avenir du pays, étant donné que le désormais ancien PM devrait être élu, mardi 26 mai, comme nouveau président du Parlement sénégalais.

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Commerce intra-africain : l’Afrique face à l’urgence de l’intégration économique

La crise au Moyen-Orient, qui secoue l’économie mondiale depuis mars 2026, rappelle avec force la vulnérabilité des économies africaines aux chocs extérieurs. Hausse des prix du pétrole, renchérissement des matières premières et augmentation des coûts du transport : autant de perturbations qui ravivent le débat sur la nécessité d’accélérer le commerce intra-africain. Cette question a largement dominé les discussions de l’Africa CEO Forum organisé à Kigali, au Rwanda, les 14 et 15 mai 2026.

Afreximbank estime que les échanges commerciaux entre pays africains devraient atteindre 230 milliards de dollars en 2026. Malgré cette progression, ils représentent encore moins de 20 % du commerce total du continent. Pour Ndiamé Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique orientale et australe, une meilleure intégration régionale permettrait de renforcer la résilience économique du continent, en favorisant les investissements, la production locale et la création d’emplois.

Cependant, la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) reste freinée par plusieurs obstacles : insuffisance des infrastructures, coûts logistiques élevés et disparités réglementaires entre États. Face à ces contraintes, plusieurs pays misent sur des partenariats régionaux et des mécanismes de co-investissement. Éric Akoute, directeur de l’APIex au Bénin, souligne l’importance du partage d’expertise et de la mutualisation des compétences entre agences africaines de promotion des investissements.

Par ailleurs, l’un des enjeux majeurs demeure la transformation locale des matières premières. C’est ce que souligne Bakary Séga Bathily, directeur de l’Agence sénégalaise de promotion des investissements, pour qui « l’Afrique doit désormais privilégier la valorisation industrielle de ses ressources au lieu de continuer à les exporter à l’état brut ». Il cite notamment les projets de coopération entre le Sénégal et la Sierra Leone autour du gaz et du minerai de fer.

Enfin, le financement constitue un défi central. Thierry Hebraud, PDG de la Banque commerciale de l’Ile Maurice, appelle les investisseurs internationaux à ne plus considérer l’Afrique comme un marché à haut risque et plaide pour un meilleur accès à des financements de long terme. Il insiste également sur la nécessité de développer des mécanismes de paiement africains afin de réduire la dépendance au dollar dans les échanges intra-africains. Les Américains ne vont sans doute pas apprécier.

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Assemblées annuelles de la BAD : à Brazzaville, l’Afrique en quête de financements massifs

Les Assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement (BAD) s’ouvrent lundi 25 mai à Brazzaville, en République du Congo, avec, au centre des discussions, la mobilisation de ressources financières à grande échelle pour soutenir le développement économique du continent africain.

Prévue du 25 au 29 mai, cette 61e édition des Assemblées de la BAD et la 52e du Fonds africain de développement réuniront plus de 3 000 délégués, dont des chefs d’État, ministres des Finances, gouverneurs de banques centrales, responsables d’institutions financières internationales et représentants du secteur privé.

Dans un contexte mondial marqué par de profondes mutations géopolitiques et économiques, la BAD évalue les besoins de l’Afrique à plus de 400 milliards de dollars par an pour accélérer sa transformation structurelle et renforcer sa résilience face à la fragmentation croissante des flux financiers internationaux.

Les travaux porteront notamment sur la consolidation de la souveraineté financière du continent, le développement de systèmes bancaires plus autonomes, ainsi que l’attraction de capitaux nationaux et étrangers pour soutenir une croissance durable.

Les participants examineront également les moyens de valoriser le potentiel démographique africain comme moteur d’innovation économique, tout en intégrant la biodiversité et les crédits carbone dans les stratégies de développement durable.

Ces Assemblées seront marquées par la première présentation officielle du rapport financier et des résultats de développement par Sidi Ould Tah, élu, rappelons-le, en mai 2025 pour succéder à Akinwumi Adesina après deux mandats à la tête de l’institution.

Lire aussi: Présidence de la BAD : le Mauritanien Sidi Ould Tah succède à Adesina avec 76,18 % des voix

Selon les dernières projections de la BAD, la croissance moyenne du PIB réel africain devrait atteindre 4,2 % en 2025, contre 3,5 % l’année précédente, avant de progresser à 4,3 % en 2026 puis à 4,5 % en 2027.

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 Aziz Mebarek | «Le private equity en Afrique est loin de la maturité »  

AfricInvest, fondé en 1994 par les Tunisiens Aziz Mebarek et Ziad Oueslati, pionniers du private equity africain, gère aujourd’hui 22 fonds, compte 170 investissements dans 25 pays africains et pèse plus de 2 milliards de dollars d’actifs.

Dans un entretien avec l’Agence Ecofin, réalisé en marge de la conférence annuelle de l’African Private Equity and Venture Capital Association (Avca), dont il est cofondateur, Aziz Mebarek, ingénieur des ponts et chaussées qui a contribué à structurer toute une classe d’actifs sur le continent, pose un diagnostic sans complaisance : 30 ans après la création de l’industrie, les capitaux privés déployés en Afrique restent à 5 milliards de dollars, contre 125 milliards en Europe et au Royaume-Uni pour une population plus de deux fois supérieure. «Cela part de zéro. Ce n’est pas mal, mais cela reste très insuffisant au regard du potentiel du continent et de ce qui se fait ailleurs», explique-t-il, ajoutant que l’écart est l’ordre de grandeur de l’effort à accomplir.

«Nous sommes loin de la maturité, et loin d’avoir réduit la dépendance vis-à-vis des investisseurs historiques. Pour moi, l’élan sera pris quand plus de 50 % des capitaux levés viendront de l’épargne africaine. Il faudra plusieurs années, plusieurs décennies pour y arriver. Mais une prise de conscience s’installe sur la nécessité de regarder cette classe d’actifs depuis le continent», explique encore Aziz Mebarek.

I. B.

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Sénégal : le “couple“ Diomaye Faye-Ousmane Sonko vole en éclats

C’était une première en Afrique, plus précisément en Afrique subsaharienne francophone. Mais c’était également trop vrai pour durer. Au Sénégal, le duo formé par Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye (le premier est le mentor du second, ce dernier étant fervent opposant au président Macky Sall), en vue de l’élection présidentielle de 2024, est devenu ces derniers temps duel puis est parti en vrille durant la nuit du 22 mai 2026. C’est ce que rapportent les médias sénégalais et autres.

En effet, vendredi 22 courant, peu avant 22 heures, les Sénégalais ont été surpris par une courte allocution diffusée par la Radiotélévision sénégalaise (RTS) depuis le Palais de la République de Dakar, comme le rapporte RFI, Oumar Samba Ba, secrétaire général de la présidence, annonce que le Premier ministre, Ousmane Sonko, est limogé. Parallèlement, tous les membres du gouvernement perdent eux aussi leurs fonctions.

« Par décret n°2026-1128 du 22 mai 2026, le président de la République, Bassirou Diomane Faye, a mis fin aux fonctions d’Ousmane Sonko, Premier ministre, et, par conséquent, à celles des ministres et secrétaires d’État, membres du gouvernement. Les membres du gouvernement sortant sont chargés d’expédier les affaires courantes », a déclaré Oumar Samba Ba.

À l’annonce de son limogeage, Ousmane Sonko a réagi sur le réseau social Facebook en ces termes : « Ce soir, je dormirai le cœur léger ».

Quelques heures auparavant, Ousmane Sonko avait déclaré devant l’Assemblée nationale, répondant à des questions des députés : « Je ne suis pas un Premier ministre qui obéit aveuglément et qui acquiesce à tout »…

Il faut rappeler que des tensions sont apparues ces derniers mois entre les deux têtes de l’exécutif arrivées au pouvoir en 2024, leurs différends politiques s’affichant de plus en plus au grand jour. Par exemple, il y a quelques semaines, lors d’une rencontre avec les médias du pays, Bassirou Diomaye Faye avait entre autres indiqué qu’il pourrait « mettre fin aux fonctions de son Premier ministre dès lors qu’il n’aurait plus confiance en lui. Le Rubicon a donc été franchi ce soir », lit-on sur le site de RFI.

Reste maintenant à savoir comment va évoluer le pouvoir au Sénégal, sachant que les prochaines échéances politiques ne sont attendues qu’en 2027 pour les élections locales, et en 2029 pour la présidentielle ?

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Écosystème des start-up : la Tunisie se classe 6e en Afrique 

La Tunisie figure parmi les écosystèmes de start-up les plus dynamiques du continent africain, selon le classement mondial « Global Startup Ecosystem Index 2026 » publié par le cabinet spécialisé StartupBlink. Le pays a enregistré l’un des plus forts taux de croissance en Afrique au cours de l’année écoulée, confirmant la progression de son environnement entrepreneurial et technologique.

Dans un contexte africain marqué par des performances contrastées, la Tunisie se distingue par la vitalité de son écosystème d’innovation, porté par l’émergence de jeunes entreprises technologiques, le développement des structures d’accompagnement et l’intérêt croissant pour l’entrepreneuriat numérique, selon Agence Ecofin.

Au-delà de la Tunisie, le rapport fait également état du renforcement de la présence de plusieurs pays du continent sur la scène mondiale des start-up. C’est le cas de l’Afrique du Sud qui conserve la première place continentale, devant le Kenya et le Nigeria. D’ailleurs, ce dernier fait partie des rares pays ayant amélioré leur position cette année, ajoute le site africain.

Critères du classement

Signe qui ne trompe pas, treize pays africains figurent dans le top 100 mondial des écosystèmes de start-up les plus performants. Le classement évalue notamment la densité des start-up, la qualité des investissements, la présence d’accélérateurs ainsi que l’environnement des affaires et de l’innovation.

Malgré un recul observé dans plusieurs pays du continent, certains écosystèmes africains affichent une croissance soutenue. C’est notamment le cas de la Tunisie figurant parmi les marchés les plus performants, aux côtés de l’Ouganda, du Nigeria et du Cap-Vert.

Le rapport met également en avant le rôle grandissant des grandes villes africaines dans le développement technologique du continent. Les villes de Lagos et du Caire demeurent les pôles les plus visibles à l’échelle internationale grâce à la présence de start-up à forte croissance et de structures d’accompagnement reconnues, souligne la même source.

Cette progression de la Tunisie illustre la montée en puissance de l’innovation locale et le potentiel croissant des compétences tunisiennes dans l’économie numérique africaine.

Voici les 13 écosystèmes de start-up africains classés dans le top 100 mondial en 2026 :

1- Afrique du Sud (52e rang mondial)

2- Kenya (61e)

3- Nigeria (62e)

4- Égypte (65e)

5- Cap-Vert (74e)

6- Tunisie (84e)

7- Maurice (85e)

8- Ghana (87e)

9- Maroc (90e)

10- Namibie (94e)

11- Ouganda (96e)

12-Sénégal (97e)

13- Rwanda (100e).

(Source : Agence Ecofin)

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Un salon africain dédié aux services à forte valeur ajoutée

Le Tunisia Africa Business Council (TABC) et le Tunisia Consortium for African Development (Tucad) annoncent officiellement le lancement du salon African Technology & Expertise Expo (Atex), qui se tiendra les 6, 7 et 8 avril 2027 au Palais des Congrès de Tunis.

Cette nouvelle initiative panafricaine ambitionne de devenir l’exposition africaine de référence dédiée aux services, à l’expertise, aux technologies et aux solutions à forte valeur ajoutée au service du développement et de la transformation économique du continent africain.

Dans un contexte marqué par l’accélération des grands projets structurants en Afrique dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, du numérique, de l’industrie, de la santé, de l’eau, des télécommunications, de la finance et de la modernisation des administrations, le continent fait face à un besoin croissant en expertise qualifiée, en innovation, en ingénierie et en solutions technologiques capables d’accompagner durablement sa transformation économique et sociale.

Atex se positionne comme une plateforme stratégique panafricaine visant à connecter les sociétés de services, les entreprises technologiques, les sociétés d’ingénierie, les bureaux de conseil, les experts, les investisseurs, les bailleurs de fonds, les institutions publiques ainsi que les opérateurs économiques africains et internationaux autour des grands projets de développement du continent africain.

Atex assurera également la promotion du savoir-faire tunisien et africain dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment les infrastructures, l’éducation, la santé, le tourisme, l’industrie, l’agriculture, les technologies de l’information et de la communication, l’énergie, les services financiers, l’ingénierie et les solutions intelligentes au service du développement du continent.

Cette première édition sera organisée avec le soutien d’un ensemble de partenaires nationaux et internationaux, d’institutions publiques et privées, d’organisations panafricaines, d’acteurs économiques, technologiques et financiers ainsi que de plusieurs structures engagées dans le développement de la coopération

économique et technologique entre la Tunisie et le continent africain.

À travers cette initiative, le TABC et Tucad réaffirment leur engagement en faveur du renforcement de la coopération, du développement des chaînes de valeur africaines et du positionnement de la Tunisie comme hub régional de services, d’expertise et de technologies vers l’Afrique.

L’ambition d’Atex : faire émerger une nouvelle génération de coopération Sud-Sud, fondée sur le transfert de compétences, la co-construction, la co-production, le co-développement, et faire naître les champions africains qui relèveront les grands défis du continent et porteront durablement sa transformation.

Communiqué.

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Biashara Afrika 2026: Lomé au cœur de l’accélération de l’intégration économique africaine

Cérémonie d’ouverture du Biashara Afrika 2026 à Lomé (Togo).

Après plusieurs grands rendez-vous économiques sur le continent, dont l’Africa CEO Forum 2026 à Kigali qui a réuni plus de 2 800 participants issus de 77 pays, et la 12ᵉédition du forum pour l’investissement et le commerce tenue le 09 mai 2026 à Alger, l’Afrique enchaîne les espaces de dialogue économique.

Cette fois, c’est à Lomé (Togo) que se tient du 18 au 20 mai 2026 la 3ᵉ édition de Biashara Afrika. Un forum d’affaires continental dédié au commerce, à l’investissement et surtout à l’intégration économique africaine.

L’événement est co-organisé par le gouvernement togolais et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Elle regroupe 55 pays de l’Union africaine et représente un marché de plus de 1,4 milliard de personnes.

En ouverture, les organisateurs rappellent l’objectif commun! “Accélérer le commerce intra-africain et transformer les économies du continent”. Environ 1 500 participants sont présents à Lomé, entre décideurs publics, investisseurs et chefs d’entreprise. Les échanges portent sur des sujets clés, comme industrialisation, logistique, commerce numérique, et financement du commerce.

Une intégration encore incomplète mais en progression

La ZLECAf avance, mais lentement. Aujourd’hui, environ 49 pays ont ratifié l’accord. Le continent reste pourtant marqué par une réalité simple! Les échanges entre pays africains ne représentent qu’environ 15 % des exportations.

Sur place, plusieurs experts insistent sur un point; “le potentiel existe, mais les barrières restent fortes”. Coûts de transport élevés, infrastructures insuffisantes et difficultés de financement freinent encore les entreprises, surtout les PME.

Le Togo veut jouer un rôle de hub

Le président du Conseil du Togo, Faure Gnassingbé, met en avant l’ambition du pays. Il déclare en substance que le Togo veut devenir un point stratégique du commerce africain. Il insiste sur les atouts du pays, citant le port en eau profonde de Lomé, les réformes économiques et l’amélioration du climat des affaires. Pour lui, l’Afrique a tout pour réussir. “Un grand marché, des ressources, une jeunesse dynamique et un cadre commun avec la ZLECAf”, souligne-t-il. “Le problème n’est plus le potentiel, mais l’efficacité des politiques publiques”, résume-t-il.

Une vision d’unité africaine

De son côté, l’ancien président nigérien Mahamadou Issoufou défend une vision forte de l’intégration. Il affirme directement: “Il n’y a pas deux Afriques”. Selon lui, le continent doit être vu comme une seule entité économique. Il rappelle que la ZLECAf repose sur plusieurs protocoles; commerce des biens et services, investissements, numérique, propriété intellectuelle, et inclusion des femmes et des jeunes. Il appelle les États africains à accélérer la mise en œuvre de ces textes dans leurs lois nationales pour rendre l’accord pleinement opérationnel.

Jeunesse et ressources: deux leviers majeurs

Issoufou insiste sur deux forces majeures du continent. D’abord la jeunesse, environ 400 millions de personnes âgées de 15 à 35 ans. Il explique que cette génération peut devenir une classe moyenne solide, moteur de croissance. Ensuite, les ressources naturelles. Il parle d’un “scandale géologique”, en rappelant que l’Afrique exporte encore beaucoup de matières premières sans transformation. Il donne des exemples concrets:

  • Le cacao africain représente environ 70 % de la production mondiale, mais une très faible part des revenus reste sur le continent.

  • Le coton et les minerais stratégiques offrent aussi un fort potentiel industriel.

Industrialisation et grands projets

Pour lui, l’Afrique doit changer de modèle. Il propose de développer des chaînes de valeur locales à savoir transformer les matières premières sur place, créer des industries et renforcer les échanges régionaux. En outre, il évoque de grands projets d’infrastructures comme les lignes ferroviaires entre capitales africaines, barrages énergétiques, et zones économiques spéciales. Le Togo est cité comme exemple avec la Plateforme industrielle d’Adétikopé. En effet, la Plateforme située à une trentaine de kilomètres au nord de Lomé, constitue un port sec, c’est-à-dire une infrastructure logistique intérieure jouant le rôle d’extension du port maritime. À ce titre, elle traite plus de 300 conteneurs par jour destinés aux pays de l’hinterland, des pays sans accès direct à la mer, notamment le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Elle facilite les opérations douanières sur place et contribue ainsi à désengorger le Port autonome de Lomé. Et ce, en proposant des services de soutien aux entreprises, y compris des incitations fiscales, des facilités douanières et un environnement réglementaire favorable pour encourager l’investissement et la croissance des activités industrielles. Grâce à son intégration verticale (contrôle de plusieurs étapes de la chaîne de valeur dans un même système), son régime fiscal incitatif et son guichet administratif unique, elle attire de nombreuses entreprises et favorise la création de chaînes de valeur au service du développement économique du Togo. Pour info, la plateforme est géré par Le groupe indien Arise Integrated Industrial Platforms (Arise IIP). Et pour rappel, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) contribue à hauteur de 20 000 millions FCFA, soit environ 24% du coût total dans ce projet.

Sécurité et financement: conditions de réussite

Le message est aussi plus préoccupant. L’ancien président alerte sur les défis sécuritaires, notamment le terrorisme en Afrique de l’Ouest. Il affirme que sans sécurité, il n’y a ni commerce ni développement. Il lance un appel: “Nous devons faire taire les armes d’ici 2030”. Sur le plan financier, il estime que l’Afrique aura besoin d’environ 9 000 milliards de dollars pour financer son développement dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Il propose la création d’institutions financières africaines fortes, comme une banque centrale continentale ou un fonds monétaire africain.

Une dynamique encore à accélérer

Enfin, les participants reconnaissent que les résultats restent en dessous des attentes. La croissance tourne autour de 4%, loin des objectifs initiaux. Mais le ton reste volontaire. L’idée générale est simple: l’Afrique avance, mais elle doit accélérer. Dans ce contexte, Biashara Afrika 2026 apparaît comme un moment clé. Un espace où les dirigeants répètent le même message! La ZLECAf est une opportunité historique, mais elle doit maintenant devenir concrète.

 

 

 

 

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Le Togo supprime les visas pour tous les ressortissants africains

L’Afrique bouge, pour faciliter le business, les échanges, la mobilité, le commerce, l’intégration économique se transforme et évolue selon 2 stratégies:

  • soit en supprimant l’exigence des visas, c’est le cas du Burundi, du Ghana, du Bénin et dernièrement du Togo ;
  • soit en mettant en place des plateformes digitales de “Evisa“,  comme récemment le Tchad.

Pendant ce temps, la Tunisie reste immobile, elle ne change ni sa politique de visas ni ne parvient à mettre en place une plateforme digitale de Evisa. Pourtant, elle disposerait d’un financement de la Banque mondiale, mais, selon de sources concordantes, l’appel d’offres international pour l’acquisition d’une plateforme digitale Evisa aurait été annulé, selon une source bien informée.

Malheureusement, pour obtenir un visa pour visiter la Tunisie, plusieurs citoyens africains sont obligés d’en faire une demande manuelle dans les ambassades ou consulats dans les 12 pays africains où on dispose d’une représentation diplomatique. Ou bien faire une demande via un formulaire papier, qu’on envoie par mail après l’avoir scanné.

Cet état de fait est loin d’être satisfaisant, surtout que notre pays brille par ses compétences en ingénieurs dans le digitale et dont les entreprises d’édition de logiciels, d’intégration disposent de toutes les solutions et l’expertise nécessaires pour déployer rapidement une solution moderne et digitale dans un temps record et un coût abordable.

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Afrique : cinq pays mènent la révolution du raffinage pétrolier

Alors que la demande énergétique continue de progresser sur le continent, plusieurs pays africains misent massivement sur le développement de leurs capacités de raffinage. Et ce, afin de réduire leur dépendance aux importations de carburants et renforcer leur sécurité énergétique. Des analyses, relayées par la plateforme spécialisée Energy lundi 18 mai, démontrent que cinq pays dominent aujourd’hui cette transformation stratégique : le Nigeria, l’Afrique du Sud, l’Angola, l’Ouganda et, dans une moindre mesure, certains acteurs émergents d’Afrique de l’Est.

Le Nigeria apparaît comme le principal moteur de cette mutation. La gigantesque raffinerie de Dangote, entrée progressivement en service depuis janvier 2024 près de Lagos, affiche une capacité de 650 mille barils par jour. Ce qui en fait la plus grande raffinerie d’Afrique. Le complexe, développé par l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote, ambitionne non seulement de couvrir les besoins locaux, mais aussi de transformer le pays en exportateur régional majeur de produits raffinés. Des discussions ont déjà été engagées avec plusieurs producteurs africains, notamment le Sénégal, la Libye et la Guinée équatoriale, pour sécuriser l’approvisionnement en brut.

Toujours au Nigeria, les autorités poursuivent la réhabilitation des raffineries historiques de Port Harcourt et Warri. La première vise une capacité totale d’environ 210 mille barils par jour après modernisation. Tandis que la seconde, remise en exploitation fin 2024 après une décennie d’arrêt, fonctionne actuellement à près de 60% de sa capacité de 125 mille barils quotidiens.

L’Afrique du Sud cherche également à retrouver une place centrale dans le raffinage continental grâce à la raffinerie Sapref. Après son rachat par le Fonds central de l’énergie en 2024, Pretoria a annoncé un vaste programme de réhabilitation destiné à porter les capacités du site jusqu’à 600 mille barils par jour. Avant sa fermeture en 2022, l’installation représentait déjà environ 35 % des capacités nationales de raffinage.

En Angola, deux projets structurants concentrent les ambitions du pays : Lobito et Cabinda. La raffinerie de Lobito, développée par la compagnie nationale Sonangol, devrait atteindre 200 mille barils par jour. Et elle pourrait tripler les capacités de raffinage angolaises…

L’Ouganda s’impose enfin comme un nouvel acteur du raffinage régional. Kampala développe une raffinerie de 60 mille barils par jour évaluée à près de 4 milliards de dollars. Le projet, porté par la compagnie nationale UNOC en partenariat avec Alpha MBM Investments basée à Dubaï, accompagnera l’exploitation prochaine des champs pétroliers de Kingfisher et Tilenga.

D’après les prévisions citées par la plateforme Energy, les capacités africaines de raffinage pourraient croître de 33 % d’ici 2030 pour atteindre environ 2,4 millions de barils par jour. La consommation pétrolière du continent, elle, devrait dépasser 5,3 millions de barils quotidiens à l’horizon 2040; contre environ 4,1 millions aujourd’hui. Cette dynamique nourrit une véritable compétition industrielle entre les grandes économies africaines désireuses de contrôler davantage la chaîne énergétique et de réduire leur vulnérabilité face aux marchés internationaux.

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Tunis : plusieurs routes fermées cet après-midi autour de la Kasbah

Le ministère tunisien de l’Intérieur a annoncé des perturbations de circulation prévues ce jeudi 14 mai 2026 dans plusieurs axes du centre de Tunis et autour de la Kasbah.

Dans un communiqué publié mercredi 13 mai, le ministère a précisé que la circulation de tous les types de véhicules sera interdite à partir de 16h00 dans plusieurs rues et avenues de la capitale. Sont concernés par ces restrictions l’avenue du 2 Mars en direction de la place de la Kasbah ainsi que toute l’avenue Bab Jedid, l’avenue Sidi El Béchir en direction de la place de la Jazira à partir de la place Bab Alioua, la rue de la Jazira à partir de la place de la Victoire ainsi que l’avenue Jamel Abdel Nasser à partir de la place de l’Indépendance. Le ministère a également indiqué que les automobilistes souhaitant rejoindre la banlieue ouest pourront emprunter l’avenue Habib Bourguiba puis l’avenue de Carthage. Par ailleurs, l’arrêt et le stationnement ont été interdits depuis mercredi soir sur l’avenue Bab Jedid, dans sa portion comprise entre la place de la Jazira et la rue Souk El Asr au niveau de la Banque Amen. Les autorités appellent les usagers de la route à respecter le Code de la route ainsi que les consignes des agents de la circulation afin d’assurer la sécurité de tous et de limiter les perturbations du trafic.

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