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ZLECAf : 2,7 milliards d’euros pour lever le verrou douanier africain

La ZLECAf veut accélérer le commerce intra-africain en s’attaquant à l’un de ses principaux freins : des systèmes douaniers encore fragmentés et sous-digitalisés. Un accord de 2,7 milliards d’euros doit permettre de moderniser les procédures aux frontières, avec des implications directes pour les pays d’Afrique du Nord, dont la Tunisie.

Le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) a signé à Abuja un accord de concession de 20 ans avec Bergmans Security pour moderniser les systèmes douaniers du continent. D’un montant de 3,1 milliards de dollars, soit environ 2,7 milliards d’euros, le programme prévoit le déploiement de solutions numériques dans les administrations douanières nationales, comme le précise un communiqué de l’organisation.

L’objectif est de fluidifier la circulation des marchandises. Les nouveaux outils doivent améliorer le suivi des cargaisons, renforcer le partage des données et réduire les délais de traitement et les blocages aux frontières, ajoute la ZLECAf. Bergmans assurera le financement et l’expertise technique, en collaboration avec les administrations nationales.

La Tunisie face au défi de l’intégration commerciale

Pour la Tunisie, qui dispose d’une position stratégique entre l’Afrique du Nord, l’Europe et le reste du continent, la modernisation des procédures douanières constitue un enjeu important pour renforcer son intégration aux échanges africains. Une meilleure interconnexion des systèmes pourrait notamment faciliter les opérations d’import-export et réduire les délais liés au passage des marchandises.

L’enjeu dépasse toutefois la seule Tunisie. La digitalisation des douanes est devenue une condition de réussite de l’intégration commerciale africaine. Entrée en vigueur en 2021, la ZLECAf compte 50 États ayant ratifié l’accord qui l’institue. Les échanges intra-africains ont atteint 220 milliards de dollars en 2024, en hausse de 12,5 % sur un an, selon Wamkele Mene, secrétaire général de la ZLECAf. L’organisation vise à doubler le commerce entre pays africains d’ici 2035.

Le Nigeria comme laboratoire

Le choix de Bergmans repose notamment sur son expérience au Nigeria, où l’entreprise a participé à la transformation numérique des services douaniers. La ZLECAf entend s’appuyer sur ce modèle pour l’étendre à d’autres marchés du continent, rapporte La Tribune.

Le pari reste celui de l’exécution. Harmoniser les pratiques, connecter les systèmes nationaux et accompagner les administrations seront déterminants pour que l’investissement se traduise réellement par des frontières plus rapides et plus transparentes. Pour la Tunisie comme pour les autres économies africaines, cette transformation pourrait ainsi devenir un levier supplémentaire pour développer les échanges continentaux.

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Tunisie – Union africaine | Cap sur l’industrialisation et le développement des échanges

L’Ambassadeur de la République tunisienne en Côte d’Ivoire a pris part aux travaux de la réunion ministérielle conjointe de la 9ᵉ session du Comité technique spécialisé de l’Union africaine sur les finances, les affaires monétaires, la planification économique et l’intégration, et de la 5ᵉ session du Comité technique spécialisé sur le commerce, le tourisme, l’industrie et les mines, tenue à Abidjan du 20 au 24 juillet 2026.

Il était accompagné d’une délégation composée de M. Kamel Hendaoui, Directeur général de la promotion des petites et moyennes entreprises au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, et de M. Mohamed Rachid Ben Ammar, Conseiller des services publics à la Direction de l’Union africaine au ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger.

Placée sous le thème « Financer l’industrialisation en Afrique pour un développement durable », cette réunion s’est conclue par l’adoption d’une Déclaration ministérielle définissant une feuille de route visant à renforcer le financement de l’industrialisation en Afrique, à travers la mobilisation des ressources nationales, la promotion de l’investissement productif, l’accélération de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ainsi que le développement des corridors économiques et des chaînes de valeur régionales, en vue de soutenir la transformation économique du continent.

La participation de la délégation tunisienne s’inscrit dans l’engagement constant de la Tunisie en faveur des initiatives de l’Union africaine visant à promouvoir l’intégration économique du continent et le développement d’un partenariat économique mutuellement bénéfique entre les pays africains, tout en consolidant la présence économique tunisienne sur les marchés africains.

Communiqué

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