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After the Peak : féminicides entre recul provisoire et réalités persistantes

A la veille de la célébration du 13 août 2026, qui coincide avec la Journée nationale de la femme tunisienne, il est important de s’attarder sur le nombre des cas de violence contre la femme tunisienne chaque jour, que ce soit dans la rue, que dans sa maison, ou encore dans sa vie professionnelle et personnelle.

L’Observatoire de terrain pour la lutte contre la violence à l’égard des femmes en Tunisie a publié des données qui montrent une nette tendance à la hausse des féminicides en Tunisie entre 2020 et 2023. En effet, leur nombre est passé de 26 cas en 2020 à 49 en 2023. Soit le niveau le plus élevé de la période présentée. Avant d’amorcer une baisse en 2024 et 2025, puis d’atteindre  10 cas en 2026, selon les chiffres affichés. Cela signifie que le phénomène a atteint son pic en 2023 avant d’entrer dans une phase de recul relatif.

Il est toutefois prématuré de considérer cette évolution comme une amélioration durable, car les chiffres restent supérieurs au niveau de 2020 durant la plupart des années précédentes, et l’année 2026 semble incomplète ou “provisoire”, comme l’indique le tableau de bord.

La comparaison entre les cas de “violence conjugale” et le nombre total d’affaires de meurtre montre également que la violence au sein du couple constitue une composante importante du problème. Cela laisse penser que le phénomène ne correspond pas à des événements isolés, mais qu’il est lié à des formes plus larges de violence familiale et sociale.

Le pic enregistré en 2023, après la hausse observée au cours des années précédentes, souligne la nécessité d’analyser le lien entre les mécanismes de protection juridique, les dispositifs de signalement, les interventions sociales et les services destinés aux victimes.

En effet, la baisse des chiffres entre 2024 et 2026 peut traduire une amélioration partielle de la prévention, mais aussi une évolution des modalités d’enregistrement ou de signalement, et ne signifie pas nécessairement une diminution définitive du danger.

Rien ne suffit à remplacer une vie perdue, il est temps que la loi, les services et la société agissent pour que chaque femme marche libre et protégée..

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Libye : Que se passe-t-il à Zawiya, cette ville stratégique à quelques heures de la Tunisie ?

À une centaine de kilomètres de la frontière tunisienne, la ville libyenne de Zawiya est de nouveau au cœur des tensions sécuritaires. Depuis plusieurs jours, des attaques de drones visant son important complexe pétrolier se multiplient, faisant peser des risques sur les infrastructures énergétiques et l’approvisionnement en carburant dans l’ouest de la Libye.

Située à environ 40 kilomètres à l’ouest de Tripoli, Zawiya abrite la plus grande raffinerie actuellement en activité en Libye, avec une capacité de traitement d’environ 120.000 barils par jour. Le complexe constitue également un maillon essentiel du dispositif énergétique libyen.

Une série d’attaques de drones

Le complexe pétrolier de Zawiya a été la cible de plusieurs attaques de drones depuis le week-end dernier. L’une des frappes a directement touché un réservoir contenant environ 4,5 millions de litres d’essence, provoquant un important incendie et l’effondrement du réservoir.

Un autre réservoir a également été endommagé lors des attaques. Les autorités libyennes n’ont, à ce stade, fait état d’aucune victime, tandis que les équipes de secours ont travaillé pour contenir les incendies et empêcher leur propagation aux autres installations du site.

La National Oil Corporation (NOC), compagnie pétrolière nationale libyenne, a placé le secteur en état d’alerte maximale et averti que la poursuite des attaques pourrait l’amener à déclarer un cas de « force majeure » et à suspendre les opérations dans le complexe.

Pourquoi Zawiya est-elle stratégique ?

L’importance de Zawiya dépasse largement les limites de la ville. Sa raffinerie joue un rôle majeur dans l’approvisionnement du marché libyen en carburants et est reliée au champ pétrolier de Sharara, l’un des principaux champs producteurs du pays.

Les attaques ont déjà entraîné un arrêt partiel des opérations dans le dépôt pétrolier de Zawiya et une interruption temporaire de l’approvisionnement de plusieurs stations-service dans l’ouest du pays. La compagnie Brega Petroleum Marketing a toutefois indiqué que la situation générale de l’approvisionnement restait pour le moment stable, grâce aux stocks disponibles dans le dépôt de Tripoli et à l’arrivée de cargaisons supplémentaires.

Lire aussi : Libye : Des affrontements près de la frontière tunisienne, une municipalité suspend ses activités

Une fermeture prolongée du complexe pourrait donc avoir des conséquences bien plus importantes sur l’approvisionnement en carburant et sur le secteur pétrolier libyen.

Une ville déjà habituée aux affrontements

Les violences actuelles ne constituent pas un épisode isolé. Zawiya est depuis plusieurs années l’un des principaux foyers de tensions dans l’ouest de la Libye, région marquée par la présence de groupes armés rivaux et par la fragmentation du pouvoir sécuritaire.

Des affrontements entre groupes armés ont régulièrement éclaté autour de la ville et de ses infrastructures pétrolières. En décembre dernier, des combats entre acteurs sécuritaires locaux avaient notamment provoqué la fermeture temporaire de la route côtière et fait plusieurs victimes.

La proximité de Zawiya avec Tripoli et avec la route reliant la capitale à la frontière tunisienne lui confère par ailleurs une importance stratégique particulière.

Une nouvelle escalade aux conséquences régionales

Ce qui inquiète aujourd’hui les autorités libyennes est surtout la répétition des frappes contre une infrastructure aussi sensible. La NOC considère que ces attaques menacent non seulement les installations et leurs employés, mais également les populations et les infrastructures environnantes.

Le Premier ministre du gouvernement basé à Tripoli, Abdelhamid Dbeibah, a dénoncé les frappes comme un acte « grave et organisé » et évoqué une riposte. Pour l’heure, aucune partie n’a officiellement revendiqué les attaques.

Pour la Tunisie, la situation mérite une attention particulière en raison de la proximité géographique de Zawiya avec le territoire tunisien et de son emplacement sur l’axe côtier reliant l’ouest libyen à la frontière. Une dégradation durable de la situation sécuritaire pourrait également affecter les mouvements de personnes et de marchandises ainsi que les flux routiers entre les deux pays.

À ce stade, toutefois, les autorités libyennes assurent que l’approvisionnement national en carburant reste stable et que l’incendie principal a été maîtrisé. Le principal enjeu est désormais de savoir si les attaques vont se poursuivre et si elles finiront par contraindre la Libye à interrompre les activités de l’un de ses principaux pôles pétroliers.

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Violences dans les stades : Le ministre des Sports annonce une politique de « tolérance zéro » avant la nouvelle saison

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sadok Mourali, veut mettre fin aux violences dans les stades et prône une politique de « tolérance zéro » à l’approche du lancement de la saison 2026-2027 de la Ligue professionnelle 1, prévu les 22 et 23 août prochains.

Une réunion consacrée à la lutte contre le phénomène de la violence dans les enceintes sportives s’est tenue mardi au siège du ministère de la Jeunesse et des Sports, en présence du président de la Fédération tunisienne de football, de représentants de la Ligue nationale de football professionnel ainsi que de hauts cadres du ministère de l’Intérieur.

Cette rencontre a notamment permis d’évaluer la situation sportive générale durant la saison écoulée, d’identifier les insuffisances et les difficultés rencontrées, mais aussi de préparer des mesures préventives pour éviter la répétition des incidents ayant marqué les compétitions précédentes.

Un bilan alarmant des violences

Au cours de la réunion, un film de dix minutes réalisé par le ministère de l’Intérieur a été présenté. La vidéo contient des images de scènes de violence et de troubles provoqués par des groupes de supporters appartenant à un même club, ayant causé d’importants dégâts matériels ainsi que des blessures graves parmi les supporters et les agents de sécurité.

Face à ces incidents, le ministre a appelé à une révision du système actuel des sanctions, estimant que des mesures plus fermes et plus dissuasives sont nécessaires contre les auteurs d’actes de violence et d’atteintes aux biens publics.

Lire aussi : Violence dans les stades en Tunisie : Retraits de points à l’étude pour sanctionner les clubs

Sadok Mourali a également appelé les responsables de la Fédération tunisienne de football et de la Ligue professionnelle à assumer pleinement leurs responsabilités, en plaçant l’intérêt général et la sécurité publique au-dessus de toute autre considération.

Des sanctions pouvant aller jusqu’à la relégation

Dans le cadre de cette nouvelle approche, un travail urgent devra être mené afin de définir une nouvelle grille de sanctions avant le début de la prochaine saison.

Les mesures envisagées pourraient aller des amendes financières aux matchs à huis clos, en passant par le retrait de points au classement, voire la relégation administrative en division inférieure pour les cas les plus graves.

Le ministère entend ainsi instaurer un dispositif plus strict afin de lutter contre un phénomène qualifié de « fléau » qui menace l’image du football tunisien et freine son développement.

À quelques jours du coup d’envoi du championnat, les autorités affichent donc leur volonté d’entrer dans une nouvelle phase de gestion des violences sportives, avec l’objectif annoncé d’imposer davantage de discipline dans les stades.

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Féminicide au Kef : une femme écrasée à mort par son frère

Au lendemain du féminicide qui a bouleversé le gouvernorat du Kef, où une femme a trouvé la mort après avoir été volontairement percutée par son propre frère, l’Association Joussour Al Mouwatana tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié jeudi 18 juin 2026, elle dénonce un crime « odieux » et appelle les autorités à...

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