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Ahmed El Karm l «La Tunisie manque d’une législation claire en matière de durabilité économique»

L’ancien président du Conseil bancaire et financier (CBF), Ahmed El Karm, a affirmé que les entreprises économiques tunisiennes doivent trouver un équilibre entre deux objectifs : une productivité élevée et la durabilité économique.

Cette durabilité doit préserver l’environnement et garantir le droit des générations futures à une vie décente, notamment face aux défis existentiels auxquels l’humanité est confrontée en raison du changement climatique, en particulier le réchauffement planétaire et les catastrophes naturelles.

El Karm, qui a fait cette déclaration à Mosaique, en marge de la journée professionnelle de la 5e conférence annuelle de l’Initiative mondiale pour la gouvernance et la durabilité (Global Initiative for Governance and Sustainability, GIGGS) qui s’est tenue à Hammamet, le 10 juillet 2026, a souligné que le réchauffement climatique est alimenté par les entreprises, lesquelles sont désormais tenues d’adopter des pratiques de gouvernance et de privilégier la préservation de l’environnement et des ressources énergétiques.

Il s’agit d’une exigence imposée par les Nations unies à tous les pays, y compris la Tunisie, qui cherche à exporter ses produits à l’étranger.

Ces ambitions contraignent le gouvernement tunisien à se conformer à de nouvelles normes de production respectueuses de l’environnement et garantissant aux générations futures une qualité de vie décente et équilibrée.

Bien qu’il reconnaisse que la Tunisie progresse dans cette démarche alignée sur les directives de l’Onu, l’ancien Pdg d’Amen Bank estime que le pays manque d’une législation claire en matière de durabilité économique. Selon lui, une telle législation devrait reposer sur un double mécanisme d’incitations et de mesures dissuasives : encourager les entreprises à adopter des modèles économiques productifs et bénéfiques tant pour l’humanité que pour l’environnement, tout en sanctionnant les manquements aux normes relatives à la production, à la qualité, à la gouvernance et à la transparence.

I. B.

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Demande de libération rejetée pour Mondher Ounissi

La demande de libération de l’ancien président par intérim du parti islamiste Ennahdha, Mondher Ounissi, a été rejetée par la justice.

La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis aégalement décidé de reporter l’affaire au 25 septembre prochain, indique une source à Mosaïque FM, ce samedi 11 juillet 2026.

Cette affaire concerne la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’enregistrements audio qui lui ont été attribués évoquant une rencontre avec des hommes d’affaires et des violations financières qui auraient concerné Ennahdha.

Y. N.

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Polémique autour des mandats au PDL : faits, réactions et enjeux

Le Parti Destourien Libre (PDL) a publié un communiqué pour démentir des rumeurs affirmant que Abir Moussi, présidente du parti et détenue depuis le 3 octobre 2023, envisagerait de violer les statuts pour briguer un mandat auquel elle n’aurait pas droit. Le communiqué rappelle que Abir Moussi a accédé à la présidence lors du congrès de consolidation du 13 août 2016 et que le premier congrès électif du parti s’est tenu du 12 au 14 août 2021, qui a élu la direction actuelle par un vote libre et transparent.

Le PDL cite l’avant‑dernier alinéa de l’article 11 de ses statuts : “ Le président du parti est élu directement par le congrès national. Il est requis que le candidat ait exercé une responsabilité centrale pendant huit années consécutives. Aucun membre ne peut exercer plus de deux mandats complets et consécutifs, comptés à partir du premier congrès électif auquel il a participé. “ Sur cette base, le parti conclut que Abir Moussi serait habilitée à se présenter pour un nouveau mandat et que les allégations d’inéligibilité sont infondées. Le communiqué appelle par ailleurs les médias à cesser de diffuser des informations erronées visant, selon lui, à porter atteinte à l’image de la présidente du PDL. 

Foued Mouakher, dirigeant au PDL, a de son côté rappelé l’importance d’une lecture rigoureuse des textes. Avant la publication du communiqué, il a publié une note expliquant que les débats sérieux doivent s’appuyer sur des faits et des textes, et non sur des impressions ou des coupures médiatiques. Il insiste sur la nécessité de publier les documents originaux pour permettre au public de se forger une opinion éclairée, et condamne les erreurs ou les manipulations dans la transmission d’informations juridiques ou statutaires. Il appelle les médias à vérifier systématiquement leurs sources.

Cette polémique  intervient après une lettre ouverte de l’ancien député Majdi Ben Khiareddine Boudhina, qui avait demandé à Abir Moussi de renoncer à ce qu’il qualifiait de « troisième » mandat. Boudhina estimait qu’un parti qui critique la possibilité d’un troisième mandat présidentiel ne devait pas se soustraire à ses propres règles internes ; il plaidait aussi pour un renouvellement générationnel et un recentrage du discours du parti sur les questions économiques et sociales.

 Sa démarche a suscité des réactions contrastées au sein du mouvement destourien : la majorité des militants ont rejeté son initiative, la considérant comme une attaque contre la direction du parti, en particulier dans le contexte de la détention de Abir  Moussi et des campagnes réclamant sa libération. 

Le 9 juillet, Majdi Boudhina a réagi sur Facebook en affirmant que l’Histoire le jugerait « traître » ou « audacieux ». Le PDL maintient que rien, dans ses statuts, n’interdit la candidature de Abir  Moussi à un nouveau mandat.

La controverse soulève aujourd’hui des questions sur les motivations et le calendrier de l’initiative de Majdi Boudhina : sachant que Abir Moussi est détenue, quel est l’objectif de publier cette lettre ouverte ? Est‑ce un règlement de comptes interne, une prise de position politique ? À qui profite réellement ce débat ? Ces interrogations restent ouvertes et appellent à des explications factuelles plutôt qu’à des spéculations.

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Au sommet de l’Otan, Trump mélange le miel et le fiel !

Arrivé au sommet annuel de l’Otan à Ankara animé de ressentiment et n’épargnant pas plusieurs pays européens de ses griefs habituels, le message d’adieu de Donald Trump, mercredi 8 juillet 2026, offrait pourtant un contraste saisissant entre optimisme et pessimisme.

Imed Bahri

The Guardian rapporte qu’en s’adressant aux journalistes en présence de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, le président américain a surpris tout le monde en témoignant de son affection pour une alliance qu’il avait pourtant fustigée la veille, évoquant notamment la sempiternelle querelle concernant le Groenland.

«Nous venons de terminer notre réunion de l’Otan et ce fut une excellente réunion ! Il y avait beaucoup d’affection et d’unité dans cette salle aujourd’hui. On ne pouvait pas espérer mieux», a déclaré Trump.

Un revirement de situation frappant par rapport à la veille, lorsque le président américain, assis aux côtés du secrétaire général de l’Otan Mark Rutte avait débité une litanie de griefs bien rodée, notamment un manque de soutien perçu dans la guerre contre l’Iran et le refus de l’Espagne de se conformer aux nouveaux objectifs de dépenses de défense.

Une concorde inespérée

Même Zelensky, autrefois la cible de violentes réprimandes publiques dans le Bureau ovale, semblait avoir gagné en estime auprès de Trump. «Nous avons de bonnes nouvelles à nous dire», a-t-il déclaré, évoquant les perspectives d’un accord pour mettre fin à la guerre de quatre ans et demi entre l’Ukraine et la Russie. Il ajouté concernant son homologue ukrainien : «Il a fait un travail remarquable».

Cette concorde inattendue s’expliquait en partie par Scott Bessent, le secrétaire au Trésor américain, qui, invité par Trump à décrire cette réunion harmonieuse, a déclaré : «Monsieur, tous les Européens vous attribuent le mérite d’avoir sauvé l’Otan et ils veulent faire ce qu’ils ont à faire et vous êtes là pour ça».

L’atmosphère s’est assombrie lorsque la conversation a porté sur l’Iran, avec lequel Trump avait récemment signé un fragile mémorandum d’entente instaurant un hypothétique cessez-le-feu de 60 jours, que Washington ne s’est pas gêné de rompre à plusieurs reprises.

Le président américain a d’ailleurs lui-même déclaré mercredi que le cessez-le-feu était pratiquement rompu, après que les forces américaines ont frappé des cibles iraniennes la veille. Il a affirmé que l’Iran avait violé les termes de l’accord en attaquant trois navires dont un pétrolier qatari (pays intermédiaire dans les négociations) dans le détroit d’Ormuz, voie de passage stratégique vitale, censément rouvert en vertu du récent accord.

Des comptes à régler avec l’Iran

«Nous avons des comptes à régler», a-t-il déclaré au cours d’un long monologue évoquant les soi-disant transgressions iraniennes passées, notamment la fabrication d’engins explosifs improvisés qui ont tué et blessé de nombreux soldats américains en Irak et en Afghanistan.

Alors qu’il y a à peine deux semaines, il avait salué son propre accord comme étant nécessaire pour éviter une catastrophe économique comparable à la Grande Dépression* si le détroit d’Ormuz restait fermé, Trump a désormais écarté toute possibilité d’accord avec les dirigeants iraniens qu’il avait pourtant récemment qualifiés de plus raisonnables après l’assassinat de personnalités clés.

«Ils violent l’accord chaque jour. Ils mentent, ils trichent, ils tuent. Ils tuent depuis 47 ans. Ils ont coulé l’USS Cole», a déclaré le président américain, faisant référence au rôle présumé de l’Iran dans l’attentat d’Al-Qaïda contre un navire de guerre américain en octobre 2000. Quand on veut tuer son chien, on l’accuse de rage !

S’étant déjà contenté de la réouverture du détroit d’Ormuz – par lequel transite 20% des approvisionnements mondiaux en carburant –, Trump a affirmé que l’objectif était désormais la «dénucléarisation», une allusion à la capacité de l’Iran à se doter de l’arme nucléaire et un objectif censé être atteint par la négociation durant le cessez-le-feu de 60 jours.

«Nous allons conclure un accord. Nous pourrions même nous en passer, car, vous savez quoi, c’est plus simple», a-t-il déclaré d’un ton menaçant.

Les circonstances ne semblaient pas propices à la négociation, malgré un bref hommage rendu à Steve Witkoff, son principal émissaire, à Jared Kushner, son gendre, et à JD Vance, qui ont joué un rôle déterminant dans le cessez-le-feu.

«J’ai toujours été un négociateur mais je ne crois pas à une telle approche avec eux. Peut-être une attaque d’envergure, qui ferait des ravages», a-t-il déclaré. 

À plusieurs reprises, son discours a dérapé dans des lapsus et des erreurs d’appellation vaguement comiques.

À un moment donné, évoquant des missiles censés viser le porte-avions USS Abraham Lincoln, il a déclaré qu’ils avaient été tirés par «la République islamique du Japon».

Il confond les noms des pays et des dirigeants

Au beau milieu d’un discours enflammé sur la destruction des forces armées iraniennes, il a brusquement changé de sujet pour affirmer : «L’un des sujets que nous allons aborder aujourd’hui, c’est que nous allons leur donner le droit de fabriquer des missiles Patriot», il parlait bien sûr de l’Ukraine.

À une autre occasion, après une série de questions sur la guerre russo-ukrainienne, il a demandé aux journalistes s’ils avaient une question pour le «président Poutine», tandis que Zelensky, l’adversaire acharné du dirigeant russe, était assis à quelques mètres de lui. Ce moment rappelait une gaffe similaire de Joe Biden lors du sommet annuel de l’Otan à Washington en 2024, peu après le débat télévisé désastreux avec Trump à Atlanta qui a finalement mis fin à sa candidature à la présidence.

Sans doute conscient de cela, Trump a eu une tentative de dissimulation maladroite, persistant et insistant sur le fait qu’il voulait dire Poutine, car il avait un appel téléphonique prévu avec lui plus tard.

Pourtant, son erreur la plus révélatrice a sans doute été sa méprise sur le nom du défunt guide suprême iranien, Ali Khamenei, inhumé cette semaine lors de funérailles nationales, quatre mois après avoir été tué dans une frappe israélienne au début de la guerre.

«Ils voulaient aller aux funérailles de Khomeini», a déclaré Trump, écorchant le nom de Khamenei et le confondant avec celui de l’ayatollah Rouhollah Khomeini, le guide suprême de la révolution iranienne de 1979, qui a instauré des décennies d’hostilité envers Washington après le siège de 444 jours de l’ambassade américaine à Téhéran et la prise d’otages de 52 Américains.

* La Grande Dépression est la plus grave crise économique mondiale du XXe siècle, déclenchée par le krach boursier de Wall Street en octobre 1929 et s’est étendu jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale.

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L’aéronautique tunisienne à l’heure de l’industrie 4.0

Le secteur aéronautique tunisien compte actuellement plus de 85 entreprises spécialisées, emploie plus de 20 000 travailleurs qualifiés et génère des exportations supérieures à 650 millions d’euros, confirmant ainsi son statut de secteur industriel en forte croissance et de plus en plus intégré aux chaînes de valeur mondiales.

L’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (Apii) œuvre pour le développement d’une industrie aéronautique nationale compétitive et innovante d’ici 2030. C’est ce qu’elle a réaffirmé lors de l’Aerospace Meetings Tunisia 2026, un rendez-vous international majeur qui s’est tenu du 7 au 9 juillet 2026 à Tunis sous le thème «Soutenir la chaîne d’approvisionnement aéronautique de demain en Tunisie».

Lors du panel consacré au futur Pacte pour la compétitivité du secteur aéronautique tunisien, la directrice générale adjointe de l’Apii, Manel Rouis, a exposé le rôle de l’agence dans la mise en œuvre de la politique industrielle nationale. Elle a mis en lumière «les outils mis à la disposition des entreprises pour encourager l’investissement, promouvoir l’innovation, favoriser la mise à niveau technologique des petites et moyennes entreprises et renforcer leur compétitivité».

Des représentants du ministère de l’Industrie, de l’Agence foncière industrielle (Afi), du Centre technique des industries mécaniques et électriques (Cetime), de la Société financière internationale (IFC), de Fipa-Tunisia et de l’organisme de coopération allemand GIZ ont également pris part aux échanges.

Parmi les outils présentés figurait le Tableau de bord industriel interactif, développé par l’Apii en collaboration avec la GIZ, qui fournit aux investisseurs et aux entreprises des données actualisées sur le paysage industriel tunisien, notamment le nombre d’entreprises, l’emploi, la répartition géographique et d’autres indicateurs stratégiques appelés à être progressivement enrichis.

Mme Rouis a également souligné les études prospectives menées par l’Apii pour identifier les secteurs industriels émergents ; ces travaux ont abouti à l’élaboration d’un catalogue de projets à fort potentiel et de fiches techniques destinées à guider les investisseurs.

Une attention particulière a été portée à la fabrication additive appliquée à l’aéronautique — fondée sur l’impression 3D industrielle — identifiée comme l’une des technologies susceptibles de transformer la production de composants plus légers, plus complexes et plus performants.

Enfin, Mme Rouis a présenté le Hub Industrie 4.0, une plateforme par laquelle l’Apii accompagne les entreprises tunisiennes dans leur transformation numérique et technologique, favorisant ainsi l’adoption de technologies de pointe, l’accroissement de la productivité et le renforcement de la capacité d’innovation.

Selon Rouis, «le développement d’un écosystème industriel intégré, fondé sur l’innovation, la numérisation, le développement des compétences et la coopération public-privé, est essentiel pour consolider la position de la Tunisie en tant que destination de premier plan pour les investissements dans les industries aéronautique et spatiale, et pour bâtir une chaîne d’approvisionnement locale plus résiliente et à forte valeur ajoutée».

La table ronde en question a esquissé les grandes orientations du futur Pacte de compétitivité aéronautique à l’horizon 2030 ; celui-ci mettra l’accent sur le renforcement de l’intégration locale, le développement de fournisseurs nationaux compétitifs, l’accélération de la transformation technologique des entreprises, l’amélioration du climat des affaires, le développement des compétences et l’attraction d’investissements à forte valeur ajoutée.

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Tunisie | La centrale photovoltaïque de Chebika achevée en décembre 2026

Les travaux de construction de la centrale solaire photovoltaïque de Chebika — située dans le gouvernorat de Kairouan, dans le centre de la Tunisie — ont atteint un taux d’avancement d’environ 34 %. C’est ce qu’a annoncé le chef du projet, Taieb Ktari, à la radio Diwan FM, précisant que l’achèvement de la centrale est prévu pour décembre 2026. (Photo: Centrale photovoltaïque de Metbasta à Kairouan).

Dotée d’une capacité installée de 100 mégawatts, cette centrale est le premier projet de ce type réalisé grâce à un financement entièrement tunisien et avec l’implication de l’expertise nationale à toutes les étapes de conception et de construction.

L’investissement s’élève à 280 millions de dinars tunisiens (environ 82 millions d’euros) et porte sur un site de 200 hectares où seront installés quelque 170 000 panneaux solaires.

Selon M. Ktari, ce projet revêt une importance stratégique pour la Tunisie, non seulement pour la production d’électricité renouvelable, mais aussi pour son impact économique. La centrale contribuera à réduire la consommation de combustibles fossiles importés, renforçant ainsi l’indépendance énergétique du pays et limitant les dépenses énergétiques nationales. En outre, elle permettra de réduire les émissions de carbone, s’inscrivant ainsi dans les engagements de la Tunisie en matière de développement durable et de lutte contre le changement climatique.

La centrale de Chebika s’inscrit dans la stratégie nationale visant à accroître la part des énergies renouvelables dans le mix électrique, à diversifier les sources d’approvisionnement énergétique et à promouvoir l’investissement dans des projets verts.

D’après les autorités tunisiennes, de telles initiatives contribueront également à soutenir la croissance économique, à créer de nouveaux emplois et à valoriser l’expertise technique nationale dans la réalisation de grands projets d’infrastructures stratégiques.

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Mondial 2026 : L’Espagne rejoint la France en demi-finale après avoir écarté la Belgique

L’Espagne disputera les demi-finales de la Coupe du monde 2026. La Roja s’est imposée vendredi soir face à la Belgique (2-1) au terme d’un quart de finale disputé à Los Angeles, validant ainsi son billet pour un choc très attendu contre la France.

Merino délivre la Roja en fin de rencontre

Les Espagnols ont pris les devants à la demi-heure de jeu grâce à Fabian Ruiz, auteur de l’ouverture du score après une première période globalement maîtrisée. Mais les Belges ont rapidement réagi par l’intermédiaire de Charles De Ketelaere, qui a remis les deux équipes à égalité à la 41e minute.

Alors que les prolongations semblaient se profiler, Mikel Merino a fait basculer la rencontre en faveur de l’Espagne. Le milieu espagnol a inscrit le but de la victoire à la 88e minute, offrant à son équipe une qualification précieuse pour le dernier carré.

Un classique européen face aux Bleus

Grâce à ce succès, l’Espagne retrouve la France en demi-finale dans une affiche qui promet un duel de très haut niveau entre deux des principales favorites au titre mondial.

La rencontre est programmée mardi 14 juillet à Dallas, avec un coup d’envoi prévu à 20h (heure de Tunisie). Les Bleus ont décroché leur qualification un peu plus tôt en éliminant le Maroc (2-1), tandis que la Roja a dû attendre les derniers instants pour venir à bout d’une valeureuse sélection belge.

Le vainqueur de cette confrontation décrochera son billet pour la finale de la Coupe du monde 2026.

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Tunisie : Plus de 2.500 rendez-vous d’affaires pour renforcer la filière aéronautique

Selon un bilan publié par la FIPA-Tunisia, la cinquième édition d’Aerospace Meetings Tunisia, organisée du 7 au 9 juillet 2026 à Tunis, a réuni plus de 500 participants représentant plus de 150 entreprises issues de 10 pays. Plus de 2.500 rendez-vous d’affaires (B2B) ont été organisés entre industriels, investisseurs et donneurs d’ordre, illustrant l’ambition de la Tunisie de consolider sa place dans les chaînes de valeur aéronautiques mondiales.

Organisée par Advanced Business Events (ABE), en partenariat avec la FIPA et le Groupement des industries tunisiennes aéronautiques et spatiales (GITAS), cette convention d’affaires s’est ouverte en présence du ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh. À cette occasion, ce dernier a réaffirmé l’ambition de la Tunisie de renforcer son positionnement comme plateforme industrielle compétitive et à forte valeur ajoutée dans le secteur des composants aéronautiques.

Une industrie qui s’appuie sur un écosystème de plus de 80 entreprises

L’industrie aéronautique tunisienne s’est progressivement imposée comme un acteur reconnu dans la fabrication de composants destinés aux grands constructeurs et équipementiers mondiaux. Selon les données du secteur, elle regroupe aujourd’hui plus de 80 entreprises, majoritairement exportatrices, et emploie près de 20.000 personnes.

Ces entreprises interviennent dans plusieurs domaines à forte valeur ajoutée, notamment le câblage aéronautique, les matériaux composites, l’usinage de précision, les structures métalliques, les systèmes électriques et l’ingénierie. La proximité avec l’Europe, la qualification de la main-d’œuvre et l’expérience acquise depuis plusieurs décennies figurent parmi les principaux atouts mis en avant pour attirer les investisseurs.

Cette dynamique se poursuit avec de nouveaux projets industriels. Début juillet, le groupe turc AKSA Composites a notamment annoncé sa première implantation en Afrique en choisissant la Tunisie, illustrant l’intérêt croissant des investisseurs pour cet écosystème.

Plus de 2.500 rencontres entre industriels

La particularité d’Aerospace Meetings Tunisia réside dans son format. Contrairement à un salon traditionnel, l’événement repose principalement sur des rendez-vous d’affaires programmés à l’avance entre acheteurs, équipementiers, sous-traitants et investisseurs.

Selon la FIPA, plus de 2.500 rencontres B2B ont ainsi été organisées au cours des trois journées de l’événement. Parmi les entreprises présentes figuraient notamment Boeing, Embraer, Latecoere, Mecachrome et Figeac Aero, venus échanger avec les industriels tunisiens sur les évolutions de la supply chain mondiale, les besoins des grands donneurs d’ordre et les perspectives de coopération.

Ces échanges visent à faciliter la conclusion de futurs contrats, le développement de partenariats industriels et l’intégration des entreprises tunisiennes dans les chaînes de valeur internationales.

Lire aussi: Aéronautique et spatial : La Tunisie renforce sa visibilité au grand rendez-vous de Hambourg

Innovation et compétences au cœur des priorités

Les conférences organisées en marge des rencontres d’affaires ont également porté sur les transformations qui façonnent l’industrie aéronautique. L’intelligence artificielle appliquée aux processus industriels, le développement des compétences, l’excellence opérationnelle, la transition environnementale et l’économie circulaire figurent désormais parmi les principaux leviers de compétitivité du secteur.

Pour la Tunisie, l’enjeu dépasse la réussite d’un événement international. Le véritable défi sera de transformer les contacts établis durant Aerospace Meetings Tunisia en investissements, en transferts de technologies et en emplois qualifiés, afin de conforter la place de l’industrie aéronautique parmi les secteurs les plus dynamiques de l’économie nationale.

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IA et cybersécurité : Pékin ouvre un nouveau front contre Anthropic

Les autorités chinoises de cybersécurité affirment avoir identifié un mécanisme de transmission de données dans plusieurs versions de Claude Code, l’assistant de programmation développé par la start-up américaine Anthropic. Cette nouvelle controverse illustre la montée des tensions autour de la souveraineté numérique et de la gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle.

Le bras de fer technologique entre la Chine et les États-Unis s’étend désormais aux assistants de programmation fondés sur l’intelligence artificielle. Le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information (MIIT), par l’intermédiaire de sa National Vulnerability Database (NVDB), a publié, le 9 juillet, un avis de sécurité affirmant que plusieurs versions de Claude Code, développé par Anthropic, contiendraient un mécanisme capable de transmettre automatiquement certaines informations relatives aux utilisateurs vers des serveurs distants.

Selon les autorités chinoises, les données concernées incluraient notamment des éléments de localisation, des identifiants techniques et d’autres métadonnées susceptibles d’être exploitées sans le consentement explicite des utilisateurs. Pékin considère que ce dispositif pourrait présenter un risque pour la confidentialité des entreprises utilisant Claude Code dans le développement de logiciels ou la gestion de codes sources sensibles.

 

Lire aussi — Washington autorise un accès contrôlé au modèle d’IA Mythos 5 d’Anthropic

 

Une accusation qui s’inscrit dans un contexte géopolitique tendu

À ce stade, aucune preuve publique ne permet de conclure à l’existence d’une « porte dérobée » au sens classique du terme, c’est-à-dire d’un mécanisme intentionnel donnant un accès caché aux données des utilisateurs. Les accusations reposent sur l’analyse technique publiée par la base chinoise des vulnérabilités, qui recommande aux organisations concernées de mettre à jour leur logiciel, de renforcer la surveillance des connexions sortantes et de limiter les accès réseau des outils de développement.

Anthropic n’a pas publié de réponse officielle à l’avis du MIIT. Toutefois, un ingénieur de l’entreprise a reconnu ce vendredi sur le réseau social X qu’un mécanisme expérimental avait été intégré à certaines versions de Claude Code afin d’identifier les utilisations frauduleuses du service, notamment par des revendeurs non autorisés et des acteurs soupçonnés de pratiquer la « distillation » de modèles d’intelligence artificielle. Une technique consistant à entraîner un modèle concurrent à partir des réponses d’un autre système. Et ce responsable de poursuivre que cette fonctionnalité devait être retirée dans une mise à jour diffusée début juillet.

Claude Code, un outil stratégique

Contrairement aux assistants conversationnels accessibles via un navigateur, Claude Code fonctionne directement dans le terminal des développeurs. Il peut ainsi accéder aux fichiers, aux projets et aux dépôts de code que l’utilisateur choisit de lui ouvrir. Cette proximité avec des environnements de développement parfois sensibles explique pourquoi toute controverse concernant la collecte de données suscite une attention particulière.

Les autorités chinoises estiment que de tels outils pourraient exposer des logiciels propriétaires, des secrets industriels ou des informations stratégiques si des données étaient effectivement transmises à des serveurs externes…

Un débat mondial sur la gouvernance de l’IA

Au-delà du différend sino-américain, cette affaire met en lumière une question appelée à devenir centrale : jusqu’où les éditeurs d’intelligence artificielle peuvent-ils collecter des informations techniques afin de protéger leurs services contre les détournements d’usage ?

Les fournisseurs de modèles avancés cherchent de plus en plus à détecter les tentatives de fraude, de revente illégale ou d’extraction de leurs modèles. Ces mécanismes reposent souvent sur la collecte de données techniques, mais leur mise en œuvre soulève des interrogations croissantes en matière de transparence, de protection de la vie privée et de conformité aux réglementations nationales.

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Trafic de drogue : Jusqu’à 40 ans de prison à Tunis, les lourdes condamnations se multiplient

La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a condamné les membres d’un réseau de trafic de stupéfiants à des peines allant de 20 à 40 ans de prison, assorties d’amendes dépassant 400.000 dinars. Ce verdict s’inscrit dans une série de décisions particulièrement sévères rendues ces dernières semaines contre des filières de narcotrafic, illustrant le durcissement de la réponse judiciaire face à un phénomène en pleine mutation.

Les tribunaux tunisiens continuent de prononcer de lourdes peines dans les affaires de trafic de stupéfiants. Après plusieurs condamnations visant des réseaux spécialisés dans l’importation de cocaïne via l’aéroport de Tunis-Carthage ou les colis postaux, la justice vient de sanctionner un nouveau réseau impliqué dans l’introduction et la distribution de drogues dans la capitale.

Un réseau alimentant le marché de la drogue à Tunis

Selon les éléments de l’enquête, les six condamnés faisaient entrer différentes substances stupéfiantes en contrebande avant de les transporter, de les stocker et de les redistribuer dans plusieurs quartiers populaires de Tunis.

L’affaire a été révélée après une opération menée dans un appartement situé aux Berges du Lac, où les forces de sécurité ont découvert environ 150 kilogrammes de résine de cannabis, 3 kilogrammes de cocaïne et près de 6000 comprimés psychotropes destinés à alimenter le marché illicite.

À l’issue des investigations, les six membres présumés du réseau ont été renvoyés devant la Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis.

Des peines pouvant atteindre 40 ans de prison

Le tribunal a prononcé des peines allant de 20 à 40 ans de réclusion, accompagnées d’amendes dépassant 400.000 dinars.

La sévérité de ces condamnations confirme la ligne adoptée par les juridictions tunisiennes face aux réseaux de trafic de drogue, notamment lorsque les dossiers portent sur des quantités importantes de stupéfiants ou mettent en évidence une organisation structurée.

Une série de verdicts contre les filières de narcotrafic

Cette décision intervient dans un contexte marqué par plusieurs condamnations importantes prononcées depuis le mois de juin.

Une ressortissante étrangère a notamment été condamnée à 30 ans de prison pour une tentative d’introduction de cocaïne via l’aéroport international de Tunis-Carthage. Quelques jours plus tard, un autre réseau international a écopé de peines allant jusqu’à 50 ans de prison dans une affaire mêlant trafic de cocaïne et blanchiment d’argent. D’autres filières utilisant les services postaux pour acheminer la drogue vers la Tunisie ont également été lourdement sanctionnées.

Ces dossiers traduisent une évolution des méthodes employées par les trafiquants, qui recourent à différents circuits d’acheminement – frontières terrestres, aéroport, fret postal ou réseaux internationaux – pour alimenter le marché tunisien.

Une réponse judiciaire de plus en plus ferme

La multiplication des condamnations à de très longues peines témoigne de la volonté des autorités judiciaires de renforcer la lutte contre le narcotrafic et les organisations criminelles qui en tirent profit.

Au-delà de la répression, ces affaires mettent également en lumière l’ampleur des réseaux opérant en Tunisie et les défis auxquels sont confrontés les services de sécurité pour démanteler des filières de plus en plus structurées et diversifiées.

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Femmes et enfants de jihadistes tunisiens bientôt rapatriés de Syrie

Un groupe de femmes et d’enfants de jihadistes tunisiens décédés doit être transféré d’un camp de Damas vers la frontière turque, en attendant leur remise aux autorités tunisiennes.

Il s’agit de la première opération de rapatriement depuis la Syrie d’enfants dont les pères étaient liés à l’État islamique (EI, Daech).

Le groupe comprend plus de 200 enfants et plus de 60 femmes qui étaient détenus dans des prisons et des camps syriens.

Selon l’Observatoire tunisien des droits de l’homme, dirigé par l’activiste Mostafa Abdelkebir, qui a travaillé sur ce dossier et assuré le suivi et la documentation depuis des années, un nombre très restreint de personnes seront rapatriées dans un premier temps.

L’Observatoire e précise pas le nom de la partie tunisienne qui va accueillir les rapatriés et comment ils vont pouvoir être insérés dans leurs familles respectives et la société tunisienne en général.

I. B.

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Ennahdha vers un classement comme organisation terroriste ? Le pari de Fatma Mseddi

Le dépôt jeudi 9 juillet d’une proposition de loi visant à classer Ennahdha comme organisation terroriste marque une nouvelle étape dans la marginalisation de l’ancien parti dominant de la scène politique tunisienne.   Présenté jeudi par la députée Fatma Mseddi,…

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La Turquie relance le débat sur son adhésion à l’UE

Le principal espoir d’Ankara réside dans la relance du processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. C’est ce qu’a déclaré le président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui accueillait la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Antonio Costa.

Selon un communiqué de la direction de la communication de la présidence turque, publié le 9 juillet, la réunion a porté sur les relations entre la Turquie et l’Union européenne, ainsi que sur des questions régionales et internationales. D’ailleurs, Erdogan s’est dit satisfait de l’intensification des contacts entre la Turquie et l’UE à tous les niveaux.

Le président turc a rappelé que la Turquie est candidate à l’adhésion à l’Union européenne et membre de l’Union douanière depuis de nombreuses années. Il a également souligné que, grâce aux mesures prises, la Turquie était devenue un important centre de production pour l’Europe…

Dans le même temps, il a souligné qu’Ankara attend des mesures compatibles avec l’esprit et le droit de l’alliance de l’OTAN.

Comme indiqué, la réunion a également examiné les initiatives diplomatiques de la Turquie visant à mettre fin aux conflits et aux crises dans la région.

Plus précisément, les développements de la guerre russo-ukrainienne, les tensions entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que les attaques israéliennes contre Gaza et le Liban ont été abordés.

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Financement de l’Europe : le projet espagnol de dette mutualisée divise les Vingt-Sept

L’Espagne souhaite ouvrir une nouvelle étape dans l’intégration financière européenne en proposant un mécanisme permanent de dette commune. Il serait destiné à financer les investissements stratégiques et à renforcer le rôle international de l’euro. Mais cette initiative se heurte aux réticences de plusieurs grandes économies. Au premier rang desquelles on retrouve l’Allemagne et les Pays-Bas, soucieuses de préserver la discipline budgétaire.

Le débat sur la mutualisation de la dette européenne est de retour. Profitant des discussions de l’Eurogroupe sur le financement de la compétitivité et des investissements stratégiques, le ministre espagnol de l’Économie, Carlos Cuerpo, a présenté une proposition visant à instaurer un mécanisme permanent d’émission de dette commune à l’échelle de l’Union européenne. Selon le document présenté par Madrid, publié le 9 juillet par Capital, ce dispositif pourrait mobiliser jusqu’à 850 milliards d’euros par an. Et ce, afin de financer les infrastructures, la défense, la transition énergétique, l’innovation et les technologies de pointe.

Pour l’Espagne, l’objectif dépasse le simple financement de nouveaux projets. Madrid estime que la création d’un actif obligataire européen de référence renforcerait le rôle international de l’euro face au dollar, réduirait les coûts d’emprunt pour les entreprises européennes et contribuerait à l’intégration des marchés de capitaux de l’Union.

Un accueil prudent des principales économies

L’initiative n’a toutefois pas convaincu plusieurs États membres. L’Allemagne, les Pays-Bas, la Finlande et d’autres pays traditionnellement attachés à une gestion budgétaire rigoureuse redoutent qu’un recours permanent à la dette commune ne conduise à une mutualisation des risques financiers et n’affaiblisse les incitations des États les plus endettés à assainir leurs finances publiques.

Ces pays rappellent que l’Union dispose déjà d’un précédent avec le programme NextGenerationEU, créé à la suite de la pandémie de Covid-19. Présenté à l’époque comme une mesure exceptionnelle, ce plan a permis à la Commission européenne d’emprunter massivement sur les marchés pour financer la relance économique. Plusieurs capitales refusent désormais que ce mécanisme devienne permanent.

Financer la compétitivité européenne

La proposition espagnole intervient dans un contexte de profondes mutations économiques. Face aux investissements massifs réalisés par les États-Unis dans les technologies avancées et à la montée en puissance industrielle de la Chine, plusieurs responsables européens estiment que l’Union doit accroître ses capacités d’investissement pour préserver sa compétitivité.

Madrid fait valoir que les besoins de financement liés à la défense, à la décarbonation, aux infrastructures numériques et à la souveraineté technologique dépassent largement les capacités budgétaires de nombreux États membres. Selon cette approche, une émission commune de dette permettrait de mobiliser des ressources à moindre coût tout en créant un véritable marché obligataire européen susceptible d’attirer davantage d’investisseurs internationaux.

Un débat appelé à durer

Même si la proposition espagnole ne fait pas consensus, elle relance un débat qui gagne en intensité au sein de l’Union. La nécessité de financer les dépenses de défense, de soutenir la transition énergétique et de renforcer l’autonomie stratégique de l’Europe conduit plusieurs gouvernements à envisager de nouvelles formes de financement commun.

Pour l’heure, aucune décision n’est attendue à court terme. Toute évolution vers un mécanisme permanent de dette commune nécessiterait un accord politique entre les 27 États membres. Un objectif qui reste difficile à atteindre au regard des divergences persistantes entre les pays du Nord et ceux du Sud sur la gouvernance budgétaire européenne.

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Mohsen Gharsi : « Face à l’IA, l’ingénieur reste plus que jamais un métier d’avenir »

Face à la transition numérique, énergétique et industrielle, l’ingénieur tunisien est appelé à redéfinir son rôle.

Pour Mohsen Gharsi, doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens (OIT), l’enjeu ne réside pas uniquement dans l’adaptation aux nouvelles technologies, mais dans la capacité à former une nouvelle génération d’ingénieurs capables d’accompagner la transformation économique du pays. À l’horizon 2030, le métier d’ingénieur en Tunisie devrait connaître une mutation profonde. L’accélération technologique, les impératifs de transition énergétique et la modernisation de l’appareil productif imposent une évolution des compétences et des formations.

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Mohsen Gharsi estime que l’ingénieur restera au cœur de ces transformations. Et ce, à condition d’anticiper les besoins futurs et de repenser son rôle face aux nouveaux défis. Il précise que les profils liés au numérique et à l’industrie intelligente figureront parmi les plus recherchés dans les prochaines années. L’intelligence artificielle, la science des données, la cybersécurité, le génie logiciel, le cloud computing ou encore les systèmes embarqués devraient occuper une place croissante dans l’économie tunisienne, en accompagnant la digitalisation des entreprises et l’évolution des modèles industriels.

Cette dynamique ne se limitera pas au secteur numérique. Les métiers liés à la transition énergétique et à la modernisation industrielle devraient également gagner en importance. Les ingénieurs spécialisés dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, l’automatisation industrielle, la mécatronique, l’électronique, les télécommunications ou encore l’électromécanique seront appelés à jouer un rôle stratégique dans l’amélioration de la compétitivité des entreprises, la réduction des coûts et la sécurisation des infrastructures.

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L’évolution concernera aussi les secteurs traditionnels. Le génie civil durable, les infrastructures, l’environnement et la maintenance industrielle intelligente deviendront des domaines essentiels dans un contexte marqué par la pression sur les ressources, les changements climatiques et les besoins croissants en aménagement du territoire. L’ingénieur de demain devra ainsi contribuer à renforcer la résilience des réseaux, améliorer la qualité des ouvrages et accompagner le développement territorial.

Des formations à rapprocher davantage du monde économique

Si la Tunisie dispose d’un capital humain reconnu, notamment grâce à la qualité scientifique et à la capacité d’adaptation de ses ingénieurs, Mohsen Gharsi considère que les formations doivent évoluer pour rester en phase avec les transformations du marché. La formation d’un ingénieur ne peut plus reposer uniquement sur l’acquisition de connaissances théoriques. Elle doit désormais intégrer davantage de compétences opérationnelles : maîtrise des outils numériques, culture de l’innovation, compréhension des standards internationaux, capacité à travailler dans des équipes pluridisciplinaires et aptitude à résoudre des problématiques complexes en entreprise. Pour le doyen de l’Ordre des ingénieurs tunisiens, le rapprochement entre les écoles d’ingénieurs, les universités, les centres de recherche et le secteur privé constitue une condition essentielle. Il appelle à développer des partenariats plus structurés avec les entreprises afin d’adapter les programmes, renforcer les projets appliqués et transformer les stages en véritables expériences d’immersion professionnelle.

L’objectif, souligne-t-il, n’est plus seulement de former des diplômés, mais de préparer des ingénieurs immédiatement opérationnels, capables de contribuer dès leur entrée dans la vie active à la compétitivité et à l’innovation nationales.

Intelligence artificielle : un outil au service de l’ingénieur, pas un remplacement

L’arrivée de l’intelligence artificielle constitue l’un des principaux défis auxquels la profession devra répondre. Pour Mohsen Gharsi, cette révolution technologique impose une adaptation profonde, mais elle ne remet pas en cause la place de l’ingénieur. L’intelligence artificielle transforme les méthodes de conception, d’analyse et de pilotage des systèmes, mais elle ne peut remplacer le jugement humain, l’expérience professionnelle ou la responsabilité liée aux décisions techniques. L’ingénieur de 2030 devra apprendre à utiliser l’IA comme un outil d’aide à la décision, d’optimisation et d’analyse. Tout en conservant une maîtrise éthique et stratégique des projets. Cette évolution nécessitera de nouvelles compétences, notamment une meilleure compréhension des algorithmes, une capacité à exploiter les données massives et une intégration plus poussée de l’automatisation dans les processus industriels. Mais au-delà des compétences techniques, les qualités humaines resteront déterminantes : créativité, sens des responsabilités, esprit critique et capacité d’adaptation. L’ingénieur tunisien de demain devra ainsi être plus polyvalent, plus agile et davantage ouvert sur l’international. La formation continue deviendra une nécessité pour accompagner des métiers en évolution permanente et anticiper l’émergence de professions qui n’existent pas encore aujourd’hui.

Un métier d’avenir pour une génération tournée vers l’impact

Aux jeunes qui envisagent une carrière d’ingénieur, Mohsen Gharsi adresse un message d’encouragement mais aussi d’exigence.

Pour lui, l’ingénierie demeure un métier porteur de sens, capable d’apporter des réponses concrètes aux grands défis de la société : développement industriel, transition énergétique, sécurisation des infrastructures ou amélioration du quotidien des citoyens. Il invite les futurs ingénieurs à cultiver la curiosité, la discipline, l’innovation et l’esprit collectif.

Dans un environnement marqué par des mutations rapides, la capacité à apprendre, expérimenter et remettre en question ses connaissances deviendra un avantage déterminant. L’avenir de l’ingénierie tunisienne dépendra donc de la capacité du pays à valoriser ses talents, moderniser ses formations, encourager la recherche et inscrire davantage l’ingénieur dans les choix économiques et stratégiques.

À l’horizon 2030, l’ingénieur ne sera pas seulement un spécialiste technique, mais un acteur majeur de la compétitivité, de la souveraineté technologique et du développement national.

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Plan de développement 2026-2030 – Samir Abdelhafidh : vers une planification participative et décentralisée

La séance plénière consacrée à l’examen et au vote du plan de développement 2026–2030 a repris ce matin, vendredi 10 juillet 2026. Et ce, pour entendre les réponses du ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh.

Selon le ministre, la plupart des interventions des députés convergent avec les objectifs gouvernementaux, en particulier le renforcement de l’État social et la promotion de l’équité et de l’équilibre entre les régions. Il a souligné que le débat avec les députés a mis en évidence l’importance d’une  » unité d’intention » visant à défendre l’intérêt national.

Samir Abdelhafidh a qualifié ce plan de « démarche constitutionnelle importante ». Tout en rappelant qu’il s’agit du premier plan élaboré après l’adoption de la nouvelle Constitution et qu’il vise à renforcer la participation citoyenne au niveau local et régional.

En outre, il a précisé que les propositions ne sont pas de simples projets, mais la contribution des élus, issue d’un constat partagé de la réalité du terrain et d’une vision commune du développement.

Le ministre a souligné que si la Tunisie a une longue tradition d’élaboration de plans nationaux, la méthode a changé : la planification n’est plus centralisée mais s’inscrit désormais dans une dynamique de décentralisation territoriale, fondée sur les propositions des citoyens.

Par ailleurs, il a réagi au coût du budget prévu pour sa mise en œuvre, environ 102 milliards de dinars répartis entre le budget de l’État, les partenariats public‑privé et les établissements publics, que certains qualifient d' »irréaliste ». Le ministre a expliqué que le gouvernement élabore ses hypothèses en se fondant sur des rapports économiques internationaux et en suivant les évolutions. Tout en précisant : « Le plan est réalisé selon la raison d’État et le secteur public doit mobiliser tout son poids pour réussir sa mise en œuvre. »

Enfin, le ministre a indiqué que l’un des principaux objectifs du plan est d’augmenter le revenu individuel et d’amener la Tunisie parmi le tiers supérieur des pays à revenu intermédiaire d’ici 2030.

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Houcine Rhili : la STEG paie le prix des impayés publics

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, Houcine Rhili, expert en développement et en ressources hydriques, dresse un constat critique de la situation énergétique tunisienne. Il souligne que la crise ne se limite pas au déficit de production ou à la dépendance aux importations : elle est aussi liée à des choix de gouvernance, à des blocages administratifs et à une fragilité financière des entreprises publiques, notamment la STEG, dont la trésorerie est lourdement affectée par les impayés de l’État et de plusieurs établissements publics.

Pour Houcine Rhili, la crise énergétique tunisienne est avant tout structurelle. Elle résulte, précise-t-il, de plusieurs années de retard dans les réformes, d’une gouvernance insuffisamment efficace et d’une absence de vision stratégique capable d’accompagner les transformations profondes du secteur.

L’expert pointe d’abord les contraintes administratives et réglementaires qui continuent de peser sur l’investissement. Il dénonce une lenteur administrative chronique, une réglementation dépassée ainsi qu’un code des hydrocarbures complexe, qui limiteraient l’attractivité du secteur et ralentiraient la mise en œuvre des projets énergétiques.

À cela s’ajoute, estime-t-il, une faiblesse persistante de l’investissement national face aux grands groupes étrangers. Houcine Rhili cite notamment l’exemple de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), qui a développé une capacité solaire de 10 mégawatts à Tozeur, sans parvenir ensuite à obtenir de nouveaux contrats d’envergure dans ce domaine. Dans le même temps, plusieurs opérateurs étrangers ont bénéficié de concessions pour développer des projets solaires de grande taille.

La STEG fragilisée par les impayés publics

L’expert insiste également sur la situation financière difficile des entreprises publiques du secteur. Il évoque un endettement qui se chiffre à plusieurs milliards de dinars, aggravé par les impayés accumulés par l’État, les administrations et certains établissements publics au titre de leurs consommations énergétiques.

Et de poursuivre que cette accumulation d’arriérés pèse directement sur la trésorerie de la STEG, limite ses capacités d’investissement et complique ses efforts de modernisation. La fragilité financière de l’entreprise ne serait donc pas uniquement liée à ses charges ou à ses contraintes opérationnelles, mais aussi à un système où une partie importante des clients publics ne règle pas régulièrement ses factures.

Houcine Rhili critique par ailleurs une gouvernance qu’il juge trop centralisée, avec une concentration excessive des décisions au niveau ministériel, au détriment du rôle stratégique des conseils d’administration et des mécanismes de pilotage.

Face à ces difficultés, l’expert appelle à l’ouverture d’un véritable débat national sur l’énergie, estimant que seule une réflexion collective permettra de sortir d’une gestion basée sur l’urgence. Il note que la Tunisie doit adopter une stratégie de long terme, avec des investissements planifiés sur quinze à trente ans, l’horizon nécessaire pour les grands projets énergétiques à travers le monde.

« Il faut passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation », plaide Houcine Rhili.Au final, il considère que l’avenir énergétique du pays dépendra de sa capacité à réformer sa gouvernance, restaurer la confiance des investisseurs et donner une vision claire aux acteurs du secteur.

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Mondial 2026 : Espagne-Belgique, un choc pour rejoindre la France en demi-finales

L’Espagne et la Belgique s’affrontent ce vendredi au SoFi Stadium de Los Angeles pour le deuxième quart de finale de la Coupe du Monde 2026. Le vainqueur de cette affiche de prestige décrochera son billet pour le dernier carré, où l’équipe de France l’attend déjà après sa victoire face au Maroc (2-0). Entre deux sélections en confiance, le duel s’annonce comme l’un des temps forts de cette phase à élimination directe.

Deux parcours convaincants avant le choc

La Roja s’est qualifiée pour les quarts de finale en éliminant le Portugal (1-0) au terme d’un match maîtrisé. Solides défensivement et fidèles à leur jeu de possession, les Espagnols poursuivent leur parcours avec l’ambition de retrouver les demi-finales d’un Mondial.

La Belgique, de son côté, a marqué les esprits lors des huitièmes de finale en dominant largement les États-Unis (4-1). Les Diables Rouges ont affiché une grande efficacité offensive et confirmé leur capacité à élever leur niveau dans les rencontres à élimination directe.

Diffusion TV

Cette affiche mettra aux prises deux philosophies de jeu bien différentes. L’Espagne cherchera à imposer sa maîtrise du ballon et son jeu collectif, tandis que la Belgique misera sur sa puissance offensive et sa capacité à se projeter rapidement vers l’avant.

  • Espagne – Belgique (vendredi 10 juillet à 20h00) : beIN Sports ar Max 1, beIN Sports fr 1, M6, La 1, DAZN Mundial, Sport TV 1, Sky Sport Allemagne 2, RTS 2, RSI La 2, SRF 2, ZDF, ORF 1, La Une, Rai 1

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Tunisie-Algérie | Vers un «partenariat stratégique global»

Pour Tunis, le partenariat avec Alger demeure un pilier de sa politique étrangère régionale, notamment en ce qui concerne la sécurité, l’énergie, l’eau, la sécurité alimentaire, la stabilité des frontières et le dossier libyen.

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a été reçu à Alger par le président algérien Abdelmadjid Tebboune. Cette rencontre s’est tenue en marge des travaux du comité de suivi tuniso-algérien, réuni dans la capitale algérienne les 7 et 8 juillet pour mettre en œuvre les conclusions de la 23e session de la Grande commission mixte bilatérale.

Au cours de l’entretien, M. Nafti a transmis à M. Tebboune les salutations du président tunisien Kaïs Saïed, ainsi que ses félicitations à l’occasion de l’anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Il a réitéré l’engagement de Tunis à renforcer les liens de fraternité, de coopération et de partenariat avec l’Algérie, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

De son côté, le chef de l’État algérien a prié le ministre tunisien de transmettre ses salutations à M. Saïed, soulignant la convergence de vues entre les deux pays sur diverses questions régionales et internationales.

La visite de M. Nafti intervient dans un contexte de regain d’activité concernant les mécanismes bilatéraux entre Tunis et Alger. Le ministre a réaffirmé la volonté tunisienne d’élever les relations avec l’Algérie au rang de «partenariat stratégique global», conformément aux directives des deux chefs d’État et aux attentes de leurs peuples respectifs, comme l’a rapporté l’agence de presse officielle algérienne, APS.

Le comité de suivi était coprésidé par M. Nafti et le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines algérien, Ahmed Attaf. Les travaux ont porté sur le suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la Grande commission mixte tenue à Tunis en décembre 2025 et du Forum économique tuniso-algérien.

Les discussions ont notamment abordé les questions de sécurité, de transport, de technologies de la communication, d’affaires sociales, de travail, de formation, de culture et de sport. Les deux pays ont également réaffirmé la nécessité d’une coordination accrue concernant l’eau, l’énergie, la sécurité alimentaire, le développement des zones frontalières et le renforcement des échanges commerciaux, dans le but d’ouvrir de nouvelles opportunités aux entreprises tunisiennes et algériennes, y compris sur les marchés africains.

Une attention particulière a également été portée aux communautés résidant dans les deux pays, grâce à la mise à jour d’accords bilatéraux et à l’introduction de mesures supplémentaires visant à faciliter la résidence, l’emploi et l’accès à la propriété.

À l’issue des travaux, le procès-verbal de la réunion a été signé et une feuille de route définissant le calendrier des futures échéances bilatérales a été adoptée. Sur le plan économique, la relance du partenariat fait suite au Forum tuniso-algérien sur l’investissement et les échanges bilatéraux entre Gafsa et Tébessa ; organisé fin juin, cet événement a abouti à la conclusion de 35 accords préliminaires entre opérateurs économiques des deux pays et à l’identification de sept projets stratégiques dans le secteur des matériaux de construction, destinés à dynamiser l’activité économique dans les zones frontalières.

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