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Agriculture: la Tunisie actualise une carte climatique vieille de 50 ans pour adapter ses cultures

 

En Tunisie, les conditions climatiques qui déterminent les possibilités de production agricole ne sont plus celles des années 1970. Les températures ont augmenté, les pluies sont devenues plus irrégulières et les périodes de sécheresse pèsent davantage sur les terres agricoles. Pourtant, la carte bioclimatique utilisée comme référence par les autorités remonte à 1976. Sa mise à jour est aujourd’hui engagée pour mieux tenir compte de ces changements et revoir les bases de la planification agricole.

Le ministère de l’Agriculture a présenté, mercredi 4 novembre, les résultats de ce chantier lors d’un atelier national présidé par le ministre Ezzeddine Ben Cheikh. Le travail a été confié, en décembre 2025, au Centre national de cartographie et de télédétection, avec un financement de la Banque mondiale dans le cadre du Projet de réponse d’urgence à la sécurité alimentaire (Prusa). Concrètement, il s’agit de redessiner les zones bioclimatiques du pays à partir des données climatiques les plus récentes. La nouvelle carte doit faire apparaître les évolutions enregistrées dans chaque région, y compris l’émergence de nouveaux profils climatiques locaux. Elle intégrera également des projections à court et moyen terme.

Ce travail intéresse directement les agriculteurs et les décideurs. Les caractéristiques climatiques d’une région déterminent en grande partie les cultures qui peuvent y être pratiquées et les besoins en eau qui en découlent. Avec cette nouvelle cartographie, les autorités disposeront d’une base actualisée pour revoir la répartition des cultures, identifier les zones les plus favorables à certaines productions et mieux tenir compte des ressources disponibles avant d’orienter les investissements agricoles. 

L’urgence est aussi sur le plan économique. L’agriculture et la pêche représentent près de 10% du PIB tunisien. D’après les chiffres avancés par le ministre, les changements climatiques pourraient occasionner des pertes équivalant à 5 à 10% du PIB du secteur d’ici à 2030. La baisse des rendements, le recul des superficies consacrées aux céréales et aux cultures arboricoles, la dégradation des ressources en eau et la multiplication des risques d’incendie figurent parmi les conséquences redoutées.

La carte actualisée sera intégrée à un système d’information géographique, qui permettra aux services concernés de consulter et d’exploiter les données. Cinq ateliers ont déjà réuni les commissariats régionaux au développement agricole pour examiner les résultats et vérifier les informations recueillies. Des formations destinées aux équipes régionales sont prévues en ce mois de novembre. Cette actualisation doit aussi servir de point de départ à la révision de la carte agricole tunisienne. La question sera désormais de savoir comment les nouvelles données seront traduites dans les choix de production, notamment dans les régions où le manque d’eau et la hausse des températures réduisent déjà les possibilités agricoles.

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La vague bleue américaine rebat les cartes : Trump fragilisé, l’Europe et le Moyen-Orient dans l’expectative

La vague bleue annoncée par les premiers résultats des élections américaines de mi-mandat a finalement pris une ampleur que peu d’observateurs anticipaient. En remportant le contrôle des deux chambres du Congrès, les démocrates ont infligé un sérieux revers au président Donald Trump, désormais contraint de composer avec une majorité parlementaire qui lui est hostile pour...

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L’Afrique dans le Software mondial

L’Union européenne demeure le premier partenaire économique de l’Afrique, devant la Chine, les États-Unis, la France et la Russie, selon une comparaison portant sur le commerce, les investissements, l’aide au développement, l’éducation et la sécurité.

Avec environ 356,6 milliards d’euros (environ 402,9 millions de dollars) d’échanges de biens en 2025, l’UE occupe la première place du commerce avec le continent, devant la Chine (348 milliards de dollars), les États-Unis (83,3 milliards), la France (64,2 milliards d’euros) et la Russie (environ 27 milliards de dollars). Elle est également le premier investisseur étranger en Afrique, avec un stock cumulé d’investissements directs estimé à 250 milliards d’euros en 2024.

L’Union européenne concentre aussi l’essentiel de l’aide publique au développement, avec 16,78 milliards de dollars en 2024, devant les États-Unis (15,82 milliards) et la France (3,39 milliards). Elle reste en outre le principal contributeur au budget de l’Union africaine, avec 259 millions de dollars, soit près d’un tiers de ses ressources annuelles.

Sur le plan universitaire, l’Europe a accueilli 282 089 étudiants africains en 2024, suivie de la France avec environ 151 067 étudiants. Les États-Unis en accueillent environ 73 406, la Chine 61 560 et la Russie 32 000.

En matière de paix et de sécurité, le rapport de force est plus nuancé. L’UE et ses États membres assurent près de 30,5 % du budget des opérations de maintien de la paix des Nations unies pour 2024-2025, devant les États-Unis (26,9%) et la Chine (18,69 %). Toutefois, la Chine est désormais le premier contributeur de personnel déployé dans les opérations onusiennes en Afrique, avec 1 172 agents, contre 230 pour l’Union européenne.

Les États-Unis conservent une avance nette dans l’aide humanitaire, avec 4,91 milliards de dollars en 2025, dont 2 milliards destinés au Programme alimentaire mondial (PAM). L’Union européenne reste toutefois le premier bailleur du Fonds africain de développement, avec 67,6 % des souscriptions du FAD-16 pour la période 2023-2025.

Au total, les données dessinent une Afrique au cœur d’une compétition multipolaire : l’Europe domine les flux économiques, financiers et éducatifs ; la Chine renforce sa présence sécuritaire ; tandis que les États-Unis maintiennent leur poids humanitaire. La Russie, elle, reste un acteur secondaire sur la plupart des indicateurs économiques et financiers.

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Téhéran avertit Washington qu’une nouvelle guerre pourrait durer plus longtemps

L’Iran a averti qu’une reprise de la guerre avec les États-Unis pourrait durer plus longtemps que le précédent affrontement et s’étendre bien au-delà de la zone actuelle des hostilités. Cette mise en garde intervient alors que Washington envisage de nouvelles frappes contre la République islamique.

« Une éventuelle guerre future pourrait durer plus longtemps que le conflit précédent », a déclaré dimanche 1er novembre le porte-parole de l’armée iranienne, Mohammad Akraminia, cité par les médias d’État. Selon lui, Donald Trump ne serait pas en mesure d’imposer le calendrier ni les conditions de fin d’un tel conflit.

Rappelons que le président américain a récemment affirmé que les États-Unis devaient encore frapper un ou deux sites en Iran, évoquant notamment le complexe souterrain de Pickaxe Mountain, soupçonné d’abriter des installations liées au programme nucléaire iranien. Il a assuré que ces objectifs pourraient être atteints rapidement… Selon le Wall Street Journal, Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se sont entretenus par téléphone samedi 31 octobre… La perspective d’une nouvelle offensive après les élections américaines de mi-mandat, prévues le 3 novembre, alimente les inquiétudes régionales. Aucune décision définitive sur de nouvelles frappes n’a toutefois été annoncée par l’administration américaine…

La médiation se poursuit au Qatar

En parallèle, des représentants iraniens et des médiateurs qataris ont poursuivi dimanche à Doha leurs discussions pour tenter de parvenir à un accord. Il s’agit du troisième jour consécutif de consultations, coordonnées avec Washington. Reuters rapporte qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise sur la proposition actuellement examinée.

La réouverture du détroit d’Ormuz, axe essentiel du commerce mondial des hydrocarbures, figure parmi les enjeux majeurs des négociations. Les menaces militaires et les restrictions à la navigation continuent de faire peser un risque sur les approvisionnements énergétiques et la stabilité régionale.

Entre préparation militaire et contacts diplomatiques, l’issue reste incertaine. Une reprise des frappes pourrait non seulement prolonger la confrontation, mais aussi entraîner d’autres acteurs régionaux dans un conflit dont les conséquences dépasseraient largement les frontières iraniennes.

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Le coût de la guerre en Iran dépasse 47 milliards de dollars

Des données publiées par le département américain de la Défense (Pentagone) révèlent que le coût de la guerre en Iran a atteint plus de 47 milliards de dollars à ce jour. Soit une hausse de plus de 25 % par rapport à l’estimation précédente du ministère américain, publiée en juillet et fixée à environ 37,5 milliards de dollars.

Cette augmentation intervient alors que le Parti républicain fait face à de fortes pressions politiques à l’approche des élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre.

Le détail des estimations fait état du remplacement des munitions consommées qui représente la part la plus importante, avec environ 29 milliards de dollars. Le remplacement des équipements militaires et des pertes matérielles, notamment les drones et certains appareils, nécessite quant à lui plus de 6 milliards de dollars.

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