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Finance : qu’est-ce qui fait chuter la Bourse et la livre turque?

Les marchés turcs ont subi de fortes pressions après la décision de la Cour administrative d’appel d’Ankara de destituer le chef du principal parti d’opposition, le CHP, et de réintégrer Kemal Kılıçdaroğlu à la tête du parti. Cette décision a entraîné une chute de la Bourse de 6,1 %, une hausse des primes de risque et des interventions des banques publiques pour soutenir la livre turque.

Dans le même temps, le CDS à cinq ans (Credit Default Swap 5 ans) a augmenté de 12 points de base pour atteindre 253 points, tandis que les rendements des obligations d’État ont augmenté quelle que soit leur durée.

En conséquence, les banques publiques turques sont intervenues pour stabiliser la livre turque, selon des informations provenant de cambistes citées par Bloomberg.

Les banques d’État ont vendu pour environ 6 milliards de dollars afin de soutenir la livre turque dans les heures qui ont suivi la décision. Selon certaines estimations de marché, le montant total des interventions s’élève à près de 9 milliards de dollars.

Dans la matinée de vendredi 22 mai, l’indice a progressé de 1,9 %, tandis que la livre s’échangeait à 45,74 pour un dollar, en baisse de 0,34 %.

Cela laisse penser que les turbulences initiales des marchés se sont quelque peu apaisées, mais l’incertitude demeure, les investisseurs s’interrogeant encore sur la nature de la crise : choc passager ou instabilité politique plus profonde ? L’évolution du conflit avec le principal parti d’opposition turc déterminera le cours des actifs turcs dans les prochaines semaines.

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L’Iran et ses voisins | Une géopolitique de la méfiance

Parler des relations de l’Iran avec ses voisins musulmans, depuis l’Empire ottoman jusqu’à aujourd’hui, c’est entrer dans une histoire longue où la proximité ne produit jamais la simplicité. L’Iran n’a presque jamais eu le luxe d’un voisinage ordinaire. Avec les Ottomans hier, avec la Turquie, l’Irak, les monarchies du Golfe, l’Afghanistan ou le Pakistan aujourd’hui, il partage à la fois des frontières, des mémoires, des réseaux religieux, des intérêts économiques et des peurs stratégiques. C’est cette densité qui rend son voisinage si conflictuel et si intime à la fois.

Zouhaïr Ben Amor *

L’Iran est un État musulman majeur, mais il ne s’est jamais fondu dans une unité musulmane abstraite. Il a toujours habité une singularité historique, politique et confessionnelle qui l’a rapproché de ses voisins autant qu’elle l’en a séparé.

Le premier grand cadre de cette histoire se fixe à l’époque moderne, lorsque la montée des Safavides en Iran et la puissance ottomane redessinent le Proche-Orient.

Au XVIe siècle, la consolidation du chiisme duodécimain comme religion d’État en Iran ne constitue pas seulement un choix spirituel ou doctrinal ; elle devient une technologie de souveraineté. Elle distingue l’Iran de ses grands voisins sunnites, lui donne une colonne vertébrale politique et transforme la frontière avec l’Empire ottoman en ligne de fracture durable.

La frontière irano-ottomane

La bataille de Tchaldiran en 1514 ne fut pas seulement une défaite militaire safavide ; elle fut une scène inaugurale. Elle fixa une logique : entre l’Iran et la Sublime Porte, il ne s’agirait pas d’une simple lutte territoriale, mais d’une rivalité entre deux formes concurrentes de légitimité islamique et impériale (Matthee, 2011).

Il serait pourtant réducteur de raconter l’époque ottomane comme une guerre confessionnelle ininterrompue. La frontière irano-ottomane fut certes militarisée, mais elle fut aussi un espace de circulation. Des marchands, des pèlerins, des savants et des diplomates l’ont traversée sans cesse. Le conflit y côtoyait l’arrangement.

Les deux empires apprirent très tôt qu’ils ne pourraient ni s’absorber ni s’effacer. C’est pourquoi la relation fut faite d’épreuves de force, suivies de compromis pragmatiques. Le traité de Zuhab, en 1639, est à cet égard un moment crucial : il stabilise grossièrement une frontière qui annonce, dans ses grandes lignes, les découpages postérieurs entre l’Iran, l’Irak et la Turquie.

L’histoire profonde du voisinage iranien commence donc moins dans la fraternité islamique que dans cette gestion âpre d’une coexistence impériale (Amanat, 2017).

Ce point est essentiel, car il permet d’éviter une illusion tenace : celle selon laquelle les divisions actuelles entre l’Iran et plusieurs de ses voisins musulmans seraient nées uniquement avec la révolution islamique de 1979.

La révolution de 1979 radicalise une grammaire ancienne

En réalité, la révolution a radicalisé une grammaire beaucoup plus ancienne. Déjà sous les Safavides, l’Iran se pensait comme une puissance entourée de voisins sunnites souvent plus nombreux, parfois plus riches, et parfois militairement plus imposants. Cette conscience d’encerclement, jointe à une forte culture étatique, a nourri une diplomatie de vigilance, voire de suspicion structurelle. L’Iran n’a pas seulement défendu des frontières ; il a défendu une forme de continuité historique menacée sur plusieurs fronts à la fois (Matthee, 2011).

Au XIXe siècle et au début du XXe, alors que l’Empire ottoman décline et que les empires européens s’imposent dans la région, le rapport de l’Iran à ses voisins musulmans change de texture, mais non de nature. Le duel irano-ottoman perd de sa centralité, tandis que grandit une autre angoisse : celle de la fragmentation sous pression étrangère.

L’Iran qajar, puis pahlavi, regarde désormais ses voisins musulmans à travers un double filtre : celui de la rivalité régionale et celui de l’intrusion des grandes puissances. La question n’est plus seulement : que veulent les Ottomans ? Elle devient : comment survivre politiquement dans une région où les voisins musulmans eux-mêmes sont travaillés, armés, influencés, voire redessinés par Londres, Saint-Pétersbourg puis Washington ? Cette expérience renforce chez les élites iraniennes l’idée que le voisinage n’est jamais purement local ; il est toujours traversé par des hiérarchies impériales plus vastes (Amanat, 2017).

Avec la chute des Ottomans, la naissance de la Turquie républicaine semblait ouvrir un autre chapitre. Théoriquement, l’Iran et la Turquie auraient pu devenir deux États post-impériaux stabilisés, convertissant l’ancienne frontière de civilisation en bon voisinage moderne. Il y a bien eu, en effet, des phases d’entente et de normalisation. Mais la relation n’a jamais cessé d’être compétitive. La Turquie kémaliste proposait un modèle national, laïque, centralisateur, tourné vers l’Europe ; l’Iran, surtout après 1979, revendiquait une autre synthèse entre État, histoire et religion. De l’Anatolie au Caucase, de l’Irak à la Syrie, chacun a continué à lire l’autre comme un partenaire nécessaire et un rival plausible. Même lorsque leurs intérêts économiques convergent, notamment en matière d’énergie, leurs imaginaires géopolitiques divergent souvent.

Un centre historique assiégé mais incontournable

La Turquie se voit comme carrefour et puissance pivot ; l’Iran se vit comme centre historique assiégé mais incontournable. Ce voisinage reste donc stable en apparence, concurrentiel en profondeur.

C’est toutefois avec le monde arabe que les tensions iraniennes ont pris, à l’époque contemporaine, leur intensité la plus visible. L’Irak occupe ici une place singulière. Sous Saddam Hussein, il fut le front le plus sanglant de la relation iranienne au voisinage musulman. La guerre Iran-Irak de 1980 à 1988 n’a pas seulement opposé deux États ; elle a figé des représentations collectives durables. Pour l’Iran révolutionnaire, cette guerre a confirmé que ses voisins arabes, soutenus par des puissances extérieures, pouvaient chercher à exploiter sa fragilité.

Pour plusieurs États arabes du Golfe, au contraire, l’Iran de Khomeiny apparaissait comme une force de subversion idéologique, capable d’exporter la révolution en mobilisant les référents chiites au-delà de ses frontières (Axworthy, 2008). La guerre a ainsi transformé une frontière en traumatisme, et un voisinage en système de menaces réciproques.

Après 2003, lorsque l’invasion américaine renverse Saddam Hussein, le paradoxe iranien apparaît dans toute sa netteté. L’Iran, ennemi déclaré de Washington, devient l’un des grands bénéficiaires stratégiques de la chute de son pire adversaire régional. Mais ce gain n’a pas produit un apaisement. Il a au contraire renforcé l’inquiétude des monarchies arabes sunnites, en particulier l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui ont vu se dessiner un «croissant» d’influence iranienne allant de Téhéran à Beyrouth via Bagdad et Damas.

De leur côté, les dirigeants iraniens ont présenté cette profondeur régionale comme une doctrine défensive avancée : puisqu’ils se sentent vulnérables sur leur propre territoire, ils cherchent à éloigner la ligne de confrontation.

C’est ici que la relation avec les voisins musulmans cesse d’être simplement bilatérale ; elle devient réticulaire, indirecte, souvent médiée par des groupes armés, des partis alliés et des espaces de guerre par procuration (Amanat, 2017).

Le chiisme comme ressource d’influence

Le Liban, la Syrie, l’Irak et le Yémen ont, à des degrés différents, transformé l’idée même de voisinage iranien. L’Iran ne partage pas de frontière avec tous ces théâtres, mais il les traite comme son proche environnement stratégique. Ce déplacement a nourri l’hostilité de plusieurs voisins arabes, qui y voient non pas une politique de sécurité, mais une politique d’expansion.

Pourtant, là encore, la lecture purement confessionnelle ne suffit pas. L’Iran use du chiisme comme ressource d’influence, certes, mais il agit aussi en État rationnel soucieux de profondeur militaire, de corridors territoriaux, d’accès commerciaux et de dissuasion asymétrique. L’erreur serait de croire qu’il se contente d’exporter une identité ; il exporte aussi un calcul (Axworthy, 2008).

Les relations avec les monarchies du Golfe condensent particulièrement bien cette tension entre proximité et refus. D’un côté, l’Iran et ses voisins arabes riverains du Golfe sont condamnés à cohabiter autour d’un espace maritime commun, de routes énergétiques vitales et d’intérêts commerciaux réels. De l’autre, ils se perçoivent mutuellement comme des menaces systémiques.

Les monarchies craignent la projection iranienne, son discours révolutionnaire, son influence dans les communautés chiites et sa capacité de nuisance régionale. L’Iran, lui, voit dans la présence militaire occidentale au Golfe, appuyée sur ces États arabes, une architecture d’endiguement dirigée contre lui. Le Golfe devient alors moins une mer de voisinage qu’un miroir de défiance.

Le rapprochement irano-saoudien annoncé le 10 mars 2023, sous médiation chinoise, a donc eu une portée symbolique considérable. Il n’a pas aboli les rivalités, mais il a montré que la fatigue stratégique pouvait, provisoirement, l’emporter sur la logique de confrontation permanente.

Ce rapprochement suggère que plusieurs acteurs régionaux, y compris Riyad, ne souhaitent plus être prisonniers d’une polarisation totale. Il montre aussi que l’Iran, malgré sa rhétorique de résistance, sait pratiquer le compromis quand l’environnement l’exige (Vakil et Quilliam, 2023). Mais il faut se garder d’y voir une réconciliation profonde. Le contentieux n’a pas disparu : il s’est déplacé vers une forme plus prudente, plus diplomatique, sans cesser d’être structurel.

À l’est, l’Iran entretient avec l’Afghanistan et le Pakistan des relations moins médiatisées que ses face-à-face arabes, mais tout aussi révélatrices.

Avec l’Afghanistan, la proximité linguistique et culturelle ne supprime ni les tensions sur les réfugiés, ni les conflits hydriques, ni l’inquiétude sécuritaire. L’Iran voit l’instabilité afghane comme une menace directe, mais aussi comme un espace où se jouent des questions de trafic, d’influence et d’équilibre confessionnel.

Avec le Pakistan, autre grand voisin musulman, la relation oscille entre coopération minimale et méfiance persistante, notamment à propos des groupes armés opérant dans les zones frontalières baloutches. Là encore, le voisinage n’est pas l’amitié ; c’est la gestion d’une vulnérabilité commune que personne ne parvient vraiment à transformer en confiance durable.

Ce qui frappe, sur la longue durée, c’est la permanence d’un même schéma. L’Iran n’a jamais cessé de parler le langage de la civilisation, de la souveraineté et de la singularité historique. Ses voisins musulmans, eux, l’ont souvent regardé avec une ambivalence comparable : puissance indispensable, mais difficilement intégrable ; pays musulman majeur, mais porteur d’une différence qui résiste à l’alignement. Depuis les Ottomans, l’Iran apparaît tour à tour comme hérésie, rival, partenaire, pivot, menace ou médiateur. Il n’est jamais tout à fait étranger, jamais tout à fait semblable.

Une puissance de résistance dans le monde musulman

C’est peut-être là le cœur du problème. Le voisinage musulman de l’Iran n’a jamais été organisé par une solidarité religieuse suffisante pour neutraliser les intérêts d’État.

L’islam commun n’a pas supprimé la compétition des puissances, pas plus qu’il n’a aboli les frontières historiques, les hiérarchies symboliques ou les mémoires blessées.

Entre l’Iran et ses voisins, le religieux a souvent servi moins à unir qu’à coder autrement des rapports de force. De ce point de vue, la révolution de 1979 n’a pas créé une exception ; elle a réinjecté du messianisme et de l’idéologie dans un vieux dispositif régional déjà structuré par la rivalité.

Aujourd’hui encore, l’Iran reste prisonnier et maître de cette ambivalence. Il se présente comme puissance de résistance dans le monde musulman, mais il inspire chez plusieurs voisins musulmans une inquiétude durable. Il réclame la reconnaissance d’un rôle naturel dans la région, mais cette revendication est précisément ce qui alarme ceux qui l’entourent. Il dénonce l’ordre imposé de l’extérieur, tout en construisant lui-même des zones d’influence qui ressemblent, aux yeux de ses voisins, à une autre forme de pression.

En cela, l’histoire iranienne avec son voisinage musulman n’est ni celle d’un isolement total, ni celle d’une intégration impossible. C’est l’histoire plus tragique d’une centralité contestée.

Depuis la frontière ottomane jusqu’aux arrangements incertains du Golfe contemporain, l’Iran n’a donc jamais quitté cette position inconfortable : trop ancien pour se penser comme un simple État-nation parmi d’autres, trop exposé pour renoncer à la puissance, trop singulier pour être absorbé par ses voisinages, trop proche d’eux pour leur échapper. Le long conflit avec les Ottomans a donné à cette condition sa forme impériale ; les crises modernes lui ont donné sa forme géopolitique ; la révolution islamique lui a donné sa forme idéologique. Mais le fond demeure : entre l’Iran et ses voisins musulmans, la relation n’est ni naturelle ni accidentelle. Elle est historique, dense, inquiète, indéfiniment recommencée.

* Universitaire.

Bibliographie succincte :

Amanat, Abbas. Iran: A Modern History. New Haven, Yale University Press, 2017.
Axworthy, Michael. A History of Iran: Empire of the Mind. London, Penguin, 2008.
Matthee, Rudi. “Safavid Iran and the Turkish Question, or How to Avoid a War on Multiple Fronts.” Iranian Studies, 2011.
Vakil, Sanam, et Neil Quilliam. “Will reconciliation across the Middle East bring lasting change?” Chatham House, 2023.

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Voyages et loisirs : découvrez l’ancienne Riviera d’Antalya en Türkiye

Le tourisme patrimonial, qui permet aux voyageurs de découvrir l’essence culturelle d’une destination — des ruines antiques et monuments emblématiques aux traditions vivantes — renforce également l’offre touristique. Porté par la demande croissante de voyages expérientiels et les efforts mondiaux visant à préserver le patrimoine culturel, ce secteur continue de se développer rapidement.

Selon des études du secteur, le marché mondial du tourisme patrimonial est estimé à 624,55 milliards de dollars en 2025 et devrait atteindre 936,97 milliards de dollars d’ici 2033. Dans ce marché en pleine expansion, la Türkiye se distingue comme une destination de premier plan, où la vaste géographie de l’Anatolie, berceau d’innombrables civilisations, offre un héritage historique d’une richesse exceptionnelle dans presque toutes les régions du pays.

Parmi ses nombreuses destinations remarquables, Antalya, « capitale touristique de la Türkiye » sur la Riviera turque, s’impose comme une porte d’entrée fascinante vers le passé. Nichée au carrefour des anciennes régions de Lycie, de Pamphylie et de Pisidie, la destination propose un voyage historique incomparable, façonné par un patrimoine archéologique d’une grande richesse.

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Des théâtres baignés de soleil aux ruines de marbre finement sculptées, Antalya se révèle comme un véritable musée à ciel ouvert des civilisations antiques. Dans ce cadre historique exceptionnel, voici cinq sites antiques incontournables de la ville.

Au cœur de la Lycie, entre histoire et légendes de l’Ouest
Vous pouvez commencer votre voyage à travers l’histoire d’Antalya dans la capitale lycienne de Xanthos, inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO avec son centre cultuel sacré de Letoon. Les inscriptions découvertes sur ces sites ont permis de déchiffrer la langue lycienne.

Votre prochaine étape est Myra, autre grande cité lycienne, qui fascine par ses tombes rupestres ornées de bas-reliefs.

Les trésors de l’Est et la splendeur de la Pamphylie
En vous dirigeant vers l’est, l’une des villes antiques les mieux préservées de la Méditerranée, Perge, vous accueille avec ses rues à colonnades, sa tour de guet, ses thermes romains, ses agoras, son grand théâtre et son stade en forme de fer à cheval, qui pouvait autrefois accueillir jusqu’à 12 000 spectateurs.

Réputée pour ses sculptures romaines raffinées et pour le rôle singulier des femmes dans son administration, cette ancienne capitale de la Pamphylie constitue également une étape importante sur la route de Saint Paul. Votre voyage s’achève à Side, le port le plus important de la Pamphylie. Vous pourrez y flâner parmi des ruines monumentales et admirer au coucher du soleil l’emblématique temple d’Apollon, véritable symbole de la beauté intemporelle d’Antalya.

La magie de l’Antiquité après la tombée de la nuit
Le grand avantage de la visite des cités antiques d’Antalya est qu’il n’est pas nécessaire de se presser en été. Pour profiter pleinement de la saison estivale, Aspendos, Patara et Side participent à l’initiative des « Musées de nuit » et restent ouverts jusqu’à 22 heures. Par ailleurs, des sites comme Perge, Myra et le musée archéologique de Side accueillent les visiteurs jusqu’à 21 heures. Cette initiative devrait encore s’étendre tout au long de l’année 2026.

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Libye : Disparition d’un chef militaire au moment le plus sensible

La mort du lieutenant-général Mohammed Ali Ahmed al-Haddad, chef d’état-major de l’armée libyenne, dans un crash aérien survenu près d’Ankara, dépasse le cadre d’un simple accident. Elle intervient dans une Libye toujours fragmentée, où chaque choc au sommet de l’appareil militaire produit des effets politiques et stratégiques durables.

L’accident, qualifié de technique par les autorités turques, s’est produit alors qu’Al-Haddad rentrait d’une visite officielle en Turquie, partenaire clé du gouvernement basé à Tripoli. Aucun élément ne permet à ce stade d’évoquer une action intentionnelle. Mais dans le contexte libyen, le moment d’un événement compte parfois autant que ses causes.

Un pilier du camp de Tripoli disparaît

Chef d’état-major sous l’autorité du gouvernement d’unité nationale reconnu par l’ONU, Mohammed Al-Haddad occupait une position centrale dans l’architecture militaire de l’Ouest libyen. Il assurait à la fois la coordination des forces régulières et le maintien d’un équilibre fragile entre milices, autorités politiques et partenaires étrangers.

Il était également l’un des principaux opposants militaires au camp de l’Est, dirigé par le maréchal Khalifa Haftar, dont les forces avaient tenté par le passé de s’emparer de Tripoli. Sa disparition affaiblit donc le camp occidental au moment où celui-ci cherchait à préserver une cohérence minimale face à des rivalités internes persistantes.

Un contexte régional loin d’être neutre

Le crash intervient quelques jours après une séquence diplomatique et militaire significative, marquée par des rencontres entre le chef de l’armée pakistanaise Asim Munir et les responsables militaires de l’Est libyen, ainsi que par la finalisation d’un accord de coopération militaire d’envergure, en dépit de l’embargo onusien sur les armes.

Dans ce contexte, la disparition du principal chef militaire de Tripoli modifie objectivement le rapport de force, sans qu’il soit nécessaire d’établir un lien de causalité direct. Le camp de l’Est, solidement implanté en Cyrénaïque et dans une partie du Sud libyen, se retrouve face à un adversaire momentanément fragilisé sur le plan du commandement.

Un vide stratégique aux effets durables

Pour autant, parler de basculement immédiat serait prématuré. L’armée de Tripoli conserve ses structures, ses soutiens internationaux et sa capacité de résilience. Mais l’absence d’Al-Haddad ouvre une phase d’incertitude, marquée par la question de la succession, la recomposition des équilibres internes et le risque de rivalités au sommet de l’appareil militaire.

Ce vide stratégique profite avant tout aux acteurs qui privilégient une logique de rapport de force au détriment des processus politiques encadrés par les Nations unies. Officiellement, il s’agit d’un accident. Stratégiquement, c’est un signal. En Libye, la disparition d’un homme clé ne crée pas nécessairement un vainqueur immédiat, mais elle redessine silencieusement les marges de manœuvre des camps en présence.

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Nouvelair lance une nouvelle grille tarifaire pour ses vols vers la Turquie

Nouvelair annonce le lancement d’une nouvelle structure tarifaire sur ses vols à destination et au départ de la Turquie, conçue pour offrir davantage de flexibilité et d’options adaptées au style de voyage de chacun.

Que ce soit pour un court séjour, une virée shopping ou des vacances prolongées, les passagers peuvent désormais choisir la formule qui répond le mieux à leurs besoins en matière de budget, de confort et de liberté.

Avec ces nouvelles options, voyager vers la Turquie devient plus simple, plus modulable et entièrement personnalisable.

Trois formules sont proposées :

  • Light : voyager léger : 1 bagage cabine de 8 kg. Idéale pour les escapades rapides ou les déplacements express.
  • Easy : économiser sans renoncer au confort : 1 bagage cabine de 8 kg / 1 bagage en soute de 20 kg. Une combinaison équilibrée pour partir sereinement.
  • Easy Max : voyager en toute tranquillité : 1 bagage cabine de 8 kg / 2 bagages en soute de 20 kg chacun. Parfaite pour les longs séjours, les voyages en famille ou les séjours dédiés au shopping.

Avec cette nouvelle gamme, Nouvelair propose des options plus souples et adaptées aux attentes de chaque passager.

Réservations et informations

  • Site officiel : www.nouvelair.com
  • Application mobile Nouvelair
  • Service client : +216 36 020 920
  • Agence Nouvelair du Centre Urbain Nord
  • Points de vente Nouvelair dans les aéroports Tunis-Carthage, Monastir et Djerba
  • Réseau d’agences de voyage partenaires

Créée en 1989, Nouvelair est la première compagnie aérienne privée en Tunisie. Elle opère depuis les aéroports de Tunis-Carthage, Monastir et Djerba, et dessert plus de 40 destinations régulières réparties sur trois continents.

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Un group turc s’intéresse à l’or vert tunisien

Une entreprise turque a manifesté son intérêt pour le secteur de l’huile d’olive tunisienne, avec l’intention d’investir dans plusieurs maillons de la chaîne de valeur, selon un communiqué publié par la Chambre de commerce et d’industrie de Sfax.

La délégation turque, reçue par le président de la chambre, Habib Hammami, était accompagnée de représentants de l’ambassade de Turquie et du consul honoraire de Turquie à Sfax. La rencontre a réuni également des acteurs de la filière oléicole, producteurs et exportateurs.

Selon la chambre, le groupe turc souhaite engager des projets portant sur :
– des points d’achat ;
– des unités de stockage ;
– des stations de conditionnement ;
– des installations de raffinage ;
– des unités de traitement du grignon ;
– ainsi que des projets de plantation.

Un intérêt large qui couvre l’ensemble du cycle, de l’arbre jusqu’au produit fini.

Attractivité du secteur oléicole

Pour la Chambre de commerce et d’industrie de Sfax, cet engouement confirme la montée en attractivité du secteur oléicole tunisien sur les marchés internationaux. Elle estime que la dynamique enclenchée ouvre des perspectives nouvelles pour les exportateurs tunisiens et s’inscrit dans une stratégie plus large de promotion de l’huile d’olive à l’étranger.

Dans un contexte où la Tunisie reste l’un des premiers producteurs et exportateurs mondiaux, ce positionnement des investisseurs turcs pourrait renforcer la valeur ajoutée locale… à condition que le cadre réglementaire et les intérêts nationaux soient préservés.

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Investissement textile : Le groupe turc VANTELA annonce son intention de s’implanter en Tunisie

La société turque VANTELA, active dans l’industrie textile, a exprimé son intention d’investir en Tunisie à l’issue d’une rencontre tenue le 24 novembre au siège de FIPA-Tunisia. Le CEO du groupe, Mahmut Vanli, a été reçu par le directeur général de l’Agence, Jalel Tebib, accompagné de l’équipe promotionnelle chargée de l’attraction des IDE.

L’annonce intervient alors que le secteur textile en Tunisie enregistre une dynamique de croissance soutenue.

Opportunités discutées et signaux d’engagement

La réunion s’est inscrite dans une démarche de consolidation des partenariats économiques tuniso-turcs et d’exploration de nouvelles perspectives industrielles. Les échanges ont porté sur le climat d’affaires, les incitations accordées aux investisseurs, les dispositifs d’accompagnement et les avantages comparatifs du site tunisien, notamment une main-d’œuvre qualifiée, une logistique compétitive et une proximité immédiate avec le marché européen.

À l’issue de la rencontre, les dirigeants de VANTELA ont officialisé leur volonté de lancer un projet d’implantation et ont déjà engagé les premières formalités administratives avec l’appui opérationnel des services de FIPA-Tunisia. L’Agence a, de son côté, mis en avant les réformes destinées à simplifier l’installation des entreprises étrangères et à renforcer l’attractivité industrielle du pays.

Un secteur textile en reprise vigoureuse

FIPA-Tunisia s’est félicitée de l’intérêt croissant des sociétés turques pour la Tunisie et a réaffirmé son engagement à accompagner les investisseurs à chacune des étapes de réalisation des projets. L’Agence souligne que la Tunisie demeure une plateforme productive compétitive en Méditerranée, en particulier dans les chaînes de valeur textiles destinées à l’export.

Les responsables de VANTELA ont, quant à eux, insisté sur la pertinence du positionnement tunisien, considérant qu’il constitue un relais stratégique pour développer des capacités de production orientées vers les marchés européens et africains, dans un contexte de recomposition des chaînes mondiales d’approvisionnement.

Le tissu industriel tunisien du textile-habillement connaît une embellie confirmée par les chiffres des neuf premiers mois de 2025. Les investissements directs étrangers du secteur ont bondi de 27,9%, passant de 135,9 millions de dinars en 2024 à 173,8 millions de dinars sur la même période en 2025. Cette tendance consolide le textile parmi les filières exportatrices clés du pays et renforce l’intérêt des opérateurs internationaux.

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Flottille pour Gaza : Vol spécial Turkish Airlines pour rapatrier les Tunisiens détenus en Israël

Un vol spécial de Turkish Airlines doit décoller d’Israël ce samedi pour ramener chez eux des citoyens de plusieurs pays, dont 25 Tunisiens, arrêtés lors de l’interception du Global Sumud Flotilla, la flottille humanitaire internationale tentant d’acheminer de l’aide à Gaza.

Le vol est également attendu avec des passagers originaires des États-Unis, Émirats arabes unis, Algérie, Maroc, Italie, Koweït, Libye, Malaisie, Mauritanie, Suisse, Tunisie et Jordanie, selon le ministère turc des Affaires étrangères.

Une opération internationale de rapatriement

Le vol doit atterrir à l’aéroport d’Istanbul dans l’après-midi de samedi. Les procédures pour le rapatriement des citoyens turcs sont en cours, avec pour objectif de garantir le retour rapide de tous les détenus. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts diplomatiques internationaux pour résoudre la situation des militants et volontaires humanitaires arrêtés par l’entité sioniste.

Le Global Sumud Flotilla, composé d’environ 40 bateaux et plus de 450 activistes, avait été intercepté en mer Méditerranée par les forces israéliennes. Cette opération avait suscité une condamnation internationale, notamment en raison de la présence de civils et de figures médiatiques telles que la militante suédoise Greta Thunberg.

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