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Énergie | Pour que l’été 2027 ne ressemble pas à celui de 2026 !

L’été 2026 restera sans doute comme un moment particulièrement difficile pour le système énergétique tunisien. Les coupures et les délestages qui ont affecté les citoyens, les entreprises et les services publics ont rappelé, avec brutalité, le déficit énergétique croissant dont souffre le pays depuis une vingtaine d’années. Nul ne souhaite revivre ce qui s’est passé, tant la sécurité énergétique constitue aujourd’hui une question de souveraineté nationale et l’un des fondements de la stabilité économique et sociale. Mais derrière cette épreuve, une autre réalité mérite d’être saluée avec force : la mobilisation spontanée et désintéressée de 22 ingénieurs et experts de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT), qui ont choisi de mettre leur expérience, leurs compétences et leur disponibilité au service du pays.

Taoufik Halila & Mohamed Ferid Herelli *

Réunis bénévolement durant leurs périodes de vacances et de repos, ces professionnels ont consacré leur temps et leur énergie à analyser la situation, à croiser les données disponibles et à élaborer une feuille de route énergétique 2026-2035, destinée à contribuer à la prévention d’une nouvelle crise et à donner aux décideurs des outils d’orientation et d’anticipation. Cette démarche mérite un hommage particulier.

Dans une période où les urgences quotidiennes auraient pu justifier l’attentisme ou le repli sur soi, ces 22 experts ont fait le choix de la responsabilité collective. Leur contribution ne se limite pas à un document technique. Elle traduit une conviction essentielle : l’expertise tunisienne, lorsqu’elle se rassemble autour de l’intérêt général, peut apporter des réponses concrètes aux grands défis du pays.

Il convient donc de remercier chaleureusement et de rendre hommage à chacun des membres de cette équipe pour cet effort bénévole, mais également pour l’esprit qui l’a animé : celui du service, de la compétence et de la responsabilité.

Été 2026 : un signal d’alarme qu’il faut transformer en décision

L’analyse réalisée montre que les difficultés rencontrées en 2026 ne peuvent être considérées comme un simple accident conjoncturel.

La Tunisie fait face depuis plusieurs années à une marge de sécurité énergétique insuffisante. La forte dépendance de la production électrique au gaz naturel, les contraintes d’approvisionnement, les retards de certains investissements structurants, les limites du réseau électrique et l’évolution continue de la demande constituent autant de facteurs qui rendent le système vulnérable lors des périodes de pointe.

Le problème n’est donc pas uniquement de produire davantage d’électricité. Il faut également être capable de prévoir, transporter, distribuer, financer, entretenir et piloter cette énergie avec suffisamment d’anticipation.

La crise de 2026 doit ainsi être considérée non comme une fatalité, mais comme un avertissement. Elle nous oblige à passer d’une logique de réaction à une véritable culture de l’anticipation, de la prédiction et de la prévention. Cette culture doit concerner aussi l’ensemble des responsables et des administrateurs des différents secteurs économiques et sociaux du pays, afin que chacun puisse mieux anticiper les risques, prévenir les crises et contribuer à la résilience nationale.

C’est précisément dans cette perspective que la contribution des 22 experts prend toute sa valeur.

Mohsen Gharsi, président de l’OIT.

Des recommandations qui doivent désormais devenir des décisions

La feuille de route proposée ne doit pas rester un document supplémentaire sur les étagères de l’administration. Sa véritable utilité résidera dans sa capacité à se traduire rapidement en décisions, en responsabilités clairement identifiées et en actions mesurables.

1. Anticiper les situations de tension et communiquer avant les coupures : la gestion de la demande doit devenir un élément essentiel de la politique énergétique.

Lorsqu’une situation de tension se profile, il est indispensable d’informer les consommateurs suffisamment tôt. Une communication claire, directe et proactive permettrait notamment de mobiliser les grands consommateurs industriels, sanitaires et commerciaux, afin de les sensibiliser aux mesures à prendre et de favoriser une réduction maîtrisée de leur consommation.

Des SMS d’alerte ciblés pourraient être adressés aux grands consommateurs lorsque le système s’approche a une situation critique, en leur demandant temporairement de réduire leur consommation selon des modalités préalablement définies.

Cette réduction volontaire ou contractuelle de la demande devrait intervenir avant d’en arriver aux coupures.

Il ne s’agit pas de pénaliser les consommateurs, mais de créer une véritable solidarité énergétique et de donner à chacun la possibilité de contribuer à la stabilité du réseau.

La communication doit ainsi devenir un véritable outil de gestion du système, et non intervenir uniquement lorsque la crise est déjà installée.

2. Mobiliser et encourager davantage le secteur privé dans les investissements énergétiques : la sécurité énergétique de la Tunisie nécessitera des investissements importants que les ressources publiques ne pourront pas toujours financer à elles seules

Le secteur privé doit donc être davantage associé aux nouveaux projets de production, de stockage, d’énergies renouvelables et, plus largement, aux infrastructures énergétiques nécessaires au pays.

Cette ouverture doit toutefois s’effectuer dans un cadre rigoureux : conventions transparentes, responsabilités clairement définies, rentabilité raisonnable, mécanismes de contrôle et protection de l’intérêt national.

L’objectif n’est pas de transférer la responsabilité du secteur public au secteur privé, mais de créer une complémentarité efficace et rationnelle entre les deux.

La Tunisie dispose d’investisseurs, d’entreprises et de compétences capables de participer à cet effort. Encore faut-il leur offrir un cadre stable, lisible et suffisamment attractif pour permettre aux projets de se concrétiser dans les délais prévus.

3. Fixer des délais impératifs et rendre chacun responsable de leur respect : l’expérience des dernières années montre que le retard d’un projet énergétique peut avoir des conséquences considérables sur l’équilibre général du système.

Chaque projet stratégique devrait donc être accompagné d’un calendrier précis, réaliste et opposable, depuis les études jusqu’à la mise en service.

Tout retard doit être immédiatement identifié, expliqué ; présenté et communiqué aux parties concernées. Lorsqu’un calendrier ne peut plus être respecté, un plan B doit être activé sans attendre que le problème devient critique.

La règle est simple : un projet stratégique ne doit jamais être considéré comme acquis tant qu’il n’est pas effectivement réalisé et opérationnel.

Cette culture du délai, du suivi et de la responsabilité constitue l’une des conditions essentielles de la crédibilité de toute feuille de route énergétique.

4. Réhabiliter les démarches de management par la qualité : un autre enseignement important doit être tiré de cette crise : la nécessité de revenir aux principes fondamentaux des Systèmes de Management de la Qualité (SMQ).

Ces démarches ont malheureusement perdu de leur visibilité au fil des années, alors qu’elles constituent des outils précieux pour maîtriser les processus, documenter les décisions, identifier les risques, corriger les dysfonctionnements et assurer la traçabilité des responsabilités.

Dans un secteur aussi stratégique que l’énergie, les procédures ne doivent pas être perçues comme une contrainte administrative.

Elles constituent au contraire une barrière de sécurité.

Il est donc nécessaire de réhabiliter les procédures, les audits, les indicateurs de performance, les actions correctives et le retour d’expérience.

Une organisation qui apprend de ses erreurs est une organisation qui renforce progressivement sa résilience.

Investir dans les capacités, mais aussi dans les compétences

La question énergétique ne peut pas être réduite aux mégawatts installés. Derrière chaque centrale, chaque ligne électrique, chaque poste de transformation et chaque infrastructure gazière se trouvent des femmes et des hommes capables de concevoir, d’exploiter, de maintenir et de sécuriser ces équipements.

Le renouvellement des compétences doit donc être considéré comme un investissement stratégique au même titre que les infrastructures.

La Tunisie doit anticiper les départs à la retraite, renforcer la formation spécialisée, attirer de nouveaux talents et organiser le transfert de connaissances entre les générations. La compétence humaine est une capacité de production à part entière.

Une trajectoire énergétique qui doit conjuguer réalisme et ambition

La Tunisie doit poursuivre le développement des énergies renouvelables et diversifier son bouquet énergétique. Mais cette ambition doit toujours être accompagnée d’une analyse rigoureuse de la capacité du réseau à absorber les nouvelles productions.

Le développement des énergies renouvelables (ENR), des capacités de stockage, des interconnexions et des nouvelles capacités de production doit être planifié et mis en œuvre comme un ensemble cohérent et intégré.

Il ne suffit pas d’annoncer des capacités supplémentaires : il faut s’assurer qu’elles pourront être raccordées, transportées, équilibrées et exploitées dans les meilleures conditions garantissant la stabilité du système dans sa globalité.

Parallèlement, les projets structurants de long terme doivent être préparés dès maintenant afin de ne pas reproduire les retards qui ont contribué à fragiliser le système.

La diversification des sources d’énergie doit également être considérée comme un objectif de souveraineté, afin de réduire progressivement les vulnérabilités liées à une trop forte dépendance à une seule source ou à un seul fournisseur.

2027 : transformer l’inquiétude en confiance

L’objectif le plus immédiat doit désormais être clairement identifié : préparer l’été 2027 dès maintenant.

Il ne faut pas attendre le retour des fortes chaleurs pour commencer à agir.

Les capacités disponibles, les besoins prévisionnels, les travaux de maintenance, les projets susceptibles d’être opérationnels, les capacités d’importation, l’état du réseau et les moyens de gestion de la demande doivent faire l’objet d’un suivi régulier et transparent.

Un tableau de bord national pourrait permettre de mesurer l’avancement réel des actions prioritaires et d’identifier suffisamment tôt les éventuels écarts.

Chaque difficulté doit avoir son scénario alternatif. Chaque projet critique doit avoir un calendrier. Chaque calendrier doit avoir un responsable. Et chaque risque identifié doit faire l’objet d’une mesure préventive.

C’est à ce prix que la Tunisie pourra retrouver progressivement une marge de sécurité suffisante.

Un hommage qui doit devenir un engagement collectif

Le travail réalisé bénévolement par les 22 ingénieurs experts de l’OIT constitue finalement bien plus qu’une contribution technique. Il porte un message clair :

Ce message est celui d’une Tunisie qui possède encore les compétences, l’expérience et les femmes et les hommes capables de relever ses grands défis, à condition de savoir les écouter, les mobiliser et transformer leur expertise en décisions.

Ces 22 experts ont consacré leurs vacances et leur temps de repos à une cause qui dépasse leurs intérêts personnels : contribuer à éviter que les difficultés de l’été 2026 ne se reproduisent.

À leur travail doit maintenant répondre une mobilisation institutionnelle à la hauteur de l’enjeu.

Pour que l’été 2027 soit celui de la maîtrise et non celui de la crainte

L’été 2026 doit rester dans notre mémoire non pas comme le symbole d’un échec définitif, mais comme le moment où la Tunisie a pris pleinement conscience de la nécessité de changer de méthode.

Nous disposons aujourd’hui des enseignements tirés de la crise, des analyses des experts et d’une feuille de route permettant de mieux identifier les priorités. Il faut désormais passer de l’analyse à l’action, tout en tirant pleinement parti des nouvelles technologies numériques et de l’intelligence artificielle.

.Si les décisions sont prises suffisamment tôt, si les investissements sont accélérés, si les projets sont suivis avec rigueur, si le secteur privé est mobilisé dans un cadre transparent, si les consommateurs sont associés à la gestion de la demande et si les procédures de qualité retrouvent toute leur place, l’été 2027 peut être radicalement différent de celui de 2026.

Il ne s’agit pas de promettre qu’aucune difficulté ne surviendra.

Il s’agit de faire en sorte que, lorsque la difficulté se présente, nous soyons prêts à y répondre avant qu’elle ne devienne une crise.

Et c’est aussi le meilleur hommage que nous puissions leur rendre : faire de leur travail bénévole le point de départ d’une nouvelle culture énergétique fondée sur l’anticipation, la responsabilité, la transparence et l’action.

C’est également l’occasion de prendre acte du fait que cette initiative, portée sous l’égide de l’Ordre des ingénieurs tunisiens, pourrait constituer un modèle et une source d’inspiration pour accompagner et soutenir d’autres secteurs et activités économiques du pays.

* Conseillers du Doyen de l’Ordre des Ingénieurs Tunisiens (OIT).

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Tunisie | Accès gratuit aux musées et monuments ce dimanche 4 octobre

L’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC) informe que l’accès aux sites, monuments et musées ouverts et dépendant de l’Agence de mise en valeur du Patrimoine et de Promotion Culturelle sera gratuit ce dimanche le 04 octobre 2026.

L’AMVPPC rappelle que les Tunisiens ainsi que les personnes étrangères résidentes en Tunisie sur présentation de la carte d’identité nationale ou de la carte de séjour bénéficient de la gratuité d’entrée durant les jours suivants :

Le premier dimanche de chaque mois,
Le 18 avril : Journée internationale des sites et monuments,
Le 18 mai : Journée internationale des musées
Les jours fériés.

Liste des musées, des sites archéologiques et des monuments historiques ouverts

« Profitez de cette occasion pour découvrir la richesse patrimoniale de la Tunisie et visitez les musées, sites et monuments », commente l’AMVPPC

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Où vivre à l’étranger en 2026 ? Le classement qui intéresse les Tunisiens

S’installer dans un nouveau pays ne se résume pas à regarder le coût d’un loyer ou le niveau des salaires. Pour un entrepreneur, un cadre ou un professionnel mobile, la question va plus loin. Peut-on y développer une activité? Trouver un logement sans y laisser une bonne partie de ses revenus? S’y installer sans trop de paperasse? Et, au passage, y vivre dans de bonnes conditions?

C’est sur cette équation que s’est penché Rumavi dans son Global Relocation Index 2026. L’indice passe au crible 192 pays à partir de 24 critères répartis entre finances et fiscalité, qualité de vie et santé, sécurité et stabilité, ainsi qu’installation et opportunités. La Tunisie arrive au 124e rang, avec un score de 58,6 sur 100. Mais le pays arrive 10e en Afrique. Un classement qui prend une autre dimension lorsqu’on regarde ce qui se cache derrière cette moyenne.

Rang en Afrique Pays Rang mondial Score
1 🇲🇺 Maurice 38e 67,1
2 🇧🇼 Botswana 71e 63,3
3 🇨🇻 Cap-Vert 95e 61,3
4 🇳🇦 Namibie 96e 61,0
5 🇲🇦 Maroc 106e 60,1
6 🇷🇼 Rwanda 108e 60,0
7 🇰🇪 Kenya 115e 59,5
8 🇿🇦 Afrique du Sud 119e 59,1
9 🇬🇭 Ghana 122e 58,7
10 🇹🇳 Tunisie 124e 58,6

Premier constat, le coût de la vie joue clairement en faveur de la Tunisie. Le pays décroche 94,2 points sur cet indicateur. L’accessibilité du logement suit quasiment au même niveau, avec 94 points. Autrement dit, sur ces deux aspects, la Tunisie conserve une carte à jouer pour les personnes qui cherchent à limiter leurs dépenses d’installation et de vie quotidienne. Le tableau est moins favorable dès que l’on passe du portefeuille à l’activité économique. Les opportunités d’affaires obtiennent seulement 31 points et l’écosystème des startups 31,6. L’infrastructure numérique est, elle, créditée de 42 points, tandis que la devise et le système bancaire atteignent 38 points. Pour un entrepreneur, c’est là que le classement devient intéressant. Un pays peut être abordable au quotidien sans offrir le même niveau de facilité lorsqu’il s’agit de lancer ou de développer une activité. Dans le cas tunisien, l’écart entre ces deux dimensions ressort assez nettement des données de Rumavi.

Sur l’ensemble du pilier “finances et fiscalité”, la Tunisie obtient toutefois 64,9 points. La qualité de vie et la santé atteignent 60,2 points, contre 57,5 pour la sécurité et la stabilité. Le score tombe à 48,8 pour l’installation et les opportunités. Le profil recherché change aussi la donne. Dans le classement général, la Tunisie est 124e. Elle remonte au 102e rang lorsqu’il s’agit des retraités et se situe au 120e rang pour les familles. Pour les nomades numériques, elle occupe la 124e place. En revanche, le pays descend au 126e rang dans le classement destiné aux entrepreneurs. Du côté des démarches, Rumavi attribue 68 points à la facilité d’obtention d’un visa. La résidence permanente obtient 52 points, tout comme l’éducation et la scolarité. La langue et l’accès à l’anglais sont notés 55 points. La qualité de vie raconte, elle aussi, une histoire en demi-teinte. L’accès aux soins obtient 66 points et le confort climatique 69. Mais la qualité de l’air ne dépasse pas 31 points et les espaces verts 42. L’infrastructure numérique reste également à 42 points. Même logique pour la sécurité. La sécurité dans les rues obtient 55 points, l’État de droit 49 et la stabilité politique 50. Le risque de conflit est évalué à 64 points. Les droits de propriété pour les non-citoyens ressortent en revanche à 80 points.

Sur le plan africain, Maurice est bien l’exception africaine dans le top 50, avec une 38e place. C’est d’ailleurs le premier pays d’Afrique subsaharienne dans le classement. Dans le voisinage nord-africain, le Maroc fait mieux avec une 106e place mondiale et un score de 60,1. La Tunisie arrive ensuite avec 58,6 points. L’Égypte se classe 128e avec 58,2 et l’Algérie 132e avec 55,9.

À l’autre bout du classement, l’Estonie prend la première place mondiale avec 72,8 points. Singapour suit de près avec 72,6, devant la Malaisie à 72. Le Portugal et Taïwan complètent les cinq premières positions, avec respectivement 71,6 et 71,4 points.

Le classement général ne raconte toutefois pas toute l’histoire. Rumavi décline son index selon plusieurs profils, notamment les retraités, les familles, les nomades numériques et les entrepreneurs. Selon le projet de vie ou l’activité envisagée, les mêmes pays peuvent donc présenter des profils très différents.

Voici le top 10

 

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Un nouveau livre sur les proverbes tunisiens

Dr Wiem Ben Amara, chercheuse, enseignante et auteure tunisienne, vient de publier chez Nous Éditions un ouvrage, en arabe intitulé  «ريحة السفساري » (ou «Odeur de sefsari») où elle revisite une partie du patrimoine oral tunisien à partir des proverbes, expressions et récits transmis par sa grand-mère, Souad.

L’ouvrage rassemble les proverbes dans différents chapitres thématiques. Chaque proverbe est présenté, expliqué dans son sens et son usage, puis replacé dans son contexte afin d’en faire ressortir la portée et la richesse de la langue populaire tunisienne. Lorsque cela est pertinent, elle met également en regard certains proverbes avec des expressions ou des équivalents issus d’autres cultures, afin de faire apparaître les similitudes et les différences dans la manière dont les sociétés expriment des expériences humaines parfois universelles.

«J’ai souhaité ainsi préserver cette parole populaire et la transmettre aux nouvelles générations, notamment aux jeunes Tunisiens vivant à l’étranger», explique l’auteure, ajoutant que l’ouvrage a été proposé au Prix Sard Al Dhahab, organisé par le Centre de la langue arabe d’Abou Dhabi, dans la catégorie «Récits populaires» (السرود الشعبية) pour l’édition 2026.

Titulaire d’un doctorat en génétique et biologie moléculaire, Dr Wiem Ben Amara est chercheuse à la Faculté des Sciences de Tunis – Université de Tunis El Manar. Ce livre poursuit et complète le travail pîonnier de Tahar Khemiri, Hedi Balegh et Tahar Fazaa sur le riche corpus des proverbes et expressions populaires tunisiennes.

I. B.

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Nouveau programme: les PME auront un diagnostic pour savoir par où commencer

Une entreprise peut vouloir automatiser sa production, intégrer des équipements connectés ou utiliser l’intelligence artificielle. Encore faut-il savoir par où commencer. En Tunisie, un nouvel outil doit justement permettre aux industriels de mesurer leur niveau de préparation au numérique et d’identifier les technologies dont ils ont réellement besoin.

Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie et l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), avec l’Union européenne et la GIZ Tunisie, lancent le Label I4.0 et TIMA, pour Tunisian Intelligent Manufacturing Assessment. Le lancement est prévu le 30 septembre à Tunis.

TIMA doit servir de point de départ. L’outil permet d’évaluer la maturité numérique d’une entreprise, d’identifier ses besoins et de mieux définir les prochaines étapes. Il sera disponible dans cinq Centres de compétences à Sousse, Sfax, Bizerte, Sidi Thabet et Monastir.

L’accompagnement ne s’arrête toutefois pas au diagnostic. À travers le HUB Industrie 4.0, les entreprises peuvent ensuite identifier les pistes d’amélioration et tester des solutions sur des projets pilotes, avant de viser le Label I4.0. L’idée est de permettre aux industriels d’avancer étape par étape plutôt que de multiplier les investissements technologiques sans feuille de route claire.

Pour les entrepreneurs et les entreprises technologiques, cette évolution crée aussi de nouveaux besoins à adresser. Automatisation, équipements connectés et intelligence artificielle figurent parmi les domaines déjà concernés par les initiatives développées depuis 2018 avec l’appui de l’Allemagne et de l’Union européenne.

Le sujet dépasse donc la seule digitalisation des usines. À mesure que les industriels cherchent à moderniser leurs activités, les entreprises capables de proposer des solutions adaptées peuvent trouver de nouveaux débouchés. Le diagnostic devient alors un premier lien entre un besoin industriel et une solution technologique.

 

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Voyage : Antalya invite les Tunisiens à découvrir ses parcs à thème

La Türkiye, première destination pour les Tunisiens qui partent en voyage à l’étranger, dévoile ses nombreux parcs à thème d’Antalya, sa capitale touristique, destination ciblant notamment les familles.

À mesure que l’année 2026 se déploie, Antalya, capitale touristique de la Türkiye et classée parmi le Top 10 des destinations mondiales selon le classement International Arrivals 2025 d’Euromonitor, s’impose comme une destination idéale pour les familles en quête d’expériences mémorables durant l’hiver et les vacances de printemps. Au-delà de son littoral renommé, la ville redéfinit le tourisme quatre saisons grâce à des parcs à thème de classe mondiale et des attractions immersives qui conjuguent divertissement, créativité et aventure pour tous les âges. Entre sensations fortes et expériences interactives, Antalya offre un terrain de jeu vibrant où familles, amateurs de culture et passionnés d’aventure transforment leurs vacances en souvenirs inoubliables, bien au-delà de la saison estivale.

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Là où les légendes prennent vie : The Land of Legends

Situé à Belek, The Land of Legends est le plus grand complexe de divertissement de la Türkiye, proposant des expériences spectaculaires tout au long de l’année pour les familles comme pour les amateurs de sensations fortes. Du mythique Hyper Coaster de 62 mètres de haut aux attractions aquatiques d’Aqua Land, en passant par les univers imaginatifs de Nickelodeon Land et Masha et l’Ours, le resort offre un divertissement immersif pour tous les âges, de jour comme de nuit. Avec ses suites thématiques au Kingdom Hotel et le luxe ludique des Nickelodeon Hotels & Resorts Antalya, The Land of Legends propose une alliance harmonieuse entre hébergement et divertissement.

Le patrimoine en mouvement : Dokumapark

Aménagé sur le site d’une ancienne usine textile, Dokumapark offre à Kepez, Antalya, une expérience de parc culturel fondée sur la mémoire plutôt que sur les manèges. Ce site réhabilité rassemble musées, espaces d’exposition, cafés et sentiers de promenade sur un même campus. Parmi ses temps forts figurent le Musée du Jouet au charme nostalgique, un parc miniature en plein air de 10 000 m² présentant des modèles à l’échelle 1:25 de monuments emblématiques de la Türkiye, ainsi qu’un Musée de l’Automobile exposant des véhicules de collection. Avec ses festivals et ateliers organisés toute l’année, Dokumapark constitue une parenthèse culturelle paisible entre deux journées à la plage.

Sous la surface : Antalya Aquarium

À quelques pas de la plage de Konyaaltı, Antalya Aquarium est l’un des plus grands complexes aquatiques au monde. Il abrite plus de 40 bassins thématiques et un impressionnant tunnel de 131 mètres de long où requins, raies et bancs de poissons évoluent au-dessus des visiteurs, donnant l’illusion de marcher au fond de l’océan. En complément des expositions principales, le site propose WildPark à l’ambiance tropicale, le Snow World & Ice Museum aux températures polaires, un cinéma immersif Oceanride XD, ainsi qu’un musée de cire, offrant une diversité d’expériences pour tous les âges. Avec ses cafés, boutiques et son attrait intérieur toute l’année, Antalya Aquarium constitue une escapade enrichissante d’une demi-journée à deux pas de la Méditerranée.

Adrénaline sur terre et sur l’eau : Macera Ormanı, Aktur Lunapark et Hip-Notics

À Konyaaltı, Aktur Lunapark fait revivre l’esprit des fêtes foraines traditionnelles avec montagnes russes, gondoles, maison hantée, attractions pour enfants et jeux de carnaval. Particulièrement animé en soirée, le parc s’illumine de musique et d’une grande roue emblématique, créant une halte colorée pour les familles et les vacanciers.

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Pour les amateurs de sensations en plein air, Kepez Macera Ormanı propose une aventure forestière dynamique avec parcours d’accrobranche, tyroliennes, structures d’escalade, paintball et sentiers d’aventure nichés au cœur de collines boisées de pins. Des passerelles et plateformes surélevées offrent des vues panoramiques sur la ville, faisant de ce site un lieu idéal pour les visiteurs en quête d’activités sportives en pleine nature.

À environ 30 minutes de l’aéroport international d’Antalya, Hip-Notics Cable Ski Park offre un terrain de jeux nautiques accessible toute l’année sur trois lacs artificiels alimentés par les eaux de montagne. Son câble principal de 730 mètres, son système à cinq pylônes et ses installations à double tour pour l’entraînement aux figures avancées s’adressent aussi bien aux débutants qu’aux wakeboarders confirmés, transformant une simple session en une véritable aventure d’une journée.

Une sérénité tropicale : Butterfly World Antalya

Prévu pour ouvrir en février 2026, Butterfly World Antalya proposera un sanctuaire tropical paisible sur près de 10 000 m², où des milliers de papillons évolueront librement au milieu d’une végétation luxuriante, de cascades et de bassins, sous une vaste structure en verre. Les visiteurs pourront déambuler dans un espace inspiré de la forêt tropicale, agrémenté de chutes d’eau, de bassins à carpes koï et de milliers de papillons en liberté. Le site comprendra également un jardin d’oiseaux, des zones botaniques, des ateliers pour enfants et un amphithéâtre en plein air dédié à l’éducation environnementale et aux événements saisonniers. Axé sur la biodiversité et l’immersion dans la nature, Butterfly World promet une escapade douce et pédagogique au cœur d’Antalya.

Ailes, vagues et imagination

À l’aube de 2026, la ville démontre qu’elle est bien plus qu’une simple destination estivale, offrant aux familles des expériences inoubliables tout au long de l’année, y compris pendant les vacances de printemps et au-delà. Antalya est un lieu où la créativité s’épanouit, où les traditions évoluent, et où divertissement et nature coexistent harmonieusement sous la douceur permanente du soleil méditerranéen.

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