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Coupe de Tunisie : et de 17 pour l’EST

Pour la 17ème fois de son histoire, le club de Bab Souika, à savoir l’Espérance Sportive de Tunis a remporté, a remporté, ce dimanche 31 mai, la Coupe de Tunisie 2026 en s’imposant face à l’Espérance Sportive de Zarzis sur le score de 1 à 0 (but de Hamza Rafia) en finale. Et conserve ainsi son sacre de la saison dernière.

Comme à l’accoutumée dans le football national, le but a suscité de vives protestations du banc de l’ES Zarzis, ce qui poussa l’arbitre du match, Nidhal Latif, à exclure plusieurs membres du staff technique du club sudiste.

En tout cas, l’Espérance sportive de Tunis compte désormais 17 sacres en coupe de Tunisie, et ce depuis 1939: 1939, 1957, 1964, 1979, 1980, 1986, 1989, 1991, 1997, 1999, 2006, 2007, 2008, 2011, 2016, 2025 et donc 2026.

Ainsi, 2025-2026 n’aura pas été une saison blanche pour les poulains de Hamdi Meddeb, parce qu’ils ont raté le championnat (remporté par le CA) et éliminé en demi-finale de la Ligue des Champions d’Afrique par les Sud-africains de Mamelodi Sundowns.

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L’Espérance de Tunis s’offre une 17ème Coupe grâce à Hamza Rafia

L’Espérance Sportive de Tunis a remporté, ce dimanche, la Coupe de Tunisie 2025-2026 en s’imposant face à l’Espérance Sportive de Zarzis (1-0) au stade Hamadi Agrebi de Radès. Les Sang et Or ont fait la différence en seconde période grâce à une frappe lointaine de Hamza Rafia, offrant au club de Bab Souika un nouveau trophée national et une revanche sur la finale perdue face au même adversaire en 2005.

Hamza Rafia libère les Sang et Or

Face à une équipe de Zarzis bien organisée défensivement, l’Espérance de Tunis a longtemps dû patienter avant de faire la différence.

Après une première période disputée et globalement équilibrée, les Sang et Or ont trouvé la faille à la 62ème minute grâce à Hamza Rafia. Le milieu espérantiste a déclenché une puissante frappe des 25 mètres qui a trompé le gardien zarzissien et permis à son équipe de prendre l’avantage.

Un but contesté

Les joueurs de l’ES Zarzis ont toutefois longtemps contesté ce but, estimant qu’un défenseur zarzissien a été poussé par un attaquant adverse et a gêné son gardien avant la frappe de Hamza Rafia.

L’expert en arbitrage de la chaîne Al Kass 1, Tamam Hamdoun a également contesté ce but et estimé que l’arbitre Nidhal Beltaief et l’arbitre de la VAR auraient dû annuler le but suite à cette faute, ajoutant que l’arbitrage a faussé le résultat du match.

Une revanche sur la finale de 2005

Cette finale revêtait une dimension particulière pour les deux clubs. L’Espérance Sportive de Zarzis disputait la deuxième finale de Coupe de Tunisie de son histoire, vingt-et-un ans après son unique sacre obtenu face à l’Espérance de Tunis en 2005.

Les Sang et Or ont cette fois pris leur revanche et empêché les Sudistes de rééditer l’exploit qui avait marqué l’histoire du club zarzissien.

Un 17e trophée dans l’histoire de l’EST

Grâce à ce succès, l’Espérance Sportive de Tunis consolide son statut de club le plus titré de la compétition et enrichit encore son palmarès national. Avant cette finale, les Sang et Or comptaient déjà seize Coupes de Tunisie à leur actif.

Les Sang et Or ont remporté la Coupe de Tunisie en 1939, 1957, 1964, 1979, 1980, 1986, 1989, 1991, 1997, 1999, 2006, 2007, 2008, 2011, 2016, 2025 et 2026.

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Oueld Lamia, un dangereux repris de justice, arrêté à Hammamet

La sous-direction des enquêtes criminelles d’El Gorjani a arrêté samedi soir, 30 mai 2026, un détenu classé «extrêmement dangereux», surnommé «Oueld Lamia», à la suite d’une opération réussie à Hammamet, rapporte Mosaïque FM.

Selon les informations disponibles, le suspect purge une peine de 18 ans de prison pour sa participation à une série de vols, de cambriolages et de violences aggravées. En détention, le prisonnier a simulé une maladie et exagéré son état de santé, ce qui a nécessité son transfert dans un hôpital de la capitale pour y être soigné. Il a profité de cette occasion pour s’évader et disparaître.

Oueld Lamia est considéré comme un criminel notoire et un pilier du crime organisé dans le quartier de Jebel Lahmar. Il a terrorisé les habitants de la capitale pendant des années et son casier judiciaire comprend pas moins de 38 mandats d’arrêt émis par différentes unités de sécurité et instances judiciaires. Il est notamment accusé de voies de fait graves, de vol qualifié, de vol sous la menace d’une arme blanche, de tentative de meurtre et de vol avec violence.

Le parquet a autorisé sa détention provisoire pour complément d’enquête et son renvoi ultérieur devant les tribunaux.

I. B.

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Snapshot : Une porte bien mystérieuse qui cachait une ambassade

Cette porte est celle de la chancellerie de l’ancienne ambassade d’Italie. Elle se trouve rue de Russie, pratiquement en face des anciennes imprimeries Finzi.

Sur le chemin des écoliers, je suis passé des milliers de fois devant cette porte puis, juste à quelques pas, je me suis toujours arrêté devant les marches monumentales qui permettent d’accéder à l’ambassade.

J’ai souvent observé cette porte. À quel ébéniste fût-elle confiée et de quel bois est-elle faite ? Parfois, je la voyais s’entrouvrir et se refermer aussitôt derrière un visiteur.

Mes yeux se sont toujours posés sur la sculpture qui surmonte cette porte. Et aussi sur le treillis en fer forgé qui la coiffe. Aujourd’hui encore, lorsque je passe dans ce quartier, j’ai le même regard sur cette porte.

Mystérieuse, elle semble immobile, figée dans le bois et hors du temps. Et même si l’ambassade a déménagé depuis longtemps, cette porte m’intrigue toujours.

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Bac 2026 en Tunisie : Les chiffres clés de la première session

Le baccalauréat 2026 démarre en Tunisie avec près de 162.000 candidats répartis sur l’ensemble des sections de l’enseignement secondaire. Au-delà du calendrier des épreuves, cette nouvelle session met en évidence une structuration persistante des choix d’orientation, largement concentrée sur quelques filières dominantes comme l’économie et gestion ou les sciences expérimentales. À quelques jours du lancement des examens, ces données offrent une lecture plus large du système éducatif tunisien et des dynamiques qui continuent de le façonner.

Le baccalauréat 2026 mobilise près de 162.000 candidats dans l’ensemble des établissements secondaires tunisiens, selon les données disponibles. Les épreuves de la session principale se dérouleront les 3, 4, 5, 8, 9 et 10 juin prochains, avant une session de contrôle prévue les 29 et 30 juin ainsi que les 1er et 2 juillet.

Les résultats seront annoncés le 23 juin pour la session principale et le 12 juillet pour la session de contrôle, conformément au calendrier fixé par le ministère de l’Éducation.

Une répartition qui confirme la domination de quelques filières

Les données détaillées montrent une forte concentration des candidats dans certaines sections du baccalauréat.

La section économie et gestion arrive en tête avec 56.201 candidats. Elle est suivie des sciences expérimentales (28.780 candidats) et des lettres (26.580 candidats). Les sciences techniques comptent 21.766 candidats, tandis que les mathématiques totalisent 18.916 inscrits. L’informatique rassemble 8112 candidats et la section sport 2064 candidats.

Cette répartition confirme le poids dominant des filières générales dans le paysage scolaire tunisien, au détriment des sections spécialisées.

Une photographie du système éducatif tunisien

Au-delà des chiffres, cette structure des inscriptions reflète les choix d’orientation des élèves et les dynamiques du système éducatif.

Les filières les plus représentées restent celles perçues comme offrant des débouchés plus larges dans l’enseignement supérieur, tandis que les sections techniques, sportives ou informatiques continuent de concentrer des effectifs plus limités.

Cette configuration pose, une nouvelle fois, la question de l’adéquation entre orientation scolaire, attentes des élèves et besoins du marché du travail.

Une étape centrale dans le parcours des élèves

Le baccalauréat demeure un moment déterminant du système éducatif tunisien, conditionnant l’accès à l’enseignement supérieur et structurant les trajectoires scolaires de dizaines de milliers de familles.

À quelques jours des épreuves, les candidats entrent dans la dernière phase de préparation, marquée par une intensification des révisions et une forte pression sociale.

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Tanit, la divinité phénicienne continue de résonner en Tunisie

Le Tanit est un symbole qui traverse l’histoire tunisienne depuis plus longtemps que de nombreuses dynasties, plus longtemps que de nombreuses conquêtes, plus longtemps que Carthage elle-même Il a survécu dans les mémoires après la destruction de la cité antique par les troupes romaines en 146 av. J.-C.

Paolo Paluzzi

Il s’agit d’un triangle surmonté d’une ligne et d’un disque, parfois accompagné d’un croissant de lune, d’une main levée ou de symboles astraux.

Pour les archéologues, c’est le «signe de Tanit». Dans la Tunisie contemporaine, il est une présence discrète mais tenace : sur les stèles des musées, dans les boutiques d’artisanat, sur les pendentifs en argent, dans les réinterprétations graphiques qui transforment l’ancienne divinité punique en un emblème culturel et identitaire.

Tanit était la grande déesse de Carthage, au cœur d’une religion qui mêlait héritage phénicien, racines nord-africaines et imagerie méditerranéenne. Son nom est associé à Baal Hammon, divinité masculine du panthéon punique, avec lequel elle formait le couple sacré le plus important de la cité. Des ex-voto découverts à Carthage et sur d’autres sites puniques la désignent comme «Dame Tanit», une formule qui suggère son rang, son prestige et son rôle protecteur.

Figure énigmatique de la Méditerranée antique

Déesse mère, divinité de la fertilité, figure céleste et peut-être lunaire, Tanit incarnait diverses fonctions : protéger la cité, assurer la fertilité et veiller sur le passage de la vie et de la mort. C’est précisément cette pluralité qui fait d’elle l’une des figures les plus énigmatiques de la Méditerranée antique.

Contrairement aux divinités grecques et romaines, dont les récits ont été contés par les poètes, les historiens et les mythographes, Tanit n’a pas laissé un corpus narratif aussi riche. Nous la connaissons principalement à travers des inscriptions, des stèles, des objets votifs, des monnaies et des artefacts disséminés en Tunisie, en Algérie, en Sardaigne, en Sicile, à Ibiza et dans les principaux musées européens. Son image n’est pas un simple visage, mais un système de symboles : le triangle, la ligne horizontale, le disque, le croissant de lune, les bras stylisés. Un langage simple, presque abstrait, qui a favorisé sa pérennité visuelle.

Sur le site archéologique de Carthage, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, le nom de Tanit réapparaît, notamment dans le contexte du Tophet, un espace sacré et funéraire situé dans le quartier de Salammbô, près des anciens ports puniques. Des urnes, des cippes et des stèles dédiées à Tanit et à Baal Hammon y ont été découverts. C’est l’un des sites les plus controversés de l’archéologie méditerranéenne. Certains chercheurs pensent que le Tophet est lié à des pratiques de sacrifices d’enfants, également mentionnées dans des sources gréco-romaines hostiles à Carthage. D’autres estiment que les urnes contenaient principalement les restes d’enfants morts avant ou peu après leur naissance, déposés dans un espace séparé pour des raisons religieuses et rituelles.

La prudence reste de mise : le sujet est lourd de conséquences historiques, morales et propagandistes, et les sources antiques ont souvent été écrites par des ennemis de la cité punique.

Une divinité à la fois urbaine et cosmique

Ces questions mises à part, le Tophet témoigne de l’importance de Tanit dans la vie religieuse carthaginoise. Elle n’était pas une figure marginale, mais une divinité publique et familière, à la fois urbaine et cosmique, associée à la protection de la communauté et à l’espoir de sa pérennité. Sa présence sur les stèles votives témoigne d’une relation directe entre les fidèles et la déesse : offrandes, prières, demandes de faveurs, remerciements.

Dans cette perspective, Tanit appartenait non seulement aux temples, mais aussi à la vie quotidienne d’une cité marchande ouverte sur la mer, carrefour de langues, de biens, de croyances et de pouvoirs.

La chute de Carthage n’’a pas complètement effacé ce monde symbolique. Rome a anéanti le pouvoir politique carthaginois, puis a reconstruit la ville en tant que colonie et centre romain de l’Afrique proconsulaire, mais des formes de religiosité punique ont continué à se sédimenter, à se transformer et à se fondre avec d’autres cultes.

En Afrique du Nord, de nombreuses pratiques anciennes n’ont pas disparu brutalement : elles ont changé de nom, de contexte et de justification. La tradition tunisienne, par exemple, transmet «Omek Tangou» ou «Omek Tannou», invoquée dans certains rituels ruraux pour demander la pluie. Le lien direct avec Tanit doit être considéré avec prudence, mais la similitude du nom et la fonction maternelle et propitiatoire montrent comment la mémoire populaire peut préserver et réinterpréter des traces très anciennes.

Une féminité enracinée dans l’identité tunisienne

C’est ici que Tanit devient une figure du récit méditerranéen, et non un simple thème archéologique.Sa figure unit Carthage et la Tunisie moderne, le sacré et l’artisanat, le musée et la médina, la recherche scientifique et le folklore. Son symbole, aujourd’hui souvent réinterprété comme une incarnation de la protection, de la féminité, de l’enracinement et de l’identité tunisienne, a perdu sa signification cultuelle originelle, mais non sa force évocatrice.

Dans une région où les civilisations se sont entremêlées sans jamais s’effacer complètement, Tanit nous rappelle que la mémoire se transmet non seulement par les textes, mais aussi par les formes, les gestes, les amulettes, les noms et les images.

La déesse de Carthage survit car elle n’a pas été emprisonnée par les ruines. Elle a évolué, passant de la pierre votive au bijou, de l’inscription punique au design contemporain, du sanctuaire au récit touristique et culturel. Au fil de ce parcours, elle a cessé d’être un objet de vénération pour devenir un symbole de continuité.

Traduit de l’italien.

D’après Ansamed.

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Le Coran n’a pas totalement interdit la viande de porc

Le Coran n’est pas aussi intransigeant sur la consommation de viande porcine, estime l’islamologue algérienne Razika Adnani dans une tribune publiée le 28 mai 2026 sur son blog personnel.

«Le Coran, le livre fondateur de l’islam, cité dans toutes les écoles juridiques islamiques comme première source de législation, n’est pas aussi intransigeant sur la question de la consommation de la viande de porc», affirme l’islamologue connue pour ses lectures à contre-courant du dogmatisme dominant la pensée religieuse dans les pays islamiques. Elle ajoute : «Les quatre versets qui l’évoquent explicitement affirment qu’elle est illicite, mais tous précisent qu’elle est autorisée en cas de nécessité. Ils ont la même position concernant la viande de l’animal qui n’est pas immolé au nom de Dieu, c’est-à-dire qui n’est pas halal en rappelant que Dieu est clément et miséricordieux avec ceux qui sont obligés d’en consommer.»

Les exégètes qui affirment que le Coran est intransigeant sur l’interdiction de consommation de viande porcine par les musulmans doivent donc relire le texte coranique. Idem pour ceux qui, pendant la pandémie du Covid-19, bien que leur vie fût en danger, se sont interrogés au sujet des vaccins pour savoir s’ils ne comportaient pas de la gélatine de porc. Ainsi que les musulmans qui vivent en Occident et chez qui la question du halal se pose d’une manière persistante. «Beaucoup sont hantés par la peur de consommer ce qui n’est pas autorisé par l’islam. Pour la grande majorité le fait de dire qu’un musulman ou une musulmane peut consommer la viande porcine est en lui-même un blasphème», fait remarquer Razika Adnani, en citant le verset 185 de la sourate 2, La Vache, qui rappelle aux musulmans que Dieu leur veut la facilité et non la difficulté. 

L’islamologue cite, également, dans ce contexte, le verset 5 de la sourate 5, La Table Servie, qui «permet aux musulmans de manger la nourriture des gens du Livre qui sont les juifs et les chrétiens et le porc fait partie de la nourriture de ces derniers.» 

Si le Coran n’a pas interdit totalement la consommation de la viande porcine c’est parce qu’il est difficile d’interdire aux gens de manger une bête qui n’a pas été tuée dans les règles de la religion ou le porc «quand trouver quoi manger était pour beaucoup en lui-même un problème.»

I. B.

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Tunisie : Légère baisse des températures et pluies attendues sur plusieurs régions

Le temps sera marqué ce dimanche par une légère baisse des températures et des passages pluvieux localisés sur certaines régions du pays, selon les prévisions de l’Institut national de la météorologie. Des cellules orageuses sont attendues sur l’ouest avant de s’étendre progressivement vers l’est, dans un contexte de ciel globalement changeant sur l’ensemble du territoire.

Le temps sera brumeux sur la plupart des régions et très nuageux sur les zones ouest, avec apparition de cellules orageuses accompagnées de pluies, indique l’Institut national de la météorologie.

Ces précipitations toucheront ensuite certaines régions de l’est du pays au cours de la journée.

Températures en légère baisse

Le vent soufflera de secteur est, faible à modéré sur l’ensemble du territoire. Les conditions de la mer seront globalement stables, avec une mer calme à peu agitée.

Les températures connaîtront une légère baisse par rapport aux jours précédents. Les maximales varieront entre 23°C et 28°C sur les régions côtières et les hauteurs, et entre 29°C et 34°C dans le reste du pays.

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ES Tunis – ES Zarzis : Où suivre la finale de la Coupe de Tunisie ?

Le stade Hamadi Agrebi de Radès accueillera, ce dimanche 31 mai, la finale de la Coupe de Tunisie 2025-2026 entre l’Espérance Sportive de Tunis et l’Espérance Sportive de Zarzis. Cette affiche, très attendue par les supporters des deux clubs, débutera à 16h00 et sera retransmise en direct sur deux chaînes de télévision.

L’Espérance Sportive de Tunis et l’Espérance Sportive de Zarzis se disputeront, ce dimanche après-midi, le trophée de la Coupe de Tunisie au stade Hamadi Agrebi de Radès.

Le coup d’envoi de la rencontre sera donné à 16h00. Les supporters qui ne pourront pas assister à la finale au stade auront la possibilité de suivre le match en direct à la télévision.

Diffusion télévisée

La finale sera retransmise en direct sur la chaîne nationale Al Watania 1 ainsi que sur la chaîne qatarie Al Kass 1.

Les deux diffuseurs assureront une couverture complète de l’événement, avec des émissions d’avant-match consacrées à cette affiche entre les Sang et Or et les représentants de Zarzis.

Une finale aux enjeux historiques

Cette finale oppose le tenant du titre, l’Espérance Sportive de Tunis, à une équipe de l’Espérance Sportive de Zarzis qui tentera de décrocher le deuxième trophée de Coupe de Tunisie de son histoire.

Les deux clubs se retrouvent en finale vingt-et-un ans après leur unique confrontation à ce stade de la compétition, remportée par l’ES Zarzis en 2005. L’EST vise de son côté un nouveau sacre pour enrichir son palmarès national.

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Finale de la Coupe de Tunisie : Dispositif spécial de circulation et de sécurité autour du stade de Radès

Avant la finale de la Coupe de Tunisie 2025-2026 entre l’Espérance Sportive de Tunis et l’Espérance Sportive de Zarzis, prévue aujourd’hui à 16h00 au stade Hamadi Agrebi de Radès, le ministère de l’Intérieur a annoncé une série de mesures visant à assurer la sécurité des supporters et la fluidité du trafic. Des restrictions de circulation seront notamment mises en place aux abords du stade durant plusieurs heures.

Selon le communiqué du ministère, la circulation et le stationnement de tous les types de véhicules seront interdits sur la Route nationale n°1, entre le carrefour Chouchet-Radès et le carrefour Borj Louzir à Ezzahra, de 12h00 à 21h00. Cette mesure ne concernera pas les véhicules transportant des spectateurs munis de billets ou d’invitations.

Ouverture des portes à partir de 13h00

Les portes du stade ouvriront à partir de 13h00. Les autorités appellent les supporters à se rendre sur place suffisamment tôt afin de faciliter les opérations de contrôle et d’éviter les encombrements aux différents points d’accès.

Les spectateurs devront présenter leurs billets ou invitations à l’ensemble des points de contrôle avancés mis en place autour de l’enceinte sportive.

Par ailleurs, l’accès aux loges, aux espaces VIP et aux tribunes réservées à la presse s’effectuera exclusivement par l’entrée principale du stade Hamadi Agrebi.

Répartition des parkings

Afin de fluidifier la circulation aux abords du stade, les autorités ont prévu une répartition des espaces de stationnement entre les deux groupes de supporters.

Le parking sud sera réservé aux supporters de l’Espérance Sportive de Tunis, tandis que le parking nord sera exclusivement destiné aux supporters de l’Espérance Sportive de Zarzis.

Le ministère de l’Intérieur a également appelé les usagers de la route à respecter les règles de circulation et à éviter les surcharges, le transport anarchique de personnes ainsi que toute conduite dangereuse susceptible de perturber le déroulement de l’événement.

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L’appel d’offres pour le câble électrique entre l’Italie et la Tunisie prolongé au 15 juin

La date limite de dépôt des offres pour l’appel d’offres de Terna relatif à l’assistance spécialisée aux activités d’ingénierie des stations de conversion CCHT du projet Elmed, l’interconnexion électrique entre l’Italie et la Tunisie, est reportée au 15 juin 2026.

Cette prolongation est mentionnée dans l’avis d’appel d’offres n° 2600053838, publié sur la plateforme de publicité légale Anac, le portail des marchés publics de Terna et au Journal européen.

Cet appel d’offres, d’une valeur totale estimée à 1,43 million d’euros, porte sur des services techniques destinés à appuyer les activités d’ingénierie des stations de conversion CCHT, infrastructure essentielle au fonctionnement de l’interconnexion électrique entre les deux rives du détroit de Sicile.

L’appel d’offres est divisé en deux lots : le premier, d’une valeur de 770 000 euros, concerne les travaux électromécaniques. Le second contrat, d’une valeur de 660 000 €, concerne des travaux de génie civil.

Elmed est financé par Terna (Italie) et Steg (Tunisie), les gestionnaires des réseaux électriques de la Sicile et de l’Afrique du Nord, et représente l’une des principales infrastructures énergétiques euro-méditerranéennes.

Le projet prévoit une interconnexion en courant continu de 600 MW et 500 kV, d’une longueur d’environ 220 kilomètres, principalement par câble sous-marin, entre la Sicile et Cap Bon.

Côté italien, les travaux ont été autorisés par le ministère de l’Environnement et de la Sécurité énergétique par un décret du 10 mai 2024.

Cette interconnexion vise à relier les réseaux électriques d’Europe et d’Afrique du Nord, afin de renforcer la sécurité d’approvisionnement, de favoriser l’intégration des marchés de l’électricité et de soutenir le développement des énergies renouvelables en Tunisie.

Ce projet est également considéré comme stratégique dans le cadre de la coopération énergétique entre Rome et Tunis et des politiques européennes de connexion du littoral sud de la Méditerranée.

I. B. (avec Ansamed)

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L’irrigation solaire pour sauver l’agriculture en Tunisie

La Tunisie doit repenser en profondeur son modèle agricole, en misant sur l’irrigation alimentée par des énergies renouvelables, les technologies numériques et une gestion plus rigoureuse des eaux souterraines afin de concilier sécurité alimentaire, protection de l’eau et souveraineté économique.

C’est l’appel lancé par Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord, dans un contexte marqué par la hausse des températures, la baisse des précipitations et la pression croissante sur les ressources en eau du pays.

Selon l’organisation environnementale, l’agriculture absorbe plus de 75 % de l’eau disponible en Tunisie, tandis que les ressources renouvelables par habitant restent inférieures au seuil international de pénurie d’eau.

Pour Greenpeace, la question alimentaire ne peut plus être considérée uniquement comme un enjeu économique ou de production, mais comme un élément direct de la sécurité nationale.

L’ONG salue les efforts des autorités tunisiennes pour accroître l’autosuffisance en blé dur, notamment grâce à des semences sélectionnées, à la promotion de la production locale et au développement des cultures irriguées.

Pour un contrôle plus strict des prélèvements d’eau

Toutefois, elle souligne que l’expansion de l’irrigation dans un pays exposé à un stress hydrique structurel nécessite un changement technique et réglementaire : réduction des coûts énergétiques, augmentation de l’efficacité des systèmes de production et contrôles plus stricts des prélèvements d’eau.

Au cœur de cette proposition se trouvent l’énergie solaire photovoltaïque appliquée aux exploitations agricoles, l’irrigation au goutte-à-goutte et l’utilisation de capteurs intelligents capables de moduler l’apport en eau en fonction des besoins réels des sols et des cultures.

Selon Greenpeace, ces technologies pourraient réduire le gaspillage, contenir les coûts pour les petits exploitants et accroître la stabilité de la production, même en période de sécheresse ou de coupures de courant.

L’organisation cite également l’agrivoltaïsme – l’intégration de panneaux solaires et de cultures sur une même parcelle – comme un outil potentiel pour limiter l’évaporation et protéger certaines cultures des vagues de chaleur. Elle met toutefois en garde contre un risque : l’énergie solaire, en réduisant le coût du pompage, pourrait encourager une surexploitation des eaux souterraines si elle n’est pas encadrée par une réglementation claire.

Transition agricole fondée sur les énergies renouvelables

C’est pourquoi Greenpeace appelle à la mise en place de quotas de prélèvement, de compteurs intelligents, de permis plus stricts et d’un recours accru au traitement des eaux usées.

Une transition agricole fondée sur les énergies renouvelables, conclut l’ONG, serait non seulement un choix écologique, mais aussi un levier de stabilité sociale, de maîtrise des prix alimentaires et de renforcement de la souveraineté tunisienne.

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Projet Bridge pour dynamiser la filière laitière tunisienne

Le projet Bridge vient d’être lancé pour le «Renforcement de la résilience du secteur laitier tunisien par l’innovation numérique». Ce projet vise à moderniser l’ensemble de la filière laitière du pays – de la production à la transformation et à la distribution – grâce à des solutions numériques innovantes capables d’accroître la productivité, de réduire l’empreinte carbone et hydrique, et d’optimiser la consommation d’énergie et d’eau.

Le lancement officiel du projet a eu lieu le 22 mai 2026 à Tunis, en présence de représentants institutionnels, de partenaires du projet, d’universitaires et de professionnels de l’industrie.

Bridge s’inscrit dans le cadre de l’initiative 3Den, développée avec le soutien du Programme des Nations-Unies pour l’environnement (PNUE) et de l’Italie, afin de promouvoir la numérisation des systèmes énergétiques et d’accompagner la transition vers des modèles de développement plus efficaces, sûrs et durables.

Dans ce contexte, la Tunisie représente un partenaire stratégique, notamment grâce à sa coopération étroite avec l’Italie dans les domaines de l’énergie, de l’innovation et du développement durable.

D’une durée de 24 mois et doté d’un budget total de 2,3 millions de dollars, cofinancé par le partenariat du projet, Bridge est piloté par le Centre méditerranéen des énergies renouvelables (Medrec) et réunit des partenaires tunisiens et italiens issus de la recherche, du monde universitaire et de l’industrie, notamment Inat, Enersem, Università Cattolica del Sacro Cuore, Delice CLC, Natilait et Delice-Danone.

Le projet vise à développer des outils d’aide à la décision adaptés au contexte tunisien, permettant d’évaluer l’impact environnemental tout au long de la chaîne de valeur, des exploitations agricoles aux usines de transformation.
Outre son volet technologique, Bridge vise également à renforcer la diffusion des connaissances et des bonnes pratiques, à promouvoir des politiques plus efficaces pour une agriculture et une production laitière plus durables et à faciliter la reproduction de cette expérience dans d’autres secteurs agroalimentaires et d’autres pays de la région.

Cette initiative confirme l’engagement commun de l’Italie et de la Tunisie à promouvoir des solutions concrètes alliant innovation numérique, utilisation rationnelle des ressources et développement durable, avec des retombées tangibles pour les entreprises, les collectivités locales et les territoires.

I. B. (avec Ansamed).

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Vers une meilleure protection des demandeurs de visas

L’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (Otic) vient de publier une déclaration où elle dénonce le coût exorbitant et le manque de transparence des procédures d’octroi visas – en particulier ceux pour l’Union Européenne (UE) et l’espace Schengen, les plus demandés –. Elle appelle à la protection des demandeurs de visas en renforçant le contrôle des sociétés intermédiaires privées et en remboursant les frais dépensés en cas de refus de visa.

La «Déclaration de Tunis sur les droits des consommateurs en matière de visas et de mobilité internationale», lancée par l’Otic, avec le soutien d’associations arabes et africaines du secteur, est présentée, par le président de l’ONG, Lotfi Riahi, à l’agence de presse Tap, comme le premier cadre civil régional commun dédié aux droits des usagers dans les procédures de délivrance de visas, une question particulièrement sensible en Tunisie, notamment en raison de la forte demande d’accès aux pays de l’espace Schengen.

Selon M. Riahi, des millions de citoyens de pays arabes et africains sont confrontés à des procédures de plus en plus complexes, à de longs délais d’attente et à des coûts croissants pour obtenir un visa.

Au cœur des critiques d’Otic se trouve l’externalisation de certains services consulaires à des entreprises privées, qui sont responsables de la planification des rendez-vous, de la collecte des demandes et de l’accomplissement des procédures préliminaires.

L’Ong tunisienne soutient que le recours aux intermédiaires et aux plateformes numériques a entraîné une multiplication des coûts pour les demandeurs, sans garanties proportionnelles quant à la qualité du service ou à l’issue de la demande.

Un autre point de désaccord concerne l’absence de remboursement des sommes versées en cas de refus de visa, même lorsque le demandeur ne bénéficie pas du service principal pour lequel il a déposé sa demande. La Déclaration de Tunis appelle donc à une distinction claire entre les frais administratifs obligatoires et les services optionnels, à la mise en place de modalités de remboursement total ou partiel en cas de refus, et à une plus grande transparence quant aux motifs de refus.

Les associations à l’origine de cette déclaration demandent également des procédures d’appel indépendantes et rapides, ainsi qu’un renforcement du contrôle des entreprises privées impliquées dans le traitement des demandes.

Rappelons que les visas sont une manne pour les pays qui les accordent et une perte sèche pour ceux qui les demandent.

Sur le plan mondial, le nombre de demandes dépasse régulièrement les 10 millions par an (avec parfois des pics à 15 millions). Cela représente une masse financière directe en frais consulaires bruts de plus de 1,3 milliard d’euros par an.

Pour des pays de départ très actifs, les chiffres sont considérables. À titre d’exemple, en Tunisie, ces frais rapportent, bon an mal an, aux pays émetteurs plus de 16,5 millions d’euros.

I. B.    

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Le TMM se stabilise à 6,99%, son plus bas niveau depuis près de quatre ans

Le taux moyen mensuel du marché monétaire (TMM) poursuit sa phase de stabilité en Tunisie. Selon les données publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT), cet indicateur s’est maintenu à 6,99% durant le mois de mai 2026, enregistrant ainsi son quatrième mois consécutif à ce niveau. Cette évolution confirme la tendance baissière observée depuis plusieurs années et marque le niveau le plus faible atteint par le TMM depuis juin 2022. Étroitement lié au taux directeur de la BCT, maintenu à 7%, le TMM constitue un baromètre essentiel des conditions de financement dans l’économie tunisienne et de l’orientation de la politique monétaire.

Le taux moyen mensuel du marché monétaire (TMM) est resté inchangé à 6,99 % durant le mois de mai 2026, d’après les statistiques publiées samedi par la Banque centrale de Tunisie. Cette stabilité intervient alors que le taux directeur de la BCT demeure fixé à 7% depuis plusieurs mois.

Après avoir reculé progressivement au cours des dernières années, le TMM confirme ainsi son installation sous le seuil des 7%, un niveau qui n’avait plus été observé depuis près de quatre ans.

Une baisse régulière du TMM

Les chiffres publiés par la Banque centrale montrent une baisse régulière du TMM en glissement annuel. L’indicateur est passé de 8% à fin mai 2023 à 7,97% en mai 2024, puis à 7,5% en mai 2025, avant de s’établir à 6,99% en mai 2026.

Cette évolution traduit une détente progressive des conditions monétaires après la période de forte inflation qui avait conduit la Banque centrale à durcir sa politique monétaire au cours des années précédentes.

Le niveau actuel constitue le plus bas enregistré depuis juin 2022.

Dans le sillage du taux directeur de la BCT

Le TMM évolue généralement dans le sillage du taux directeur de la Banque centrale, qui sert de référence pour les opérations de refinancement des banques.

Maintenu à 7%, le taux directeur contribue à stabiliser le marché monétaire autour de ce niveau. Cette corrélation explique la faible variation observée du TMM depuis le début de l’année 2026.

La stabilité du taux directeur reflète la prudence de la Banque centrale, qui surveille à la fois l’évolution de l’inflation et les équilibres macroéconomiques.

Que signifie un TMM à 6,99% pour l’économie ?

Le TMM constitue un indicateur clé du coût de l’argent dans l’économie tunisienne. Il influence notamment les conditions de financement des banques et sert de référence pour certains crédits accordés aux entreprises et aux particuliers.

Sa baisse progressive depuis 2023 accompagne le mouvement de détente monétaire observé en Tunisie. Un niveau inférieur à 7% contribue à améliorer les conditions de financement et à réduire progressivement le coût du crédit, même si l’impact sur les emprunteurs dépend également des politiques commerciales appliquées par les établissements bancaires.

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Tunis racontée par Martinelli | Une ville aux mille âmes

Une ville parcourue comme un archipel de quartiers, de voix et de souvenirs : La Goulette des pêcheurs siciliens et la Madone de Trapani, le centre européen avec son architecture Art nouveau et Art déco, la médina des soufis et des écrivains, les banlieues populaires, La Marsa, Sidi Bou Saïd et Carthage. C’est le Tunis que décrit l’Italien Leonardo Martinelli dans ‘‘Tunisi mon amour’’, un voyage au cœur de la ville aux mille âmes, publié en italien aux éditions EDT dans la collection «La Biblioteca di Ulisse», désormais disponible en version numérique et brochée (304 pages, 31 mai 2026).

Ce livre n’est ni un guide touristique, ni un essai anthropologique, ni un reportage au sens strict ; il s’agit plutôt, selon les termes de la note éditoriale, d’un «acte d’amour» pour une ville à la fois pauvre et belle, imparfaite et étonnamment avant-gardiste.

Martinelli parcourt la ville à pied, en train, en taxi collectif, dans des tramways bondés, jour et nuit, traçant un itinéraire circulaire qui commence et revient à La Goulette. Il en résulte un portrait choral de la capitale tunisienne, confié à des musiciens, des chefs cuisiniers, des artistes, des psychanalystes, des cinéastes, des militants, des migrants, des gardiens de maisons ancestrales, des pêcheuses, des DJ, des boxeurs et des survivants. Différents personnages, souvent éloignés par leurs origines sociales et leurs parcours personnels, deviennent les véritables protagonistes d’un voyage qui entrelace l’Afrique et la Méditerranée, la nostalgie italienne et le présent tunisien, le désir de liberté et de nouvelles craintes.

Voyage dans l’Afrique méditerranéenne

    Au cœur du livre se trouve également une tentative de déconstruire les stéréotypes et les simplifications concernant le monde arabe et musulman.

    Le Tunis de Martinelli est une ville contradictoire, sensuelle, populaire et cultivée, marquée par les traumatismes coloniaux mais capable d’inventer des communautés éphémères : une plage, une cuisine, un théâtre, une chanson, une procession, une maison ouverte.

    À La Goulette, écrit l’auteur, «la liberté peut se résumer à une chaise en plastique que l’on traîne où bon nous semble, à une bière à une table en terrasse, à une plage partagée par les riches et les pauvres».

    Acceptation de l’autre et du différent

    Le livre examine également la stratification historique de la Tunisie : Berbères, Puniques, Romains, Vandales, Byzantins, Arabes, Espagnols, Turcs, Français et Italiens ont tous laissé des traces tangibles et intangibles. C’est dans cette sédimentation que Martinelli discerne une acceptation potentielle de l’autre et du différent, une tolérance fragile mais perceptible dans le quotidien de la capitale.

    Journaliste, écrivain et animateur radio, Leonardo Martinelli vit à Tunis et écrit sur l’Afrique du Nord pour divers médias italiens. Il a travaillé pendant plus de vingt ans au quotidien Il Sole 24 Ore, notamment à Bruxelles, Tokyo, Montevideo et Paris, et a été correspondant en France pour La Stampa. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment sur le Chili et l’Uruguay. Avec ‘‘Tunisi mon amour’’, il livre un récit de voyage et de rencontres, mais aussi une déclaration d’amour critique à une ville qui accueille et blesse, unit et sépare, à l’image de la mer qui, idéalement, clôt le voyage : une présence physique, une mémoire méditerranéenne et une frontière mouvante entre départs, retours et coexistence possible.

    D’après Ansamed.

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    ‘‘Alouette, jolie alouette’’ de Habib Selmi | Les petits mystères du quotidien

    Même s’il n’est pas honoré comme il le mérite dans son propre pays, où il passerait presque inaperçu dans la rue, Habib Selmi reste le romancier tunisien le plus en vue, le plus lu et le plus célébré à l’étranger. Il est, en tout cas, l’auteur arabophone tunisien le plus traduit dans les langues du monde et le plus publié à l’étranger. Dans son nouveau roman ‘‘أيتها القبرة’’ (Alouette, jolie alouette !), paru aux éditions Dar Al Adab (Beyrouth, 2025, 229 pages), on retrouve ses atmosphères intimistes où les éléments du quotidien finissent par se draper d’un voile de mystère et d’étrangeté.

    Ridha Kefi

    On retrouve aussi dans ce treizième roman les thématiques chères au romancier, professeur d’arabe de son état qui vit à Paris depuis le début des années 1980 : la douce douleur de l’exil, la nostalgie de l’enfance, dans le village d’El Âla, au cœur de la campagne kairouanaise, et le choc des cultures, exprimé chez lui sans animosité ni violence, comme une quête de soi à travers l’autre, comme une volonté de savoir et un besoin de reconnaissance.

    A travers la multiplicité des personnages, la complexité des situations et la diversité des destins qu’il raconte, on retrouve toujours dans ses romans, au fil des mots, des éléments autobiographiques, mais qui sont soigneusement noyés dans le cours de la narration. En fait, Habib Selmi ne fait que se raconter lui-même, exprimer ses désirs, ses frustrations et son angoisse de la mort qui rode partout dans ses récits, mais sans se découvrir vraiment, en se glissant, subrepticement et imperceptiblement, dans la peau de ses personnages.

    Dans ce nouveau roman, le narrateur prénommé Mohamed est un sexagénaire, Tunisien vivant en France depuis des décennies, marié à une Française et père d’un enfant lui-même marié et qui lui a donné un petit-enfant. C’est un retraité solitaire, imaginatif, suspicieux et rêveur qui vient de perdre son épouse et tente de lui survivre, difficilement, en cherchant à donner un sens à tous ses faits et gestes. S’il se donne pour mission de s’occuper de Jocelyne, sa belle-mère nonagénaire qui vit seule dans un village loin de Paris, c’est par respect pour la mémoire de la défunte Dominique. Mais peu à peu, sa relation avec la vieille dame prend une tournure inattendue : l’intérêt succédant à la curiosité, ses allers-retours entre Paris et Le Tronchet deviennent un pèlerinage quasi-hebdomadaire.

    Entre aveux, confessions et silences, les dits et non-dits des deux complices finissent par donner une certaine densité aux petits mystères du quotidien. L’intrusion d’un troisième personnage, Bernard, dans la vie de cet improbable «couple» vient perturber l’ordre précaire où Mohamed a semblé, un moment, se complaire, avant que la mort ne vienne, encore une fois, remettre les choses à leur place.

    A soixante-dix ans passés, Habib Selmi traite désormais des thématiques de son âge : la vieillesse, le corps qui lâche, le désir toujours vif, le cœur qui résiste et la mort tapie dans tous les coins. Mais sa réflexion est légère, calme, apaisée, sereine et lumineuse, celle de l’acceptation du temps qui fuit et du monde qui vacille.

    Un roman d’une rare sensibilité qui vous tient en haleine sans véritable intrigue, rien que le mystère recommencée de la vie. Merci Habib Selmi, et continuez de nous émouvoir par les petits riens qui illuminent nos vies comme cette alouette posée sur le rebord de la fenêtre qui ouvre et ferme le roman.

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    Le poème du dimanche | ‘‘Je te vois la larme difficile’’ de Abou Firas Al-Hamdani

    Né à Mossoul en 932, au sud de l’Irak, Abou Firas Al-Hamdani est prince, poète et chevalier. (Illustration : Statue d’Al-Hamdani dans un jardin public à Alep / Timbre à l’effigie du poète émis par la Poste de Syrie).

    Appartenant à la dynastie des Hamdanites, il est nommé par son cousin, Sayf Ad-Dawla, gouverneur de Manjib, au nord de la Syrie. D’où il fait des attaques contre l’Empire byzantin. Il sera ainsi capturé puis emprisonné à Constantinople, aujourd’hui, Istanbul, où il compose ce poème, selon toute vraisemblance. Il meurt en 968, à Homs. Il laisse un Diwan / recueil, l’un des plus beaux et émouvants de la poésie arabe, entre captivité, amour et nostalgie de la vie libre. Le poème, ici traduit, rendu célèbre aussi, parce que chanté par Oum Kalthoum.  

    Tahar Bekri

    Je te vois la larme difficile ton mérite la patience

    L’amour n’a-t-il sur toi interdit et ordre ?

    Mais si ! Je languis et une douleur me tenaille

    Mais celui qui me ressemble ne révèle secret

    Quand la nuit m’éclaire je tends ma main à l’amour

    Et asservis une larme bien qu’orgueilleuse

    Le feu au point de brûler mes entrailles

    Quand l’attisent ma flamme et mon esprit

    Tu m’assures d’aimer et la mort est préférable

    Si je meurs assoiffé que la pluie ne tombe jamais !

    J’ai préservé notre amour et tu l’as égaré

    Plus haute que la fidélité est ta traitrise

    Les jours ne sont que des feuillets aux lettres

    de la main de leur auteur le bon augure

    J’ai parmi les passantes du quartier une belle

    Ma passion est un péché sa joie est une excuse

    Elle trompe tous ceux qui me calomnient

    Pour toute calomnie j’ai une oreille sourde

    J’ai apparu parmi les miens en leur présence

    Une demeure dont tu es absente est déserte

    J’ai combattu les miens pour ton amour

    Sans lui c’eût été qu’eau et vin

    Si les calomniateurs ne disaient pas vrai

    La foi détruirait ce que l’incrédulité construit

    J’étais fidèle et dans la fidélité une humiliation

    Envers une femme dont le mérite est de trahir

    Posée mais la vigueur de la jeunesse la soulève

    Elle se cabre parfois comme une jument

    Elle demande qui suis-je mais elle le sait

    Un jeune comme moi peut-il être inconnu

    Je lui dis comme tu le désires

    Je meurs pour toi elle dit ils sont nombreux

    Je dis si tu le voulais tu n’aurais été si difficile

    Tu me demandes des nouvelles bien que tu les saches

    Elle dit le temps t’a nui après notre séparation

    Je dis non ce n’est point le temps mais toi 

    Si ce n’était toi il n’y aurait vers la tristesse voie

    vers le cœur l’amour vers la perdition a un pont

    L’âme dépérit entre sérieux et plaisanterie

    Si la séparation l’assaille l’abandon la tourmente

    Je me persuadais qu’il n’y aurait d’amoureux après moi

    Mais ce à quoi main s’est accrochée est vide

    J’ai médité sur mon sort ne voyant aucun repos

    Si par l’éloignement j’oublie l’abandon me le rappelle

    Les miens se souviendront de moi s’ils sont sérieux

    C’est dans la nuit sombre que la lune vient à manquer

    Si je survis ils connaissent les coups qu’ils portent au dos

    Ces lances ces sabres ces blancs émincés et jaunes

    Si je meurs l’être est forcément mortel

    Même si la vie et les jours s’allongent

    Nous sommes des gens sans mesure

    Au premier des rangs ou dans la tombe

    Pour atteindre la grandeur nos personnes sont insignifiantes

    Celui qui demande la main d’une belle ne compte point sa dot

    Les plus fiers des humains les meilleurs des vénérables

    Le plus généreux sur la terre et sans vantardise

    Traduit de l’arabe par Tahar Bekri

    Copyright

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    PSG-Arsenal : Où suivre la finale de la Ligue des champions ?

    Le grand soir est arrivé. Le Paris Saint-Germain affronte Arsenal ce samedi en finale de la Ligue des champions, dans un choc très attendu par les amateurs de football en Tunisie et dans l’ensemble du monde arabe.

    Entre supporters du PSG, fans d’Achraf Hakimi et passionnés de Premier League, l’affiche promet une audience record devant les écrans, dans les cafés et sur les plateformes de streaming sportif.

    À quelle heure le match ?

    La finale débute à 17h00, heure tunisienne. Le coup d’envoi sera donné à l’Allianz Arena de Munich, en Allemagne.

    Sur quelles chaînes regarder PSG-Arsenal ?

    Dans le monde arabe et en Tunisie, les droits de diffusion de la Ligue des champions sont détenus par le groupe beIN Sports. La rencontre sera retransmise en direct sur beIN Sports HD 1 Premium, avec une couverture spéciale avant-match dès l’après-midi.

    Les commentaires en arabe devraient être assurés par les voix habituelles de la chaîne qatarie, très suivies dans la région.

    Pour les téléspectateurs francophones en Tunisie, la finale sera également diffusée sur Canal+ en France, tandis que plusieurs plateformes européennes proposeront le match selon les pays.

    Une finale très suivie en Tunisie

    Cette affiche suscite un intérêt particulier en Tunisie, notamment en raison de la présence du défenseur marocain Achraf Hakimi avec le PSG, devenu l’une des grandes stars du football arabe.

    Le club parisien, toujours en quête de sa première Ligue des champions, attire aussi une importante communauté de supporters tunisiens, alors qu’Arsenal retrouve une finale européenne majeure après plusieurs années d’attente.

    Dans les cafés, restaurants et espaces publics équipés d’écrans géants, l’ambiance s’annonce électrique dans plusieurs villes tunisiennes.

    Streaming et applications mobiles

    Les abonnés beIN peuvent également suivre la rencontre via l’application TOD ou beIN Connect, accessibles sur smartphones, tablettes et Smart TV.

    Comme lors des grands rendez-vous européens, les réseaux sociaux devraient aussi s’enflammer autour de cette finale, entre analyses, réactions en direct et débats sur le futur Ballon d’or.

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