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Lese-Ansicht

L’administration Biden affirme que Netanyahu a retardé l’accord sur Gaza

Phil Gordon, qui a été conseiller à la sécurité nationale de l’ancienne vice-présidente américaine Kamala Harris sous l’administration Biden, a appuyé samedi les allégations de l’ancien secrétaire militaire du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Avi Gil, et d’autres responsables israéliens, selon lesquelles Netanyahu aurait retardé un accord de libération d’otages et de cessez-le-feu en 2024. […]

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Ligue 1 – cet après-midi, la suite : éviter de laisser des points en chemin

Ayant débuté hier, la cinquième journée du championnat de la Ligue 1 se poursuit aujourd’hui avec les quatre rencontres restantes. Au programme, un déplacement difficile du Club Sportif d’Hammam-Lif à Sousse et un face-à-face captivant entre la Jeunesse Sportive d’El Omrane et l’Avenir Sportif de La Marsa. Entretemps, le Stade Tunisien rendra visite à l’Etoile Sportive de Metlaoui dans la peau du favori et la réhabilitation sera le mot d’ordre entre l’Espérance Sportive de Zarzis et l’Espoir Sportif de Hammam Sousse. 

ESS – CSHL : sous le signe de la réhabilitation

De retour à Sousse, l’Etoile Sportive du Sahel va avoir l’occasion de se refaire une santé en recevant le Club Sportif d’Hammam-Lif, une équipe encore à la recherche de son premier point de la saison. C’est donc sous le signe de la réhabilitation que les deux équipes vont entamer cette rencontre. 

Après avoir laissé entrevoir plusieurs signes de faiblesse, les Sahéliens espèrent pouvoir faire bonne figure et se réconcilier avec leurs supporters, déçus à ce jour par les résultats de leur équipe, mais également par les prestations de leurs joueurs qui ont laissé entrevoir beaucoup de défaillances au niveau des trois compartiments, ce que Christian Bracconi a essayé de corriger durant la trêve. Ainsi, les Etoilés sont appelés à s’impliquer davantage pour dissiper les doutes et renouer avec le succès. 

Entretemps, Christian Bracconi est assis sur un siège éjectable et doit trouver les moyens de redynamiser le milieu du terrain et les solutions offensives indispensables pour trouver le chemin des filets adverses. Ousmane Diakhate, Abdallah Amri et Yassine Achour doivent s’appliquer pour alimenter Achraf Ben Dhiaf et Rayan Anane à la pointe de l’attaque. 

Le Club Sportif d’Hammam-Lif se déplace à Sousse en traînant quatre défaites en autant de rencontres  et court encore derrière son premier point. Les banlieusards doivent donc se défoncer à Sousse pour l’obtenir et pourquoi pas, en prendre trois d’un seul coup face à une équipe étoilée encore en proie au doute. Les banlieusards du Sud savent qu’ils n’ont plus droit à l’erreur et leur entraîneur, Chamseddine Dhaouadi, lui aussi en difficulté, joue sa place sur le banc de l’équipe. Ainsi, il est clair que les Hammam-Lifois devraient opter pour leur stratégie préférée, une défense basse et un jeu en contre pour surprendre les Etoilés. Leur tâche est loin d’être de tout repos et demande beaucoup de détermination, de patience et surtout de rigueur.

ESM – ST :  dans une conjoncture différente

Piégée par la JS Omrane, l’Etoile Sportive de Metlaoui retrouve cet après-midi son terrain fétiche et accueille un Stade Tunisien finalement retrouvé et qui se rend en terre minière avec la ferme intention de remporter son second succès en déplacement après celui assuré la journée précédente à Hammam Sousse. 

Généralement, les rencontres entre ces deux équipes ont été équilibrées avec des résultats le plus souvent étriqués, mais nous pouvons retenir également que rarement les Stadistes ont perdu à Metlaoui comme cela a été le cas lors des deux dernières saisons.

Mais, tout à l’heure, les Miniers de Metlaoui doivent trouver assez de ressources physiques pour tenir tête aux Stadistes, surtout après la longue grève qu’ils ont observée durant la trêve. Accusés par les supporters de manquement à leur devoir, les joueurs ont intérêt à se surpasser pour être à la hauteur de leur mission et remporter un second succès à domicile. Pour y parvenir, ils doivent se montrer solidaires à l’entrejeu pour pouvoir faire face à un milieu de terrain adverse très entreprenant, comme ils doivent être percutants en attaque et décisifs devant les bois stadistes.

En attendant la désignation de sa rencontre en retard contre le Club Africain, le Stade Tunisien se contente pour le moment d’une 9e place qu’il compte améliorer à partir d’aujourd’hui même en déplacement et sur un terrain qui lui a été souvent favorable par le passé. Mais aujourd’hui, les Bardolais espèrent profiter des difficultés de leurs adversaires et de leur forme retrouvée pour s’offrir une seconde victoire et il semble qu’ils ont les moyens de le faire. En présence de Youssef Saâfi qui assure assez bien le rôle d’animateur, d’Amadou N’Diaye et de Fakhreddine Ben Youssef en attaque, les Stadistes sont capables de donner des sueurs froides à leurs adversaires du jour qui devraient récupérer cet après-midi leur gardien international Noureddine Farhati, absent depuis le début de la saison.    

JSO – ASM : à chances égales  

La Jeunesse Sportive d’El Omrane et l’Avenir Sportif de La Marsa ont assez bien débuté leur nouvelle saison en Ligue 1, particulièrement la JSO qui a épinglé à son tableau de chasse l’Espérance Sportive de Tunis et de l’ES Metlaoui, et tenu en échec l’ES Sahel, trois équipes du premier groupe de la saison écoulée. Son adversaire, l’équipe marsoise, a été moins performant, mais a laissé entrevoir d’énormes possibilités. 

Aujourd’hui, chacune d’elles veut prouver sa bonne santé. La JSO sans tapage continue de faire son bonhomme de chemin dans la discrétion absolue et son entraîneur Amine Béji a réussi à métamorphoser le groupe et à mettre les qualités de chaque joueur au service du collectif. Le résultat ne s’est pas fait attendre et les coéquipiers de Ouday Belhaj restent capables d’épingler à leur tableau de chasse plusieurs autres adversaires. Avec un milieu de terrain bien équilibré et beaucoup de complicité entre les joueurs, les Omraniens vont être un dur adversaire pour les Marsois.

Ces derniers ont fourni depuis le début de la saison de bonnes prestations sous la conduite de Imed Ben Younès qui a travaillé en silence et a fait travailler ses joueurs au point physiquement et très performants tactiquement avec un entrejeu formé de joueurs d’expérience, un gardien qui a fait ses preuves depuis quelques saisons et des attaquants de valeur à l’image de Nour Mani, Amenallah Ben Hmida, Mohamed Rayane Hamrouni et Koussay Maâcha, des joueurs capables de mener leur équipe vers le haut du tableau. 

Mais tout cela n’a pas empêché les Marsois de se retrouver au bas du tableau, après la décision de la LNFP de faire rejouer leur rencontre face à l’ES Sahel, ce qui leur fait perdre, du moins temporairement, 3 précieux points acquis sur le terrain et doivent attendre les résultats de leur recours pour se fixer sur leur sort.

Dans l’obligation de réussir leur sortie, les banlieusards du Nord doivent redoubler d’efforts et renouveler leurs dernières prestations afin d’espérer défier les Omraniens et pourquoi pas, les acculer à la défaite.   

ESZ – ESHS : dos au mur

C’est le stade Abdesselam Kazouz qui ouvre ses portes aujourd’hui pour abriter la rencontre entre l’Espérance Sportive de Zarzis et l’Espoir Sportif de Hammam Sousse, deux équipes qui ont changé d’entraîneur après seulement quatre journées de compétition et après une série de résultats qui ne correspondent nullement à leurs objectifs.

L’ES Zarzis s’est séparée de Moncef Mcharek après une série de défaites en championnat et une autre en Coupe de la Confédération et a engagé Chokri Khatoui afin de redresser la barre et remettre l’équipe sur le chemin de la victoire. Ce technicien a eu près d’un mois pour remédier aux nombreuses imperfections parues dans les prestations de l’équipe, comme il a mis tout en œuvre pour remettre les joueurs en confiance et leur redonner la joie de jouer. En retour, il attend d’eux une réaction d’amour-propre cet après-midi et une victoire qui leur sera un véritable stimulant pour la suite du championnat et avant la double confrontation contre le Réal Bamako au second tour éliminatoire de la Coupe de la Confédération. Côté formation, Chokri Khatoui devrait donner la priorité à des joueurs à tempérament offensif afin de mettre tous les atouts de son côté pour renouer avec la victoire.

L’ES H Sousse a changé à son tour d’entraîneur et Seif Ghezal a succédé à Youssef Mouihbi sur le banc de l’équipe avec comme principal objectif sortir la tête de l’eau et remonter la pente. Seif Ghezal, à l’instar de Khatoui à Zarzis, a donné la priorité au côté moral et a trouvé les mots nécessaires pour remettre les joueurs en confiance. C’est donc chose faite, mais cela reste insuffisant car les Sahéliens de Hammam Sousse ont besoin de plus. Ils ont besoin de rigueur tactique, de vivacité au milieu du terrain et d’une meilleure approche en attaque. L’arrivée de Taïeb Ben Zitoun va certainement aider l’équipe à mieux s’exprimer sur le plan offensif, aux côtés de Fakhreddine Ouji et Mossaâb Sassi, deux joueurs d’expérience qui peuvent changer le profil de l’équipe. 

Hédi RASSAÂ

 

Programme (Tous les matchs à 14h30)

Stade de Sousse

ES Sahel – CS Hammam-Lif

Arbitre : Ahmed Dhaouadi

VAR : Haythem Trabelsi

Stade Chedly Zouiten

JS Omrane – AS Marsa

Arbitre : Mehrez Melki

VAR : Andre Filipe (Portugal)

Stade Metlaoui

ES Metlaoui – S. Tunisien

Arbitre : Fraj Abdellaoui

VAR : Haythem Guirat

Stade Abdessalem Kazouz de Zarzis

ES Zarzis – E SHammam Sousse

Arbitre : Amir Ayadi

VAR : Mohamed Ali Karouia

 

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Iran–États-Unis : nouveau pétrolier en feu à Ormuz, Israël et Washington face au risque d’escalade

Ormuz : un pétrolier touché, le Pentagone révise son bilan à 21 morts et 865 blessés. Entre projets de frappes et démentis israéliens, le dossier du 11 octobre.

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Kasserine : les pluies et la grêle ravagent des cultures d’oliviers et d’arbres fruitiers

Des dégâts importants ont été observés au niveau des superficies cultivées en oliviers, légumineuses et arbres fruitiers à Sebiba et Jedelienne dans le gouvernorat de Kasserine, suite aux fortes pluies accompagnées de grêle qui se sont abattues ces derniers jours sur la région. Le président de l’Union régionale de l’agriculture, Mohamed Hassan Al Azhari a […]

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Kasserine: La gêle fait d’importas égâts à Kasserine

Des dégâts importants ont été observés au niveau des superficies cultivées en oliviers, légumineuses et arbres fruitiers à Sebiba et Jedelienne dans le gouvernorat de Kasserine, suite aux fortes pluies accompagnées de grêle qui se sont abattues ces derniers jours sur la région. Le président de l’Union régionale de l’agriculture, Mohamed Hassan Al Azhari a […]

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Maroc-Israël : les industriels de la défense renforcent leurs liens

La participation officielle d’Israël au « Marrakech Air Show 2026 » marque une nouvelle étape dans la coopération militaire entre Rabat et Tel-Aviv. Huit entreprises israéliennes présentent leurs technologies de défense, tandis que des perspectives de partenariats industriels et de production locale sont évoquées.

L’industrie de défense israélienne fait son entrée officielle au Marrakech Air Show. Du 7 au 10 octobre, le salon aéronautique accueille pour la première fois un pavillon national israélien, accompagné d’une délégation de huit entreprises spécialisées dans les technologies militaires. Cette présence illustre l’approfondissement des relations sécuritaires et industrielles entre le Maroc et Israël, dont les relations diplomatiques ont été rétablies en 2020 dans le cadre des accords d’Abraham.

La délégation israélienne est conduite par la direction de la coopération internationale de défense du ministère de la Défense, connue sous le nom de SIBAT. Parmi les participants figurent trois grands groupes du secteur : Elbit Systems, Israel Aerospace Industries (IAI) et Rafael Advanced Defense Systems…

Vers une production locale au Maroc

Au-delà de la présentation de matériels militaires, la coopération pourrait prendre une dimension industrielle plus importante. Des responsables du secteur ont évoqué des possibilités de fabrication locale, de développement conjoint de technologies et de transfert de savoir-faire. Cette orientation rejoint la stratégie marocaine visant à développer une industrie nationale de défense et à réduire progressivement sa dépendance aux importations. Le pays cherche à attirer des partenaires étrangers capables d’apporter des technologies, des compétences techniques et des capacités de production.

Le groupe Moroccan Military Industry (MMI), lié selon les informations disponibles à l’entreprise israélienne Elbit Systems, illustre déjà cette évolution. Il prévoit notamment de commencer en mars 2027 les livraisons de tourelles destinées à des véhicules blindés.

Un partenariat à dimension stratégique

La présence israélienne à Marrakech intervient dans un contexte d’élargissement des relations bilatérales, qui englobent désormais la coopération militaire, les échanges technologiques et les perspectives d’investissements industriels. Pour les entreprises israéliennes, le marché marocain constitue un débouché potentiel vers l’Afrique et d’autres marchés régionaux. Pour Rabat, les partenariats étrangers peuvent contribuer à renforcer les capacités nationales dans les systèmes de défense, les équipements autonomes et les technologies avancées.

Cette dynamique soulève également des enjeux politiques, compte tenu des critiques visant les exportations d’armements israéliens et du contexte régional. Elle confirme néanmoins que la relation entre Rabat et Tel-Aviv dépasse progressivement le cadre diplomatique pour prendre une dimension industrielle et technologique.

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Basketball – Pro A (5e journée) : les ténors sur du velours

Au train débridé où vont les choses, on aura torché à l’issue de cette cinquième ronde en un rien de temps pratiquement la moitié du chemin de la phase aller. Avec comme prédominante attractivité le choc régional Etoile Sportive du Sahel-Union Sportive Monastirienne. Sous les autres latitudes, rien de vraiment exceptionnel, nos balèzes que sont la Jeunesse Sportive Kairouanaise et le Club Africain se confronteront à un défi relativement mineur pour la Chabiba, à négocier les doigts dans le nez pour les Rouge et Blanc face respectivement à l’Etoile Sportive Goulettoise et à l’Union Sportive d’El Ansar.

C’est tout naturellement dans l’immémorial antagonisme sahélien footballistiquement parlant que se nourrit son pendant en basket, cette belle rivalité émulative entre l’ESS et l’USM. Après avoir raté au Gorjani l’opportunité de faire assaut d’isocompétence avec l’un des trois escogriffes du circuit, les Etoilés auront le loisir de se dédommager de ce petit capotage et de faire, dans la foulée, coup double, à savoir d’une part tanner le cuir à l’un de nos colosses patentés et prouver tant qu’à faire son mérite de compter parmi le gratin de nos clubs, et de l’autre, remporter un succès honorifique, une victoire symbolique dont seul un derby peut procurer une sapidité incomparable. Les Bleus, de leur côté, n’en seront pas moins aiguillonnés pour d’abord montrer qu’ils sont dignes de leur rang rutilant et pour accrocher ensuite le wagon que mène à bride abattue la JSK. Une Chabiba qui, tout en étant un cran au-dessus par rapport aux Aiglons de la Goulette, a tout intérêt à ne dormir que d’un œil.

Une cinquième victoire d’affilée et une invincibilité à préserver font que le jeu en vaut irrécusablement la chandelle. Quant aux fantassins de Chraïet, ils savent qu’en sortant de leur zone de confort à la faveur d’un duel qui les confronte à l’excellence, ils gagneront pour ainsi dire sur tous les tableaux, le résultat mis à part, conscients qu’ils sont de ne pas se tromper de cible. Le CA, pour sa part, s’en va à Dar Chaâbene El Fehri vers une vraie sinécure. Au vu des résultats que l’Union Sportive d’El Ansar a engrangés jusqu’ici, rien qu’en référence à son point-avérage de l’ordre de… (-105) en quatre journées seulement avec à la clé zéro victoire, c’est vraiment le jour et la nuit, un fossé abyssal séparant les deux clubs. En s’en remettant d’ailleurs à certains scores fleuves enregistrés depuis l’exorde du championnat, on peut aisément imaginer la configuration du panorama qui s’offre à nos yeux : un pinacle et un peloton de queue qu’un gouffre sépare et entre les deux, un ventre mou à califourchon entre le futur play-off et le dantesque play-out à venir.

Entre compétiteurs directs

Des duels entre des clubs appartenant à ces deux dernières familles d’écuries en découdront, à l’instar de Etoile Sportive Radésienne-Dalia Sportive de Grombalia. A priori, les Vignerons paraissent mieux pourvus mais les banlieusards qui, après trois journées de galère, ont enfin décroché un premier succès, certes au détriment du lambin de l’expédition mais suffisant pour les remplumer dans l’optique d’une deuxième victoire d’affilée. Avec également un seul petit haut fait dans leur escarcelle, le Stade Nabeulien et le Club Sportif de Hammam Sousse, ayant tous deux essuyé d’humiliantes rossées lors de la dernière journée et ce, au regard de l’insondable écart au score subi, s’escrimeront à l’emporter et surtout à rendre une bien meilleure copie. Belle explication en perspective demain à Sfax où la ronde se clora avec l’empoignade Club Sportif Sfaxien-Jeunesse Sportive d’El Manazeh, deux rivaux directs pour l’accession au play-off, un challenge pour lequel ils ont les yeux de Chimène.

Wahid SMAOUI

 

Programme

Aujourd’hui

Salle Bouhima Radès

17h00 : ESR-DSG

Salle D. C. Fehri

17h00 : USA-CA

Salle Bir Challouf Nabeul

17h00 : SN-CSHS

Salle Hammam Sousse

17h30 : ESS-USM

Salle Aziz Miled

17h30 : JSK-ESG

Demain

Salle Raed Bejaoui Sfax

15h00 : CSS-JSM

 

Résultats de la 4e journée

CA-SN : 84-46

JSM-JSK : 52-61

DSG-CSS : 82-70

ESR-USA : 63-54

USM-CSHS : 83-35

ESG-ESS : 72-79

 

 

 

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100 000 dollars pour naviguer dans le détroit d’Ormuz

Les capitaines de pétroliers dans le golfe Persique perçoivent des rémunérations équivalant à 100 000 dollars par mois pour naviguer dans le détroit d’Ormuz, auxquelles s’ajoute une prime de risque de 50 000 dollars par traversée alors que l’Iran multiplie les attaques contre les navires.

Imed Bahri

Le Finacial Times indique, en citant trois sources proches des armateurs et des équipages, que les propriétaires de navires proposent ces sommes considérables pour inciter les marins à rester à bord, tandis que les pays du Golfe s’efforcent de maintenir le flux de pétrole brut transitant par ce détroit vital.

Les marins ordinaires dont le salaire mensuel de base avoisine généralement les 1 500 dollars ainsi que les capitaines qui perçoivent habituellement environ 15 000 dollars par mois voient leur rémunération doubler lorsqu’ils se trouvent dans le sud de la mer Rouge et dans le golfe d’Oman et leurs revenus augmentent encore davantage lors de chaque traversée du détroit d’Ormuz, les marins ordinaires perçoivent alors au moins quatre à six fois leur salaire habituel.

Quatre à six fois le salaire habituel 

Comme la plupart des traversées du détroit sont effectuées par des pétroliers assurant des rotations régulières, les marins peuvent percevoir ces tarifs élevés pendant des mois d’affilée tout en étant constamment exposés au risque d’attaques iraniennes par missiles et drones. Selon une source bien informée, les marins qui s’aventurent dans ces voyages sont désormais perçus presque comme des mercenaires ce qui reflète l’ampleur des risques liés à la navigation dans le détroit.

Les navires qui prennent le risque de traverser cette voie maritime sont confrontés à l’une des vagues d’attaques les plus violentes depuis que les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran ont déclenché les hostilités en février.

D’après la société de sécurité maritime Vanguard, au moins 14 attaques ont eu lieu depuis le 20 septembre dont quatre ont visé des navires depuis samedi 3 octobre.

Toutefois, les prix élevés obtenus pour le pétrole brut parvenant à sortir du détroit, conjugués aux risques liés à l’impossibilité d’expédier le pétrole produit dans le Golfe, incitent les producteurs de la région à payer le prix fort pour ces traversées.

Cette semaine, les tarifs d’affrètement pour le transport de cargaisons via cette voie maritime contestée ont atteint un niveau record de 1,3 million de dollars par jour, contre environ 20 000 à 50 000 dollars par jour l’année dernière.

La navigation pour pénétrer dans le Golfe, charger le pétrole et en ressortir prend généralement environ quatre jours. Seule une poignée de navires accepte d’effectuer ce trajet, assurant la navette pour transporter le pétrole vers d’autres tankers qui attendent au large de Fujaïrah, dans le golfe d’Oman, d’où il est ensuite acheminé vers sa destination finale.

Un superpétrolier type transporte environ deux millions de barils de pétrole et compte un équipage pouvant aller jusqu’à 35 marins, placés sous les ordres du capitaine.

Pressions sur les équipage refusant de traverser le détroit

Manoj Yadav, secrétaire général du syndicat indien Forward Seamen’s Union of India, a déclaré que les armateurs proposent soit des sommes importantes aux marins, soit, dans certains cas, exercent des pressions sur les membres d’équipage refusant de traverser le détroit en les menaçant d’être remplacés et de voir les frais de leur rapatriement déduits de leur salaire.

Au total, au moins 93 navires ont été la cible d’attaques depuis le 28 février et 24 marins ont trouvé la mort, selon l’Organisation maritime internationale (OMI).

Scott Bergeron, directeur général de la compagnie de transport maritime Oldendorff Carriers, a déclaré mardi lors d’une conférence sur le transport maritime au Royaume-Uni : «La réalité est que ces navires et nos marins sont devenus des cibles. C’est une situation honteuse mais c’est aussi une nouvelle réalité qui rend la vie extrêmement difficile pour les personnes dont nous dépendons».

La plupart des navires traversent le détroit d’Ormuz de nuit en désactivant leurs systèmes de positionnement par satellite (GPS).

La marine américaine a déployé des moyens de défense aérienne pour protéger les navires traversant le détroit via un itinéraire longeant la côte omanaise.

La plateforme d’analyse maritime Windward a estimé que 13 navires avaient traversé le détroit le 4 octobre, contre 24 le même jour de la semaine précédente, une baisse consécutive à la recrudescence des attaques.

Les données de Windward indiquent qu’environ 2% des navires ayant traversé le détroit d’Ormuz au cours du troisième trimestre ont été la cible d’attaques. Avant le déclenchement du conflit, environ 135 navires traversaient le détroit chaque jour, transportant près d’un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz naturel liquéfié (GNL).

Recrudescence des attaques contre les navires  

L’intensification des attaques la semaine dernière a fait suite à des rapports indiquant que les flux totaux de pétrole en provenance du Golfe étaient revenus à des niveaux proches de ceux enregistrés avant le conflit, selon la plateforme de données sur les matières premières Kpler.

Toutefois, Kpler a indiqué ce mardi que les flux de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz lui-même demeuraient inférieurs d’environ un tiers aux niveaux d’avant-guerre. Certains flux, qui transitaient auparavant par le détroit, ont été réorientés vers d’autres itinéraires, notamment des oléoducs.

Outre les coûts liés aux équipages, les propriétaires de pétroliers s’acquittent de primes d’assurance contre les risques de guerre variant de 6% à 10% de la valeur de la coque du navire pour opérer dans la région, selon des courtiers en assurance. 

Les prix du carburant marin ont également atteint de nouveaux sommets la semaine dernière, sous l’effet des inquiétudes du marché concernant les approvisionnements futurs, selon l’agence Argus, spécialisée dans le suivi des prix.

Lundi, le prix du fioul couramment utilisé par les superpétroliers à Fujaïrah —le port de ravitaillement le plus proche du Golfe— a atteint 686 dollars la tonne, soit une hausse de 67% par rapport à la même période l’an dernier, alourdissant ainsi davantage les coûts du voyage. 

La plupart des marins sont originaires de communautés défavorisées dans des pays tels que les Philippines, l’Inde et l’Indonésie ainsi que de Russie, d’Ukraine et d’Europe de l’Est. Ils sont généralement attirés par ce métier pénible en raison de salaires nettement supérieurs à ceux qu’ils pourraient percevoir dans leur pays d’origine.

Yadav a déclaré: «Les marins sont perdants sur toute la ligne. S’ils refusent, ils risquent de perdre leur emploi et s’ils acceptent, ils risquent de perdre la vie».

Parmi les entreprises faisant transiter des navires par le détroit figurent la compagnie sud-coréenne Sinokor et la société grecque Dynacom ainsi que des entreprises publiques du Moyen-Orient, notamment la Compagnie pétrolière nationale d’Abou Dabi (Adnoc) —qui dispose de sa propre division de transport maritime— et la Kotc (Kuwait Oil Tanker Company), entreprise publique koweïtienne spécialisée dans le transport maritime d’hydrocarbures.

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Navi Pillay | Nobel pour les victimes, avertissement aux puissants

En récompensant Navi Pillay, le Nobel de la paix 2026 place la défense des droits humains au centre d’un débat qui dépasse les frontières de Gaza. Ancienne Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, magistrate et figure de la lutte contre l’impunité, la juriste sud-africaine incarne une justice internationale confrontée à une contradiction persistante : les principes sont universels, mais leur application reste soumise aux rapports de force. Les puissants rechignant toujours à les appliquer.

Djamal Guettala

La distinction prend un relief particulier depuis que Navi Pillay a présidé la commission d’enquête de l’Onu qui a conclu, en septembre 2025, qu’Israël avait commis un génocide dans la bande de Gaza. Les autorités israéliennes ont rejeté ces conclusions et vivement attaqué la lauréate après l’annonce du prix. La controverse est devenue le prolongement d’un affrontement plus large sur la légitimité des institutions internationales à enquêter sur les actes des États.

Le rapport de la commission d’enquête des Nations unies, publié le 16 septembre 2025, estime que quatre des cinq catégories d’actes constitutifs du génocide prévues par la Convention de 1948 ont été commises à Gaza. La commission a également conclu à l’existence d’une intention de détruire les Palestiniens de Gaza, en tout ou en partie, en tant que groupe.

Ces conclusions doivent être rapportées avec précision. Elles émanent d’une commission d’enquête et ne constituent pas, à elles seules, une condamnation prononcée par un tribunal. Cette distinction juridique n’enlève rien à la gravité des constats formulés ; elle rappelle que l’établissement des faits, leur qualification et la détermination des responsabilités obéissent à des procédures distinctes.

Le droit à l’épreuve des pouvoirs

En s’en prenant à Navi Pillay, les autorités israéliennes contestent la légitimité de celle qui a dirigé ces travaux. Mais le débat ne peut se réduire à une querelle de déclarations. Il porte sur la capacité des mécanismes internationaux à recueillir des éléments, à examiner les violations présumées et à rendre publiques leurs conclusions sans céder aux pressions politiques.

Le Nobel ne tranche pas la controverse juridique autour de Gaza. Il distingue une carrière et un engagement en faveur de la paix et du droit international. Sa portée réside aussi dans le signal adressé à ceux qui considèrent que l’indépendance de la justice doit être protégée, même lorsque ses travaux dérangent.

Née en 1941 à Durban, en Afrique du Sud, Navi Pillay a grandi sous l’apartheid. Avocate, elle a défendu des opposants au régime ségrégationniste, avant de rejoindre le Tribunal pénal international pour le Rwanda. Elle en a été présidente de 1999 à 2003.

Son travail dans l’affaire Jean-Paul Akayesu a marqué l’histoire du droit pénal international : le jugement rendu en 1998 a reconnu que les violences sexuelles pouvaient constituer des actes de génocide lorsqu’elles étaient commises avec l’intention de détruire, en tout ou en partie, un groupe protégé. Cette avancée a contribué à mieux prendre en compte des crimes longtemps minimisés dans les procédures judiciaires.

Navi Pillay a ensuite dirigé le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme de 2008 à 2014. Son parcours traverse ainsi plusieurs moments majeurs de la construction d’une justice internationale chargée de poursuivre les crimes les plus graves et de reconnaître les victimes.

Cette trajectoire donne au prix une dimension qui dépasse la seule actualité du Proche-Orient. Elle rappelle que la justice internationale s’est construite à travers des luttes concrètes, des enquêtes difficiles et la remise en cause de l’impunité, notamment lorsque les victimes disposent de peu de moyens pour faire entendre leur voix.

Signature:

«Aux survivants des crimes internationaux»

Navi Pillay a dédié son Nobel aux survivants des crimes internationaux et aux défenseurs de la justice internationale. Cette déclaration replace les victimes au cœur d’une actualité dominée par les réactions diplomatiques et les accusations réciproques.

La reconnaissance des victimes ne se limite pas à la compassion. Elle suppose de préserver les témoignages, d’établir les faits, de rechercher les responsabilités et de permettre aux procédures judiciaires de suivre leur cours. Les institutions internationales ne peuvent, à elles seules, garantir l’application de leurs décisions. Elles dépendent aussi de la coopération des États et de leur volonté de respecter les obligations auxquelles ils sont soumis.

Le prix attribué à Navi Pillay ne mettra pas fin aux souffrances à Gaza et ne résoudra pas le conflit israélo-palestinien. Il ne remplace ni les enquêtes ni les décisions des juridictions compétentes. Mais il donne une portée mondiale à un combat qui concerne l’ensemble des sociétés : faire en sorte que les victimes ne soient pas oubliées et que la puissance politique ou militaire ne suffise pas à écarter l’examen du droit.

La question posée par ce Nobel est finalement celle de la cohérence internationale. Les principes des droits humains peuvent-ils être défendus partout avec la même exigence ? La réponse ne dépendra pas d’une cérémonie ni d’une distinction, mais de la manière dont les États traiteront les conclusions des enquêtes, les procédures judiciaires et les droits des populations civiles.

En consacrant Navi Pillay, le comité Nobel honore une juriste dont le parcours relie la lutte contre l’apartheid, la justice pénale internationale et la défense des droits humains. La véritable portée de cet hommage se mesurera à la place accordée, au-delà des discours, aux victimes et à l’indépendance de la justice.

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La CPI dans le viseur de Washington, Trump à la manœuvre ?

Le gouvernement américain a annoncé, vendredi 9 octobre, des sanctions contre la Cour pénale internationale (CPI), et ce, quelques heures après que l’ancienne juge sud-africaine, Navi Pillay, a été récompensée du prix Nobel de la paix. Une simple coïncidence ?

 

De toute évidence, le président américain a du mal à accepter que le prix Nobel de la paix lui passe une fois encore sous le nez. Comme l’an dernier, Donald Trump – qui aura déclenché une guerre contre l’Iran et fait capturer le président du Venezuela, Nicolas Maduro, par les forces spéciales américaines, a une nouvelle fois assuré qu’il méritait la distinction « pour avoir réglé huit conflits », un chiffre largement fantaisiste – s’est indigné vendredi de n’avoir pas reçu le prix Nobel de la paix, en disant qu’il n’avait « jamais entendu parler » de la lauréate annoncée plus tôt dans la journée, en l’occurrence Navi Pillay.

« Les États-Unis, représentés par moi-même, votre président, auraient dû recevoir le prix Nobel de la paix, mais cela n’a pas été le cas », a dit le président américain pendant un meeting à Syracuse (nord-est des États-Unis). « C’est une tache indélébile sur la Norvège et les gens qui ont pris cette décision honteuse et embarrassante. Le prix Nobel de la paix a été discrédité à jamais par une poignée d’idéologues radicaux qui sont contre la démocratie et qui sont en réalité des ennemis de la civilisation », a-t-il ajouté.

En effet, à peine quelques heures de l’attribution du prix Nobel de la paix 2026 à Navi Pillay, figure emblématique de la lutte contre l’apartheid et juriste sud-africaine ayant présidé la commission d’enquête de l’Onu sur Gaza qui a conclu l’année dernière qu’Israël avait commis un génocide à travers le territoire palestinien occupé, les États-Unis viennent d’imposer des sanctions à la Cour pénale internationale. Et ce, dans un contexte de pression accrue de Donald Trump sur la Cour, après que celle-ci a émis en novembre 2024 des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour « des crimes de guerre à Gaza ».

« L’Histoire jugera ce moment »

En réponse, la Cour pénale internationale, créée en 2002 pour juger les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et le génocide, et qui compte 125 États membres à l’exception des États-Unis et d’Israël, a vivement rejeté les sanctions, les qualifiant « d’attaque contre l’État de droit et les fondements mêmes de l’ordre juridique international » et a averti que « l’Histoire jugera ce moment ».

Réaction immédiate de la part du Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, dans un communiqué : « Ces sanctions – les dernières en date d’une série de mesures de représailles contre la CPI et son personnel pour le travail qu’ils accomplissent chaque jour afin de faire progresser l’obligation de rendre des comptes pour les violations les plus graves des droits de l’homme – sont inacceptables ».

Pour sa part, l’Union européenne a déploré des sanctions « profondément regrettables », se disant « prête à prendre toutes les mesures nécessaires pour permettre à la Cour de poursuivre son travail », a indiqué la Commission dans un communiqué.

Enfin, les ministres des Affaires étrangères du Canada, du Danemark, de l’Allemagne, de la France, de l’Italie, du Japon, des Pays-Bas et du Royaume-Uni ont déclaré vendredi “rester unis“ derrière la CPI face aux sanctions américaines : « Nous, États parties soussignés au Statut de Rome de la Cour pénale internationale, réaffirmons notre soutien constant et indéfectible à l’indépendance, à l’impartialité et à l’intégrité de la CPI ».

À l’inverse, le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a salué les sanctions, qualifiant la Cour de « péril mortel pour les démocraties respectueuses du droit ». « La CPI n’est pas un tribunal. C’est une entité politique », a-t-il dénoncé, lui-même visé depuis 2024 par un mandat d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza.

Rubio : « Un tribunal voyou »

Washington justifie ces sanctions par sa volonté de « défendre la souveraineté américaine et ses citoyens contre la menace que représente la Cour pénale internationale », selon un communiqué publié par le département d’État. « Ils veulent plus de pouvoir et le veulent à nos dépens », a insisté le secrétaire d’État américain Marco Rubio, qualifiant au passage la CPI de «tribunal voyou».

« Le président Trump ne permettra jamais à la Cour pénale internationale de poursuivre des Américains. C’est pourquoi, aujourd’hui, les États-Unis imposent des sanctions à la Cour pénale internationale. Soit la CPI met fin à ses menaces, soit nous mettrons fin à la CPI », a affirmé Rubio, appelant les alliés des États-Unis membres de la Cour à « la remettre à sa place. S’ils ne le font pas, les États-Unis poursuivront leur campagne visant à démanteler la CPI, brique par brique, jusqu’à ce que les Américains ne soient plus menacés ».

Prévues pour entrer en application dans 180 jours, à moins qu’un accord ne soit conclu d’ici là, ces sanctions entraîneront l’interdiction de toute transaction financière avec la CPI, afin de «la couper de ses ressources et réduire sa capacité à opérer», selon le secrétaire d’État.

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Le cessez-le-feu à Gaza « n’est qu’une façade », affirment plus de 100 ONG

Un an après le prétendu cessez-le-feu à Gaza, conclu avec le soutien des États-Unis, celui-ci n’existe que sur le papier, selon plus de 100 organisations humanitaires, de défense des droits de l’homme et de la société civile. « Le cessez-le-feu n’est qu’une façade, les forces israéliennes continuant de tuer et de blesser quotidiennement des Palestiniens, […]

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Le prix Nobel de la paix 2026 attribué à la juriste Navi Pillay, défenseure incisive du droit international face aux crimes de guerre

Le comité Nobel norvégien a décerné, vendredi 9 octobre, le prix Nobel de la paix 2026 à la juriste sud-africaine Navanethem « Navi » Pillay. À 85 ans, cette figure majeure du droit international est récompensée pour « ses efforts pour promouvoir la paix et le droit international ».

Président du comité Nobel, Jørgen Watne Frydnes a salué le « courage » et l’« intégrité » exceptionnels d’une magistrate au rôle crucial dans la poursuite des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des génocides. Le comité a rappelé l’urgence d’un tel choix à une époque de tensions mondiales majeures, soulignant que « les institutions du droit international sont sous attaque » et que les juges incarnent « la ligne rouge qui sépare l’ordre du chaos ».

La portée de son travail sur les territoires palestiniens et Gaza

Parmi les éléments décisifs ayant pesé dans l’attribution de cette distinction figure l’engagement intransigeant de Navi Pillay à la tête de la commission d’enquête indépendante de l’ONU. Dans son rapport sur le conflit dans la bande de Gaza et les territoires palestiniens occupés, la commission dirigée par Navi Pillay a qualifié les actions des autorités israéliennes de génocide, accusant explicitement de hauts dirigeants israéliens d’incitation au génocide.

Sa posture ferme et ses prises de position critiques face à la politique d’Israël lui ont valu de vives contestations, mais c’est précisément ce travail d’investigation documenté et inflexible, perçu par ses partisans comme l’expression de la vérité juridique et du courage judiciaire, que la lauréate a elle-même qualifié de facteur déterminant : « La dernière chose que j’ai accomplie est la remise du rapport sur Gaza […]. L’une des principales réactions à ce rapport a été de me rendre hommage pour mon courage. Pourquoi faudrait-il du courage pour dire la vérité ? ».

Les Gazaouis en particulier et tous les Palestiniens ne manqueront pas d’apprécier cette distinction.

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Netanyahu n’a pas été un « partenaire coopératif » dans la reconstruction de Gaza, certifie un officiel US

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’a pas été un « partenaire coopératif » dans l’effort mené par les États-Unis pour reconstruire Gaza, a déclaré un haut responsable américain au Washington Post. « Il a fait un certain nombre de choses qui ont aggravé la situation », affirme-t-il. Le responsable souligne la lente progression de […]

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Nobel de la paix : Navi Pillay, une vie au service de la justice internationale

Le Nobel de la paix 2026 a été attribué à la juriste sud-africaine Navanethem « Navi » Pillay, en reconnaissance de son engagement en faveur de la paix et du droit international. De la lutte contre l’apartheid aux tribunaux internationaux, son parcours illustre plusieurs décennies de combat contre l’impunité et les violations des droits humains.

Une juriste face à l’apartheid

Née en 1941 à Durban, dans une famille sud-africaine d’origine tamoule indienne, Navi Pillay a commencé sa carrière juridique dans un pays soumis à l’apartheid. En 1967, elle est devenue la première femme à ouvrir un cabinet d’avocats dans la province du Natal. Elle a notamment défendu des opposants au régime et contribué à faire reconnaître les droits de détenus politiques.

Son parcours l’a ensuite conduite au sein de la justice internationale, où elle a participé à des avancées majeures dans la reconnaissance et la poursuite des crimes les plus graves.

Du Rwanda aux Nations unies

En 1995, Navi Pillay a rejoint le Tribunal pénal international pour le Rwanda, dont elle a assuré la présidence de 1999 à 2003. Elle a joué un rôle important dans une jurisprudence historique : celle qui a reconnu que le viol et les violences sexuelles pouvaient constituer des actes de génocide.

Elle a ensuite été juge à la Cour pénale internationale, avant de devenir Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, fonction qu’elle a exercée de 2008 à 2014. À ce poste, elle a défendu la protection universelle des droits fondamentaux et la responsabilité des États face aux violations.

Gaza, un dossier au cœur des tensions internationales

Plus récemment, Navi Pillay a présidé la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations unies sur le territoire palestinien occupé. En 2025, cette commission a conclu qu’un génocide avait été commis à Gaza par Israël, une conclusion vivement rejetée par les autorités israéliennes.

Le comité Nobel a inscrit la distinction de 2026 dans le cadre de son engagement en faveur du droit international et de la poursuite des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et du génocide. Le prix intervient alors que les institutions judiciaires internationales sont confrontées à de fortes pressions politiques.

Un Nobel en faveur du droit international

En distinguant Navi Pillay, le comité norvégien met en avant le rôle de la justice dans la prévention des conflits et la lutte contre l’impunité. Son parcours relie la défense des opposants à l’apartheid, les avancées du droit pénal international et la promotion des droits humains au sein des Nations unies.

La cérémonie de remise du Nobel de la paix est prévue le 10 décembre à Oslo. La distinction place une nouvelle fois au centre du débat international la question de l’application du droit face aux États et aux responsables politiques.

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Le bloc anti-Netanyahu reprend la tête à 19 jours du scrutin

Le bloc de partis d’opposition au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a repris la tête dans le dernier sondage réalisé par Zman Yisrael, site frère du Times of Israel, après avoir été distancé dans le sondage de la semaine dernière. Cependant, selon le sondage, ni le bloc présumé de Netanyahu ni le bloc des quatre […]

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Guerre d’Ukraine | Un deal pétrolier au cœur des pourparlers américano-russes

Business, zones d’ombre, mélange des genres et conflits d’intérêts sont devenus la marque de fabrique de la gestion des grands dossiers internationaux par l’administration Trump.

Imed Bahri

Les négociations américano-russes visant à mettre fin à la guerre en Ukraine ne se limitent plus aux modalités d’un cessez-le-feu et au sort des territoires disputés, elles englobent désormais un accord énergétique se chiffrant en milliards de dollars dans lequel les intérêts géopolitiques s’entremêlent aux relations commerciales de la famille de Donald Trump et de ses proches. Les actifs internationaux de l’entreprise pétrolière russe Lukoil sont au cœur des négociations.

Une enquête du New York Times a révélé que les efforts de Washington et de Moscou pour parvenir à un règlement politique sont désormais liés au sort des actifs internationaux du géant pétrolier russe. Cet accord implique des investisseurs entretenant des liens politiques ou commerciaux avec la famille du président américain ainsi qu’avec ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner.

Les actifs internationaux de Lukoil font saliver les Américains

L’enquête intitulé «Les pourparlers américano-russes sur l’Ukraine incluent désormais un accord pétrolier lié aux alliés de Trump» met en lumière des détails controversés indiquant que les négociations de paix sur l’Ukraine se sont élargies pour inclure un accord de plusieurs milliards de dollars portant sur l’acquisition d’un vaste portefeuille d’actifs internationaux de Lukoil, l’une des plus grandes compagnies énergétiques russes.

Ces actifs comprennent des champs pétroliers, des raffineries et des stations-service répartis dans diverses régions du monde, notamment des gisements au Cameroun, des raffineries en Europe et des stations-service dans l’État américain du New Jersey.

La société avait évalué ses actifs internationaux à environ 20 milliards de dollars plus tôt dans l’année, bien que la valeur finale de la transaction envisagée et sa structure financière ne soient pas encore précisées.

Le moment choisi pour cette opération revêt une importance particulière. L’administration Trump avait imposé des sanctions à Lukoil il y a environ un an, dans le cadre des pressions exercées sur Vladimir Poutine pour mettre fin à la guerre. Toutefois, ces mêmes sanctions ont incité l’entreprise à céder ses actifs à l’étranger, créant ainsi une opportunité d’investissement majeure pour les acheteurs en mesure d’obtenir l’aval de Washington.

Le paradoxe réside dans le fait que les sanctions, utilisées initialement pour punir Moscou, sont devenues un élément d’un mécanisme susceptible de libérer des actifs russes des restrictions américaines, augmentant ainsi considérablement leur valeur d’investissement. Ces sanctions confèrent également à Washington une influence décisive sur le processus de vente, car la conclusion de toute transaction nécessite son feu vert pour lever les restrictions pesant sur les actifs concernés.

Selon l’enquête, le président russe a évoqué cette transaction lors de sa rencontre avec Wittkoff et Kushner au Kremlin, le 5 septembre dernier, la présentant comme un moyen de démontrer que les relations commerciales avec les États-Unis demeurent possibles. Les deux émissaires américains ont répondu qu’ils œuvreraient à faire avancer le projet, d’après des personnes informées de la teneur de la réunion et citées par le journal américain sous couvert d’anonymat.

De leur côté, Wittkoff et Kushner voient dans cette opération une opportunité de renforcer la confiance avec le Kremlin et de contribuer à la baisse des prix mondiaux de l’énergie, d’autant que l’aval du gouvernement américain entraînerait la levée des sanctions sur ces actifs et une augmentation immédiate de leur valeur.

Un mélange des genres qui soulève des questions

Bien que les responsables de l’administration assurent que les émissaires du président n’ont aucun intérêt financier direct, la liste des investisseurs est dominée par des personnalités étroitement liées au premier cercle de Trump.

Le NYT signale que l’un des principaux acteurs de cette liste est un groupe d’investissement dirigé par le milliardaire américain Todd Boehly, copropriétaire de l’équipe des Dodgers de Los Angeles et l’un des grands donateurs qui soutiennent soutenues Trump. Il a fait un don d’un million de dollars au comité «Maga Inc.», qui soutient le président, en décembre 2025 et a également versé un million de dollars supplémentaires par l’intermédiaire de sa société d’investissement Eldridge Industries pour la cérémonie d’investiture de Trump.

Toutefois, l’enquête souligne l’absence de preuve indiquant que Kushner ou Witkoff détiennent une participation financière directe dans l’accord avec Lukoil ou qu’ils en tireraient un profit personnel. Néanmoins, des partenaires commerciaux de la famille Trump et de ses émissaires bénéficieraient financièrement de la conclusion de cet accord, compte tenu des liens d’investissement existants qui les unissent.

Dans ce contexte, le NYT a cité Hui Chen, ancienne procureure fédérale et experte en éthique gouvernementale, qualifiant ces enchevêtrements d’effarants et extrêmement préoccupants. Elle a affirmé que cette situation soulève des questions majeures quant à la manière dont l’administration américaine évalue les candidats aux appels d’offres et à l’influence que les intérêts personnels pourraient exercer sur l’issue du processus.

En revanche, la porte-parole de Witkoff a défendu le rôle de ce dernier, soulignant qu’il œuvre bénévolement et sans rémunération pour instaurer la paix et obtenir la libération des otages et qu’il ne présente aucun conflit d’intérêts ni participation financière dans ce dossier.

La Maison-Blanche au cœur du processus de décision

L’accord dépassant le cadre d’un simple investissement commercial, sa conclusion nécessite l’aval conjoint du gouvernement américain et du Kremlin. Si l’approbation du département du Trésor américain est indispensable pour alléger les restrictions liées aux sanctions, des observateurs avertis estiment que la décision finale se joue désormais à la Maison-Blanche.

Une porte-parole du Trésor résume cette dynamique en expliquant que le Bureau de contrôle des actifs étrangers (Office of Foreign Assets Control dit l’OFAC) met en œuvre la politique étrangère définie par la Maison-Blanche.

À Moscou, Poutine est considéré comme le décideur ultime, bien que Lukoil soit juridiquement une entreprise privée. Le NYT souligne ainsi que l’accord est tributaire d’une entente politique entre les présidents américain et russe plutôt que de relever d’une simple transaction entre vendeur et acheteur.

Washington affirme que l’implication de la Société de financement du développement international des États-Unis (DFC*) dans l’opération renforcerait la sécurité économique des États-Unis, soutiendrait la politique étrangère et réduirait les prix de l’énergie pour les consommateurs. Un responsable de l’institution a par ailleurs indiqué que cette participation pourrait également consolider la sécurité énergétique des alliés américains.

Un responsable de l’administration Trump a également précisé que Witkoff et Kushner avaient directement participé à la négociation des conditions financières de l’investissement public américain afin de garantir aux États-Unis un versement initial substantiel ainsi qu’une part des bénéfices.

Toutefois, toujours selon l’enquête du NYT, ces arguments se heurtent à la réalité du dossier. Il ne s’agit pas d’une acquisition purement américaine, il y aussi des investisseurs étrangers notamment du Moyen-Orient et donc des profits vont être logiquement générés par ces investisseurs.

Il y a également un autre problème à savoir une offre antérieure de la société américaine de capital-investissement Carlyle. Celle-ci avait conclu, en janvier dernier, un accord de principe pour le rachat d’une part importante des actifs, ce qui aurait permis une détention américaine intégrale des actifs. Le NYT rapporte que l’offre de Carlyle est toujours en attente d’approbation alors que le groupe de Todd Boehly, l’ami de Trump, a émergé comme un concurrent majeur. Si l’enquête ne démontre pas que ce sont des liens politiques et commerciaux qui ont propulsé l’offre de Boehly au premier plan, elle soulève néanmoins des questions quant aux critères de sélection entre les différentes offres, en particulier compte tenu du pouvoir décisif dont dispose la Maison-Blanche pour les approuver ou les bloquer.

*La DFC (U.S. International Development Finance Corporation) est l’institution fédérale américaine de financement du développement, créée en 2019 pour mobiliser des capitaux privés au service de la politique étrangère et de la sécurité économique des États-Unis.

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Israël réduit drastiquement la présence diplomatique britannique à Jérusalem-Est

Un mois après l’annonce de sanctions de Londres contre les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, Israël a annoncé jeudi que le consulat britannique à Jérusalem-Est avait cessé ses opérations, même si une petite équipe de diplomates a finalement été autorisée à rester. Établi il y a presque 200 ans dans le quartier de Cheikh Jarrah, […]

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