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Airbus : un défaut de qualité affecte des centaines d’A321neo

L’action d’Airbus a chuté de plus de 1 % vendredi 25 septembre, suite à l’annonce par le constructeur aéronautique européen d’un défaut structurel affectant des centaines de ses avions A321neo, son modèle le plus vendu.

Airbus a confirmé un article publié vendredi par The Air Current, selon lequel le problème concerne les couches de peinture d’un élément structurel situé à l’avant du fuselage, et soulignant qu’il ne présente pas de risque immédiat pour la sécurité.

L’entreprise n’a pas encore répondu à la question de savoir si les livraisons seront affectées par ce problème, mais a confirmé qu’une solution a été trouvée pour le résoudre.

L’action Airbus a reculé d’environ 1,3 % en début de séance, affichant une performance inférieure à celle des autres valeurs vedettes de l’indice français CAC 40.

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Enseignement supérieur : la Banque mondiale veut élargir son partenariat avec la Tunisie

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mondher Belaïd, a reçu, vendredi, au siège du ministère, Ahmadou Mustafa Ndiaye, directeur régional de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) chargé des pays du Maghreb et de Malte.

La rencontre a porté sur les différents projets et programmes de coopération entre la Tunisie et la Banque mondiale dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

À cette occasion, les deux parties ont salué les résultats obtenus dans le cadre de ce partenariat, qui a porté sur plusieurs projets stratégiques du ministère. Ces initiatives concernent notamment l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, ainsi que le renforcement du positionnement des universités tunisiennes dans les classements internationaux.

Un appui à l’insertion professionnelle des diplômés

Ahmadou Mustafa Ndiaye a, dans ce contexte, réaffirmé la disponibilité de la Banque mondiale à accompagner la politique du ministère et à soutenir ses projets stratégiques visant notamment à faciliter l’intégration des diplômés de l’enseignement supérieur dans le marché du travail.

Le responsable de la Banque mondiale a également fait part de la volonté de l’institution d’élargir cette coopération à d’autres secteurs stratégiques. Les énergies renouvelables et la transformation numérique figurent notamment parmi les domaines susceptibles d’intégrer cette nouvelle phase du partenariat entre la Tunisie et la Banque mondiale.

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Hichem Ben Yahia : « La Tunisie doit être dans l’ère du New Space au service du développement »

Souvent perçu comme un domaine lointain et réservé aux grandes puissances, le secteur spatial joue pourtant un rôle croissant dans la gestion des ressources, l’agriculture, la protection de l’environnement et la souveraineté des États. Où en est la Tunisie dans ce domaine ? Quels sont ses moyens, ses besoins et ses perspectives ? Hichem Ben Yahia, vice-président de l’Association tunisienne d’astronomie, revient sur les enjeux du spatial en Tunisie et sur la nécessité de mieux structurer cette filière. Interview: 

Comment fonctionne le secteur spatial en Tunisie ?

À l’échelle mondiale, le secteur spatial est dominé par plusieurs grandes puissances, notamment les pays européens, le Japon, la Chine et, plus récemment, l’Inde. La plupart de ces pays disposent d’agences spatiales nationales.

Pourquoi cette activité s’est-elle autant développée ?

Nous parlons aujourd’hui des satellites, qui représentent certes un investissement important pour les budgets publics. Mais il existe également les CubeSats, les nanosatellites et les petits satellites, dont les coûts de fabrication et de lancement sont beaucoup plus faibles.

La réduction du coût des lancements ainsi que la récupération des lanceurs ont également contribué au développement du secteur. Auparavant, les lanceurs étaient utilisés une seule fois avant d’être abandonnés. Aujourd’hui, notamment grâce à SpaceX, ils peuvent être récupérés et réutilisés. Cette technologie permet de faire atterrir les lanceurs sur leur plateforme de lancement ou sur une autre plateforme.

Les missions spatiales sont elles aussi devenues plus accessibles. Certaines missions, notamment vers la Lune, peuvent désormais être réalisées en quelques jours ou quelques semaines. Cette évolution a contribué à réduire les coûts et à ouvrir le secteur à de nouveaux acteurs.

L’espace représente également un enjeu majeur de souveraineté. Un pays peut ne pas posséder de satellite, mais avoir accès à des données satellitaires. Ces données sont utiles dans de nombreux domaines, notamment l’astronomie, l’agriculture, la gestion de l’eau et l’observation de l’environnement.

Nous sommes aujourd’hui confrontés à une quantité considérable de données. Des professionnels et des organisations peuvent transmettre des millions d’informations, ensuite réparties entre différents laboratoires ou institutions afin d’être analysées. Ces données contribuent à résoudre des problèmes spécifiques et à améliorer la prise de décision.

La Tunisie est-elle présente dans ce domaine ?

La Tunisie est présente, mais elle reste en retard. Nous disposons d’une Commission spatiale, mais j’ai toujours émis des réserves à son sujet. Notamment parce qu’il s’agit d’une commission interministérielle placée sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

À mon avis, cette structure devrait être intégrée dans un véritable cadre légal et institutionnel. Certains pays disposent d’agences spatiales, comme l’Algérie, qui possède une agence spatiale nationale. En Tunisie, nous en sommes encore au stade d’une commission ministérielle. Par ailleurs, cette commission compte parfois des personnes qui ont pris leur retraite ou qui ne sont plus réellement actives. Or, une structure de ce type doit être dynamique et capable de suivre les évolutions rapides du secteur spatial.

Faut-il créer une agence spatiale avant de construire un lanceur ou un satellite, ou bien l’inverse ?

Il faut d’abord définir les besoins et les priorités. La création d’une agence spatiale devrait précéder la mise en œuvre de grands projets. Une telle agence permettrait de structurer le secteur, de définir une stratégie nationale et de coordonner les différents acteurs.

Il faut également comprendre que les activités spatiales sont encadrées par des règles internationales. Lorsqu’un satellite est lancé, il doit être enregistré au nom d’un État. Toute activité spatiale est donc soumise à un cadre juridique international.

La Tunisie dispose-t-elle d’une législation spatiale ?

La Tunisie ne dispose pas totalement d’une législation spatiale nationale complète et spécifique. Le cadre applicable repose essentiellement sur le droit international de l’espace. La mise en place d’un cadre juridique national apparaît néanmoins nécessaire pour structurer un écosystème spatial tunisien.

Des initiatives existent déjà. À Sfax, un projet de satellite a été mené à bien. À Tunis, un projet porté par la Cité des sciences a abouti à la conception d’un petit satellite destiné à la collecte de données.

Il convient de souligner que le secteur spatial ne se limite pas aux ingénieurs en aéronautique ou aux spécialistes des lanceurs. Il mobilise de nombreuses compétences dans des domaines tels que l’électronique, l’informatique, le développement logiciel, l’intelligence artificielle, les systèmes d’information, la télédétection, la cybersécurité, le climat, l’environnement, l’agriculture, le droit et la gestion des ressources hydriques. 

Même des métiers plus traditionnels peuvent contribuer aux activités spatiales. Il peut être nécessaire de faire appel à des médecins, des techniciens, des soudeurs, des peintres ou encore des artisans. Le secteur spatial mobilise donc un large éventail de compétences.

Il ne faut pas penser que seuls les étudiants qui suivent une formation directement liée à l’espace peuvent intégrer ce domaine. L’essentiel est de disposer de compétences utiles au secteur. L’État doit encourager et développer ces compétences afin qu’elles puissent ensuite être mobilisées dans les activités spatiales.

Une agence spatiale ne regroupe donc pas uniquement des astronautes et des ingénieurs. Elle comprend également des techniciens, des chercheurs, des universitaires et des spécialistes chargés de définir les orientations stratégiques.

Combien de satellites la Tunisie possède-t-elle actuellement ?

La Tunisie possède actuellement un seul satellite : Challenge One. Un autre satellite devrait être développé ou lancé à l’horizon 2027.

Il faut également distinguer les satellites de télécommunication des satellites scientifiques, notamment les télescopes spatiaux. Les satellites de télécommunication sont généralement placés sur des orbites situées à plusieurs centaines de kilomètres de la Terre. Tandis que certains télescopes spatiaux sont positionnés beaucoup plus loin.

Le télescope spatial James Webb, par exemple, se trouve à environ 1,5 million de kilomètres de la Terre. Il a été développé grâce à la coopération entre plusieurs pays, notamment les États-Unis, le Canada et des pays européens. Son miroir est recouvert d’une fine couche d’or afin d’améliorer ses performances scientifiques.

Cela montre que les grands projets spatiaux nécessitent des ressources financières importantes, des technologies avancées et une coopération internationale. Même lorsqu’un pays ne dispose pas des moyens suffisants pour construire seul un satellite ou un télescope, il peut participer à des projets internationaux.

Le secteur spatial peut-il contribuer à résoudre les problèmes liés à l’eau ?

Les applications spatiales sont particulièrement importantes pour la gestion de l’eau. Les satellites peuvent surveiller les barrages, suivre l’évolution de leur niveau de remplissage et fournir des données sur les ressources hydriques.

Ces informations sont utiles pour anticiper les périodes de sécheresse, suivre la progression de la désertification et améliorer la gestion des ressources naturelles. Elles peuvent également contribuer à protéger les zones sensibles et à mieux planifier les politiques publiques.

Prenons l’exemple d’un agriculteur qui possède une parcelle et souhaite la vendre à un prix élevé. Si l’on ne tient compte que de l’intérêt individuel, cette vente peut sembler avantageuse. Mais une observation à l’échelle du pays peut révéler que cette zone joue un rôle important dans la protection contre les inondations ou dans la préservation des terres agricoles.

Les satellites permettent justement d’avoir une vision globale du territoire. Ils fournissent des données précieuses sur l’occupation des sols, l’évolution des zones agricoles, la désertification et les risques environnementaux.

La Tunisie peut-elle accéder à ces données sans posséder de nombreux satellites ?

Oui. Même si la Tunisie ne dispose pas des moyens nécessaires pour lancer plusieurs satellites, elle peut accéder aux données produites par des satellites étrangers ou dans le cadre de projets internationaux.

Ces données peuvent être gratuites ou payantes. La Tunisie peut également participer à des programmes de coopération avec d’autres pays, notamment dans les domaines de l’observation de la Terre, de l’agriculture, de l’eau et du climat.

La collaboration avec l’Italie, par exemple, peut être utile. Lorsqu’un pays dispose d’un secteur spatial limité, il n’est pas nécessairement rentable pour lui d’investir seul dans des infrastructures très coûteuses. Il peut plutôt exploiter les données déjà disponibles ou participer à des projets communs.

L’essentiel est donc de définir clairement les besoins de la Tunisie et de déterminer comment les données spatiales peuvent contribuer au développement du pays.

La Tunisie doit ainsi renforcer son cadre institutionnel et juridique, développer ses compétences nationales et utiliser davantage les données satellitaires; même si elle ne possède pas encore un grand nombre de satellites. Autrement dit, la Tunisie doit être dans l’ère du New Space au service du développement.

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Les Rencontres tuniso-sénégalaises se tiendront à Dakar en décembre prochain

Le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) organisera à Dakar, du 15 au 19 décembre 2026, les Rencontres tuniso-sénégalaises du Numérique. La mission s’adresse aux entreprises et start-up tunisiennes actives dans le numérique. Et plus précisément dans la cybersécurité, la transformation digitale, la GovTech, la Fintech, l’e-commerce, l’e-santé et l’EdTech.

Un communiqué publié mercredi 23 septembre par le CEPEX annonce que la mission vise à faire connaître l’offre tunisienne auprès des décideurs et donneurs d’ordre sénégalais. Elle prévoit des rencontres d’affaires B2B qualifiées avec des partenaires et clients potentiels. Sont aussi à l’ordre du jour l’identification de relais locaux (intégrateurs, distributeurs, partenaires de co-développement ou de représentation). Les participants pourront également s’immerger dans l’écosystème sénégalais grâce à une visite du salon SIPEN et à des rencontres institutionnelles.

Le CEPEX estime que le Sénégal est à même de constituer un marché stratégique pour les acteurs tunisiens du numérique. En effet, le pays a engagé une transformation digitale ambitieuse, portée par sa feuille de route décennale « New Deal Technologique 2025-2034 ». Laquelle prévoit la digitalisation complète des services publics afin de renforcer la souveraineté numérique nationale et de soutenir l’essor des start-up.

A noter le Sénégal compte plus de 11,5 millions d’internautes. Soit un taux de pénétration proche de 61 %. Et sa couverture 4G avoisine 85 %. Le pays dispose en outre d’un secteur fintech mature et d’un écosystème entrepreneurial en forte croissance.

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Couverture 5G en Tunisie : Ooredoo en tête du classement nPerf

Ooredoo arrive en tête du classement national de la couverture mobile en Tunisie, selon le dernier baromètre nPerf. L’opérateur obtient un indice de couverture de 57,44 % en 5G, devant Orange avec 57,16 % et Tunisie Telecom avec 53,86 %.

Le classement met également en évidence la forte concurrence entre les opérateurs sur la 5G. Seulement 0,28 point sépare Ooredoo d’Orange, illustrant l’écart très limité entre les deux opérateurs sur cette technologie.

Sur la 4G, Ooredoo conserve également la première place, avec un indice de couverture de 92,43 %. Orange se classe deuxième avec 91,35 %, tandis que Tunisie Telecom occupe la troisième position avec 91,21 %.

Le Grand Tunis en tête pour la couverture 5G

À l’échelle régionale, le Grand Tunis affiche le meilleur niveau de couverture 5G, avec 83,9 %. À l’inverse, le Sud-Ouest présente le taux le plus faible, à 27,7 %.

Ces écarts illustrent la progression de la 5G en Tunisie, mais aussi les disparités qui subsistent entre les différentes régions du pays.

Les résultats du baromètre reposent sur les mesures réalisées à partir de l’application Android nPerf. Ils permettent de comparer la couverture des trois opérateurs tunisiens, aussi bien à l’échelle nationale que régionale.

« La progression continue de la 5G en Tunisie illustre les investissements soutenus des opérateurs pour offrir une expérience réseau toujours plus performante à leurs utilisateurs », souligne Sébastien de Rosbo, directeur général de nPerf.

Avec des écarts particulièrement réduits en 5G, le marché tunisien se caractérise ainsi par une concurrence étroite entre les opérateurs, tandis que le déploiement de cette technologie se poursuit progressivement sur l’ensemble du territoire.

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Wall Street : nouveau sommet pour le Nasdaq 

Wall Street a terminé la séance de mardi 22 septembre sur une note contrastée. Le Nasdaq Composite a inscrit un nouveau record historique, soutenu par les valeurs technologiques et les fabricants de semi-conducteurs liés à l’intelligence artificielle.

Les valeurs technologiques ont une nouvelle fois soutenu Wall Street mardi, permettant au Nasdaq Composite de clôturer à un sommet historique. L’indice technologique a progressé de 0,45 % à 27 244,28 points, enregistrant ainsi un deuxième record consécutif. Le Nasdaq 100 a, de son côté, gagné environ 0,82 %.

À l’inverse, le Dow Jones Industrial Average a perdu 0,36 %, à 51 863,80 points. Tandis que le S&P 500S&P 500 est resté quasiment inchangé, à 7 764,83 points. Cette évolution traduit la forte concentration du mouvement haussier sur les secteurs technologiques et les entreprises associées à l’intelligence artificielle.

Les semi-conducteurs en soutien

Les fabricants de puces ont particulièrement contribué à la progression du Nasdaq. Micron Technology a gagné environ 5 %; tandis que SanDisk a progressé de près de 7 %. Les investisseurs continuent de miser sur la croissance des dépenses consacrées aux infrastructures et aux applications d’intelligence artificielle.

Cette dynamique intervient après plusieurs séances déjà favorables aux valeurs de l’IA. Lundi, le Nasdaq avait également atteint un record, porté notamment par AMD, dont la capitalisation boursière a franchi pour la première fois le seuil de 1.000 milliards de dollars, ainsi que par Intel et Arm Holdings.

Le mouvement reste toutefois sélectif. Certaines valeurs liées aux logiciels et aux services numériques ont reculé après le lancement du nouvel assistant d’intelligence artificielle de Meta, Muse. Les investisseurs s’interrogent notamment sur les conséquences que pourraient avoir les agents d’IA sur certains modèles économiques dans le commerce en ligne, les services financiers ou les plateformes de réservation.

Le pétrole et les taux restent déterminants

Le marché a également bénéficié du reflux des cours du pétrole. Les prix du brut ont reculé alors que des informations faisaient état d’une possible reprise des exportations saoudiennes via la mer Rouge. Reuters indique notamment que l’oléoduc Est-Ouest de l’Arabie saoudite aurait repris ses opérations.

Cette détente sur le pétrole contribue à réduire, au moins temporairement, les craintes liées à une nouvelle poussée de l’inflation. Les rendements des bons du Trésor américain demeurent toutefois élevés, avec le rendement du Treasury à dix ans proche de 5 %, dans un contexte où les investisseurs évaluent la trajectoire future de la Réserve fédérale.

La Fed a relevé la semaine précédente son principal taux directeur de 25 points de base. Tandis que les marchés continuent d’évaluer la possibilité d’un nouveau mouvement sur les taux lors des prochaines réunions.

Les tensions géopolitiques en arrière-plan

La séance s’est déroulée alors que les investisseurs surveillaient également les développements diplomatiques autour du conflit au Moyen-Orient. Les déclarations de Donald Trump à l’Assemblée générale des Nations unies, notamment ses menaces contre l’Iran, ont pesé davantage sur les valeurs industrielles et traditionnelles que sur les grandes capitalisations technologiques.

Le contraste entre la progression du Nasdaq et le recul du Dow illustre ainsi une nouvelle fois la sensibilité différente des secteurs américains aux perspectives de croissance, aux taux d’intérêt et aux tensions sur l’énergie.

Pour les marchés, l’enjeu reste désormais de déterminer si la vigueur des bénéfices et des investissements dans l’intelligence artificielle peut continuer à soutenir les valorisations technologiques alors que les incertitudes demeurent élevées sur les taux, l’énergie et la situation géopolitique mondiale.

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Tunisie – Tanzanie : santé, numérique et agriculture au cœur des discussions

Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a tenu mardi à Rome une réunion de travail avec le Premier ministre de la République-Unie de Tanzanie, Mwigulu Nchemba, en présence de plusieurs membres du gouvernement tanzanien.

Cette rencontre s’est déroulée en marge de la participation de la Tunisie aux travaux de la conférence mondiale de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) consacrée à la mise en œuvre de l’approche « Une seule santé ».

Les discussions ont porté sur les moyens de renforcer la coopération bilatérale entre la Tunisie et la Tanzanie, notamment dans les secteurs de la santé et de l’agriculture. Les deux parties ont également examiné les possibilités de développer une coopération commune autour de l’approche « Une seule santé », avec pour objectif de mieux prévenir les risques sanitaires partagés et de consolider la sécurité sanitaire.

Plusieurs domaines prioritaires ont été évoqués, notamment la télémédecine, la santé numérique, ainsi que la prévention, la préparation et la réponse aux situations d’urgence et aux épidémies. La lutte contre les maladies communes à l’être humain et à l’animal figure également parmi les axes de coopération examinés.

Le ministre de la Santé et le Premier ministre tanzanien ont souligné l’importance de traduire ces domaines d’intérêt commun en programmes de coopération concrets, afin de renforcer davantage le partenariat entre les deux pays.

Mustapha Ferjani participe aux travaux de la conférence mondiale de la FAO à Rome en tant que représentant de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA).

Les travaux de cette conférence, qui se poursuivent jusqu’au 23 septembre 2026, sont consacrés au thème « Une seule santé dans les systèmes agroalimentaires ». Ils réunissent des dirigeants, des experts techniques, des partenaires et des représentants d’institutions afin d’examiner les moyens d’accélérer la mise en œuvre concrète de cette approche dans les systèmes agricoles et alimentaires.

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Kamel Besbes: « La Tunisie doit se doter d’une veille scientifique et technologique dans le spatial »

Le monde spatial reste, pour beaucoup, un domaine lointain et abstrait. Pourtant, il façonne déjà notre quotidien: télévision, téléphonie mobile, navigation, surveillance du climat ou gestion des ressources. Interrogé par téléphone, le Pr Kamel Besbes, membre de la Commission nationale de l’espace extra-atmosphérique et expert reconnu du secteur, dresse un état des lieux de cet écosystème en pleine mutation et de la place qu’y occupe la Tunisie. Interview: 

Aujourd’hui, quelles sont les transformations qui façonnent le secteur spatial ? 

Kamel Besbes :  On peut les regrouper en quatre domaines. Le premier domaine, c’est tout ce qui relève de l’observation de la Terre : l’utilisation des satellites pour suivre l’agriculture, les littoraux, la mer, le changement climatique, les transports, etc.

Le deuxième domaine, c’est la communication. On assiste actuellement à une véritable révolution avec l’Internet par satellite. Il ne s’agit plus seulement de communications gouvernementales ou entre banques et institutions : désormais, tous les citoyens vont pouvoir accéder à des services de communication par satellite.

Le troisième domaine, c’est le positionnement par satellite, autrement dit la navigation.

Enfin, le quatrième domaine, c’est la maîtrise technologique : tout ce qui concerne les satellites, les lanceurs, l’intelligence artificielle embarquée, les terminaux de connectivité et de positionnement, c’est-à-dire l’ensemble de l’électronique qui sera commercialisée et compatible avec le domaine spatial.

De manière générale, on distingue le upstream et le downstream, c’est-à-dire d’un côté les infrastructures, de l’autre l’utilisation des services et toute l’économie qui en découle. C’est cela que l’on appelle aujourd’hui le « New Space ».

En quoi consiste l’intelligence artificielle embarquée ?

Dans le domaine de l’observation de la Terre, nous recevons énormément d’informations, des volumes considérables de données. Or, il faut des moyens importants pour recevoir, stocker et traiter ces informations. Le grand défi, aujourd’hui, est donc d’intégrer des cartes d’intelligence artificielle directement sur les satellites, afin de ne recevoir que les informations réellement intéressantes.

Concrètement, nous n’aurons plus besoin de télécharger toutes les données. Nous ne recevrons que les changements significatifs : les algorithmes analyseront d’eux-mêmes ce qui est pertinent et ne nous enverront que l’information importante, et non plus toutes les images, à chaque instant et pour chaque lieu.

Et qu’en est-il de la présence de la Tunisie aujourd’hui dans cet écosystème spatial ? Où en sommes-nous ?

La Tunisie est organisée sous la tutelle de la Commission nationale de l’espace extra-atmosphérique, présidée par le ministre de la Recherche. C’est en vertu d’un décret de 1984, adopté à l’époque du président Bourguiba, que cette commission a été créée.

Pratiquement tous les ministères concernés par le domaine spatial siègent au sein de cette commission. Son secrétariat est assuré par le CNCT ( Centre National de la Cartographie et de la Télédétection ) c’est-à-dire le ministère de la Défense. La commission traite des questions prioritaires pour la Tunisie dans le domaine spatial.

Son rôle est de protéger les intérêts nationaux et de promouvoir le secteur. Elle comprend plusieurs sous-commissions, notamment celles de la recherche et de la technologie. Ainsi, chaque fois qu’une question se pose, c’est cette instance qui est saisie.

C’est dans ce cadre, par exemple, que la Tunisie est devenue membre du  Committee on the Peaceful Uses of Outer Space COPUOS (Comité des Nations Unies pour l’utilisation pacifique de l’espace extra-atmosphérique). La Tunisie siège à ce comité depuis 2010, et cette adhésion constitue l’une des activités majeures de la commission.

Actuellement, la commission travaille à l’élaboration d’une nouvelle réglementation spatiale, face à des changements structurels importants. À l’origine, le spatial était avant tout une question de souveraineté, réservée aux institutions gouvernementales.

Aujourd’hui, les acteurs privés, les entreprises et les universités interviennent de plus en plus dans ce domaine. Il est donc nécessaire de mettre en place un cadre réglementaire qui encourage les applications économiques, la création d’entreprises et d’emplois, ainsi que l’usage des données spatiales pour développer des startups et générer de la valeur ajoutée.

Pour l’instant, la réglementation spatiale en Tunisie évolue au fur et à mesure, en fonction des questions soumises à la commission. Mais une stratégie nationale est en cours de développement.

D’ailleurs, la stratégie nationale dans le domaine spatial a été élaborée en 2018, lors d’une grande conférence initiée par la commission, puis validée en mars 2019. Plusieurs institutions travaillent déjà dans ce domaine.

Chaque année, au mois de novembre (cette année du 11 au 13 novembre), nous organisons une conférence nationale pour réunir les acteurs tunisiens du spatial. L’objectif est de rapprocher la communauté, de discuter de gouvernance, d’économie, d’applications scientifiques, etc.

Par ailleurs, des formations spécialisées se développent. L’INAT a lancé un master appelé Géomag, dédié à la géomatique appliquée, qui combine géographie, informatique et technologies de mesure pour collecter, traiter, analyser et diffuser des données géographiques. Cette formation s’inscrit dans le cadre du programme Erasmus, ce qui en fait un cursus international.

Nous disposons également d’une école d’ingénieurs en géomatique à l’Université de la Manouba, la Manouba School of Engineering, qui dispense un enseignement en anglais, centré sur la géomatique. La géomatique constitue, en effet, l’une des applications directes du domaine spatial.

Pour revenir à cette filière, forme-t-on autant d’ingénieurs ou leur nombre reste-t-il limité ? Observe-t-on une tendance à s’orienter vers la géomatique ?

Oui. En réalité, il ne s’agit pas d’une formation entièrement nouvelle. Auparavant, il existait déjà des formations d’administration supérieure et d’ingénieurs au niveau de l’École d’aviation de Borj El Amri. Aujourd’hui, la demande est devenue de plus en plus forte, tant au niveau national qu’international. C’est pourquoi l’École de la Manouba a créé cette section spécifiquement pour répondre à ces besoins.

Quelles conditions faut-il réunir aujourd’hui pour structurer la filière spatiale nationale ?

Ce qui manque aujourd’hui à la filière nationale, c’est un bras opérationnel. Actuellement, le secteur est dispersé : des entreprises travaillent dans le domaine spatial, des universités mènent des recherches, et plusieurs ministères utilisent les outils de l’espace.

L’APAL (Agence de protection et d’aménagement du littoral) utilise l’imagerie spatiale (télédétection par satellite) et les systèmes d’information géographique (SIG) pour surveiller le trait de côte face à l’érosion et à la pression anthropique.

Le service du Cadastre recourt au spatial pour déterminer les différents éléments cadastraux.

Le ministère de l’Intérieur a utilisé les données spatiales pour délimiter les frontières des communes lors de la création des municipalités en Tunisie.

On utilise donc le spatial, mais de manière éparpillée. Ce qui nous fait défaut, c’est un bras opérationnel capable de coordonner ces efforts. C’est précisément l’objectif de la création d’une agence spatiale nationale. La réglementation sur laquelle travaille actuellement la commission vise à instituer cette agence, qui viendra en complément des structures existantes, sans les remplacer, et qui encouragera l’usage du spatial.

Elle aura pour mission de réguler tout ce qui relève du domaine spatial. Or, c’est exactement ce qui nous manque aujourd’hui. En l’absence d’une telle agence, la Tunisie ne bénéficie pas d’une visibilité internationale suffisante.

Que dit le volet législatif ?

La commission a travaillé sur un projet de loi. Personnellement, en tant que membre de cette commission, j’ai beaucoup discuté et travaillé sur ce texte avec mes collègues.

Cependant, nous ne maîtrisons pas le calendrier politique. Nous ne contrôlons que le temps qui nous est imparti pour proposer, réfléchir et discuter. Nous attendons donc, probablement, que le Conseil des ministres l’ examine et l’adopte avant que le texte ne soit soumis au Parlement pour examen et adoption.

Comment est perçu aujourd’hui l’écosystème spatial, notamment en ce qui concerne les satellites, la communication par satellite et les transformations en cours ? Comment cette connectivité spatiale est-elle appréhendée, tant à l’échelle nationale qu’internationale ?

La question de la connectivité est aujourd’hui critique. Actuellement, nous recevons Internet via des réseaux terrestres. En Tunisie, trois opérateurs officiels nous fournissent des services de communication Internet et téléphonique. Demain, cette situation changera : la communication spatiale entrera en concurrence directe avec ces réseaux terrestres.

Deux problématiques majeures se posent alors :

  1. Une transformation économique : une part du marché des télécommunications sera absorbée par la communication par satellite.
  2. Un enjeu de souveraineté : ces communications ne transiteront plus par des datacenters locaux, mais par des infrastructures gérées par des opérateurs spatiaux internationaux.

Prenons l’exemple de Starlink, la constellation de satellites en orbite basse développée par SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk. Les données transiteront par des datacenters placés sous une réglementation internationale, notamment celle des Etats Unis. 

Les opérateurs de Starlink auront accès aux données transmises via leur réseau. En revanche, le gouvernement tunisien comme n’importe quel autre État  aura difficilement la main sur ces flux. En cas de cybercriminalité, par exemple, il sera complexe d’identifier l’auteur d’un crime numérique transitant par ce réseau.

Il en va de même pour la protection des données personnelles et stratégiques du gouvernement ou des institutions, qui pourraient être absorbées par ces communications.

A titre d’exemple: comment autoriser une communication qui n’est pas entièrement traçable ? Concrètement, nous recevrons un signal descendant (downlink) du satellite, mais nous devrons également renvoyer des données vers le satellite (uplink) pour accéder à Internet. Sommes-nous autorisés à envoyer ces informations ? Allons-nous simplement « nous accrocher » au satellite pour bénéficier d’Internet ? Cela rappelle, d’une certaine manière, l’arrivée des paraboles domestiques à leurs débuts, avant que leur usage ne soit encadré.

Nous sommes donc face à une forme de crise de transition. Nous sommes passés de la télévision par antenne terrestre à la réception par satellite ; aujourd’hui, très peu de gens utilisent encore l’antenne terrestre.

La même transformation est en train de se produire avec Internet.

Face à ces mutations, de nombreux pays réfléchissent à des cadres réglementaires adaptés. Ce n’est pas seulement une question nationale : l’Union internationale des télécommunications (UIT) qui est l’ agence spécialisée des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication, travaille à l’élaboration de réglementations permettant la communication par Internet via satellite, tout en protégeant les intérêts des pays qui y adhèrent.

Autrement dit, nous devons agir vite avant qu’il ne soit trop tard aussi? 

Entre autres. Oui, oui, nous avons besoin d’une veille scientifique et technologique sur la question. Et donc, évidemment, il faut se préparer à ce changement-là.

 Par exemple, nous, dans une autre activité de recherche, nous travaillons avec l’Agence nationale des fréquences sur des projets d’analyse de la communication par satellite, pour être à jour sur ces questions-là.

Quelle conclusion peut-on faire? 

 A mon avis, je pense qu’il faut considérer aujourd’hui le spatial comme l’électricité, comme l’eau. C’est un service nécessaire de tous les jours à tout le monde. Nous l’avons sur nos télévisions, nous l’avons sur nos téléphones portables, sur nos ordinateurs. Ainsi  il faut lui donner l’attention nécessaire et ne pas considérer que c’est un domaine lointain qui ne nous intéresse pas et c’est les grandes nations du monde qui s’en occupent. En tant que pays émergent, nous pouvons énormément profiter du domaine spatial et nous devons nous armer à ça.  

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Un Tunisien aux commandes de la prochaine exploration lunaire

La NASA a officiellement nommé le chercheur tunisien Mehdi Benna au poste de « chercheur principal pour le projet LEMS », une composante clé du programme d’exploration Artemis. L’annonce a été fait le 15 septembre 2026.

Sa mission consistera à piloter un programme d’études environnementales et sismiques ciblant le pôle Sud lunaire, zone stratégique pour les futures bases humaines permanentes, précise la NASA. Concrètement, il s’agira de déployer une station scientifique autonome équipée de sismomètres de haute précision pour suivre en continu les vibrations lunaires et cartographier au passage la structure interne de la Lune.

Concernant le scientifique tunisien, son parcours est tout simplement exceptionnel. En effet, Mehdi Benna est diplômé de l’École nationale d’ingénieurs de Tunis en 1999, puis docteur en sciences spatiales à Toulouse en France, il rejoint le centre Goddard de la NASA dès 2003, et a entre autres contribué aux missions LADEE (Lune) et MAVEN (Mars), avec plus de 100 publications scientifiques à son actif.

En clair, cette consécration place l’expertise tunisienne au cœur de la nouvelle course à la Lune.

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