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Je n’aime pas l’IA, mais la question n’est pas là !

Ah, cette intelligence artificielle ou IA ! Ces deux lettres si galvaudées ! Que de bouleversements elle impose et que d’efforts elle exige pour ne pas se laisser dévorer par ceux qui en détiennent les clés.

Raouf Laroussi *

Tout le monde est expert en IA ! Tout le monde, ou presque, adopte une posture sérieuse pour parler d’IA ! IA, IA, IA… combien de fois entend-on ces deux lettres prononcées ou écrites dans un sens ou dans l’autre ! Parfois même, pour sacrifier aux anglicismes, cet acronyme est prononcé à l’anglaise («Aïe-Eh»)… Ah, que c’est douloureux !

Et voilà que tout le monde s’improvise expert. Si certains vantent ses bienfaits, d’autres appellent à la méfiance. Certains poussent même la phobie jusqu’à affirmer que cette technologie pourrait conduire à l’extinction de l’humanité ! Jamais une avancée technologique n’a suscité autant d’émoi et de curiosité.

Mais moi, je n’aime pas l’IA !

Comment aimer ces textes qui se déroulent sans la moindre faute d’orthographe, de conjugaison ou de grammaire ? Ces textes au rythme si froidement calculé, dénués d’âme. L’imperfection n’est-elle pas, au fond, une part indéniable du charme humain ? Certes, l’IA génère de belles images et des vidéos superbes à une vitesse fulgurante. Mais ces productions ne sont-elles pas souvent conçues pour tromper ou désinformer ? Il devient difficile de distinguer le vrai du faux, avec tous les dégâts qui en résultent !

Et puis, l’IA s’en prend aux mathématiques, la discipline même qui lui a donné vie ! La voilà devenue concurrente, s’attaquant à des questions ouvertes et parvenant parfois à y apporter des réponses. Mais mesure-t-on les conséquences d’un relâchement de l’esprit mathématique, jadis fondé sur l’effort, l’élaboration de méthodes et la rigueur du raisonnement ? Car l’essence des mathématiques ne se résume pas à résoudre des problèmes, mais bien à concevoir des méthodes pour y parvenir.

L’IA séduit, incontestablement.

Il est vrai qu’une application capable de dialoguer avec un humain dans son propre langage, et de répondre à ses questions en quelques secondes, tient du miracle. Il est fascinant de voir des modèles analyser des images ou des documents avec une acuité dépassant souvent celle des meilleurs experts. Mieux encore, des robots propulsés par l’apprentissage automatique (Machine Learning) ou profond (Deep Learning) accomplissent des tâches à notre place. Alors, oui, l’IA a de quoi séduire.

Toutefois, cette déferlante qui bouleverse toutes les activités humaines reste mal encadrée à bien des égards : sécuritaire, éthique, légal, etc. Un effort colossal reste à fournir pour en tirer le meilleur parti tout en circonscrivant ses effets pervers. Alors oui : je n’aime pas l’IA… du moins tant qu’elle n’est pas entièrement domestiquée !

D’autre part, bien que la production basée sur l’IA se répande à un rythme effréné dans tous les domaines, le cœur de cette technologie — qu’il s’agisse du matériel (hardware), des données (data), de la conception des modèles ou des ressources énergétiques — se concentre dangereusement autour de deux pôles : les géants américains et la puissante Chine, qui se disputent le leadership mondial. S’il n’y prend garde, le reste du monde risque de devenir l’otage technologique de ces deux superpuissances. Et dans cette prise d’otages, tout est en jeu : la performance économique, la santé, l’éducation, la défense et, surtout, la souveraineté.

Voilà un autre facteur qui doit éveiller notre méfiance à l’égard de l’IA et nous pousser à l’action pour ne pas en être les victimes. C’est d’ailleurs une autre raison pour laquelle je n’aime pas l’IA : sa gouvernance n’est pas équitablement partagée.

Je n’aime pas l’IA ? En réalité, aimer ou ne pas aimer n’est pas la bonne question !

L’IA est là, tout comme les avancées technologiques qui l’ont précédée. Face à une telle révolution, la meilleure résolution est de l’adopter au plus vite. Plus que l’adopter, nous devons en acquérir une maîtrise totale. Ce choix s’impose à tous les niveaux : aux individus en tant qu’usagers, aux entreprises en tant qu’utilisateurs avertis et producteurs de modèles adaptés, et aux pouvoirs publics pour élaborer une stratégie nationale et des partenariats garantissant une souveraineté technologique.

Justifions ce verdict quelque peu tranchant.

Prenez le cas d’un parent. Peut-il faire l’impasse sur l’intrusion de l’IA ? Comment vérifier, dès lors, si ses enfants ont réellement fourni un effort pour leurs devoirs ou s’ils se sont contentés de solliciter une IA ? De même pour l’enseignant, qui doit redoubler de vigilance face à l’usage abusif de ces outils. À l’inverse, tout individu peut chercher à en tirer profit pour optimiser ses tâches quotidiennes.

Les exemples foisonnent. La médecine est également bouleversée : l’IA permet d’interpréter des radioscopies avec une précision surpassant parfois celle des meilleurs praticiens. Pourquoi un radiologue se priverait-il de cette assistance, sachant qu’il lui revient toujours de poser le diagnostic final ?

En contrepartie, cette avancée confronte le médecin à de nouveaux défis : les patients arrivent souvent informés, connaissant a priori leur pathologie et les traitements potentiels. C’est au médecin d’offrir ce qu’aucune machine ne peut procurer : l’empathie et la prise en compte du contexte personnel et humain du patient.

Pour l’entreprise, l’introduction de l’IA entraîne des mutations profondes. Dès lors qu’elle permet d’améliorer la productivité et de réduire les coûts de production, son usage devient impératif dans un environnement concurrentiel. L’innovation technologique n’est pas un luxe ni une mode ; son adoption est souvent une condition de survie.

Enfin, à l’échelle d’une nation, il est crucial que les autorités prennent la mesure de cet enjeu. Une stratégie nationale s’impose : élaboration d’une feuille de route, identification des acteurs clés, et mobilisation des ressources humaines et financières pour des projets d’envergure. Une structure de gouvernance dotée de larges prérogatives doit voir le jour. Il est évident qu’une IA pleinement souveraine est difficilement réalisable par un pays de taille modeste seul ; des partenariats régionaux sont indispensables pour espérer concurrencer les modèles dominants.

Ah, cette IA ! Ces deux lettres si galvaudées ! Que de bouleversements elle impose et que d’efforts elle exige pour ne pas se laisser dévorer par ceux qui en détiennent les clés.

Alors, définitivement… Aimer ou ne pas aimer n’est pas la bonne question !

Au travail !

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Voisins en accélération, concurrents en montée de gamme : le modèle tunisien à réinventer !

La croissance tunisienne peine à changer de rythme. Face à des voisins qui accélèrent et à des concurrents qui montent en gamme, l’enjeu n’est plus seulement d’investir, mais de créer davantage de valeur.

Pourquoi la Tunisie reste-t-elle enfermée dans une croissance autour de 2 % alors que plusieurs économies de la région avancent à un rythme plus soutenu ? Pour l’économiste Anis Wahabi, la réponse se trouve moins dans l’absence de secteurs porteurs que dans un modèle économique qui doit désormais évoluer. Dans une déclaration exclusive à L’Économiste Maghrébin, il met en avant une question simple, mais déterminante : que produit réellement un dinar d’investissement en Tunisie ? Autrement dit, au-delà du montant investi, c’est la capacité de l’économie à transformer cet investissement en production, en valeur ajoutée et en nouvelles activités qui doit être interrogée.

Ne plus miser uniquement sur le coût

La Tunisie dispose encore d’atouts importants. Mais dans plusieurs activités, son avantage repose principalement sur le coût de production. Le textile et le câblage en sont des illustrations. Or, cette position devient plus difficile à défendre à mesure que d’autres pays proposent à leur tour des coûts compétitifs tout en développant des activités à plus forte valeur ajoutée.

Pour M. Wahabi, le véritable enjeu est donc de sortir progressivement de cette logique. La Tunisie ne peut pas se contenter de produire pour d’autres. Elle doit davantage transformer, concevoir, développer et valoriser ses produits et ses services. Cette montée en gamme peut concerner aussi bien l’industrie que les services. Dans le tourisme, par exemple, l’objectif ne devrait pas être uniquement d’augmenter le nombre de visiteurs. L’économiste invite plutôt à regarder la valeur générée par chaque touriste. Un même service peut ainsi être vendu à des niveaux de prix très différents selon la qualité, le positionnement et la valeur qui lui est associée.

Le raisonnement vaut également pour l’huile d’olive ou l’artisanat. Exporter un produit brut ne procure pas la même valeur que le transformer, le conditionner et construire autour de lui une véritable offre commerciale. Derrière ces exemples se trouve une même exigence : faire davantage avec ce que la Tunisie produit déjà.

Cette transformation passe, selon Anis Wahabi, par le développement des activités à forte valeur ajoutée, notamment celles qui mobilisent davantage de recherche et de développement. La question posée aux investisseurs est alors différente : plutôt que de rechercher uniquement un coût de production compétitif, la Tunisie doit pouvoir accueillir des projets apportant davantage de technologie, de compétences et de valeur.

Cela suppose aussi de mieux connecter l’université à l’industrie. Les entreprises ont besoin de compétences capables d’accompagner cette transformation, tandis que la recherche doit pouvoir trouver davantage de débouchés dans le tissu productif.

Le changement de modèle ne relève donc pas d’un simple repositionnement sectoriel. Il touche aussi à la capacité du pays à faire émerger un environnement favorable à l’investissement et à l’innovation.

Les voisins ont déjà engagé le mouvement

C’est ici que la comparaison régionale prend tout son sens. Le Maroc, l’Algérie, l’Égypte et la Jordanie ont, à des degrés différents, travaillé sur l’attraction de l’investissement et la construction d’écosystèmes autour de projets industriels et de services.

L’économiste cite notamment l’expérience égyptienne, qui a misé sur l’attraction d’investissements et la réalisation de projets structurants. L’idée dépasse la seule implantation d’une entreprise : il s’agit de créer autour d’elle les conditions nécessaires à son développement. Zones industrielles, zones logistiques, infrastructures portuaires et aéroportuaires : ces équipements participent à la construction d’un écosystème capable d’accompagner les investisseurs et de donner davantage de cohérence aux projets. La Tunisie dispose, elle aussi, de structures publiques dédiées à l’investissement. Mais pour Anis Wahabi, la question reste celle de la capacité à faire émerger suffisamment de projets structurants et à reproduire cette logique d’écosystème.

De l’investissement à la transformation

Au fond, le problème de la croissance tunisienne ne se résume pas à une question de volume. Il s’agit de savoir où investir, dans quelles activités et pour quelle valeur créée. Tant que l’économie restera fortement dépendante d’activités où la compétitivité repose principalement sur les coûts, sa capacité à changer d’échelle restera limitée. À l’inverse, la montée en gamme, la recherche, l’innovation, la transformation des produits et le développement de services à plus forte valeur ajoutée peuvent ouvrir de nouveaux relais. C’est là que se situe, selon l’analyse d’Anis Wahabi, le véritable défi tunisien : ne plus chercher seulement à attirer l’investissement, mais attirer et développer l’investissement qui transforme l’économie.

Face à des voisins qui accélèrent et à des concurrents qui ne se contentent plus de produire moins cher, le statu quo devient de moins en moins tenable. Pour retrouver un rythme de croissance plus élevé, la Tunisie devra surtout réussir à produire davantage de valeur à partir de ses propres atouts.

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Sartorius | 25 ans de production biopharmaceutique en Tunisie

Sartorius Stedim Biotech, partenaire de premier plan de l’industrie biopharmaceutique, célèbre le 25e anniversaire de son site de M’Hamdia, en Tunisie. Créé en 2001, le site est passé d’un petit centre de production à un pôle d’assemblage stratégique au service d’une clientèle internationale. Il est spécialisé dans les solutions à usage unique telles que les poches, qui aident les clients à fabriquer des médicaments biotechnologiques, des vaccins ainsi que des thérapies cellulaires et géniques de manière plus sûre, plus rapide et plus durable.

Cette étape importante est marquée par une cérémonie organisée aujourd’hui, mercredi 30 septembre 2026, aux côtés des principales parties prenantes, qui met en lumière la contribution de longue date de l’entreprise au développement industriel, à l’innovation et à l’emploi dans le secteur des sciences de la vie en Tunisie.

«Au cours des 25 dernières années, M’Hamdia est devenu un maillon essentiel de notre réseau de production, ce qui nous permet de fournir des solutions à usage unique fiables et de haute qualité à nos clients du monde entier», déclare René Fáber, directeur général de Sartorius Stedim Biotech. Et d’ajouter : «Alors que l’industrie biopharmaceutique devrait poursuivre sa trajectoire de croissance, notre site de M’Hamdia est bien positionné pour contribuer à mettre des thérapies innovantes à la disposition d’un plus grand nombre de patients à travers le monde.»

25 ans de croissance et d’investissements continus

Fondé en 2001, le site de M’Hamdia a démarré ses activités de production en 2002 au sein du groupe Stedim. À la suite de la création de Sartorius Stedim Biotech en 2007, l’installation a intégré son organisation mondiale au service des fabricants biopharmaceutiques du monde entier. Depuis lors, le site n’a cessé de se développer grâce à des investissements dans les infrastructures, les capacités de production et la montée en compétences du personnel.

Pour accompagner cette croissance, Sartorius Stedim Biotech a lancé en 2020 la Sartorius Tunisian Academy, qui aide les salariés à acquérir les compétences requises pour les opérations avancées en salle blanche.

Une extension majeure achevée en 2021 a jeté les bases de l’envergure actuelle du site. La surface s’élève aujourd’hui à environ 20 000 mètres carrés, dont 4 500 mètres carrés d’espace de production et 4 000 mètres carrés de salles blanches.

Le site abrite trois salles blanches et 36 lignes d’assemblage, qui produisent des solutions telles que Biosafe, Flexsafe et Flexel 3D. Témoignant de son engagement à long terme, Sartorius Stedim Biotech a investi plus de 21 millions d’euros dans le site entre 2021 et 2025. Plus de 800 personnes y travaillent aujourd’hui, soit plus du double qu’au début de la décennie, et la moitié des effectifs sont des femmes.

L’essor du site repose sur un engagement constant en faveur de la qualité, de la responsabilité environnementale, de la santé et de la sécurité ainsi que d’une exploitation durable. Cet engagement se traduit par une série de certifications reconnues à l’échelle internationale, dont la norme ISO 50001 relative au management de l’énergie et la certification ISCC Plus pour le développement durable. Ces dernières années, le site a reçu de nombreuses distinctions nationales décernées par des institutions et organismes publics tunisiens, saluant ses réalisations dans les domaines de la santé et de la sécurité au travail, du développement des collaborateurs et du progrès social, ainsi que de l’innovation et du transfert de technologies. Parmi ces distinctions figurent le Prix national de la santé et de la sécurité au travail, ainsi que la certification Kafaet, qui récompense l’excellence en matière de formation et de développement des compétences du personnel.

«Ce 25e anniversaire est avant tout une célébration des personnes qui ont façonné M’Hamdia au fil des ans. Leur engagement et leur expertise ont fait du site ce qu’il est aujourd’hui : un partenaire de confiance pour nos clients. Nous nous réjouissons de poursuivre cette aventure ensemble et de contribuer au développement du secteur des sciences de la vie pendant de nombreuses années encore», déclare Abderrahim Ben Fraj, directeur des opérations du site Sartorius Stedim Biotech de M’Hamdia.

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Amadeus RoadShow 2026 : la transformation numérique au service du voyageur

Dans un contexte où la technologie redéfinit profondément l’expérience de voyage, les agences de voyages tunisiennes spécialisées en billetterie aérienne sont amenées à repenser leur modèle. À cet égard, l’opération « Amadeus RoadShow 2026 » met en avant des solutions concrètes visant à préserver leur rentabilité et renforcer leur compétitivité.

Dans un secteur du voyage en pleine mutation technologique, Amadeus a réuni le 21 avril à Tunis ses agences partenaires lors de la première étape de son « RoadShow 2026 ». Cette rencontre stratégique a permis de lever le voile sur les dernières innovations en matière d’automatisation et d’intelligence artificielle, tout en ouvrant un débat nécessaire sur les défis opérationnels rencontrés par les professionnels du secteur.

L’un des moments forts de cette rencontre a été le partage des résultats d’une étude mondiale menée par Amadeus sur les tendances du marché. Cette enquête révèle que les agences de voyages ont pris conscience de la nécessité d’investir massivement dans la technologie, avec une hausse des investissements technologiques de 13 % enregistrée en 2024.

L’étude souligne deux priorités majeures pour les professionnels : optimiser l’expérience client pour plus de la moitié d’entre eux et améliorer la productivité pour plus de 40 %. Plus édifiant encore, près de 70 % des agences expriment le souhait de pouvoir offrir un voyage complet, de bout en bout, via un guichet unique capable de répondre à tous les besoins des clients.

La rigueur comme fondement de la réussite

Avant d’explorer les innovations du secteur, les experts d’Amadeus ont rappelé que la performance d’une agence repose d’abord sur une application rigoureuse des règles de l’industrie. La gestion d’une réservation ne se limite pas à la saisie d’un nom ; elle exige une hygiène constante des dossiers pour éviter les sanctions financières.

Les réservations dites frauduleuses, effectuées sans intention réelle de voyager, ou la pratique du « Churning », qui consiste à annuler et réserver à nouveau les mêmes segments pour gagner du temps sur l’émission des billets, sont désormais des comportements à haut risque. Car ces pratiques nuisent non seulement à la relation avec les compagnies aériennes mais expose également l’agence à des notes de débit coûteuses (ADM, Agency Debit Mémo).

La clarté des dossiers passe également par la suppression systématique des segments de vol inactifs, comme ceux dont le statut est devenu invalide suite à un changement d’horaire ou une fermeture de vol. Une surveillance quotidienne des files d’appels permet de nettoyer ces dossiers au moins 24 heures avant le départ, libérant ainsi des places pour d’autres voyageurs. Enfin, la transparence est devenue un impératif de sécurité. L’inclusion correcte des coordonnées des passagers via les formats standards de demandes de services spéciaux est essentielle pour que les transporteurs puissent informer les clients en temps réel en cas d’imprévu.

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Walid Gouider, Sales Manager Amadeus Tunisie lors de la première édition de l’Amadeus Road Show à Tunis.

L’Intelligence artificielle pour simplifier la réservation

Face à la multiplication des tarifs et des nouvelles technologies de distribution comme le NDC, l’agent de voyages se retrouve parfois submergé par la complexité des informations. Pour répondre à ce défi, l’intelligence artificielle s’invite désormais dans les outils quotidiens sous la forme d’assistants conversationnels.

Ces solutions sont capables de décoder instantanément les règles tarifaires les plus denses pour répondre à des questions de routine sur les frais de changement ou les franchises de bagages. Cette approche permet de transformer l’agent en un expert capable de fournir une assistance efficace et rapide, même sur des dossiers complexes, tout en réduisant considérablement le risque d’erreur humaine.

L’idée est d’automatiser les tâches répétitives pour personnaliser les méthodes de travail et rendre les opérations plus fiables. En simplifiant la consultation de l’historique d’un dossier et en automatisant les saisies d’informations, l’agence gagne un temps précieux qu’elle peut alors consacrer à l’accompagnement et au conseil de ses clients.

Amadeus SMART PNR

Amadeus introduit une nouvelle génération de dossiers passagers, pour répondre aux enjeux d’un écosystème du voyage de plus en plus complexe et multi-sources. Cette solution permet aux agences de voyages de créer des PNR enrichis, capables d’intégrer, au sein d’un même dossier, tous les types de contenus : aérien (GDS, NDC, low-cost), ferroviaire, hôtelier ou encore croisière, quelle que soit leur technologie d’origine.

Cette évolution vers un « Smart PNR » simplifie les opérations, améliore l’efficacité lors de la réservation et facilite la gestion après-vente, notamment en cas de modification ou de perturbation. Grâce à ses capacités avancées, incluant la combinaison illimitée de contenus, la prise en charge d’itinéraires complexes et la conformité aux exigences de protection des données, le Smart PNR offre aux professionnels du voyage un levier puissant pour proposer des expériences plus fluides, personnalisées et durables, tout en optimisant leur performance opérationnelle.

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Les agences de voyages ont répondu en nombre à la première édition de l’Amadeus Road Show 2026.

La Suite robotique d’Amadeus

Le volet technique le plus spécifique de la journée a été présenté par l’équipe d’Amadeus Tunisie, qui s’est concentrée sur les bénéfices concrets de la « Suite robotique ». Ces outils agissent comme de véritables collaborateurs virtuels capables de sécuriser les revenus de l’agence. Elle a notamment mis en avant le système de notification de pénalités qui alerte l’agent en temps réel en cas de mauvaise pratique détectée dans un dossier, comme un doublon ou un risque de réservation répétée. Cet outil ne se contente pas de prévenir l’erreur ; il permet également à l’agence d’éviter les ADM.

L’équipe a également détaillé le fonctionnement des robots dédiés à la gestion de la date limite d’émission de billets et des changements d’horaires. Le robot calcule les dates limites d’émission, détermine automatiquement l’échéance la plus restrictive pour chaque billet évitant ainsi les annulations involontaires par les compagnies aériennes.

Par ailleurs, le robot de gestion des changements d’horaires analyse et priorise les modifications de vols 24h/24. Il traite automatiquement les changements mineurs et place les cas les plus complexes dans des files d’attente prioritaires pour une intervention humaine. Cette automatisation est la clé pour optimiser les processus opérationnels et maximiser la productivité globale.

Outils de pilotage pour un marché en mouvement

L’avenir des agences tunisiennes passe également par une meilleure analyse de leurs propres données de performance. Des outils de comparaison proposés par Amadeus permettent désormais aux agences de mesurer leur positionnement par rapport à leurs concurrents sur des routes clés ou d’analyser les tendances de réservation pour les saisons à venir.

En suivant de près la croissance des marchés dynamiques, les agences peuvent se repositionner plus efficacement et évaluer l’impact de leurs campagnes marketing. Cette approche stratégique est complétée par des systèmes de suivi de la productivité qui analysent l’ensemble du cycle de réservation pour identifier les opportunités de revenus et renforcer la satisfaction des clients.

En conclusion, l’Amadeus RoadShow 2026 a démontré que le succès de l’agence de demain repose sur un équilibre entre la rigueur humaine et la puissance des outils numériques. En suivant les bonnes pratiques du métier et en adoptant les solutions d’intelligence artificielle et de robotique présentées, les professionnels tunisiens disposent d’un arsenal complet pour affronter les défis futurs. La transformation numérique n’est plus une simple tendance, mais un levier indispensable pour garantir la rentabilité des agences et offrir une expérience de voyage exceptionnelle.

L’opération conduite par Amadeus Tunisie se poursuivra dans les régions à l’intention des agences de voyage de Sfax (le 28 avril), Sousse (le 5 mai) et Djerba (le 12 mai).

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