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Tataouine : 100 % du cheptel bovin vacciné contre la fièvre aphteuse

Depuis le début 2026, les services vétérinaires du commissariat régional du développement agricole de Tataouine ont vacciné l’intégralité du cheptel bovin contre la fièvre aphteuse et la dermatose nodulaire contagieuse.

Taux de couverture : 100 %. La coordination avec les vétérinaires privés agréés a été déterminante.

Pour les petits ruminants, les campagnes se poursuivent dans toutes les délégations du gouvernorat, en lien étroit avec les autorités locales.

Quatre maladies sont visées : la fièvre aphteuse, la brucellose, la variole ovine et la peste des petits ruminants.

Les chiffres sont éloquents : 450 000 têtes ovines et caprines vaccinées contre la fièvre aphteuse, soit 84 % du cheptel ciblé.

Pour la variole ovine et la peste des petits ruminants, 410 000 têtes ont reçu le vaccin, soit 77 % de l’objectif fixé.

S’agissant de la vaccination des camélidés contre la variole, elle se poursuit en coordination avec l’Office de l’élevage et des pâturages. Au cours de cette a

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Dattes : Les exportations frôlent le milliard de dinars, Tataouine se fait une place

Les exportations tunisiennes de dattes poursuivent leur progression et atteignent désormais 908,4 millions de dinars. Une performance qui intervient alors qu’à Tataouine, encore loin des grandes oasis productrices, la culture du palmier dattier commence à se développer.

Plus de 144.000 tonnes exportées

Selon les dernières données de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), relayées par la TAP, la Tunisie a exporté 144,1 mille tonnes de dattes durant les dix premiers mois de la campagne 2025-2026, contre 127,2 mille tonnes durant la même période de la campagne précédente, soit une progression de 13,3 %.

Les recettes ont augmenté de 12,2 %, passant de 809,6 à 908,4 millions de dinars.

La Deglet Nour demeure le produit phare de la filière : elle représente 84 % des quantités exportées et 93,9 % des recettes.

Cette progression intervient malgré un léger recul des prix. Le prix moyen s’établit à 6,30 DT/kg, en baisse de 0,9 %, tandis que celui de la Deglet Nour atteint 7,05 DT/kg, en diminution de 0,6 %.

Lire aussi: Exportations de dattes : Les recettes tunisiennes atteignent 854,4 MD, en hausse de 10,7 %

Les dattes biologiques affichent, de leur côté, une évolution particulièrement favorable. Quelque 8.256,9 tonnes ont été exportées pour une valeur de 82,2 millions de dinars. Les volumes progressent de 8,1 %, tandis que les recettes bondissent de 32,6 %.

Les dattes tunisiennes sont désormais écoulées sur quelque 86 marchés. L’Union européenne absorbe 45,7 % des volumes, devant l’Afrique (22,9 %) et l’Asie (19,6 %).

Tataouine : Une filière encore modeste

Parallèlement, la culture du palmier dattier commence à gagner du terrain à Tataouine. Le gouvernorat compte environ 50 hectares, répartis entre quelque 70 exploitations agricoles, pour une capacité de production estimée entre 100 et 150 tonnes.

Ces volumes restent très modestes face aux grands bassins de Kébili, Tozeur, Gafsa et Gabès. Mais cette émergence intervient au terme d’une campagne exceptionnelle, avec une production tunisienne ayant atteint le niveau record de 404.000 tonnes.

Le développement de nouvelles zones de production soulève cependant la question de la disponibilité de l’eau. L’expansion des palmeraies dans le Sud tunisien s’accompagne déjà d’une pression importante sur les ressources souterraines.

Lire aussi: Dattes : Les records de production cachent l’épuisement des nappes du Sud

Pour Tataouine, l’enjeu sera donc double : profiter de la dynamique d’une filière exportatrice qui approche désormais le milliard de dinars de recettes, tout en évitant que son développement ne reproduise les tensions hydriques observées dans les principaux bassins dattiers du Sud.

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Le Dahar, 1er géoparc tunisien inscrit sur le réseau mondial

S’étendant sur plus de 6 000 km² dans le sud-est de la Tunisie, à travers les gouvernorats de Gabès, Médenine et Tataouine, le Dahar recèle 250 millions d’années d’histoire de la Terre. Il est devenu en 2026 le premier géoparc tunisien inscrit par l’Unesco sur le Réseau mondial des géoparcs — et le troisième en Afrique, après le M’Goun au Maroc et le Ngorongoro-Lengai en Tanzanie.

Le Dahar est une archive naturelle qui préserve 250 millions d’années d’histoire terrestre, offrant un panorama de fossiles marins, de vestiges de l’ancienne Pangée, de paysages désertiques, de villages troglodytes et de greniers fortifiés.

Selon un article de l’agence Tap, le territoire couvre 6 375 kilomètres carrés répartis entre les gouvernorats de Gabès, Médenine et Tataouine ; une vaste zone alliant patrimoines géologique, paléontologique, naturel et culturel. L’Unesco mentionne plus précisément une superficie d’environ 600 000 hectares et une population avoisinant les 330 000 habitants. Le cœur scientifique du géoparc est le Djebel Tebaga, dans le gouvernorat de Médenine ; il abrite le seul affleurement marin du Permien supérieur connu en Afrique, contenant des fossiles vieux de plus de 250 millions d’années.

Les formations du Dahar témoignent également d’une phase cruciale de l’histoire géologique de la planète : il y a environ 200 millions d’années, la région a été le théâtre de processus liés à l’ouverture de l’océan Téthys et à la fragmentation de la Pangée en Gondwana et Laurasia. C’est un patrimoine qui va bien au-delà des simples roches.

Vingt-huit géosites ont été recensés sur le territoire, présentant des preuves paléontologiques — notamment des restes de dinosaures — aux côtés de canyons, de plateaux, de vallées et de formations caractéristiques en «cuestas». Le projet de géoparc met en avant le dinosaure Tataouinea hannibalis — dont les restes ont été découverts dans la région — comme l’une de ses découvertes les plus emblématiques. La géologie y est intimement liée à l’histoire de l’adaptation humaine à un environnement aride marqué par la rareté de l’eau.

L’Unesco considère les ksour (anciens greniers fortifiés), les habitations troglodytiques, les pressoirs à huile traditionnels et les jessour (systèmes de barrages et de terrasses conçus pour capter les rares précipitations) comme des éléments indissociables de l’identité du Dahar.

La reconnaissance par l’Unesco, approuvée en 2026, intègre le Dahar au Réseau mondial des géoparcs, qui compte actuellement 241 territoires répartis dans 51 pays. Il ne s’agit pas, à proprement parler, d’une inscription sur la Liste du patrimoine mondial, mais plutôt d’une désignation distincte de l’Unesco pour des territoires d’importance géologique internationale, gérés selon des critères alliant conservation, éducation et développement durable.

Pour la Tunisie, c’est l’occasion de tirer parti de ce label international comme levier de développement pour ses régions du sud. Le projet met l’accent sur les circuits de géotourisme, la randonnée, la formation de guides locaux, l’artisanat, l’agriculture et des solutions d’hébergement décentralisées — notamment les habitations troglodytiques, les maisons d’hôtes rurales et les structures gérées par les communautés. Cette valorisation du Dahar offre une alternative au tourisme balnéaire traditionnel, en orientant une partie des flux de visiteurs vers l’intérieur du pays et en faisant de la préservation du paysage et du patrimoine géologique un moteur économique potentiel pour les gouvernorats de Gabès, Médenine et Tataouine.

I. B.

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