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La grande mutation des voies pétrolières face au péril iranien est lancée

Au-delà des tensions récurrentes dans le détroit d’Ormuz, le secteur de la logistique pétrolière s’apprête à vivre des transformations structurelles majeures.

 

Soucieux de sécuriser leurs rentes financières face aux risques géopolitiques, les pays exportateurs cherchent à diversifier leurs voies d’acheminement. C’est précisément dans cette optique que l’Irak et la Syrie ont officialisé un accord visant à réhabiliter un oléoduc stratégique, ouvrant ainsi une nouvelle voie de contournement pour l’or noir.

 

Renaissance de l’axe Bagdad-Damas

Bagdad et Damas ont signé cet accord lors d’un sommet de la Chambre de commerce à Washington portant sur les investissements américains en Irak. Les Américains ont capté une marge réelle pour augmenter la production de pétrole et réduire les dépendances vis-à-vis de voisins hostiles.

L’oléoduc s’étend de Kirkouk, dans le nord de l’Irak, jusqu’à la côte méditerranéenne de la Syrie, avec une capacité nominale de 700 000 barils par jour. Il est fermé depuis qu’il a été endommagé lors de l’invasion de l’Irak par les États-Unis en 2003.

Lire aussi : L’Irak confie la relance de Kirkouk aux majors américaines

L’Irak, deuxième plus grand producteur de pétrole de l’OPEP, a lourdement souffert des perturbations du trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz pendant la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Bagdad dépend de sa ville portuaire méridionale de Bassora, sur le golfe Persique, en raison des options limitées d’oléoducs pour acheminer son pétrole vers les marchés mondiaux. La production de pétrole de l’Irak a chuté de plus de 50 % pour atteindre environ 1,9 million de barils par jour en juin, contre environ 4,2 millions de barils par jour en février.

 

Quid de la menace d’infrastructure globale ?

Plusieurs États du Golfe souhaitent étendre la capacité de leurs oléoducs afin de réduire leur dépendance à l’égard d’Ormuz. Les Émirats arabes unis construisent un deuxième oléoduc vers le port de Fujaïrah, sur le golfe d’Oman, ce qui doublerait leur capacité d’exportation en dehors du détroit. L’Arabie saoudite envisage d’étendre de 2 millions de barils par jour son oléoduc menant à la mer Rouge.

Mais si les oléoducs peuvent servir de couverture contre les risques géopolitiques dans le détroit d’Ormuz, ils ne résolvent pas la menace sous-jacente que fait peser l’Iran sur les infrastructures énergétiques de la région. Le problème n’est pas la voie navigable. Les derniers mois ont montré que l’Iran peut utiliser des armes pour attaquer les installations de chargement, les stations de pompage, les stations d’arrivée, ces terminaux ainsi que les unités de stockage de ces oléoducs.

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Liban-Syrie : le dégel commercial qu’on n’attendait plus

Le Liban et la Syrie entameront dans les prochains mois une révision des accords commerciaux qu’ils ont signés il y a plusieurs décennies, dans le but de relancer leurs liens économiques après l’ère des Assad. C’est ce qu’a déclaré, jeudi 16 juillet, le ministre libanais de l’Économie, cité par Reuters.

Amer Bisat assure, au lendemain de sa rencontre avec son homologue syrien à Damas, que les deux pays pourraient éventuellement viser un accord commercial bilatéral plus large. Depuis la fin de la dynastie Assad, les deux pays se sont engagés dans un processus de redéfinition de leurs relations, période durant laquelle des troupes syriennes ont été stationnées au Liban pendant près de 30 ans. « Ces relations économiques devaient être redéfinies et pourraient devenir la relation bilatérale la plus importante pour les deux pays », a déclaré Bisat.

A noter que le Liban partage 375 kilomètres de frontière avec la Syrie au nord et à l’est et dépend des voies terrestres syriennes pour ses exportations vers la Jordanie et le Golfe.

Pour leur part, les exportateurs syriens ont utilisé le Liban comme un important corridor d’exportation, notamment pendant les 14 années de guerre civile (en Syrie) qui se sont terminées par le renversement d’Assad.

À son apogée, le commerce total entre les deux pays s’élevait à un peu moins de 800 millions de dollars. L’année dernière, le volume des échanges a à peine atteint 250 millions de dollars, selon M. Bisat, qui a déclaré que cette relation « devrait se mesurer en milliards ».

Dans un premier temps, un comité, qui vient d’être créé, examinera plus de 40 accords et protocoles d’entente conclus avec la Syrie d’Assad, qui concernent les cadres d’investissement, les régimes de visas et les questions fiscales, ainsi que d’autres aspects du commerce syro-libanais…

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Femmes et enfants de jihadistes tunisiens bientôt rapatriés de Syrie

Un groupe de femmes et d’enfants de jihadistes tunisiens décédés doit être transféré d’un camp de Damas vers la frontière turque, en attendant leur remise aux autorités tunisiennes.

Il s’agit de la première opération de rapatriement depuis la Syrie d’enfants dont les pères étaient liés à l’État islamique (EI, Daech).

Le groupe comprend plus de 200 enfants et plus de 60 femmes qui étaient détenus dans des prisons et des camps syriens.

Selon l’Observatoire tunisien des droits de l’homme, dirigé par l’activiste Mostafa Abdelkebir, qui a travaillé sur ce dossier et assuré le suivi et la documentation depuis des années, un nombre très restreint de personnes seront rapatriées dans un premier temps.

L’Observatoire e précise pas le nom de la partie tunisienne qui va accueillir les rapatriés et comment ils vont pouvoir être insérés dans leurs familles respectives et la société tunisienne en général.

I. B.

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Le Passage : un film bouleversant sur le destin des réfugiés

Avec Le Passage, le réalisateur américain Brandt Andersen livre un film poignant sur l’exil et les migrations. Porté par Omar Sy, Yasmine El Masri et Ziad Bakri, ce long-métrage rappelle que derrière chaque réfugié se cache une histoire, un visage…

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