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Startup tunisienne Liberrex: quand l’attente devient un service intelligent

Attendre dans une banque ou une administration est souvent perçu comme une perte de temps. Une file qui avance lentement, un ticket pris sans visibilité, un rendez-vous flou… C’est précisément ce problème que la startup tunisienne Liberrex a choisi d’attaquer.

Son idée de départ est simple: et si l’attente n’était plus un temps subi, mais un moment utile, organisé et même exploitable?

Du vécu quotidien à la solution technologique

Dans les agences bancaires ou les bureaux de service, l’expérience client repose encore largement sur des mécanismes classiques: prendre un ticket, attendre son tour et subir l’affluence du jour. Liberrex introduit une rupture dans ce schéma. Avant même de se déplacer, un client peut savoir si une agence est saturée, combien de temps il devra attendre, ou s’il vaut mieux se diriger vers une autre agence plus fluide.

Ce qui change ici, ce n’est pas seulement la technologie, mais la logique: on ne subit plus le flux, on l’anticipe.

En effet, une fois sur place, l’expérience ne s’arrête pas à la file d’attente. La plateforme suit le client en temps réel, lui envoie des notifications sur son temps restant et structure son parcours jusqu’au guichet.

Mais Liberrex va plus loin. Dans les banques et les assurances, ce temps d’attente devient aussi un moment d’interaction commerciale. Le système peut analyser le profil du client et suggérer des offres adaptées: crédit, assurance ou produits financiers. Ce qui était un “temps mort” devient un moment de recommandation ciblée.

Une IA pensée pour l’usage local

Une des particularités de la solution est l’intégration d’une intelligence artificielle conversationnelle capable de s’exprimer en dialecte tunisien. Ce choix n’est pas anodin. Il permet de rendre l’outil plus naturel, plus accessible, notamment pour des usagers qui ne sont pas familiers avec les interfaces numériques classiques.

Par ailleurs, l’’impact de Liberrex ne se limite pas au secteur privé. La startup déploie également ses solutions dans des municipalités tunisiennes, où les mêmes problèmes de files d’attente et de saturation des guichets existent. Dans plusieurs villes du Grand Tunis, mais aussi à Kairouan, Djerba ou Tataouine, l’objectif est le même: rendre le passage en administration plus fluide, plus lisible et moins frustrant.

Une donnée clé, c’est un temps réel

Derrière ces usages visibles, il y a un élément central: la donnée. Chaque passage, chaque attente, chaque interaction est analysée en temps réel. Cela permet aux institutions de comprendre leurs points de blocage, d’ajuster leurs ressources et d’améliorer leur efficacité opérationnelle. Pour les dirigeants, ce n’est plus seulement une question de flux de clients, mais de pilotage fin de la performance. 

Depuis 2022, Liberrex connaît une croissance rapide, portée par des contrats dans le secteur bancaire, les assurances et les institutions publiques. Son modèle commence à s’étendre hors de Tunisie, notamment vers le Maroc.

Mais cette expansion repose aussi sur une contrainte très concrète: la nécessité de déployer des équipements physiques sur le terrain, ce qui implique des partenariats locaux.

Au fond, ce que traite Liberrex dépasse largement la question de la file d’attente. Il s’agit d’un problème plus large: la qualité de la relation entre une institution et ses usagers.

En transformant un moment banal, attendre son tour, en expérience structurée, mesurable et exploitable, la startup s’inscrit dans une tendance plus globale: celle de la digitalisation des services publics et financiers dans la région.

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Une première en Tunisie: Bako Motors certifiée aux normes internationales ECE

C’est une étape qui peut sembler technique, mais qui marque en réalité un vrai tournant pour la startup tunisienne Bako Motors. L’entreprise vient d’obtenir l’homologation ECE, une certification internationale qui confirme que ses véhicules respectent des standards stricts en matière de sécurité et de qualité.

Derrière ce sigle un peu administratif se cache un enjeu très concret. Cette validation agit comme un passeport international pour les véhicules. En clair, une voiture ou un utilitaire certifié ECE peut être accepté plus facilement dans de nombreux pays, sans devoir repasser une batterie de tests locaux. Pour une entreprise industrielle, cela signifie une chose essentielle: l’accès facilité à l’export.

Dans le cas de Bako Motors, cette reconnaissance prend une dimension particulière. La startup devient en effet le premier constructeur tunisien de véhicules électriques à décrocher cette homologation, un signal fort dans un secteur encore en construction en Tunisie.

Fondée par l’ingénieur tunisien Boubaker Siala, l’entreprise s’est spécialisée dans les véhicules électriques légers, conçus pour répondre aux besoins très concrets de la mobilité urbaine et de la logistique. Depuis ses débuts, elle mise sur une approche simple: proposer des solutions pratiques, moins polluantes et adaptées aux réalités des villes africaines.

Le projet a commencé à se faire connaître en 2021 avec un premier véhicule développé localement, intégrant des solutions innovantes autour de l’énergie électrique et solaire. Depuis, la production reste encore limitée, autour de 300 véhicules par an, mais la dynamique est clairement à la montée en puissance.

Au-delà du cas de Bako Motors, cette homologation raconte quelque chose de plus large. Elle montre que certaines startups africaines ne se contentent plus de développer des prototypes ou des marchés locaux: elles cherchent désormais à se conformer à des standards internationaux pour viser plus loin.

C’est aussi un signal pour l’écosystème industriel tunisien. Obtenir une certification de ce niveau, c’est entrer dans une logique de compétition globale, où l’innovation ne suffit plus sans reconnaissance réglementaire.

Avec cette étape, Bako Motors ne change pas seulement de statut. Elle change surtout d’ambition: passer d’un acteur local de la mobilité électrique à un industriel capable de s’inscrire dans les chaînes de valeur internationales.

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De Tunis à Dubaï, Mehdi Gharbi bâtit des ponts technologiques entre trois continents

Lorsqu’il évoque son parcours, Mehdi Gharbi ne parle ni de réussite fulgurante ni de raccourcis. Il parle surtout de patience, de persévérance et d’opportunités saisies au bon moment.

Ingénieur spécialisé dans les télécommunications et les réseaux mobiles, certifié PMP en gestion de projets, ce Tunisien installé aujourd’hui à Dubaï a passé près de deux décennies au cœur des infrastructures qui rendent possible un monde toujours plus connecté.

Avant de lancer sa propre société de conseil aux Émirats arabes unis, son parcours l’a conduit de la Tunisie à la France, puis vers certains des projets technologiques les plus ambitieux du secteur automobile.

Pendant 14 ans, il évolue dans l’écosystème Orange, entre la Tunisie et la France. Une période déterminante durant laquelle il participe à la gestion de projets complexes impliquant plusieurs pays, opérateurs et partenaires internationaux. “Cette expérience m’a permis de comprendre comment piloter des projets à grande échelle avec des équipes multiculturelles et des acteurs internationaux”, explique-t-il.

En 2019, il s’installe en France. Quelques années plus tard, une nouvelle opportunité s’offre à lui lorsqu’il rejoint le groupe japonais NTT, l’un des géants mondiaux des télécommunications.Le projet qui lui est confié a pour nom BMW. Sa mission est de piloter l’écosystème télécom qui permet aux véhicules du constructeur allemand de rester connectés partout dans le monde.

Derrière une fonctionnalité aussi simple en apparence qu’un appel d’urgence automatique ou une connexion Internet embarquée se cache en réalité une infrastructure mondiale complexe. Grâce à des cartes eSIM intégrées et à des accords de roaming internationaux, les véhicules peuvent transmettre des données, communiquer avec différents services et rester connectés quel que soit le pays où ils circulent. “Nous avons construit tout un environnement réseau dédié exclusivement à BMW”, résume-t-il. Aujourd’hui encore, les usages continuent d’évoluer. Les équipes travaillent notamment sur des solutions permettant à une voiture d’envoyer automatiquement un rapport détaillé aux compagnies d’assurance en cas d’accident ou de sinistre.

Pour Mehdi Gharbi, cette expérience constitue un tournant. “Le projet BMW m’a beaucoup appris sur la gestion de programmes internationaux et sur les technologies qui façonnent la mobilité de demain.” En 2024, il choisit de franchir une nouvelle étape en s’installant à Dubaï pour créer sa propre structure: Protel Consulting DMCC. L’objectif? Accompagner les entreprises dans leurs projets de transformation digitale, d’intelligence artificielle, d’Internet des objets et d’infrastructures télécoms. Mais derrière cette création d’entreprise se cache aussi une volonté plus personnelle: bâtir des passerelles entre les différents écosystèmes technologiques qu’il a découverts au fil de sa carrière. “Mon ambition est de créer un pont entre l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique”, affirme-t-il. Aujourd’hui, l’entreprise travaille avec des clients basés en France, au Luxembourg et aux Émirats arabes unis. Ses activités s’articulent autour de 3 axes; le conseil, la R&D et le développement commercial. L’IA occupe une place croissante dans cette stratégie. L’entreprise développe actuellement plusieurs solutions destinées à répondre à des problématiques concrètes dans des secteurs variés: immobilier, villes intelligentes, tourisme, restauration ou encore détection de fraude. “Nous ne développons pas de l’IA pour faire de l’IA. Nous construisons des solutions adaptées aux besoins réels des entreprises”, insiste-t-il. L’un des projets les plus structurants pour l’avenir de l’entreprise est né d’une collaboration avec la King Abdullah University of Science and Technology (KAUST), en Arabie saoudite. Ce partenariat a notamment contribué à ouvrir la voie à une implantation et à des recrutements en Tunisie. Car malgré une carrière désormais largement internationale, Mehdi Gharbi garde un lien fort avec son pays d’origine. Une partie des activités de Protel Consulting est aujourd’hui développée depuis Tunis, où l’entreprise accueille des stagiaires, des étudiants en projet de fin d’études et de jeunes ingénieurs. Des profils issus notamment de SUP’COM ou de l’ENIT participent déjà à certains projets menés pour des clients internationaux. ” Le talent existe en Tunisie. Ce qui fait souvent la différence, c’est la discipline, la volonté et l’envie d’apprendre”», estime-t-il. Pour lui, l’enjeu dépasse le simple recrutement. Il s’agit aussi de permettre à de jeunes ingénieurs tunisiens d’accéder à des projets auxquels ils n’auraient pas forcément accès depuis leur marché local. “Lorsqu’ils travaillent sur des projets internationaux, ils gagnent en expérience, en expertise et en visibilité. C’est bénéfique pour eux mais aussi pour l’ensemble de l’écosystème.” 

L’aventure entrepreneuriale n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille.Il essuie trois refus de visa successifs et doit attendre près de six mois avant de pouvoir finaliser son installation et s’installer à Dubaï. “Cela a probablement été l’une des périodes les plus difficiles de mon parcours”, reconnaît-il.

L’adaptation de sa famille à un nouvel environnement, notamment anglophone, représente également un défi. Mais il souligne la facilité d’intégration offerte par une ville où la majorité des habitants sont des expatriés venus des quatre coins du monde. Deux ans après le lancement de son entreprise, Protel Consulting compte une dizaine de collaborateurs et poursuit sa croissance. Pour Mehdi Gharbi, cette trajectoire reste avant tout le résultat d’un travail de longue haleine. “La persévérance, le réseau professionnel, la curiosité et la patience et KAUST ont joué un rôle essentiel dans mon parcours”, résume-t-il.

Une philosophie qui l’accompagne toujours aujourd’hui, alors qu’il continue de développer des projets à l’intersection des télécommunications, de l’intelligence artificielle et de l’innovation, avec une conviction intacte; les talents tunisiens ont toute leur place dans les grandes transformations technologiques mondiales.

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La startup tunisienne Chitelix finaliste de MassChallenge Switzerland 2026

La startup tunisienne Chitelix, spécialisée dans la valorisation des déchets issus de l’industrie de la pêche, a été sélectionnée parmi les finalistes du programme international d’accélération MassChallenge Switzerland. L’entreprise figure ainsi parmi les projets retenus à l’issue d’un processus de sélection ayant examiné plus de 1 961 candidatures provenant du monde entier.

Cette distinction vient récompenser le développement d’un modèle de biotechnologie marine circulaire fondé sur la transformation des sous-produits de la pêche en biopolymères durables et en solutions biosourcées à forte valeur ajoutée.

Basée à Bizerte, Chitelix a été cofondée par Anis Ben Ghalia. La startup est née d’un constat lié à l’industrie du crabe bleu, dont l’exportation génère quotidiennement d’importantes quantités de déchets. Plutôt que de les éliminer, l’entreprise a développé un procédé permettant d’extraire le chitosan, un biopolymère naturel utilisé comme alternative aux plastiques issus de la pétrochimie.

Installée sur une superficie de 1 300 m² au pôle agroalimentaire de Bizerte, l’usine pilote de Chitelix transforme les déchets de crabes en chitosan et en citrate de calcium. Chaque tonne de matière première traitée permet de produire environ 150 kilogrammes de chitosan, utilisé notamment dans les secteurs de l’agriculture, de la cosmétique, de la pharmacie et des bioplastiques.

Qu’est-ce que le programme MassChallenge Switzerland 2026?

Lancé en Suisse par l’organisation internationale MassChallenge, le programme MassChallenge Switzerland est l’un des plus importants accélérateurs de startups à impact au monde. L’édition 2026 a attiré près de 2 000 candidatures internationales et accompagne pendant quatre mois des jeunes entreprises innovantes à fort potentiel de croissance.

Pendant quatre mois, les startups sélectionnées bénéficient d’un accompagnement par des experts, d’un accès à un réseau d’investisseurs et de partenaires industriels, ainsi que d’opportunités de développement à l’international.

Axé notamment sur les technologies durables, la santé, l’agroalimentaire et l’industrie verte, le programme vise à accélérer la croissance de projets à fort potentiel d’impact économique et environnemental.

La sélection de la startup tunisienne Chitelix parmi les finalistes constitue ainsi une reconnaissance internationale de son modèle de valorisation des déchets marins et de son potentiel de développement à l’échelle mondiale.

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Kumulus Water erhält 3,1 Mio. Euro Startkapital für die Ausweitung nachhaltiger Trinkwasserlösungen

Kumulus Water, das WaterTech-Startup, das Luft in sauberes Trinkwasser verwandelt, hat erfolgreich eine Startfinanzierung in Höhe von 3,1 Millionen Euro erhalten. Die Runde wurde von Mehr

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