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Comment produire plus avec moins d’eau? La startup Grow It Yourself répond

Dans une serre, il n’y a pas toujours besoin de terre pour faire pousser des légumes. C’est le pari fait par Grow It Yourself, une startup tunisienne qui développe des solutions d’hydroponie, une technique agricole qui permet de cultiver des plantes hors-sol en contrôlant leur environnement.

Fondée entre 2018 et 2019 par Ilyes Saidani, l’entreprise s’est spécialisée dans une technologie qui répond à une problématique devenue centrale en Tunisie. Comment continuer à produire alors que l’eau devient une ressource de plus en plus rare? “L’idée était de développer une agriculture plus efficace, capable de produire davantage tout en consommant moins de ressources”, souligne le CEO.

Plus précisément, l’hydroponie repose sur un principe un peu simple. Les racines des plantes ne puisent plus leurs nutriments dans la terre, mais dans une solution aqueuse enrichie. Cette maîtrise du milieu permet de réduire les pertes et d’optimiser chaque apport.

L’eau, le déclencheur!

Le choix de cette technologie n’est pas un hasard. La Tunisie fait partie des pays soumis à un stress hydrique important. D’ailleurs, précisément ces jours et aussi avec la canicule, les Tunisiens en font chaque jour le constat avec les coupures d’eau qui se multiplient dans plusieurs régions du pays. La baisse des précipitations, la pression sur les nappes phréatiques et l’évolution des besoins agricoles obligent le secteur à revoir ses méthodes de production. Dans ce contexte, les solutions permettant d’utiliser moins d’eau attirent de plus en plus l’attention. Selon Grow It Yourself, ses systèmes peuvent permettre jusqu’à 90% d’économie d’eau par rapport aux méthodes agricoles classiques, selon les cultures et les conditions d’exploitation. La startup avance également un potentiel de rendement supérieur, pouvant atteindre jusqu’à dix fois celui d’une culture traditionnelle sur une même surface grâce à un meilleur contrôle des paramètres de croissance.Au-delà de la quantité produite, c’est aussi la manière de produire qui change. D’ailleurs, l’une des évolutions de la startup , apportées par l’hydroponie moderne, est l’intégration de la technologie dans le suivi des cultures. En outre, les installations développées par Grow It Yourself intègrent des capteurs capables de surveiller différents paramètres comme l’irrigation, le fonctionnement du système, les conditions de culture ou encore besoins spécifiques des plantes. Par conséquent, l’agriculteur peut suivre plusieurs données à distance via une interface numérique. Une approche qui rapproche l’agriculture tunisienne des concepts de smart farming, où la donnée devient un outil pour prendre de meilleures décisions. Cette évolution correspond à une tendance mondiale. Dans plusieurs pays, notamment aux Pays-Bas, en Espagne ou aux États-Unis, les technologies agricoles permettent déjà de produire dans des environnements fortement contrôlés, y compris dans des zones où les contraintes climatiques rendent l’agriculture traditionnelle plus difficile.

L’autre argument mis en avant par les acteurs de l’hydroponie concerne la maîtrise sanitaire. En supprimant le contact direct avec le sol, cette méthode limite certains risques liés aux maladies transmises par celui-ci. Grow It Yourself affirme ainsi développer des systèmes fonctionnant sans pesticides et collaborer avec des laboratoires pour accompagner les agriculteurs qui souhaitent renforcer la traçabilité de leurs productions. Cette dimension répond aussi à une évolution des attentes des consommateurs, de plus en plus attentifs à l’origine des produits alimentaires et aux méthodes utilisées pour les produire.

Pour les particuliers aussi

Le modèle de Grow It Yourself ne se limite pas aux exploitations agricoles. La startup propose également des installations destinées aux particuliers souhaitant produire leurs propres légumes. L’entreprise accompagne ses clients avec des solutions clés en main, allant de l’installation à la formation, avec un suivi après mise en service. Cette approche traduit une évolution du marché : l’agriculture technologique ne concerne plus uniquement les grands exploitants. Elle commence aussi à intéresser les particuliers, les petites structures et les nouveaux profils attirés par une production locale.

Son réseau? 

Après son développement en Tunisie, Grow It Yourself exporte son expertise vers d’autres marchés africains, notamment l’Algérie, la Libye et le Sénégal. Pour la startup, l’Afrique représente un terrain naturel d’expansion. Le continent fait face à des défis similaires: croissance démographique, pression sur les ressources naturelles et nécessité d’améliorer la productivité agricole. L’entreprise revendique aujourd’hui une présence importante sur le marché tunisien de l’hydroponie. Elle privilégie pour l’instant l’autofinancement et envisage une éventuelle levée de fonds à partir de 2027 pour accélérer son développement.

Une question qui se pose si l’hydroponie peut-elle changer l’agriculture tunisienne? L’agriculture hors-sol ne remplacera pas toutes les formes d’agriculture traditionnelle. Les cultures en plein champ resteront essentielles pour de nombreuses productions. Mais dans un pays où chaque litre d’eau compte davantage, l’hydroponie apparaît comme une piste parmi les solutions possibles pour adapter le modèle agricole. Le défi pour les startups du secteur sera désormais de dépasser le stade de l’innovation technologique pour atteindre une adoption plus large auprès des agriculteurs.Car derrière cette technologie se joue une question plus large, à savoir, dans un contexte de changement climatique, comment produire mieux avec moins de ressources?

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Startups: pourquoi les investisseurs regardent-ils désormais vers les Émirats?

En 6 mois, un seul marché a concentré l’essentiel des financements startups de la région. Les Émirats arabes unis confirment leur place de destination privilégiée du capital-risque, pendant que les autres grands écosystèmes cherchent encore leur vitesse de croisière.

Le paysage startup de la région MENA semble changer de centre de gravité. Au premier semestre 2026, les capitaux ont massivement pris la direction des Émirats arabes unis. Sur les 1,7 milliard de dollars levés par les startups de la région, 1,2 milliard ont été captés par les entreprises installées dans le pays, selon le dernier rapport de Wamda.

Le chiffre est marquant. Il signifie qu’environ 7 dollars sur 10 investis dans les jeunes entreprises de la région ont trouvé preneur aux Émirats. Selon la même source, une performance d’autant plus remarquable que le marché régional traverse une période de ralentissement, avec un recul de 18% des montants levés et une baisse de 28% du nombre d’opérations.

Loin d’être un simple effet de volume, cette domination révèle une évolution dans la manière dont les investisseurs choisissent leurs terrains de jeu. Les grands fonds cherchent désormais des environnements capables d’accompagner une startup après ses premiers succès, au moment où elle doit accélérer, recruter, conquérir de nouveaux marchés et lever des tickets plus importants.

C’est précisément sur ce segment que les Émirats creusent l’écart. Le pays a accueilli 8 des 11 opérations de financement de phase avancée enregistrées dans la région durant le semestre. Autrement dit, les startups les plus capables de changer d’échelle trouvent aujourd’hui davantage de moyens pour grandir depuis Dubaï ou Abou Dhabi.

Cette position n’est pas née en quelques mois. Elle est le résultat de plusieurs années d’investissements dans l’attractivité financière et technologique du pays. La présence de fonds internationaux, la multiplication des acteurs de l’innovation et un cadre facilitant l’installation d’entreprises étrangères ont progressivement renforcé le rôle des Émirats comme plateforme régionale.

La comparaison avec les autres marchés montre cependant des trajectoires différentes.

L’Arabie saoudite, longtemps considérée comme l’un des moteurs du financement startup régional, affiche une baisse de 81% des montants levés, à 259 millions de dollars. Le recul est spectaculaire, mais il intervient après une année 2025 exceptionnelle. Le marché saoudien continue d’être actif avec 80 transactions, mais l’essentiel de la dynamique se situe encore au stade des jeunes entreprises.

L’Égypte suit une autre voie. Malgré un contexte économique plus difficile, le pays conserve son attractivité auprès des investisseurs. Les startups égyptiennes ont levé 158,9 millions de dollars au premier semestre, dont 53 millions à travers deux opérations de grande taille.

Derrière ces écarts, une nouvelle réalité apparaît. Dans la région MENA, le défi n’est plus seulement de faire émerger des startups. Le véritable enjeu est de construire un environnement capable de les accompagner jusqu’aux grandes levées, celles qui transforment une entreprise locale en acteur régional.

Les Émirats semblent aujourd’hui avoir pris une longueur d’avance dans cette course. Pour les autres marchés, apparemment la prochaine étape sera moins de créer davantage de startups que de permettre aux meilleures d’entre elles de rester, grandir et changer d’échelle sur leur propre territoire.

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Le temps de la sélection est-il arrivé pour les startups Mena?

Les startups de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena) ont levé 1,7 milliard de dollars au premier semestre 2026 à travers 242 opérations, selon le dernier rapport de Wamda. Les montants investis reculent de 18% par rapport à la même période de 2025, tandis que le nombre de transactions diminue de 28%. 

Ce repli ne touche pas toutes les catégories de financement de la même manière. Les investisseurs continuent de soutenir les entreprises les plus matures, alors que les levées intermédiaires restent plus limitées. Les tours de financement de grande taille se concentrent également sur un nombre réduit de sociétés. 

Par ailleurs, la structure des financements évolue également. La dette ne représente plus que 29% des capitaux levés contre 44% un an plus tôt. Les levées en fonds propres reprennent ainsi une place plus importante dans les opérations réalisées au cours du semestre.

Les startups B2B restent les principales bénéficiaires de cette dynamique avec 763,5 millions de dollars levés, devant les modèles orientés vers le grand public. Les investisseurs continuent de privilégier les entreprises disposant de revenus récurrents et de perspectives de rentabilité mieux établies.

Par secteur, la fintech conserve sa première place avec 708 millions de dollars levés répartis sur 51 opérations. La logistique arrive en deuxième position avec 315 millions de dollars, portée essentiellement par deux importantes levées de fonds réalisées au deuxième trimestre. La proptech complète le podium avec 241 millions de dollars.

Autre évolution notable: l’intelligence artificielle appliquée aux entreprises commence à gagner du terrain. Les startups spécialisées dans l’Enterprise AI ont levé 67 millions de dollars au deuxième trimestre, un niveau qui en fait l’un des segments les plus suivis pour la seconde moitié de l’année.

Au-delà du recul des investissements, le premier semestre confirme surtout une évolution du marché. Les fonds restent présents, mais concentrent désormais leurs investissements sur un nombre plus limité d’entreprises, dans des secteurs jugés plus résilients et sur des modèles économiques déjà validés.

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Kumulus Water erhält 3,1 Mio. Euro Startkapital für die Ausweitung nachhaltiger Trinkwasserlösungen

Kumulus Water, das WaterTech-Startup, das Luft in sauberes Trinkwasser verwandelt, hat erfolgreich eine Startfinanzierung in Höhe von 3,1 Millionen Euro erhalten. Die Runde wurde von Mehr

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