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Coline Poirot : “Nous parlons désormais d’hyperpersonnalisation de l’alimentation”

Avec 8 000 exposants et près de 275 000 professionnels attendus, SIAL Paris 2026 célèbre les 30 ans de SIAL Innovation. Le salon met en lumière une industrie agroalimentaire en pleine mutation, portée par l’hyperpersonnalisation des produits, les attentes des jeunes générations et les exigences de durabilité. Sans gluten, sans sucres ajoutés, formats snack, couleurs vives et influence des réseaux sociaux : cette édition révèle les tendances qui pourraient redessiner les habitudes alimentaires de demain. Coline Poirot, nouvelle directrice marketing et communication de SIAL Network et SIAL Paris, revient sur ces évolutions et sur le rôle du salon dans la mise en relation des acteurs de la filière. Entretien exclusif réalisé sur place. 

 

SIAL PARIS  fête ses 30 ans. Quel bilan en tirez-vous et quels enseignements retenez-vous ?

 

Coline Poirot: Cette édition est particulière, puisqu’elle célèbre les 30 ans de SIAL Innovation. C’est une source de fierté pour nous, en tant qu’organisateurs. Trente ans plus tard, nous continuons à mettre en avant les innovations de nos exposants et à constater que l’industrie agroalimentaire mondiale innove sans cesse pour répondre aux attentes des consommateurs, avec une diversité remarquable.

Cette édition enregistre d’ailleurs une participation record : plus de 2 775 produits ont été inscrits par les exposants. Nous en avons sélectionné 775 et récompensé une trentaine, avec la volonté de valoriser une véritable expertise de l’innovation dans chaque secteur de l’industrie agroalimentaire. C’est une belle façon de célébrer trente ans d’innovation et d’engagement de toute la filière, quels que soient le pays d’origine, la taille de l’entreprise ou l’initiative présentée.

Comment les nouvelles attentes des consommateurs se traduisent-elles dans les innovations présentées au salon ?

Ces dynamiques se reflètent dans l’ensemble du salon. Aujourd’hui, l’enjeu reste de nourrir le monde, mais en tenant compte des besoins et des attentes de chaque consommateur.

Nous constatons une nécessité croissante de proposer des produits adaptés aux régimes alimentaires et aux choix de chacun. Nous parlons désormais d’hyperpersonnalisation de l’alimentation : il s’agit de répondre précisément aux besoins des consommateurs.

Nous observons ainsi des tendances fortes autour des produits sans gluten, sans sucres ajoutés ou sans alcool. À cela s’ajoutent des tendances très influentes, portées par les réseaux sociaux : les saveurs épicées, le croustillant ou encore le matcha. Ce dernier est d’ailleurs presque déjà dépassé : le bleu revient et le violet s’impose également.

Parmi les lauréats de SIAL Innovation, nous avons récompensé, dans la catégorie des produits laitiers, des bouchées au lait de chèvre de couleur violette. Ce produit illustre parfaitement une double tendance : un format snack, pratique à consommer, et une couleur vive et surprenante, susceptible d’attirer les nouvelles générations, désireuses de tester des produits véritablement nouveaux.

Au-delà des produits, comment le salon innove-t-il pour faciliter les échanges et les rencontres d’affaires ?

Il faut toujours innover davantage. À mesure que le secteur évolue, il propose de nouvelles solutions. À SIAL Paris, l’innovation ne concerne pas seulement les produits : les exposants innovent dans leurs gammes, dans leur manière de s’adresser à leurs clients, mais aussi dans la conception de leurs stands et de leurs espaces.

En tant qu’organisateurs, nous devons également renouveler ce que nous proposons aux participants. Cette année, nous avons mis en place des plateformes de rendez-vous d’affaires permettant aux exposants et aux visiteurs d’échanger et de développer des relations commerciales. Cela reste l’objectif premier d’un salon professionnel.

Nous accueillons 8 000 exposants et attendons près de 275 000 professionnels sur cinq jours. Plus de 130 pays sont représentés parmi les exposants et plus de 180 parmi les visiteurs. Notre rôle est de favoriser les rencontres entre ces acteurs. La plateforme numérique leur permet de prendre rendez-vous, d’organiser leur participation et de se retrouver physiquement sur les stands.

Nous avons également créé un nouvel espace, le Meet & Match by SIAL, où tous les participants peuvent se rencontrer. Le succès du salon témoigne de sa croissance continue et de l’intérêt des professionnels pour les dispositifs que nous leur proposons.

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SIAL Analytics : décrypter l’innovation pour anticiper l’alimentation de demain

Anticiper les tendances alimentaires, repérer les ingrédients de demain et identifier de nouveaux partenaires : telle est l’ambition de SIAL Analytics, une plateforme développée par le SIAL et SprintProject. Des produits alternatifs aux nouveaux usages de l’intelligence artificielle, cet outil aide les entreprises à décrypter les innovations qui transforment la chaîne de valeur agroalimentaire. Dans un entretien exclusif accordé à leconomistemaghrebin.com, François Deprey, managing director de SprintProject/SprintAnalytics, en présente les objectifs et les applications.

Pour François Deprey, le SIAL joue un rôle majeur dans la découverte de produits et la mise en lumière de l’innovation alimentaire. Mais ce rendez-vous, organisé tous les deux ans, reste principalement ancré dans l’offre du moment. SIAL Analytics entend prolonger cette dynamique en apportant aux entreprises une lecture prospective du secteur.  » Nous avons donc voulu construire une plateforme capable de répondre aux besoins d’anticipation des entreprises et de leur permettre de suivre les évolutions de la FoodTech » , explique-t-il.

L’objectif est aussi de dépasser la seule dimension du produit pour explorer l’innovation sur l’ensemble de la chaîne de valeur agroalimentaire : logistique, distribution, transformation industrielle et nouveaux ingrédients.

Concrètement, la plateforme classe les tendances selon trois niveaux de maturité : l’émergence, la croissance et le passage à l’échelle. L’utilisateur peut ainsi explorer une tendance, consulter des cas d’usage et identifier les entreprises qui innovent dans ce domaine, qu’il s’agisse de start-up ou d’acteurs établis.

Il peut ensuite examiner leurs produits, leurs marchés cibles et leur modèle économique, tout en repérant des innovations similaires. Une autre entrée, consacrée aux grands groupes, permet de visualiser leurs domaines d’innovation et leurs partenaires. François Deprey cite notamment l’exemple de Danone, dont les collaborations peuvent être explorées à travers la plateforme.

Il précise que SIAL Analytics recense plusieurs centaines d’acteurs et de sociétés innovantes, offrant différentes clés de lecture pour comprendre comment se dessine l’alimentation de demain.

Des nouveaux ingrédients au commerce agentique

Peut-on, dès aujourd’hui, anticiper les prochaines tendances alimentaires ? Pour François Deprey, cela suppose d’observer les innovations émergentes et d’en suivre la progression.

Dans le domaine des ingrédients, la plateforme permet notamment d’explorer des solutions à la frontière entre l’alimentation et le pharmaceutique, ainsi que certaines applications autour des peptides. L’enjeu consiste à relier une tendance générale à des exemples concrets : quels produits une entreprise développe-t-elle ? À quels marchés s’adresse-t-elle ? Quelles autres sociétés proposent des solutions comparables ?

Cette veille dépasse toutefois les ingrédients et les produits. Elle couvre également les nouveaux usages de l’intelligence artificielle, à l’image du commerce agentique.

François Deprey évoque ainsi la possibilité, pour les consommateurs, de faire leurs courses au cours d’un échange avec un outil comme ChatGPT ou Gemini. Encore émergente, cette manière d’acheter pourrait, estime-t-il, ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises agroalimentaires.

Produits alternatifs : le prix et le goût restent déterminants

Concernant les alternatives aux produits alimentaires traditionnels, François Deprey souligne le rôle déterminant du prix. Il cite la hausse des cours du cacao, qui a favorisé l’intérêt pour des solutions de substitution.

Le développement de ces produits dépend néanmoins d’autres critères, notamment de leurs qualités organoleptiques : le goût, la texture et la ressemblance avec l’aliment qu’ils cherchent à remplacer. La dynamique varie donc selon les catégories et les contraintes économiques auxquelles elles sont confrontées.

Les alternatives à la viande et au poisson s’inscrivent dans cette évolution. François Deprey mentionne notamment Beyond Meat et ses partenariats dans la restauration rapide. Il insiste cependant sur le temps nécessaire pour faire évoluer les habitudes alimentaires.

Si les entreprises développent des solutions qu’il juge de plus en plus intéressantes sur le plan technologique, leur adoption reste liée à l’acceptation des consommateurs. Dans un marché aussi établi que l’alimentation, la transformation des usages ne peut être immédiate.

Qualité et traçabilité : des enjeux au cœur de l’innovation

La sécurité sanitaire des aliments constitue un autre champ d’innovation suivi par la plateforme. François Deprey évoque des solutions destinées à améliorer la qualité des produits, à renforcer leur traçabilité ou à détecter des contaminations microbiennes.

Certaines s’appuient sur l’intelligence artificielle, sans que celle-ci soit systématiquement nécessaire. Leur objectif reste d’aider les entreprises à mieux contrôler leurs produits et à limiter les risques sanitaires.

Pour le dirigeant, ces innovations répondent à des enjeux majeurs, tant les défaillances de qualité peuvent avoir de lourdes conséquences pour les entreprises.

Livraison autonome : distinguer maturité technologique et viabilité économique

Les robots pourraient-ils, demain, livrer régulièrement nos courses ? A cette question, François Deprey répond que cette perspective comme possible. Tout en estimant que la livraison ne sera pas nécessairement le premier usage à s’imposer dans la robotique.

Il évoque le développement de la livraison par véhicules autonomes, notamment en Chine. De même, il rappelle que les cadres réglementaires diffèrent selon les marchés, en particulier en Europe.

« Une technologie peut être relativement avancée sans que le marché soit encore prêt à l’adopter », souligne-t-il.

Cette distinction entre maturité technologique et maturité du marché se trouve au cœur de l’analyse proposée par SIAL Analytics. Si les capacités des robots progressent, leur déploiement dépend aussi de l’existence d’un modèle économique viable. Au-delà de la faisabilité technique, reste donc à déterminer si ces solutions pourront être rentables.

De la veille à la construction de partenariats

Au-delà du suivi des tendances, SIAL Analytics entend aider les entreprises à identifier de futurs partenaires. La plateforme peut ainsi servir à repérer des acteurs innovants avec lesquels collaborer, à envisager des acquisitions ou à trouver de nouvelles pistes de développement.

Cette démarche ne concerne pas uniquement les grands groupes. Selon François Deprey, les petites et moyennes entreprises peuvent également s’en saisir pour faire évoluer leur offre et soutenir leur croissance.

Il résume ainsi la vocation de l’outil : permettre aux entreprises de suivre l’innovation dans l’ensemble de la FoodTech et d’identifier les acteurs avec lesquels construire leurs projets de demain.

En s’appuyant sur l’écosystème du SIAL, la plateforme ambitionne donc de rapprocher la veille prospective des décisions concrètes des entreprises. François Deprey invite, dans cette perspective, les professionnels de l’alimentation à s’intéresser dès maintenant aux tendances susceptibles de transformer leur activité dans les années à venir.

 

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L’agroalimentaire tunisien au Sial Paris 2026

Neuf entreprises tunisiennes, spécialisées dans les secteurs de l’huile d’olive, des dattes et de leurs dérivés, participent au salon Sial Paris, qui se tient du 16 au 21 octobre  2026. Autres secteurs représentés par les 71 entreprises présentes : conserves et préparations alimentaires ; produits de la mer ; produits céréaliers ; pâtes et couscous ; confiseries ; sauces et épices ; produits biologiques ; et plats traditionnels.

Cette participation vise à renforcer la présence des produits tunisiens sur les marchés européens, tout en mettant en avant leur qualité et leurs spécificités, indique un communiqué du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, ajoutant que la Tunisie cherche à accroître le rayonnement de ses produits agroalimentaires traditionnels sur les marchés européens à travers l’initiative «Tunisie, Terre de Saveurs», s’inscrivant dans une démarche globale de soutien à l’exportation et à l’accès aux marchés internationaux.

Cette initiative a pour objectif de mieux faire connaître l’huile d’olive tunisienne — notamment l’huile d’olive vierge extra — ainsi que les dattes «Deglet Nour» et leurs dérivés, auprès des consommateurs et des professionnels européens. Elle vise également à nouer de nouvelles relations commerciales avec des importateurs, des distributeurs et des partenaires économiques.

Cette participation a réuni 6 entreprises opérant dans le secteur de l’huile d’olive et 3 spécialisées dans les dattes et leurs dérivés, qui ont proposé une offre diversifiée alliant qualité des produits, un savoir-faire local ancestral et innovation en matière de production, de valorisation et de commercialisation.

Une délégation composée de représentants du ministère, du Centre technique de l’emballage et du conditionnement (Packtec) et du Groupement des industries de conserves alimentaires a également pris part à cet événement.

Par ailleurs, l’initiative «Tunisie, terre de saveurs» s’inscrit dans les orientations de la Stratégie nationale pour l’industrie et l’innovation, qui vise à renforcer la compétitivité des entreprises industrielles du secteur agroalimentaire et à faciliter leur accès aux marchés internationaux.

Le pavillon tunisien au Sial s’étend sur une superficie de 991 mètres carrés, accueillant 71 entreprises opérant dans dix secteurs différents de l’industrie agroalimentaire et de transformation (huile d’olive ; dattes et dérivés ; conserves et préparations alimentaires ; produits de la mer ; produits céréaliers ; pâtes et couscous ; confiseries ; sauces et épices ; produits biologiques ; et plats traditionnels).

Cette participation, organisée par le Centre de promotion des exportations (Cepex ) en coordination avec l’ambassade de Tunisie à Paris ainsi que les groupements professionnels des produits de la pêche, des industries de conserves alimentaires, des fruits et des dattes, constitue une occasion de mieux faire connaître la diversité, la qualité et la compétitivité des produits tunisiens.

Elle vise également à ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises tunisiennes, notamment par l’organisation de rencontres de partenariat et de coopération avec des acteurs et professionnels français et étrangers, ainsi que par diverses activités parallèles au sein du pavillon tunisien, telles que des séances de dégustation et des démonstrations culinaires («cooking shows»).

En marge du salon, plusieurs activités promotionnelles ont été organisées, notamment un atelier au sein d’un institut parisien spécialisé dans la formation aux arts culinaires. Cet événement a comporté une séance de dégustation et de promotion de l’huile d’olive et des dattes (sous forme de «master class»), en présence de spécialistes de la nutrition et de la dégustation, ainsi que des représentants d’organismes professionnels et commerciaux français. Par ailleurs, des actions de promotion de l’huile d’olive et des dattes ont été menées dans un espace ouvert au grand public.

I. B.

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SIAL Paris 2026 : l’Inde, pays partenaire pour la première fois, place la sécurité alimentaire mondiale au cœur du débat

La présence de l’Inde au SIAL Paris, qui se tient du 17 au 21 octobre 2026 au Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte, est particulièrement remarquable dès le coup d’envoi du salon. Elle traduit l’ambition du pays de renforcer son rôle dans les filières agroalimentaires mondiales et de mesurer, au fil des journées, l’écho de cette participation auprès des acheteurs internationaux.

Lors d’un point de presse consacré à cette participation, il convient de rappeler qu’il s’agit de la première fois que l’Inde bénéficie du statut de pays partenaire du SIAL Paris. Cette présence est pilotée par l’India Trade Promotion Organisation (ITPO), en collaboration avec l’Agricultural and Processed Food Products Export Development Authority (APEDA)

Près de 190 exportateurs indiens des secteurs agroalimentaire et des boissons présentent leurs produits, dont environ 150 réunis sous le pavillon officiel de l’Inde. L’objectif est de mettre en avant le dynamisme de l’agriculture indienne, de valoriser les nouvelles tendances agroalimentaires, de nouer des partenariats avec des acheteurs internationaux et de stimuler les exportations
L’Inde est mise à l’honneur dès la journée d’ouverture du salon, le samedi 17 octobre 2026. En marge d’un point de presse, L’Économiste Maghrébin a interrogé Jawed Ashraf, l’ambassadeur de l’Inde en France, sur les enjeux du secteur agroalimentaire et sur la manière dont il perçoit « la nourriture de demain ».

Avec une pointe d’humour, Jawed Ashraf a d’abord salué la formule : « J’aime ces petits détournements de phrases. La nourriture de demain est un message : assurer la sécurité alimentaire pour tous dans le monde est une responsabilité collective. »
« Si je disais que l’Inde sera le garde-manger du monde, ce serait trop présomptueux », a-t-il poursuivi. « Mais la nourriture de demain est une question collective et mondiale. Davantage de personnes devront être nourries par la même planète, dans un contexte climatique très difficile, malgré les sceptiques. »
Selon lui, le changement climatique n’est plus une hypothèse théorique, mais une réalité vécue. Il a évoqué les épisodes de chaleur extrême en Europe, les inondations en Asie du Sud, ainsi que les conséquences des conflits, notamment la guerre en Ukraine et les tensions dans la région MENA, sur l’accès à l’énergie et aux engrais. « Nous devons travailler ensemble », a-t-il insisté.

Pour l’ambassadeur, l’Inde peut contribuer non seulement à sa propre sécurité alimentaire, mais aussi à celle du monde. Il a mis en avant la productivité et la croissance de son agriculture, ainsi que la diversité de sa production : céréales, fruits et légumes, lait, œufs, viande, oléagineux et protéines végétales.

« Nous avons déjà vu cela se produire pendant la Covid-19 », a-t-il rappelé. « Malgré les perturbations mondiales, l’Inde a pu fournir des produits essentiels à de nombreux pays. Nous avons également fourni des vaccins à plus de 100 pays. Cela n’a pas été fait pour conquérir des marchés, mais pour aider des pays en difficulté. »
Interrogé sur les mécanismes européens liés au carbone et leurs possibles effets sur les importations agroalimentaires, Jawed Ashraf a précisé que le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières ne concerne pas, à ce stade, le secteur alimentaire, mais principalement des secteurs intensifs en émissions, tels que l’acier et l’aluminium.

« C’est le droit souverain de l’Union européenne d’imposer sa réglementation, à condition qu’elle ne crée pas de désavantage ou de discrimination contre l’Inde », a-t-il déclaré. « Nous travaillons de manière constructive sur les mécanismes de vérification et de contrôle, notamment sur la mesure de l’intensité carbone, sa vérification et les méthodes d’évaluation. »

Il a toutefois souligné que les normes sanitaires et de qualité peuvent parfois constituer des barrières non tarifaires. « L’Inde dispose de ses propres normes, notamment celles de la FSSAI, ainsi que de dispositifs de contrôle qualité. C’est une source de préoccupation pour d’autres pays également », a-t-il conclu.

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