Lese-Ansicht

Café tunisien : « La contrebande nous tue », alertent les producteurs

La Fédération tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises (PME) alerte sur les multiples obstacles qui entravent l’activité des entreprises exportatrices et des producteurs de café en Tunisie. Dans un communiqué, l’organisation dénonce un environnement administratif, douanier et fiscal jugé peu favorable à l’investissement, à l’expansion des activités et à la création d’emplois.

Selon la Fédération, les entreprises industrielles exportatrices, malgré leur contribution à la création de valeur et à l’apport de devises pour l’économie nationale, continuent de faire face à des contraintes qui limitent leur développement et leur compétitivité.

Le secteur du café figure parmi les plus touchés. Les producteurs dénoncent notamment les difficultés d’approvisionnement en matières premières, la complexité des procédures encadrant la commercialisation d’une partie de leur production sur le marché local, ainsi que la prolifération du café de contrebande. Cette concurrence informelle pénalise les opérateurs légaux et compromet les principes d’une concurrence équitable.

Les entreprises du secteur soulignent également les obstacles douaniers rencontrés lors de l’envoi d’échantillons gratuits à des clients potentiels à l’étranger. Une situation qui freinerait les efforts de promotion du produit tunisien sur les marchés internationaux et réduirait les opportunités d’exportation.

Pour la Fédération, la persistance de la bureaucratie administrative constitue aujourd’hui l’une des principales menaces pour l’investissement et la production. Elle met également en cause l’existence d’intérêts rentiers et de pratiques monopolistiques qui, selon elle, visent à préserver des privilèges historiques en limitant l’accès au marché et en freinant l’arrivée de nouveaux acteurs économiques.

L’organisation estime que ces dysfonctionnements entravent l’amélioration de la qualité des produits, la baisse des prix au bénéfice du consommateur et le développement d’une concurrence saine. Elle considère que l’économie tunisienne ne pourra atteindre son plein potentiel tant que les producteurs continueront à supporter le poids de procédures complexes. Tandis que les réseaux de monopole et de contrebande profitent des failles du système.

Face à cette situation, la Fédération appelle les autorités à engager plusieurs réformes prioritaires. Elle plaide notamment pour la simplification des procédures administratives, douanières et fiscales applicables aux entreprises productrices et exportatrices, la révision des mécanismes limitant la commercialisation d’une partie de la production exportatrice sur le marché local, ainsi que la mise en place d’un dispositif simplifié pour l’envoi d’échantillons commerciaux à l’étranger.

Elle réclame également un renforcement de la lutte contre l’économie parallèle et la contrebande, le démantèlement des pratiques monopolistiques et l’instauration d’un climat économique fondé sur la transparence, la concurrence loyale et l’égalité des chances entre les différents opérateurs.

Dans ce contexte, la Fédération adresse un appel au président de la République, Kaïs Saïed, l’invitant à effectuer une visite de terrain au plus grand complexe de production et de transformation du café situé dans la zone industrielle de Soliman. L’objectif serait de lui permettre de constater directement les capacités industrielles nationales ainsi que les difficultés rencontrées par les investisseurs et les producteurs.

« La bataille de la Tunisie aujourd’hui n’est pas seulement celle de la production et de l’exportation, mais aussi celle menée contre la bureaucratie, les monopoles et les rentes », conclut la Fédération. Tout en appelant à la construction d’une économie nationale plus libre, compétitive et créatrice de richesse et d’emplois.

L’article Café tunisien : « La contrebande nous tue », alertent les producteurs est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Trop d’outils digitaux, trop peu de temps : Le guide en 4 étapes pour digitaliser les PME tunisiennes

Par Aziz Ben Taieb – Head of Q-Commerce and Global Affairs – Glovo

Le commerce a profondément changé ces dernières années. Lorsqu’un consommateur tunisien cherche aujourd’hui un produit ou un service, son premier réflexe est souvent de sortir son téléphone plutôt que de se rendre directement en magasin.

Cette transformation digitale crée de nouvelles opportunités pour les petites et moyennes entreprises tunisiennes, mais elle peut aussi être source de confusion. Entre les plateformes de vente, les réseaux sociaux, les outils publicitaires, les solutions de livraison et les logiciels de gestion, il devient difficile de savoir par où commencer.

Pourtant, la digitalisation n’est plus une option. Elle est devenue un levier essentiel pour permettre aux commerces locaux de rester compétitifs dans un environnement de plus en plus mobile et connecté.

L’objectif n’est pas de transformer chaque commerce tunisien en géant du e-commerce. Il s’agit plutôt de donner aux PME locales les outils nécessaires pour gagner en visibilité, améliorer leur efficacité et mieux répondre aux attentes des consommateurs.

La force des commerces tunisiens réside dans leur proximité, leur identité et leur connaissance du terrain. Le digital doit venir renforcer ces atouts, et non les remplacer.

Dans des villes comme Tunis, Ariana, Sfax ou Sousse, où les déplacements peuvent être longs et imprévisibles, les solutions digitales permettent de simplifier le parcours client et de faire gagner du temps aussi bien aux commerçants qu’aux consommateurs.

Une boulangerie peut par exemple accepter des précommandes en ligne. Une parapharmacie peut proposer la livraison rapide de produits essentiels. Une épicerie de quartier peut toucher de nouveaux clients grâce aux plateformes digitales.

Pour construire une stratégie digitale efficace, quatre étapes clés doivent être priorisées.

1. Être visible

La première étape consiste à permettre aux clients de vous trouver facilement. Aujourd’hui, un commerce invisible en ligne perd une part importante de son potentiel.

Une présence sur les réseaux sociaux, un bon référencement local et l’intégration sur des plateformes digitales permettent d’augmenter considérablement cette visibilité.

Pour les commerces de proximité, le local est essentiel. Dans le quick commerce, la proximité géographique devient un avantage stratégique.

2. Simplifier l’achat

Une fois le client intéressé, l’expérience d’achat doit être fluide et rapide.

Les outils digitaux doivent réduire les frictions : paiement simple, informations claires, disponibilité des produits, options de livraison rapides ou retrait en magasin.

Les plateformes intégrant des espaces publicitaires internes permettent également aux commerces de gagner en visibilité directement au moment où le consommateur est prêt à acheter.

3. Optimiser la livraison

Le service ne s’arrête pas au paiement. La rapidité et la fiabilité de la livraison deviennent des éléments centraux de l’expérience client.

Grâce aux plateformes de livraison, les PME tunisiennes peuvent aujourd’hui accéder à une infrastructure logistique performante sans devoir investir massivement dans leurs propres moyens de transport.

4. Fidéliser les clients

Acquérir un client est important, mais le fidéliser l’est encore plus.

Les outils digitaux permettent de mieux comprendre les habitudes de consommation, d’envoyer des promotions ciblées ou encore de créer des programmes de fidélité adaptés.

La Tunisie possède aujourd’hui tous les ingrédients nécessaires pour accélérer cette transformation : une population jeune, connectée et de plus en plus habituée aux usages mobiles.

Le véritable défi pour les PME n’est donc pas le manque d’outils, mais la capacité à choisir les bons et à les intégrer progressivement dans leur activité.

Les entreprises qui réussiront demain seront celles capables de combiner le meilleur du commerce physique avec le meilleur du digital, tout en restant proches des besoins réels de leurs clients.

L’article Trop d’outils digitaux, trop peu de temps : Le guide en 4 étapes pour digitaliser les PME tunisiennes est apparu en premier sur webdo.

  •  

La BCT presse les banques de mieux financer les PME et l’économie réelle

La Banque centrale de Tunisie veut pousser les banques à s’impliquer davantage dans le financement de l’économie réelle, rapporte l’agence TAP. Son gouverneur, Fethi Zouhair Nouri, a annoncé, mercredi, la création d’un groupe de travail chargé de proposer, dans un délai d’un mois, une feuille de route opérationnelle.

Placée sous l’égide du Conseil bancaire et financier, cette structure devra définir des engagements concrets du secteur bancaire pour renforcer le financement de l’économie, soutenir les petites et moyennes entreprises et accompagner l’investissement productif.

Des engagements attendus des banques

L’annonce a été faite lors d’une réunion avec les premiers responsables des banques, consacrée au rôle du secteur bancaire dans le financement de l’économie nationale.

Fethi Zouhair Nouri a rappelé que les banques doivent continuer à préserver leur solidité financière, mais aussi contribuer davantage au financement des entreprises, des PME et des secteurs capables de créer de l’emploi.

Il a appelé le secteur bancaire à un repositionnement stratégique, dans un contexte encore marqué par l’incertitude.

« Le secteur bancaire tunisien doit passer de la prudence à l’engagement, et de la résilience à la croissance », a-t-il déclaré.

Transformer l’épargne en investissement

Le gouverneur de la BCT a également insisté sur la nécessité de renforcer la confiance entre les banques, les citoyens et les entreprises, à travers une meilleure qualité de service, plus de transparence tarifaire, des procédures simplifiées et un accompagnement plus efficace des clients.

Selon lui, le principal défi consiste désormais à transformer l’épargne en investissement productif au service de la croissance.

La Banque centrale a réaffirmé sa disposition à accompagner cette dynamique, notamment à travers le développement des paiements numériques, l’innovation financière et une meilleure transmission des conditions monétaires vers l’économie réelle.

Elle assurera, en coordination avec les banques, le suivi des principaux projets évoqués lors de cette réunion.

Lire aussi:

L’article La BCT presse les banques de mieux financer les PME et l’économie réelle est apparu en premier sur webdo.

  •  

Africa’s Fastest-Growing Companies 2026 : la Tunisie entre dans le Top 5 africain avec six entreprises classées

La Tunisie fait son entrée parmi les cinq pays africains les plus représentés dans le classement «Africa’s Fastest-Growing Companies 2026», publié par le Financial Times et Statista. Six entreprises tunisiennes figurent cette année dans le Top 130 des sociétés africaines ayant enregistré la plus forte croissance entre 2021 et 2024.  La Tunisie occupe ainsi la 5e place africaine en nombre d’entreprises classées, derrière l’Afrique du Sud (51 entreprises), le Kenya (17), le Nigeria (16) et l’île Maurice (12). Plus de 9 000 sociétés africaines ont été évaluées pour cette édition, mais seules 130 ont été retenues.

Le classement 2026 est largement dominé par les secteurs de la fintech, des services numériques et de la technologie. Parmi les entreprises arrivées en tête figurent notamment des sociétés égyptiennes, nigérianes, kényanes et sud-africaines spécialisées dans les paiements digitaux, les services financiers et les solutions technologiques.

Le Top 10 comprend notamment:

  1. Thndr (Égypte) – fintech
  2. Entreprise technologique sud-africaine
  3. Société kényane de services numériques
  4. Entreprise nigériane de fintech
  5. Groupe africain de services financiers
  6. Société technologique panafricaine
  7. Heirs Life Assurance (Nigeria)
  8. Entreprise spécialisée dans les paiements digitaux
  9. Société de services numériques
  10. Entreprise opérant dans les technologies financières

 

Six entreprises tunisiennes distinguées

Les entreprises tunisiennes retenues couvrent plusieurs secteurs stratégiques de l’économie nationale, allant du numérique à l’industrie pharmaceutique.

Les six sociétés tunisiennes classées sont :

GOMYCODE (74e), spécialisée dans l’EdTech et la formation numérique ; Hannibal Lease (84e), active dans les services de leasing ; MS Solutions (92e), spécialisée dans les technologies de paiement ; Sotetel (99e), opérant dans les télécommunications ;  Unimed (103e), groupe pharmaceutique ;  Land’Or (111e), entreprise agroalimentaire.

Cette présence tunisienne illustre particulièrement la progression des entreprises technologiques et financières locales sur le marché africain. Trois des six sociétés tunisiennes classées évoluent dans les secteurs de la fintech, des technologies de paiement et de l’EdTech.

Pour établir ce classement, le Financial Times et Statista ont pris en compte les entreprises africaines indépendantes ayant enregistré une forte croissance organique de leur chiffre d’affaires, passé d’au moins 100 000 dollars en 2021 à plus de 1,5 million de dollars en 2024.

L’article Africa’s Fastest-Growing Companies 2026 : la Tunisie entre dans le Top 5 africain avec six entreprises classées est apparu en premier sur Managers.

  •  
❌