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Des hommes d’affaires brésiliens à la recherche d’opportunités d’investissement en Tunisie

En visite en Tunisie du 6 au 9 juin 2026, le président de la Chambre de commerce arabo-brésilienne, William Adib Dib, conduit une délégation d’hommes d’affaires brésiliens venue explorer de nouvelles opportunités de coopération, de partenariat et d’investissement entre la Tunisie et le Brésil. Une mission économique qui reflète l’intérêt croissant des entreprises brésiliennes pour le marché tunisien et plusieurs secteurs à fort potentiel.

La coopération économique entre la Tunisie et le Brésil pourrait franchir une nouvelle étape. Reçu lundi par le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, le président de la Chambre de commerce arabo-brésilienne, William Adib Dib, a réaffirmé la volonté de son institution de soutenir les efforts visant à renforcer les relations économiques entre les deux pays.

Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, la rencontre a permis de passer en revue l’état des échanges commerciaux et des partenariats économiques tuniso-brésiliens, ainsi que les perspectives de leur développement. Les discussions ont notamment porté sur les moyens d’accroître les échanges commerciaux, d’encourager les investissements et de favoriser les partenariats entre les opérateurs économiques des deux pays.

À cette occasion, Mohamed Ali Nafti a souligné l’importance du marché brésilien pour les exportations tunisiennes. Il a particulièrement mis en avant la décision du gouvernement brésilien d’exonérer de droits de douane les importations d’huile d’olive vierge depuis le 14 mars 2025, estimant que cette mesure est de nature à renforcer la présence des produits tunisiens sur ce marché de plus de 200 millions de consommateurs et à ouvrir de nouvelles perspectives aux exportateurs nationaux.

Le ministre a également salué le rôle de la Chambre de commerce arabo-brésilienne dans le rapprochement entre les milieux d’affaires des deux pays, notamment à travers la facilitation des échanges, l’accès aux marchés et la promotion des investissements.

Par ailleurs, il a mis en valeur la participation tunisienne à la 40e édition du Salon international de l’industrie alimentaire et des boissons, organisée à São Paulo du 18 au 21 mai 2026. Le pavillon tunisien y a accueilli 16 entreprises spécialisées notamment dans l’exportation d’huile d’olive et de dattes, deux produits phares de l’offre tunisienne à l’international.

Les deux parties ont également évoqué les perspectives de diversification de la coopération économique, en particulier dans les secteurs des industries agroalimentaires, des engrais et des énergies renouvelables. Elles ont souligné l’importance de renforcer le dialogue entre les acteurs économiques et d’organiser de nouvelles missions d’affaires ainsi que des forums économiques conjoints au cours des prochains mois.

La visite de William Adib Dib et de la délégation d’hommes d’affaires brésiliens s’inscrit dans cette dynamique de rapprochement économique, avec pour objectif d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement et de bâtir des partenariats durables entre les entreprises tunisiennes et brésiliennes.

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Tunisie ‑ États‑Unis : La finance au cœur du nouveau partenariat économique

La ministre des Finances Michket Slama Khaldi a reçu, hier l’ambassadeur des États‑Unis Bill Bazzi au siège du Ministère des Finances pour évoquer les perspectives de coopération financière et technique. Officiellement, il s’agissait de renforcer les liens institutionnels ; en pratique, Washington confirme sa volonté d’élargir son empreinte économique en Tunisie, après des investissements dans des secteurs comme la culture, l’industrie et le transport.

De l’économie visible au levier financier

Depuis plusieurs mois, les États‑Unis ont multiplié les initiatives dans des secteurs stratégiques : transport, industrie, culture. Ces engagements visaient à soutenir des projets structurants et à renforcer la présence américaine dans des domaines à forte visibilité.

Avec cette rencontre au ministère des Finances, la coopération prend une nouvelle dimension : le cœur de l’économie tunisienne devient le nouvel axe d’intervention. L’accent est mis sur les mécanismes financiers, l’ingénierie technique et la création d’opportunités d’investissement structurantes.

Le communiqué officiel souligne la volonté commune « d’élargir les opportunités d’investissement ». Derrière cette formule diplomatique, l’enjeu est clair : attirer davantage de capitaux américains, renforcer l’expertise locale et soutenir des projets à long terme dans l’économie tunisienne.

Pour Tunis, ce partenariat représente une chance de sécuriser des financements stratégiques et de diversifier ses sources d’investissement. Pour Washington, il s’agit de consolider sa présence économique dans un pays considéré comme un point d’ancrage régional et un tremplin pour d’autres opportunités en Afrique du Nord.

Une relation historique qui se structure

Les deux parties ont rappelé les liens historiques entre la Tunisie et les États‑Unis. Mais le message dépasse le symbolique : la coopération vise désormais des résultats concrets dans l’économie réelle. Après la culture et le transport, la finance devient le nouveau terrain d’action, capable de structurer la relation bilatérale pour les années à venir.

Cette dynamique traduit une stratégie américaine claire : aller au-delà des projets ponctuels pour investir dans la structure même de l’économie tunisienne, et créer des effets de levier durables.

En filigrane, cette rencontre illustre la volonté de faire évoluer la relation tuniso‑américaine : d’un partenariat institutionnel et sectoriel à un engagement économique stratégique. Les prochains mois pourraient ainsi marquer le lancement de projets financiers concrets et de collaborations techniques capables de transformer l’écosystème économique tunisien.

Pour la Tunisie, l’enjeu est double : attirer des capitaux, sécuriser des expertises et renforcer sa crédibilité économique sur le plan international. Pour Washington, il s’agit de consolider son influence et son rôle de partenaire stratégique dans une région clé.

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