Lese-Ansicht

Mise en garde contre la pêche de la lambouka avant le 15 août

À l’approche de la mi-août, les regards se tournent vers le démarrage de la saison de pêche à la dorade coryphène (ou lambouka), l’une des espèces saisonnières les plus prisées en Tunisie. Cette période s’accompagne d’appels au respect de la réglementation régissant l’exploitation de cette ressource marine, afin de préserver la durabilité des stocks halieutiques.

Conformément à l’arrêté ministériel régissant la saison de pêche à la coryphène pour 2026, l’installation des ghanatis (dispositifs traditionnels de concentration) de poissons est autorisée à partir du 15 juillet, tandis que la saison de pêche proprement dite débute officiellement le 15 août ; toute pêche antérieure à cette date est interdite.

À cet égard, l’association Tunsea pour la science participative considère que la mise en vente de coryphènes avant l’ouverture officielle de la saison indique une provenance issue de la pêche illégale. Elle exhorte les consommateurs à s’abstenir de les acheter, soulignant que ce geste contribue à limiter les pratiques de pêche illicites et à protéger les ressources halieutiques.

Elle a également été souligné qu’il est impératif de respecter la taille minimale légale de la coryphène (ou lambouka), fixée à 35 centimètres ; en effet, la pêche ou l’achat de poissons n’atteignant pas cette taille les empêche d’arriver à maturité et de se reproduire, ce qui nuit au renouvellement du stock naturel.

La coryphène se distingue par sa croissance rapide : son poids varie entre 400 et 500 grammes en début de saison pour atteindre environ cinq kilogrammes, voire plus, à la fin de celle-ci. Ce poisson prédateur se nourrit de sardines, d’anchois, de maquereaux, de petits poissons, de calmars et de crustacés, jouant ainsi un rôle écologique majeur dans le maintien de l’équilibre de l’écosystème marin.

En Tunisie, cette espèce est principalement pêchée à l’aide de ghanatis, des installations marines qui attirent les poissons ayant tendance à se rassembler dans les zones d’ombre ; il s’agit de l’une des plus anciennes techniques de pêche traditionnelle pratiquées dans le pays.

La coryphène (lambouka) est très prisée des consommateurs tunisiens en raison de ses qualités gustatives et de sa grande valeur nutritionnelle : c’est une source riche en protéines et pauvre en matières grasses, qui contient également des acides gras oméga-3 bénéfiques pour la santé cardiaque et cérébrale.

I. B.

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Pêche | Les exportateurs tunisiens doivent respecter les normes d’emballage de l’UE

Les entreprises tunisiennes exportant des produits de la pêche et de l’aquaculture vers l’Union européenne ont été invitées à se conformer d’urgence aux nouvelles normes communautaires en matière d’emballages, qui entreront en vigueur le 12 août 2026.

Cet appel a été lancé par la Direction générale des services vétérinaires (DGSV) de Tunisie et relayé par le Groupement interprofessionnel des produits de la pêche (Gipp), qui recommandent aux établissements exportateurs d’engager immédiatement les démarches nécessaires auprès de leurs fournisseurs d’emballages afin de vérifier la conformité des matériaux utilisés au nouveau cadre européen.

Le règlement de l’UE 2025/40 relatif aux emballages et aux déchets d’emballages, connu sous l’acronyme PPWR, est entré en vigueur le 11 février 2025 et sera applicable de manière générale à partir du 12 août 2026.

La réglementation concerne tous les emballages mis sur le marché européen, quels que soient le matériau et le pays d’origine, et introduit des exigences relatives à la composition, à la durabilité, à la recyclabilité, à l’étiquetage et à la documentation technique.

Pour les emballages destinés au contact alimentaire – y compris ceux utilisés pour le poisson frais, congelé, transformé ou conservé – des limitations sont également prévues concernant la présence de substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) au-delà de certains seuils.

Les fabricants devront être en mesure de démontrer la conformité des emballages au moyen d’une documentation technique et d’une déclaration UE, tandis que les fournisseurs seront tenus de transmettre les informations nécessaires.

Cet avertissement des autorités revêt une importance particulière pour la filière halieutique tunisienne, fortement tournée vers les marchés européens.

En 2025, la Tunisie a exporté 35 500 tonnes de produits de la pêche pour une valeur de 878 millions de dinars (environ 260 millions d’euros). L’Italie est la principale destination, absorbant 28 % des exportations, devant l’Espagne, la Libye, l’Algérie et le Japon.

La mise en conformité des emballages constitue donc une étape essentielle pour éviter tout retard d’expédition, contestation documentaire ou difficulté d’accès au marché communautaire, notamment pour les crustacés, les mollusques, le poisson réfrigéré et les conserves, secteurs pour lesquels l’UE représente l’un des principaux débouchés commerciaux de la Tunisie.

I. B.

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La hausse de la température marine impactera l’économie en Tunisie

En juillet 2026, les températures marines dans le golfe de Gabès ont dépassé les 30  °C avec des pics atteignant environ 34 °C, menaçant la pêche et les écosystèmes côtiers d’une région qui concentre 23 % de la capacité d’hébergement touristique du pays, notamment dans les zones de Djerba et Zarzis. La menace concerne les deux principales activités économiques de la région du sud-est tunisien: la pêche et le tourisme, déjà très affectés par la pollution industrielle.

Latif Belhedi

Cette hausse des températures marines, phénomène marin distinct des températures de l’air ambiant, témoigne d’un important stress écologique. Si les activités touristiques immédiates ne sont pas affectées, ce réchauffement menace la viabilité à long terme de la pêche et de la biodiversité côtière.

Réchauffement marin exceptionnel en Méditerranée

Cette situation s’inscrit dans une crise régionale plus vaste. Au 1er août 2026, la température moyenne de surface de la mer dans le bassin méditerranéen s’élevait à 27,3 °C. Les données indiquent qu’à cette date, environ 65,8 % de la Méditerranée subissait des conditions de canicule marine.

Les tendances mondiales reflètent cette hausse régionale : la température moyenne de surface de la mer hors zones polaires a atteint 20,86 °C en juin 2026, soit le niveau le plus élevé jamais enregistré officiellement pour un mois de juin.

Bien que les prévisions pour le 1er août aient laissé entrevoir une diminution de l’étendue et de l’intensité de la canicule, des conditions modérées à fortes ont persisté dans plusieurs secteurs.

Une analyse des données historiques révèle une baisse de 44 % de la productivité de la pêche dans le golfe de Gabès entre 2000 et 2015. La vague de chaleur de 2026 aggrave ces facteurs de stress existants, exerçant une pression supplémentaire sur un écosystème déjà fragilisé.

Exposition économique : tourisme et pêche

Les enjeux économiques pour le sud de la Tunisie sont considérables. Le corridor Djerba-Zarzis-Gabès constitue un moteur essentiel de l’industrie touristique nationale.

En 2023, la capacité d’hébergement de la région s’élevait à 150 établissements et 53 114 lits, soit environ 23 % du total des 230 726 lits touristiques que comptait à cette date la Tunisie.

Le tourisme côtier et la pêche soutiennent, ensemble, environ 450 000 emplois à l’échelle nationale. Et l’économie bleue tunisienne a contribué à près de 14 % de la production économique nationale en 2018. Pr ailleurs, plus de 66 % de la population (environ 7,6 millions de personnes) réside dans les zones côtières. Ce qui donne une idée des impacts attendus du réchauffement climatique sur l’économie tunisienne en général et sur celle du Golfe de Gabès en particulier.

Avec Nomad.

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Exportations vers l’UE : la DGSV lance un appel urgent aux entreprises de pêche

La Direction générale des services vétérinaires (DGSV) appelle les entreprises tunisiennes exportatrices de produits de la pêche vers l’Union européenne à adapter, en urgence, leurs systèmes d’emballage aux exigences du nouveau règlement européen (UE) 2025/40 (PPWR). Ces mesures, qui entreront en vigueur dès le 12 août 2026, visent à prévenir tout blocage logistique ou refoulement des marchandises aux frontières européennes.

Relayée par le Groupement interprofessionnel des produits de la pêche (GIPP), l’alerte de la DGSV relevant du ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, appelle les acteurs économiques à agir sans délai avec leurs fournisseurs de conditionnement.

Pour maintenir l’accès au marché communautaire, les exportateurs doivent impérativement vérifier rigoureusement la conformité des matériaux utilisés, obtenir des déclarations de conformité actualisées, conserver les dossiers techniques justificatifs et mettre en place un plan d’action pour se conformer progressivement aux exigences techniques.

La réglementation européenne sur les emballages et les déchets d’emballages (PPWR) impose une réduction de l’impact écologique en exigeant une meilleure recyclabilité, l’intégration de matériaux recyclés et la restriction stricte de substances chimiques dangereuses.

Elle cible en priorité les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées). Qualifiées de « polluants éternels » en raison de leur extrême persistance, ces molécules s’accumulent durablement dans l’environnement et dans la chaîne alimentaire, incitant l’UE à éliminer leur présence des emballages au contact des produits alimentaires.

L’enjeu économique est vital pour le secteur halieutique tunisien, dont l’Union européenne représente le principal partenaire commercial. Selon les données de l’Institut national de la statistique, les exportations tunisiennes de produits de la pêche ont atteint 189,4 millions de dinars au cours des cinq premiers mois de l’année 2026, contre 206 millions de dinars sur la même période de l’an dernier.

Face à cette baisse des recettes, la conformité réglementaire demeure le seul garant de la compétitivité et de la continuité des flux commerciaux vers l’Europe, préservant ainsi l’activité de milliers de producteurs et de pêcheurs à travers le pays.

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Grêle et fortes pluies : l’agriculture tunisienne sous la menace des intempéries

Alors que l’Institut national de la météorologie (INM) prévoit des orages accompagnés de fortes pluies, de chutes de grêle et de vents violents sur plusieurs régions du pays, le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a appelé, lundi 15 juin 2026, les agriculteurs, les éleveurs et les pêcheurs à redoubler de...

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