Lese-Ansicht

Financements privés: ce que la Tunisie doit corriger pour mieux irriguer ses PME

L’Afrique a capté près de 30% des financements privés mobilisés dans le monde par la finance publique de développement entre 2021 et 2024, selon l’OCDE. La Tunisie en a profité, mais à dose homéopathique, 137,6 millions de dollars par an en moyenne, contre 1,52 milliard pour le Maroc et 1,67 milliard pour l’Égypte.

Le «Private Finance Mobilisation Report 2026» le confirme: le continent a mobilisé 19,7 milliards de dollars par an en moyenne sur la période, mais la répartition reste très inégale. La Tunisie oscille entre 46 millions (2022) et 174 millions (2021), pour une moyenne de 137,6 millions; elle se classe troisième au Maghreb, devant l’Algérie (52 millions par an) et la Libye.

Un potentiel encore sous-exploité pour les PME

Ces mécanismes – garanties, prêts syndiqués, financements mixtes – réduisent en théorie le risque pour les investisseurs et peuvent débloquer des financements privés que les banques locales hésiteraient à accorder seules. Près de 40% des financements mobilisés en Afrique sur la période ont concerné des projets climatiques, un axe porteur pour les PME tunisiennes actives dans les énergies renouvelables, l’eau ou l’industrie. Mais le faible volume mobilisé et sa forte volatilité d’une année à l’autre trahissent une dépendance à quelques opérations ponctuelles, plutôt qu’un flux de projets suffisamment large et régulier.

Élargir le pipeline plutôt que courir après les gros montages

Pour combler l’écart, la Tunisie gagnerait à structurer davantage de dossiers finançables en amont, plutôt qu’à compter sur un ou deux montages exceptionnels. Un accompagnement technique des porteurs de projets, notamment les PME, dans les secteurs déjà identifiés comme prioritaires faciliterait leur bancabilité auprès des bailleurs. L’enjeu n’est pas seulement de capter plus d’argent, mais de transformer ces mécanismes en véritable canal d’accès au capital pour les entreprises tunisiennes.

L’article Financements privés: ce que la Tunisie doit corriger pour mieux irriguer ses PME est apparu en premier sur Managers.

  •  

OCDE : les marchés du travail résistent, mais…

Selon le rapport « Perspectives de l’emploi 2026 » publié le 7 août par l’OCDE, les marchés du travail des pays membres restent remarquablement résilients, avec un taux de chômage à 4,9 %. En revanche, la croissance des salaires réels ralentit, les jeunes diplômés étant de plus en plus touchés par le chômage.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) constate, dans son dernier rapport sur les perspectives de l’emploi, que les marchés du travail de ses pays membres continuent de faire preuve d’une solidité inattendue. Au premier trimestre 2026, le taux d’emploi moyen a atteint 72,1 % et le taux d’activité 76,7 %, des niveaux proches des records historiques. Le nombre total d’employés dans la zone OCDE (32 pays) s’élève à 670 millions, en hausse de 26 % par rapport à 2001. Le taux de chômage est resté inférieur à 5 % pendant plus de quatre ans, s’établissant à 4,9 % en mai 2026.

Cependant, l’OCDE met en garde contre des signes d’affaiblissement : le taux de chômage médian a augmenté, passant de 5,4 % en mai 2025 à 5,7 % en mai 2026, et la croissance de l’emploi marque le pas. Les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur sont particulièrement exposés, avec un risque de chômage croissant, un phénomène observé bien avant l’essor de l’intelligence artificielle générative, qui suggère des causes structurelles plus profondes.

Sur le front des salaires, la note est plus mitigée. La croissance des salaires réels a ralenti, avec une hausse moyenne de 2,2 % au premier trimestre 2026, contre 2,7 % un an plus tôt. L’OCDE souligne que, dans de nombreux pays, les salaires réels n’ont pas encore compensé la forte poussée inflationniste de 2022, et ce, avant même la récente flambée des prix de l’énergie. Pour la Grèce, le rapport indique une augmentation des salaires réels de 3,5 % au premier trimestre 2026, un chiffre supérieur à la moyenne de l’OCDE.

L’article OCDE : les marchés du travail résistent, mais… est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  
❌