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En Tunisie, l’été devient un luxe : 200 dinars pour une journée à la plage!

Dans une déclaration exclusive à L’Économiste maghrébin, le président de l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC), Lotfi Riahi, alerte sur le coût de plus en plus élevé des vacances d’été pour les ménages tunisiens. Entre inflation persistante, stagnation des revenus et accès limité aux loisirs, il plaide pour une véritable stratégie de tourisme social afin de soulager les familles.

Dans le détail, les dépenses estivales restent élevées pour les ménages. Une simple journée à la plage peut coûter entre 150 et 200 dinars, en incluant transport, restauration et consommation. « Même une sortie simple devient coûteuse. Pour une famille, cela représente un budget important sur une seule journée », précise Lotfi Riahi.

Pour de nombreux foyers, les vacances d’été sont ainsi devenues un luxe difficilement accessible, voire impossible à planifier.

Un pouvoir d’achat qui ne permet plus d’anticiper

Selon le président de l’OTIC, la principale difficulté des Tunisiens réside dans l’incapacité à programmer leurs dépenses, notamment estivales. La contrainte est avant tout économique : les revenus des ménages ne suivent plus l’évolution du coût de la vie.

« Le Tunisien ne peut pas programmer, pour plusieurs raisons. D’abord, le revenu du ménage n’est pas en adéquation avec les dépenses. Il n’a pas la capacité de mettre de côté pour l’été », explique-t-il.

À cette contrainte structurelle s’ajoute une inflation persistante, qui continue de peser lourdement sur le budget des familles en été, avec une hausse estimée des coûts de la vie de 10 à 15 %.

Des vacances devenues un luxe

Au-delà des chiffres, c’est l’accès même aux loisirs qui est remis en question. Entre transport, alimentation et activités, le moindre déplacement est devenu coûteux.

Une journée familiale au bord de la mer, autrefois simple et accessible, représente désormais une dépense significative dans le budget mensuel d’un ménage moyen.

Cette situation rend toute planification estivale difficile, voire illusoire pour une large partie de la population.

Le tourisme social comme réponse structurelle

Face à ce constat, Lotfi Riahi met en avant une piste centrale : la mise en place d’un véritable tourisme social destiné aux jeunes et aux enfants.

Il appelle à une meilleure utilisation des infrastructures publiques existantes, notamment celles relevant du ministère de l’Éducation, tels que les cantines scolaires, les restaurants universitaires, les foyers et les internats.

« Nous avons une infrastructure importante qui reste sous-utilisée en été. Il faut la mobiliser pour offrir des activités aux enfants et aux jeunes », insiste-t-il.

L’objectif est de réduire la pression financière sur les familles tout en garantissant un accès équitable aux loisirs, à la culture et à la détente.

Une proposition parlementaire encore en suspens

Lotfi Riahi rappelle également qu’une initiative législative avait été proposée afin de réserver environ 30 % des capacités d’accueil estivales au tourisme intérieur et social.

Cette mesure, selon lui, permettrait de structurer l’offre et de rendre les vacances plus accessibles aux familles tunisiennes. Toutefois, sa mise en œuvre reste, à ce stade, limitée ou en attente d’application effective.

Un enjeu de cohésion sociale et d’inclusion

Au-delà de la dimension économique, le président de l’OTIC insiste sur l’impact social de cette situation, notamment sur les enfants privés d’activités estivales.

Le tourisme social ne doit pas être considéré comme une politique secondaire, mais comme un outil d’inclusion et de cohésion sociale.

« Il faut permettre aux enfants de vivre un été structuré, avec des activités éducatives, culturelles et récréatives. Cela renforcera leur sentiment d’appartenance », conclut-il.

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Fournitures scolaires 2026-2027 : l’OTIC appelle à acheter « tunisien »

« Une rentrée scolaire avec des produits tunisiens ». C’est le slogan de campagne lancé par l’OTIC (Organisation tunisienne pour informer le consommateur), en prévision de la rentrée scolaire 2026-2027.

On appelle cela ne pas perdre du temps, car l’année scolaire 2025-2026 n’a pas encore totalement fermé ses portes.

L’organisation explique, dans un communiqué, que cette campagne vise à appuyer l’économie nationale et à préserver le pouvoir d’achat des familles tunisiennes, face à la hausse continue des prix des fournitures scolaires importées. Selon elle, l’industrie tunisienne de fournitures scolaires a prouvé sa capacité à mettre sur le marché des produits de haute qualité à des prix compétitifs. Ce qui contribue à alléger le fardeau financier des familles, à réduire la dépendance aux produits importés, dont les prix augmentent considérablement en raison des coûts de transport et des fluctuations des taux de change، à ancrer la culture de la consommation responsable et à soutenir les entreprises industrielles et commerciales tunisiennes et préserver les emplois.

Ainsi, l’OTIC appelle à opter pour l’unification des listes de fournitures scolaires au niveau national pour chaque cycle d’enseignement, incluant tous les articles nécessaires, notamment les tabliers et les cartables; la finalité étant de réduire les disparités entre les établissements scolaires.

En outre, l’OTIC estime que les articles non essentiels dépourvus de valeur éducative doivent être en option. Elle de prononce aussi pour l’organisation de campagnes nationales de sensibilisation pour promouvoir la consommation de produits tunisiens auprès des élèves et des parents et l’instauration d’un partenariat entre les ministères de l’Éducation, du Commerce et de l’Industrie, d’une part, et les organisations de la société civile, d’autre part. Et ce, afin de garantir une rentrée scolaire équitable pour toutes les familles.

Ainsi, industriels, commerçants et distributeurs sont invités à participer à cette initiative nationale en proposant des prix préférentiels pour les fournitures scolaires tunisiennes, en respectant les règles de la concurrence et de la transparence des prix, et en assurant la bonne qualité des produits proposés.

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Le Consul général et l’Otic unissent leurs efforts contre la revente illégale de rendez-vous visa

Le Consul général de France en Tunisie, Dominique Mas, s’est entretenu, à sa demande, avec le président de l’Office tunisien pour l’orientation du consommateur (Otic), Lotfi Riahi, afin d’aborder la problématique des pratiques frauduleuses liées à la prise de rendez-vous pour les demandes de visa.

Au cours de cette rencontre, les deux parties ont convenu de renforcer leur coopération pour lutter contre les réseaux et intermédiaires qui monopolisent les créneaux de rendez-vous avant de les revendre à des prix jugés excessifs et abusifs, lit-on dans un communiqué.

Cette collaboration vise à améliorer l’accès équitable aux services de prise de rendez-vous et à protéger les usagers contre ces pratiques considérées comme contraires aux règles de transparence et d’équité.

Rappelons que cette initiative s’inscrit dans un contexte de difficultés croissantes rencontrées par de nombreux citoyens dans l’accès aux services de visa, marqué par la complexité des procédures, la multiplication des intermédiaires et des frais jugés élevés, ainsi que par un manque de transparence et de recours en cas de refus. Comme a été annoncé par l’Otic. D’ailleurs, dans cette optique, l’organisation a lancé une “Déclaration de Tunis” visant à encadrer et défendre les droits des citoyens face aux difficultés liées aux services de visa et de mobilité internationale. En plus, l’Otic et plusieurs associations arabes et africaines souhaitent mettre en place une démarche commune visant à mieux protéger les droits des consommateurs dans les services de visa, à renforcer la transparence et l’équité des procédures, à encadrer les sociétés d’intermédiation et à envisager la création d’un Observatoire africain dédié au suivi de ces services.

 
 
Source: Consulat général de France à Tunis.

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Visas : Entre frais de service et absence de recours, les consommateurs haussent le ton

Prendre un rendez-vous, déposer un dossier, attendre. Pour des milliers de Tunisiens candidats au visa Schengen, ces démarches ont un coût qui peut rapidement s’alourdir autour du prix du visa lui-même — sans aucune garantie de l’obtenir. L’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC) a dénoncé mardi ce qu’elle présente comme un système opaque, dominé par quelques prestataires privés et insuffisamment contrôlé.

Dans un communiqué, l’OTIC pointe des frais jugés excessifs, un manque de transparence, l’absence de concurrence réelle et des risques liés à la protection des données personnelles. Elle dénonce un secteur où la domination d’un nombre limité d’acteurs privés prive les citoyens de toute alternative, tout en générant, selon elle, des profits importants à partir de prestations à faible valeur ajoutée : prise de rendez-vous, collecte de dossiers, réception des demandes.

Sur le plan juridique, l’OTIC s’appuie sur la loi n°36 de 2015 relative à la concurrence et aux prix, qui autorise l’intervention des autorités publiques en cas de hausses injustifiées des tarifs, pour appeler à une réaction du ministère du Commerce.

Une alerte déjà lancée en 2025

Cette prise de position s’inscrit dans un débat déjà ancien. En janvier 2025, le président de l’OTIC, Lotfi Riahi, avait appelé à encadrer les frais de traitement des demandes de visa après la réception de nombreuses réclamations, notamment pour l’espace européen. Il avait jugé ces frais « très élevés » et « non justifiés », et posé la question du remboursement en cas de refus, estimant que le demandeur ne devait pas supporter l’intégralité du coût lorsque la procédure n’aboutit pas.

Le sujet avait également pris une tournure parlementaire en mars 2026. Le député Marouane Ziane, membre du Conseil national des régions et des districts, avait annoncé le lancement d’une initiative législative visant à restituer 50 % des frais de service payés par les citoyens tunisiens en cas de refus de visa. Cette proposition visait notamment à distinguer plus clairement les frais consulaires, relevant des ambassades, des frais de service perçus par les sociétés intermédiaires, tout en renforçant le contrôle des centres de collecte de dossiers opérant en Tunisie.

Lire aussi: Tunisie : Visa refusé ? Une initiative pour rembourser 50 % des frais

Des frais qui s’accumulent, sans filet

Les tarifs publics disponibles donnent un ordre de grandeur. Pour un visa Schengen, les frais consulaires s’élèvent à 90 euros pour un adulte et 45 euros pour un enfant de 6 à moins de 12 ans, depuis juin 2024. En Tunisie, France-Visas indique que les frais de service perçus par TLScontact pour un dossier France sont fixés à 28 euros par dossier déposé — non remboursables.

À ces montants s’ajoutent déplacements, documents administratifs, photos, assurance, et services optionnels. C’est précisément cette accumulation que l’OTIC juge problématique : en 2024, selon le porte-parole de l’ambassade de France en Tunisie, Henri d’Aragon, 21 % des demandes de visa déposées par des Tunisiens ont été refusées — souvent pour dossier incomplet. Autant de frais engagés, sans retour. Le même responsable avait dénoncé la vente de rendez-vous par certaines agences à des prix élevés, qualifiant ces pratiques d’inacceptables.

Ce débat intervient dans un contexte de renchérissement plus large des démarches de mobilité vers la France. Depuis le 1er mai 2026, la première délivrance de certains titres de séjour est passée de 225 à 350 euros, et le tarif minoré applicable notamment aux étudiants de 75 à 150 euros, selon Service-public.fr. Cette réforme ne concerne pas directement les visas court séjour, mais elle alimente le sentiment d’un coût croissant des démarches de mobilité.

Données personnelles et droit au recours

Au-delà du financier, l’OTIC met en cause la nature même des données confiées à ces prestataires : informations biométriques, situation professionnelle, documents familiaux, ressources financières, historique de voyage. Elle demande l’ouverture d’un audit global sur le respect de la législation tunisienne relative à la protection des données personnelles, ainsi qu’un contrôle juridique, financier et fiscal rigoureux de ces opérateurs.

Elle appelle également à créer, au sein du ministère des Affaires étrangères, un mécanisme officiel de réclamation permettant de traiter les plaintes liées aux frais, aux retards, à l’accueil ou à la confidentialité des données.

Car c’est bien là le nœud du problème : face à des prestataires privés adossés à des procédures consulaires, le citoyen tunisien n’a aujourd’hui aucune porte claire où frapper. L’OTIC estime que cette impasse est incompatible avec les principes élémentaires de protection du consommateur — et, plus largement, avec ceux de la souveraineté nationale.

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Farine subventionnée : L’OTIC voit dans le nouvel arrêté une avancée majeure vers la réforme des aides

L’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (Organisation tunisienne pour informer le consommateur) a salué l’arrêté conjoint du 2 avril 2026 encadrant les catégories de farine et les taux d’extraction, y voyant une étape décisive dans la refonte du système de subvention en Tunisie.

Publié au JORT du 3 avril 2026, ce texte intervient dans un contexte de forte pression sur les finances publiques, marqué par la hausse continue des dépenses liées aux céréales et à leurs dérivés. Pour l’OTIC, cette réforme ouvre la voie à un ciblage plus précis des aides et à une meilleure protection des deniers publics.

Un nouveau cadrage technique des farines

Le nouvel arrêté redéfinit clairement les catégories de semoule et de farine selon leurs usages et leurs caractéristiques techniques.

Les principaux taux fixés sont les suivants :

  • semoule de blé dur : taux d’extraction de 70% ;
  • farine panifiable (pain courant) : extraite du blé tendre à 85% ;
  • farine pour pain fin et confiseries : extraite du blé tendre à 71%.

Le texte précise également les seuils de teneur en cendres, afin de distinguer plus strictement les usages entre la farine destinée au pain subventionné et celle réservée aux produits boulangers de qualité supérieure.

Pour l’OTIC, cette clarification technique constitue une « transformation qualitative » dans la gouvernance du dispositif de compensation, en réduisant les zones grises qui facilitaient jusque-là les détournements.

Lutter contre les détournements de la subvention

L’organisation insiste toutefois sur le fait que la réussite de cette réforme dépendra surtout de son application rigoureuse sur le terrain.

Elle appelle à réserver effectivement la farine panifiable à la consommation familiale, avec une interdiction stricte de son usage dans des activités commerciales non concernées par la compensation, notamment les restaurants ; les hôtels ; les unités industrielles ; les activités commerciales privées.

L’OTIC propose également un marquage visuel obligatoire du pain subventionné, que ce soit par la forme, la couleur ou l’étiquetage, afin d’éviter toute confusion avec le pain haut de gamme et de fermer les circuits de fraude.

Vers une réforme élargie au lait et à l’huile

Dans son communiqué, l’organisation recommande de généraliser cette méthode à d’autres produits subventionnés, notamment le lait et l’huile végétale.

L’idée est de garantir que ces produits bénéficient réellement à la consommation des ménages, tout en limitant leur détournement vers des usages commerciaux ou industriels non justifiés.

Selon l’OTIC, une approche harmonisée permettrait de bâtir un système de subvention intégré, plus transparent et plus juste, fondé sur le ciblage réel des bénéficiaires et une consommation plus responsable.

Une réforme liée à la soutenabilité budgétaire

Cette prise de position s’inscrit dans le débat national sur la soutenabilité du système de compensation, alors que le coût des subventions céréalières a atteint des niveaux records ces dernières années.

Pour l’organisation, la réussite de ce chantier reposera sur une coordination étroite entre l’État, les professionnels de la filière et la société civile, avec un double objectif : préserver les ressources publiques et améliorer la qualité de vie du citoyen tunisien.

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