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Chute de 19 % de la production pétrolière iranienne en mai

La production de pétrole brut iranienne a chuté de 19 % en mai 2026, selon les données de l’OPEP. Sachant que les États-Unis ont bloqué les ports du pays.

La production iranienne a chuté de 546 000 barils par jour pour s’établir à 2,33 millions de barils par jour, selon les données publiées jeudi 11 juin par l’Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole (OPEP) dans son rapport mensuel.

Par ailleurs, l’organisation anticipe désormais pour 2026 une hausse d’environ 1 Mb/j de la consommation mondiale, contre 1,2 Mb/j estimés en mai. Cette révision tient compte des « tensions géopolitiques au Moyen-Orient » mentionnées dans le document.

Pour 2027, l’OPEP relève en revanche sa projection de croissance à 1,7 Mb/j, soit 200 000 barils par jour de plus qu’en mai. Ces trajectoires impliquent une consommation mondiale de 106,1 Mb/j en 2026 puis 107,9 Mb/j en 2027, selon l’organisation.

Notons qu’avant le conflit, le détroit d’Ormuz acheminait en moyenne 20 Mb/j de pétrole, soit environ 20 % de la consommation mondiale en 2024, selon l’Energy Information Administration américaine.

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La production de l’OPEP a diminué de 1 million de barils par jour

La production pétrolière de l’OPEP a atteint en mai son niveau le plus bas depuis plus de vingt ans, selon une enquête de Reuters publiée mercredi 10 juin. Alors qu’un blocus naval américain limite les exportations iraniennes.

La production des 11 membres de l’OPEP a diminué de 1,06 million de barils par jour sur une base mensuelle, pour atteindre 16,13 millions de barils par jour, selon l’enquête. Il s’agit du niveau mensuel le plus bas depuis au moins 2000, relève Reuters, et bien en deçà des niveaux enregistrés pendant la pandémie de COVID-19 en 2020, lorsque la demande s’était effondrée.

Ces chiffres n’incluent pas les Émirats arabes unis, qui se sont retirés de l’OPEP le 1er mai dernier. L’Iran a enregistré la plus forte baisse, conséquence de l’embargo américain entré en vigueur le 13 avril, selon l’enquête. L’Arabie saoudite a enregistré de nouvelles baisses; tandis que l’Irak a réussi à augmenter son offre grâce à une hausse de la consommation intérieure, révèlent d’autres sources. Quant au Venezuela et au Nigeria, ils ont également pompé des quantités plus importantes.

A cet égard, notons que huit membres de l’OPEP+, un groupe qui comprend les membres de l’OPEP et leurs alliés, dont la Russie, avaient convenu d’augmenter leur production en mai. Mais la guerre en Iran et le blocus américain ont rendu cela impossible.

L’enquête de Reuters s’appuie sur des données du groupe financier LSEG, des informations provenant d’autres sociétés de surveillance des flux, telles que Kpler, et des informations fournies par des sources issues des compagnies pétrolières, de l’OPEP et de consultants.

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Pétrole : l’OPEP+ valide une nouvelle hausse de sa production

Les pays membres de l’OPEP+ ont approuvé dimanche 7 juin la quatrième hausse de leurs objectifs de production pétrolière ces derniers mois, lit-on dans un communiqué de l’OPEP.

La guerre a réduit le flux de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz, provoquant la plus grave crise d’approvisionnement pétrolier au monde. Car les principaux membres de l’OPEP+, comme l’Arabie saoudite, sont incapables d’approvisionner pleinement leurs clients depuis fin février.

La crise au sein de l’OPEP+ s’est aggravée lorsque les Émirats arabes unis (EAU) se sont retirés de l’organisation après près de 60 ans.

Dimanche, les sept pays membres ont décidé d’augmenter leurs objectifs de production pétrolière de 188 000 barils par jour à compter de juillet.

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L’OPEP ne revoit pas ses prévisions malgré les incertitudes du marché

L’OPEP prévoit une forte hausse de la demande de pétrole et n’a pas l’intention de revoir ses estimations. C’est ce qu’a déclaré le secrétaire général de l’organisation, Haitham Al Ghaith, au Forum économique international de Saint-Pétersbourg en Russie.

« Malgré tous les commentaires qui circulent sur le déclin de la demande de pétrole, nous n’avons encore enregistré aucun signe en ce sens », a déclaré Al Ghaith. « Nous continuons d’observer une forte croissance de la demande, à 1,2 million de barils par jour pour cette année », a-t-il ajouté.

Il a également souligné que les investissements dans le secteur pétrolier ne devraient pas être affectés par des « événements isolés » survenant n’importe où dans le monde. « Nous devons investir beaucoup plus tôt afin d’être prêts à répondre à la demande future ».

Pour sa part, le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdulaziz bin Salman Al Saud, qui participe au Forum économique international de Saint-Pétersbourg en Russie, estime que le monde a besoin d’une stabilisation du secteur énergétique.

Quant au vice-Premier ministre russe Alexandre Novak, qui a rencontré le ministre saoudien, il a assuré que toutes les évaluations du marché pétrolier devaient être radicalement revues et que l’OPEP+ était en mesure de compenser les changements mondiaux dans le secteur de l’énergie.

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Les Émirats arabes unis quittent l’OPEP, un tournant majeur !

Le départ des Émirats arabes unis de l’OPEP marque un tournant dans l’équilibre du marché pétrolier mondial. Annoncé le 28 avril 2026, ce retrait, qui doit entrer en vigueur début mai, relance les interrogations sur le rôle et l’avenir de cette organisation fondée pour peser sur les prix du brut.

Créée en 1960 à Bagdad, l’OPEP regroupe aujourd’hui une douzaine de pays producteurs de pétrole, principalement au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine. Parmi ses membres figurent notamment l’Arabie saoudite, l’Irak, l’Iran ou encore le Venezuela. L’organisation a été pensée comme un levier collectif permettant à ces États de défendre leurs intérêts face aux grandes compagnies pétrolières et aux pays consommateurs.

Régulation de la production

Son fonctionnement repose sur un principe central : la régulation de la production. Les pays membres se mettent d’accord sur des quotas de production afin d’influencer l’offre mondiale de pétrole. Lorsque l’offre est réduite, les prix ont tendance à augmenter ; à l’inverse, une hausse de production peut contribuer à les faire baisser. Ce mécanisme confère à l’OPEP un rôle stratégique dans la stabilité — ou l’instabilité — des marchés énergétiques.

Au fil du temps, l’OPEP a élargi son influence en s’alliant à d’autres grands producteurs, dont la Russie, dans ce que l’on appelle l’OPEP+. Cette coalition informelle renforce la capacité de coordination sur les volumes de production à l’échelle mondiale.

Dans ce contexte, la décision des Émirats arabes unis de quitter l’organisation n’est pas anodine. Le pays, qui dispose d’importantes capacités de production, reproche notamment au système de quotas de freiner ses ambitions d’expansion. En se retirant, Abou Dhabi récupère une totale liberté pour ajuster sa production selon ses propres intérêts économiques.

Maintenir une discipline collective ?

Ce départ pourrait fragiliser la cohésion interne de l’OPEP et poser la question de sa capacité à maintenir une discipline collective. À plus long terme, il alimente un débat plus large sur l’efficacité de ce type d’organisation dans un marché énergétique en mutation, marqué par la transition vers les énergies renouvelables et la diversification des sources d’approvisionnement.

Lire aussi : « Allez chercher le brut libyen », la proposition de cet activiste tunisien

Pour les pays importateurs comme la Tunisie, toute évolution au sein de l’OPEP est suivie de près. Les décisions prises — ou les fractures qui apparaissent — peuvent avoir des répercussions directes sur les prix à la pompe et sur les équilibres économiques nationaux.

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