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Ebola : déjà 900 cas suspects

L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo aurait touché plus de 900 cas, dont 101 infections confirmées à ce jour, a déclaré l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Kinshasa a déclaré l’épidémie le 15 mai, marquant ainsi la 17e crise d’Ebola enregistrée dans le pays depuis l’identification du virus en 1976…

Dans un message publié dimanche 24 mai sur X, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a averti que les violences et les déplacements massifs de population dans la province d’Ituri (épicentre de l’épidémie) compliquent gravement les efforts déployés pour contenir le virus. « Près de 5 millions de personnes vivent en zone de conflit. Aujourd’hui, une personne sur quatre a besoin d’aide humanitaire et une personne sur cinq est déplacée à l’intérieur de son propre pays », a écrit Tedros, avertissant que la situation a « gravement » entravé les efforts visant à étendre le traçage des contacts et à détecter les infections suffisamment tôt pour fournir des soins de soutien.

L’OMS et ses partenaires continuent d’opérer dans certaines des zones les plus instables et difficiles d’accès de l’Ituri, où les communautés sont confrontées non seulement à Ebola, mais aussi à une crise sanitaire plus large impliquant de multiples maladies, a-t-il ajouté.

A noter que des scientifiques britanniques accélèrent actuellement le développement d’un vaccin expérimental basé sur une technologie mise au point pendant la pandémie de Covid-19. Selon les chercheurs, ce vaccin pourrait être prêt pour des essais cliniques d’ici quelques mois, même si son efficacité reste encore inconnue.

Alors que l’OMS a relevé le risque lié à l’épidémie actuelle d’Ebola de « élevé » à « très élevé » en République démocratique du Congo, il reste faible au niveau international.

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Ebola et hantavirus | La Tunisie renforce les contrôles à ses frontières

La Tunisie a renforcé les contrôles sanitaires dans les aéroports, les ports et aux frontières terrestres dans le cadre d’un protocole préventif visant à contenir la propagation potentielle des virus Hanta et Ebola.

Selon Riadh Daghfous, directeur général du Centre national de pharmacovigilance, interrogé par l’agence Tap, ces mesures comprennent le dépistage des voyageurs en provenance de pays où des épidémies ont été signalées. Un premier dépistage est effectué par la prise de température et, en cas de suspicion, par un test RT-PCR pour le virus Ebola.

Le protocole prévoit également la mise en place de zones de quarantaine dédiées, le transfert des voyageurs des points d’entrée vers des structures de santé et le déploiement de personnel spécialisé pour la surveillance clinique.

Cette décision fait suite à une réunion de coordination au ministère de la Santé, en présence de représentants des ministères de la Défense, de l’Intérieur, des Affaires étrangères et des Transports, ainsi que de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (Oaca). La réunion, présidée par le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a porté sur l’analyse de l’évolution de la situation épidémiologique mondiale.

A l’heure actuelle, la situation concernant les virus Hanta et Ebola ne suscite aucune inquiétude, ni au niveau national ni au niveau international, ont indiqué les autorités. Le risque de propagation demeure limité grâce aux protocoles de prévention déjà en place, a déclaré M. Daghfous, qui a notamment précisé que «le virus Hanta, identifié pour la première fois en 1976, ne se transmet pas facilement d’une personne à l’autre et est principalement associé aux rongeurs».

Les souches circulant en Europe et en Asie peuvent affecter les reins, avec des taux de mortalité compris entre 10 et 15 %, tandis que celles répandues sur le continent américain sont plus agressives pour le système respiratoire, avec des taux de mortalité atteignant 40 à 50 %, a-t-il ajouté.

Concernant Ebola, M. Daghfous a réaffirmé que «le virus est limité à certaines régions d’Afrique et que le vecteur animal n’est pas présent en Tunisie».

Le directeur du Centre national de pharmacovigilance a enfin rappelé que «l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) maintient des directives strictes pour limiter les déplacements en provenance des zones à risque et prévenir la propagation internationale des infections».   

I. B. 

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Epidémie | La Tunisie va renforcer la surveillance sanitaire à ses frontières  

Dans le cadre du suivi de la situation épidémiologique mondiale liée aux virus Ebola et Hantavirus, la Tunisie a décidé de renforcer la surveillance sanitaire dans les aéroports, les ports et aux frontières terrestres, dans le strict respect des protocoles de prévention.

Cette décision a été prise lors d’une réunion de coordination présidée vendredi 22 mai 2026 par le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, en présence de représentants des ministères de la Défense nationale, de l’Intérieur, des Affaires étrangères et des Transports, ainsi que de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (Oaca), de responsables du ministère de la Santé et de plusieurs experts.

Lors de la réunion, une consultation à distance a également eu lieu avec le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, afin d’échanger les dernières données sur la situation sanitaire mondiale et de souligner l’importance d’une coordination rapide pour répondre à toute urgence sanitaire.

À la suite d’une évaluation de la situation, il a été convenu que le risque de propagation internationale des deux virus demeure faible. Cependant, l’importance d’informer les voyageurs sur les modes de transmission et les méthodes de prévention a été soulignée, ainsi que la nécessité de renforcer la préparation dans tous les secteurs concernés.

Le ministre de la Santé a affirmé que la Tunisie adopte une approche proactive fondée sur la prévention, le dépistage précoce et la coordination entre les différents acteurs, dans le but de protéger la sécurité sanitaire nationale et d’assurer une intervention rapide en cas de besoin.

Il reste cependant à savoir comment les autorités vont pouvoir contrôler les flux de migrants illégaux subsahariens qui entrent quotidiennement au pays par les frontières terrestres algériennes et libyennes. Alors que la colère des Tunisiens contre l’aggravation de ce phénomène ne cesse de monter.   

I. B.

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OMS | L’épidémie de hantavirus présente un «faible risque»

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui réunit son assemblée générale annuelle cette semaine à Genève, a maintenu son évaluation de l’épidémie de hantavirus comme présentant un «faible risque», alors même que les autorités sanitaires canadiennes confirmaient un cas d’infection chez un citoyen canadien ayant voyagé à bord du navire de croisière MV Hondus, tandis que le Royaume-Uni se préparait à accueillir les personnes ayant été en contact avec la personne infectée.

Dans un communiqué publié alors que le navire de croisière, à bord duquel le virus a été détecté, approchait des côtes néerlandaises, l’OMS a indiqué avoir réévalué les risques pour la santé publique à la lumière des dernières informations disponibles et que le risque global demeurait faible.

Elle a expliqué que, même si des infections supplémentaires parmi les passagers et les membres d’équipage exposés étaient possibles avant la mise en œuvre des mesures de confinement, le risque de transmission devrait diminuer après le débarquement et la mise en place des procédures de surveillance.

Selon les autorités, le MV Hondus accostera au port néerlandais de Rotterdam ce lundi 18 mai 2026, avant le débarquement des 27 passagers restants à bord, dont 25 membres d’équipage et deux membres du personnel médical.

L’avenir de l’OMS se joue cette semaine à Genève

Sur un autre plan, les États membres de l’OMS se réunissent ce lundi à Genève pour leur assemblée annuelle, dans un contexte de préoccupations liées à la propagation des virus Hanta et Ebola et d’incertitudes suite au retrait des États-Unis et de l’Argentine.

Bien que l’épidémie de Hanta ne figure pas officiellement à l’ordre du jour, elle devrait occuper une place importante dans les discussions, tout comme l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo.

Une source diplomatique, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a déclaré qu’il serait intéressant de voir comment l’OMS instrumentaliserait ces questions «pour promouvoir d’autres objectifs», notamment «faire pression sur les États-Unis et l’Argentine afin qu’ils reviennent sur leur décision de retrait».

L’AG de l’OMS, qui se tient jusqu’à samedi, intervient après une année difficile pour l’organisation, fragilisée par l’annonce du retrait des États-Unis et les coupes budgétaires qui l’ont contrainte à réduire son budget et ses effectifs.

L’AG examinera également plusieurs résolutions sensibles, notamment celles relatives à l’Ukraine, à la guerre à Gaza et à l’Iran.

Une grande partie des discussions de cette semaine portera sur l’éventualité de lancer un processus de réforme formel de ce que l’on appelle «l’architecture mondiale de la santé», un ensemble d’organisations qui ne collaborent pas toujours, mais dont les fonctions se recoupent souvent.

I. B.

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Réveil d’Ebola en RDC : l’OMS sonne l’alerte sanitaire 

Le monde retient son souffle, avec l’annonce du réveil de la maladie Ebola en Afrique de l’Est. En effet, la République démocratique du Congo (RDC) fait face à une nouvelle flambée d’Ebola particulièrement inquiétante. Le plus grave, c’est que les autorités sanitaires ont souligné, samedi 16 main que la souche « Bundibugyo », responsable de l’épidémie actuelle, ne dispose ni de vaccin ni de traitement spécifique. Le ministre congolais de la Santé, Samuel-Roger Kamba, indique même que ce variant présente « un taux de létalité très important », pouvant atteindre 50 % des personnes infectées.

C’est ce que rapportent plusieurs médias du continent. En tout cas, l’OMS déclare « une urgence internationale pour l’épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo ».

À ce stade, le ministère de la Santé recense 246 cas suspects et 80 décès. Les analyses réalisées à Kinshasa ont confirmé la présence du virus dans 13 des 20 échantillons testés. Des cas suspects ont également été signalés à Bunia, dans la province de l’Ituri.

L’inquiétude grandit également au-delà des frontières congolaises. Ainsi, Le ministère de la Santé ougandais a annoncé vendredi la mort d’un ressortissant congolais de 59 ans dans un hôpital de Kampala, des suites du virus Ebola. Aucun cas local n’a toutefois été détecté pour le moment en Ouganda, selon des sites européens, qui s’inquiètent eux aussi de la possibilité d’une propagation rapide sur le continent européen.

Face à l’évolution rapide de la situation, Médecins sans frontières (MSF) tire la sonnette d’alarme. « Le nombre de cas et de décès que nous constatons en si peu de temps, combiné à la propagation dans plusieurs zones sanitaires et désormais au-delà de la frontière, est extrêmement préoccupant », a déclaré Trish Newport, responsable du programme d’urgence de l’organisation.

Cette nouvelle épidémie survient moins d’un an après la précédente flambée déclarée en août 2025 dans le centre de la RDC, qui avait causé au moins 34 morts avant d’être maîtrisée en décembre. Le pays reste l’un des plus touchés au monde par Ebola. Entre 2018 et 2020, l’épidémie la plus meurtrière enregistrée en RDC avait provoqué près de 2 300 décès sur environ 3 500 cas recensés.

Depuis cinquante ans, Ebola a causé plus de 15 000 morts à travers l’Afrique. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne que le taux de létalité du virus a varié entre 25 % et 90 % selon les différentes flambées épidémiques.

Alors, la prudence doit être de mise, même si la maladie demeure cantonnée dans l’Est du continent, mais avec la mobilité des personnes, sa propagation s’avère rapide.

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L’OMS certifie l’élimination du trachome en Tunisie 

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vendredi 15 mai 2026 que la Tunisie a officiellement éliminé le trachome, faisant du pays le quatorzième État de la région Méditerranée orientale et le trente-et-unième au monde à obtenir cette certification. L’OMS qualifie cette étape d’accomplissement remarquable, obtenu au terme de décennies d’efforts nationaux soutenus contre la principale cause infectieuse de cécité dans le monde.

La Tunisie a déployé à grande échelle la stratégie SAFE recommandée par l’OMS, articulée autour de la chirurgie pour les cas avancés, des antibiotiques pour éliminer l’infection, de la promotion de l’hygiène et de l’amélioration de l’environnement. La santé oculaire a également été intégrée dans les services de soins primaires et de santé scolaire.

Le trachome, causé par la bactérie Chlamydia trachomatis, est responsable de près de 1,9 million de cas de déficience visuelle ou de cécité irréversible à travers le monde, et frappe en priorité les populations les plus vulnérables.

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