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La Tunisie dans le Top 6 africain de la connectivité numérique

La Tunisie confirme sa progression dans le paysage numérique africain. Le pays occupe la 6e place en Afrique en matière de connectivité numérique, révèle la dernière édition de l’Indice de développement des technologies de l’information et de la communication (IDI) publié par l’Union internationale des télécommunications (UIT).

Avec un score de 80,1 points sur 100, la Tunisie se situe largement au-dessus de la moyenne africaine, établie à 59 points. Cette performance traduit les avancées réalisées en matière d’accès aux services numériques, de couverture des réseaux et d’utilisation des technologies de communication.

L’IDI évalue principalement deux dimensions : la connectivité universelle et la connectivité efficace. La Tunisie affiche un résultat particulièrement élevé dans le second volet, avec un score de 90,8 points; tandis que le pilier de la connectivité universelle obtient 69,5 points.

Parmi les facteurs ayant contribué à ce classement figurent la large couverture des réseaux mobiles et la forte adoption des équipements numériques. La couverture de la population par les réseaux mobiles 3G atteint ainsi près de 99 %; tandis que le taux de possession d’un téléphone mobile s’élève à 90,9 %.

Ces indicateurs témoignent d’un niveau d’équipement élevé et d’une intégration progressive du numérique dans les usages quotidiens des Tunisiens, qu’il s’agisse des services administratifs, de la communication ou des activités économiques.

Toutefois, des défis persistent, notamment en matière d’accessibilité financière. Le coût des services de télécommunication et d’Internet demeure un facteur susceptible de limiter l’accès régulier au numérique pour une partie de la population, en particulier dans un contexte marqué par les pressions sur le pouvoir d’achat.

À l’échelle africaine, le classement est dominé par le Maroc, qui arrive en tête avec 89,2 points, suivi de Maurice (89,1 points), de l’Algérie (87,8 points) et de l’Afrique du Sud (86,4 points). La Tunisie se positionne ainsi parmi les pays africains les mieux avancés en matière d’infrastructures et d’usages numériques.

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Secteur agroalimentaire: une plateforme pour aider les entreprises à anticiper les évolutions du marché

Les entreprises tunisiennes de l’industrie agroalimentaire disposent désormais d’un nouvel outil pour suivre l’évolution de leur secteur et accéder à une information centralisée. Un Portail agroalimentaire tunisien vient d’être lancé afin de renforcer l’accès des professionnels à des données stratégiques et de faciliter leur prise de décision.

Cette plateforme a été développée par la Direction générale des industries alimentaires (DGIA) du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, en collaboration avec le Centre technique de l’agroalimentaire (CTAA) et le Pôle de compétitivité de Bizerte. Elle a bénéficié de l’appui du projet Croissance qualitative pour l’emploi (CQE), soutenu par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

L’objectif est de regrouper, sur une seule plateforme, des informations utiles aux industriels du secteur. Les entreprises pourront ainsi accéder plus facilement à une veille stratégique, à des données sectorielles ainsi qu’à des informations techniques et réglementaires susceptibles d’accompagner leurs décisions et d’améliorer leur compétitivité.

Au-delà de la simple mise à disposition d’informations, les concepteurs du portail souhaitent créer un espace collaboratif où les différents acteurs de la filière pourront partager leurs expertises et faire remonter leurs besoins. Le portail repose d’ailleurs sur une gouvernance commune entre plusieurs institutions publiques afin de garantir la fiabilité et l’actualisation des contenus proposés.

Le lancement officiel de la plateforme s’est déroulé le 23 juillet lors d’un atelier réunissant des représentants d’institutions publiques, des organisations professionnelles et des chefs d’entreprise. Cette rencontre a permis de présenter les fonctionnalités du portail et de recueillir les attentes des opérateurs dans une logique d’amélioration continue.

L’accès à la plateforme est gratuit. Les professionnels peuvent créer un compte et consulter les différents services proposés via le portail iaa.tn.

Rappelons que cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Croissance qualitative pour l’emploi (CQE), mis en œuvre par la GIZ Tunisie en partenariat avec le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie. Le projet est financé par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) ainsi que par l’Union européenne en Tunisie.

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Mohamed Ali Elloumi : « Les datacenters en Tunisie, une opportunité stratégique »

À l’heure où l’IA redistribue les cartes de la connaissance, l’enjeu n’est plus de savoir si nous l’acceptons, mais comment nous l’orchestrons. L’intelligence collective devient alors la clé : quand les humains coopèrent et se laissent épauler par des algorithmes, la décision gagne en précision, la vision en clarté et la souveraineté en consistance. 

Rencontré en marge de la 3ᵉ édition du Tunisia Global Forum, Mohamed Ali Elloumi, fondateur d’Access Content Agency, a insisté sur l’importance de l’intelligence collective pour bâtir l’avenir et sur la nécessité de mettre l’IA au service de l’humain. Il a rappelé que l’intelligence collective, annoncée comme thème central de cette édition, constitue un levier stratégique pour organiser la coopération entre les deux rives de la Méditerranée, les responsables politiques et les décideurs économiques, afin de construire une vision commune de la période à venir autour de l’IA et de la souveraineté des États.

Il a cité une étude qui illustre concrètement ce potentiel : un médecin qui pose seul un diagnostic atteint un taux d’efficacité d’environ 60 à 65 %. Mais, a‑t‑il expliqué, dès lors que trois ou quatre médecins discutent ensemble d’un même cas, ce taux grimpe autour de 75 %, soit un gain de 10 à 15 points. Lorsque cette intelligence collective humaine est, en plus, augmentée par une intelligence artificielle, on peut gagner encore une dizaine de points et atteindre près de 85 % de maladies correctement diagnostiquées grâce à une intelligence collective orchestrée et soutenue par l’IA.

Mohamed Ali Elloumi a souligné dans une déclaration exclusive à l’economistemaghrebin.com que l’intelligence collective ne se limite pas à une coopération abstraite : elle implique des choix politiques, des stratégies et des modèles d’organisation très concrets. Il a donné l’exemple de la Suisse, qui a développé des datacenters souterrains, capables non seulement de réduire l’empreinte environnementale de ces infrastructures, mais aussi de chauffer un grand nombre d’habitants en ville grâce à la chaleur dégagée par les serveurs. L’eau circulant dans ces datacenters est chauffée, utilisée pour le chauffage urbain, puis recyclée dans un autre cycle.

Il souligne que ce type de solution montre qu’il est possible de concilier technologie, efficacité énergétique et protection de l’environnement. Et ce, à condition de se doter d’une stratégie claire et d’une organisation politique cohérente, en ligne avec les engagements des Nations unies.

Il a également insisté sur les atouts de la Tunisie dans ce nouveau paysage technologique. Le pays peut offrir à l’Europe deux ressources majeures : d’une part, un ensoleillement et une énergie solaire exceptionnels; et d’autre part, une intelligence humaine et une intelligence collective riches, portées par une position géographique souvent décrite comme stratégique. Associés à un financement européen et à une stratégie environnementale ambitieuse, ces atouts pourraient, estime-t-il, produire un effet très positif pour les deux rives de la Méditerranée.

Interrogé sur la question des datacenters en Tunisie, il a rappelé que nous sommes confrontés à une « guerre technologique » plus qu’à une simple compétition économique. Il a expliqué que, pour un pays modeste et aux ressources limitées comme la Tunisie, la construction de datacenters dédiés uniquement à des besoins locaux peut se justifier, mais que la demande interne reste relativement restreinte. En revanche, la construction de datacenters destinés à répondre aux besoins de l’Europe constitue « une opportunité stratégique, à condition de poser des garde‑fous clairs ». Tout en insistant sur le fait qu’il est hors de question d’accepter des solutions qui contribueraient à dégrader l’environnement tunisien. »

En outre, poursuit-il, l’intelligence collective est précisément l’outil qui permettrait de faire avancer ce dossier. Elle doit d’abord servir à bien définir le besoin : il existe aujourd’hui une demande explicite pour des datacenters hébergés en dehors de l’Europe et des États‑Unis, afin de sauvegarder les données hors de ces territoires et de mieux les protéger en cas d’attaque ou de crise majeure. Ce besoin est réel et identifié.

Ensuite, rappelle-t-il, un datacenter ne peut fonctionner qu’avec des conditions techniques strictes : il doit être sécurisé, adossé à une infrastructure fiable, disposer d’un accès garanti à l’énergie et intégrer une gestion responsable de l’eau.

Il a souligné que l’eau, dans ce modèle, peut être recyclée et réutilisée dans un autre cycle, comme le montrent déjà certaines expériences internationales. C’est, conclut-il, l’une des pistes concrètes pour concilier souveraineté numérique, développement économique et protection des ressources du pays. 

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Administration tunisienne 2030: moins de papiers, plus de services

Pour beaucoup de Tunisiens… entrepreneurs, TRE… une démarche administrative reste encore synonyme de temps perdu, de déplacements répétés et de documents à rassembler. Obtenir un papier, déposer un dossier ou suivre une procédure peut parfois devenir un véritable parcours. C’est justement cette relation entre le citoyen et l’administration que le plan de développement 2026-2030 veut revoir en profondeur.

Selon l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP), la modernisation administrative figure parmi les grands axes de réforme pour les prochaines années. L’objectif affiché consiste à construire une administration plus efficace, capable de répondre plus rapidement aux besoins des citoyens et des entreprises. Le changement attendu ne se limite pas à mettre quelques services en ligne. Il touche à la manière même dont l’administration fonctionne, organise ses ressources et accompagne les politiques publiques. En effet, la première transformation concerne le quotidien des usagers. Le plan prévoit une simplification progressive des procédures administratives avec une réduction du recours à certaines pratiques comme la légalisation de signature ou les copies conformes. L’idée est de réduire les étapes inutiles et de faire évoluer le rôle des agents publics. Au lieu de consacrer une grande partie de leur temps à vérifier des documents, ils pourraient davantage accompagner les citoyens et améliorer la qualité du service. Cette nouvelle approche passe aussi par une amélioration de l’accueil dans les structures publiques. Le label “Marhaba” doit permettre de mesurer et d’améliorer la qualité des services proposés aux citoyens. L’objectif annoncé prévoit la labellisation de 200 structures publiques à l’horizon 2030.

Le rapprochement des services constitue également un chantier important. Selon la TAP, 29 Maisons de services digitales doivent être créées dès 2026 dans les municipalités. Ces espaces doivent faciliter l’accès aux démarches numériques, notamment pour les citoyens éloignés des grands centres administratifs. Mais derrière les plateformes et les nouveaux outils, la réussite de cette transformation dépend d’un acteur essentiel, le fonctionnaire. L’administration de demain aura besoin de profils capables de gérer des projets, d’utiliser les données et de travailler avec de nouvelles méthodes. Le plan prévoit ainsi une évolution de la gestion des ressources humaines dans la fonction publique avec une approche davantage basée sur les compétences et les métiers.

D’ailleurs, cette réforme prévoit notamment un système de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, un guide des métiers publics ainsi que des fiches de poste mieux définies. L’objectif? Mieux identifier les besoins futurs et à valoriser les compétences disponibles. 

La formation des cadres publics doit également évoluer. La réforme de l’École nationale d’administration prévoit une approche plus moderne avec davantage de formation hybride associant présentiel et numérique.

L’autre grande mutation concerne la donnée. L’administration tunisienne veut progressivement passer d’une logique de documents à une logique d’informations partagées. Selon la TAP, une plateforme nationale doit permettre de regrouper les données relatives aux différentes structures administratives. Cette organisation doit améliorer la coordination entre les ministères, les établissements publics et les services territoriaux. L’ouverture des données publiques représente aussi un changement important. L’Open Data doit renforcer la transparence, faciliter l’accès à l’information et permettre un meilleur suivi de l’action publique. 

Les secteurs à fort impact comme la santé, le transport, l’éducation, la justice ou encore les finances font partie des priorités de cette transformation numérique.

Mais le plus grand défi reste celui de l’exécution. La Tunisie a déjà lancé plusieurs projets de modernisation administrative par le passé. La difficulté n’a pas toujours été l’absence d’idées, mais plutôt la capacité à assurer la continuité, la coordination et l’application sur le terrain.

D’ici 2030, l’enjeu sera donc de transformer une administration souvent perçue comme lente en un véritable partenaire du développement économique. Le succès de cette mutation se mesurera moins au nombre de plateformes créées qu’à une question simple pour le citoyen, est-ce que son expérience avec l’État est devenue plus facile?

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Énergie, numérique et capitaux : comment la Tunisie peut devenir le tiers de confiance de l’axe euro-africain

La récente publication du World Ultra Wealth Report 2026 faisant état d’une hausse de 23,7 % des très hauts patrimoines (UHNWI) en Afrique met en lumière un paradoxe frappant : le continent déborde de capitaux privés, mais ces derniers s’exilent ou s’endorment faute d’infrastructures de confiance pour les capter et les orienter vers l’économie réelle. Au même moment, l’Europe et l’Afrique font face à un défi historique interdépendant : la double transition énergétique et numérique.

Dans cette reconfiguration profonde des flux mondiaux, la Tunisie, à l’aube de son Plan de développement 2026-2030, détient une carte maîtresse. Elle ne doit plus seulement chercher à attirer des investissements passifs, elle doit s’affirmer comme le hub normatif, technologique et logistique interconnectant l’Europe, le Maghreb et le marché unique africain.

 

Le hub numérique : au-delà des câbles, la bataille des normes et des certifications

Devenir un hub digital à l’horizon 2030 ne se résume pas à aligner des infrastructures physiques ou à servir de pépinière de talents destinée à l’exportation. La véritable souveraineté immatérielle repose sur la capacité à dicter ou à certifier les règles du jeu.

La Tunisie doit se positionner comme le laboratoire des normes de conformité et des certifications numériques pour l’Afrique :

Souveraineté des données et tiers de confiance : face à l’extraterritorialité des législations étrangères (comme le CLOUD Act américain) et aux exigences strictes du RGPD européen, la Tunisie peut devenir le sanctuaire de données hautement sécurisé pour les capitaux et les institutions africaines.

Standardisation de l’IA et de la FinTech : en certifiant la transparence algorithmique et la sécurité des services financiers automatisés (visant le « Zéro Subjectivité »), nos institutions créent l’écosystème de confiance indispensable pour que les grandes fortunes africaines investissent massivement à travers nos canaux formels.

Le hub énergétique : certifier la molécule et l’électron verts

Le numérique est un gouffre énergétique, et l’Europe est en quête désespérée de décarbonation. À l’intersection des corridors électriques et des futurs pipelines d’hydrogène propre, la Tunisie a l’opportunité historique de devenir la plateforme de certification de l’énergie verte euro-africaine.

L’attraction des capitaux par la conformité : les fonds d’investissement et les très hauts patrimoines africains cherchent des projets d’infrastructure durables, labellisés selon les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance).

La douane carbone aux portes de l’Europe : en développant des mécanismes souverains de certification carbone et d’audit énergétique aux normes européennes sur le sol tunisien, nous offrons aux producteurs d’énergie africains le sésame indispensable pour exporter vers le marché européen. Nous transformons ainsi notre position géographique en levier de négociation macroéconomique pur.

Le choix de la rupture systémique

La Tunisie ne résoudra pas ses équations budgétaires par de vieilles méthodes ou en subissant passivement l’exode de son capital humain et financier. L’assainissement de nos perspectives économiques exige une rupture systémique : devenir la frontière normative où l’énergie et le numérique africains obtiennent leur légitimité internationale.

 

Le World Ultra Wealth Report 2026 nous montre que l’argent est là ; le Plan 2026-2030 nous donne le cadre opérationnel. Il ne nous reste plus qu’à imposer notre code – notre « Software » de gouvernance – pour devenir le pivot incontournable de ce nouvel ordre économique mondial.

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Les analyses et propos contenus dans cette tribune n’engagent que l’auteur.

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Hajj 2027: les inscriptions ouvrent le 20 juillet, le numérique s’impose dans la procédure

Le ministère des Affaires religieuses a annoncé l’ouverture des inscriptions pour le Hajj 2027 (1448 de l’Hégire) à partir du 20 juillet 2026. Les candidatures seront acceptées jusqu’au 20 août 2026 inclus.

Comme pour les précédentes campagnes, les Tunisiens souhaitant accomplir le pèlerinage devront s’inscrire exclusivement via la plateforme électronique du ministère hajj.affaires-religieuses.tn. Une nouvelle exigence a été introduite cette année: chaque candidat doit obligatoirement fournir une adresse électronique personnelle.

Après l’inscription en ligne, les candidats devront se rendre auprès de leur délégation de résidence pour valider leur dossier avec une copie de la carte d’identité nationale et le récépissé de candidature.

En effet, le coût officiel avait été fixé à 20 930 dinars par pèlerin, incluant les services d’hébergement et le billet d’avion.

Comme chaque année, la sélection finale restera liée au quota accordé à la Tunisie par l’Arabie saoudite. Pour rappel, le quota tunisien du Hajj 2026 était fixé à 10 982 pèlerins.

À l’échelle internationale, le Hajj 2026 a réuni 1 707 301 pèlerins, dont 1 546 655 venus de l’étranger, représentant 165 nationalités. Les pèlerins résidant en Arabie saoudite étaient au nombre de 160 646.

 

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L’Atuge place l’urgence et les opportunités de l’IA au cœur du Tunisia Global Forum 2026

L’Association des Tunisiens des Grandes Écoles (Atuge) annonce la tenue du Tunisia Global Forum (TGF) le 21 juillet 2026 à l’hôtel Radisson Blu de Tunis.

Placé sous le thème “Bâtir l’avenir à l’ère de l’IA”, l’événement a pour ambition de mobiliser les talents et les énergies autour de l’opportunité historique et de l’urgence d’action que représente l’intelligence artificielle. Afin de traduire ces réflexions en actions concrètes pour la Tunisie, le forum sera l’occasion de publier un livre blanc dédié à l’IA, dont la rédaction a été confiée à un comité stratégique composé d’experts et d’entrepreneurs à la pointe des transformations liées à l’IA en Tunisie et dans le monde.

Parmi les temps forts de cette journée, l’ouverture officielle mettra en exergue la dimension de coopération internationale, avec la présence de Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger.

Le programme du TGF propose une approche multidimensionnelle à travers une série de conférences et de panels qui exploreront les enjeux de souveraineté et de gouvernance, le développement des infrastructures numériques et énergétiques, ainsi que la formation et la transformation indispensables des métiers.

Les débats exploreront également les moyens de mieux valoriser la recherche scientifique, de favoriser l’open-innovation entre startups et entreprises, et d’accélérer la transformation de l’écosystème entrepreneurial et de l’environnement d’affaires pour les mettre à l’heure des opportunités et des enjeux de l’IA.

Cette édition 2026 se distingue aussi par des nouveautés majeures destinées à confronter la théorie à la pratique. Le TGF mettra à l’honneur les finalistes du Hackathon IA “Automatiser ou disparaître”, coorganisé avec le CJD Tunis Horizon et mettant au défi des étudiants de Tunisie et de la diaspora d’imaginer et de prototyper des solutions d’automatisation métier innovantes.

Parallèlement, le forum accueillera la finale des TGF AI Awards, où vingt-sept finalistes défendront leurs projets sur scène lors de cette compétition qui récompense l’excellence dans les domaines de la recherche, des deeptechs et des startups.

La clôture du forum s’annonce tout aussi stratégique avec l’intervention de Mehdi Houas, qui vient d’être élu à la tête de Numeum, le principal syndicat patronal du numérique en France. Cette session de clôture intégrera également une keynote de Mustapha Ferjani, ministre de la Santé, un choix motivé par le fait que la santé représente l’un des secteurs offrant les applications les plus prometteuses pour l’intelligence artificielle en Tunisie.

Rappelons que le Tunisia Global Forum constitue le point d’orgue de tout un programme d’activités sous le chapeau du Diaspora Month, qui se déroule du 15 juillet au 15 août 2026. Cette initiative, organisée dans le cadre de la World Alliance of Tunisian Talents, a pour ambition de transformer la période estivale, traditionnellement marquée par les retours au pays, en un véritable temps de reconnexion des talents tunisiens du monde avec les acteurs économiques du pays et avec ses enjeux de développement et d’avenir.

Cette volonté d’impact à l’échelle nationale s’illustre par les Diaspora Regional Networkings (DRN), une série de rencontres visant à forger des collaborations pérennes dans plusieurs villes clés telles que Sfax, Sousse, Hammamet, Bizerte, Gabès, Béja et Djerba.

L’organisation de cette édition du Diaspora Month et du Tunisia Global Forum est rendue possible grâce à l’appui de nombreux partenaires de premier plan, notamment la GIZ à travers son programme EDMEJ pour la promotion de l’inclusion financière et socioéconomique en Tunisie, ainsi que la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

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La Tunisie veut réinventer son tourisme grâce à l’IA

Le ministère du Tourisme et Tunisie Telecom franchissent une nouvelle étape dans la modernisation du secteur touristique. Les deux partenaires sont convenus d’élaborer un plan d’action commun destiné à accélérer la transition numérique du tourisme et de l’artisanat, en misant notamment sur l’intelligence artificielle, les services connectés et l’innovation. L’objectif est de renforcer l’attractivité de la destination Tunisie tout en améliorant les services proposés aux visiteurs et aux investisseurs.

Un partenariat pour moderniser le tourisme

Réunis sous la présidence du ministre du Tourisme, Soufiane Tekaya, et du président-directeur général de Tunisie Telecom, Lassâad Ben Dhiab, les responsables des deux institutions ont examiné les perspectives de coopération en matière de transformation numérique.

À l’issue de cette rencontre, ils ont convenu de mettre en place un plan d’action commun, en coordination avec les différentes structures relevant du ministère, afin de définir les priorités et d’assurer le suivi des projets retenus.

Cette feuille de route vise notamment à renforcer les infrastructures technologiques du secteur, développer de nouveaux services numériques et accompagner la modernisation des métiers du tourisme et de l’artisanat.

L’intelligence artificielle au cœur de la stratégie

L’un des principaux axes du partenariat porte sur le développement de solutions numériques intelligentes reposant sur l’intelligence artificielle.

Ces outils devront contribuer à mieux valoriser la richesse et la diversité de l’offre touristique tunisienne, promouvoir les sites archéologiques ainsi que le patrimoine artisanal, tout en offrant une expérience plus interactive aux visiteurs.

Les deux parties souhaitent également développer des services numériques accessibles à distance pour faciliter les démarches des touristes et des investisseurs.

Des infrastructures et des formations renforcées

Le partenariat prévoit également la création d’un réseau informatique intégré dédié au ministère du Tourisme afin de garantir des échanges de données plus rapides et plus sécurisés.

La coopération concernera aussi les établissements d’enseignement supérieur et les centres de formation aux métiers du tourisme, avec le développement de plateformes de formation à distance destinées à accompagner la montée en compétences des futurs professionnels du secteur.

Les start-up appelées à jouer un rôle clé

Le ministère et Tunisie Telecom entendent enfin associer l’écosystème des start-up au développement de solutions innovantes destinées au tourisme et à l’artisanat.

Parmi les projets évoqués figure la création d’un incubateur spécialisé dans les technologies appliquées au tourisme intelligent, afin de favoriser l’émergence de nouvelles solutions numériques capables de renforcer la compétitivité de la destination Tunisie.

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Les Tunisiens adoptent progressivement l’identifiant national de santé

Plus de 9 000 patients ont déjà été enregistrés en quelques semaines dans le cadre du déploiement de l’Identifiant national de santé (INS). Si ce chiffre marque une première étape opérationnelle, il traduit aussi un intérêt croissant des Tunisiens pour cette réforme appelée à transformer durablement la gestion des données médicales dans les établissements de santé.

Porté par le ministère de la Santé, le projet vise à attribuer une identité numérique unique à chaque patient. À terme, ce numéro permettra de centraliser et de fiabiliser les informations médicales, tout en réduisant les erreurs liées à la multiplicité des dossiers ouverts dans différents hôpitaux. D’ailleurs, une phase pilote sera prochainement lancée à l’hôpital universitaire La Rabta avant une généralisation progressive à l’ensemble des structures hospitalières publiques. Le projet est supervisé par une commission réunissant médecins, administrateurs, techniciens du ministère et spécialistes de l’intelligence artificielle.

Une base de données plus fiable grâce à l’IA

L’intelligence artificielle occupe une place importante dans cette transformation, non pas pour remplacer les professionnels de santé, mais pour renforcer la qualité des données. Elle sera notamment mobilisée afin d’identifier automatiquement les dossiers en double, détecter les incohérences entre différentes bases de données et améliorer la fiabilité des informations avant leur intégration dans le système national.

Cette étape est essentielle. Une base de données fiable constitue le socle de toute stratégie de santé numérique. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), des données de santé de qualité et interopérables permettent d’améliorer la continuité des soins, d’optimiser la planification des ressources hospitalières, de renforcer la surveillance épidémiologique et de favoriser le développement d’innovations numériques au service des patients.

Au-delà des gains administratifs, cette modernisation pourrait également réduire les examens médicaux réalisés en double, accélérer la prise en charge des patients et offrir aux médecins une vision plus complète de l’historique médical de chaque personne.

Une tendance déjà engagée dans plusieurs pays

Avec ce projet, la Tunisie rejoint un mouvement international de modernisation des systèmes de santé. En France, l’Identité nationale de santé (INS) est utilisée de manière obligatoire depuis 2021. Elle permet d’identifier chaque patient de façon unique afin de sécuriser le partage des informations médicales entre les professionnels de santé, tout en limitant les erreurs d’identification.

L’Estonie, souvent considérée comme l’un des pays les plus avancés en matière de santé numérique, s’appuie également sur une identité numérique nationale donnant accès à un dossier médical électronique partagé, aux ordonnances dématérialisées et à de nombreux services de santé en ligne. Cette organisation a considérablement simplifié les démarches des patients et renforcé l’efficacité du système de soins.

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