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La Tunisie porte la candidature de la « Muqaddima » d’Ibn Khaldoun à l’UNESCO

La Muqaddima d’Ibn Khaldoun pourrait bientôt rejoindre le registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO. Annoncée dans un premier temps comme acquise, son inscription fait toutefois encore l’objet d’une évaluation par les instances compétentes de l’organisation internationale. Une précision apportée par la Délégation permanente de la Tunisie auprès de l’UNESCO est venue rectifier l’annonce initiale.

L’information avait été annoncée le 19 septembre à Tunis par l’historien Abdelhamid Larguèche, coordinateur de la commission internationale chargée de soutenir la candidature d’Ibn Khaldoun et de son œuvre. L’annonce est intervenue lors de la cérémonie de remise des Prix Ibn Khaldoun des sciences humaines et sociales, organisée au Centre des arts, de la culture et des lettres « Ksar Saïd », au Bardo. La cérémonie réunissait chercheurs, intellectuels et acteurs du monde culturel.

Selon la représentation tunisienne auprès de l’UNESCO, la candidature de la Muqaddima est actuellement en cours d’examen. La Tunisie travaille depuis l’année dernière à la préparation du dossier, en coordination avec plusieurs pays partenaires. Les éléments du patrimoine documentaire retenus devraient être annoncés lors de la réunion du Conseil exécutif de l’UNESCO au printemps 2027.

La démarche repose sur une coopération entre quatre pays : la Tunisie, l’Algérie, la Turquie et l’Égypte. Ce choix s’inscrit dans le parcours exceptionnel d’Ibn Khaldoun, dont la vie et l’œuvre sont liées à plusieurs espaces du monde arabe et méditerranéen. L’Algérie est notamment associée à une partie importante de l’élaboration de son œuvre historique. La Turquie conserve, pour sa part, certains des plus anciens manuscrits de la Muqaddima, tandis que l’Égypte constitue une autre étape majeure de son parcours intellectuel.

La candidature s’appuie sur un travail documentaire réunissant chercheurs et intellectuels de plusieurs pays, ainsi que sur des manuscrits et documents historiques liés à Ibn Khaldoun et à son œuvre. D’après Abdelhamid Larguèche , l’initiative visant à inscrire Ibn Khaldoun et ses écrits dans le registre de l’UNESCO remonte à 2024.

Né à Tunis en 1332, Ibn Khaldoun a développé dans la Muqaddima une réflexion qui dépasse largement le cadre de son époque. L’ouvrage analyse les sociétés, les dynamiques politiques, les économies, les civilisations et les mécanismes qui expliquent les transformations historiques. Par l’ampleur de cette réflexion, son œuvre a progressivement acquis une portée intellectuelle internationale.

Le programme « Mémoire du monde » de l’UNESCO vise à préserver et à rendre accessible le patrimoine documentaire considéré comme ayant une valeur universelle. Il concerne notamment des manuscrits, archives, collections et autres documents témoignant de la mémoire des sociétés.

Pour la Tunisie, la candidature de la Muqaddima représente ainsi un enjeu patrimonial et intellectuel majeur. Elle met en lumière l’importance d’une œuvre née à Tunis et devenue, au fil des siècles, une référence mondiale dans l’étude des sociétés et de l’histoire. Mais à ce stade, il convient de parler de candidature en cours d’évaluation, et non encore d’une inscription définitive au registre de l’UNESCO.

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Muqaddima d’Ibn Khaldoun : L’inscription à l’UNESCO toujours à l’étude

MISE A JOUR | Lundi 20 septembre

La candidature de l’œuvre au Registre « Mémoire du monde » est en cours d’évaluation, contrairement à l’annonce initiale faisant état d’une inscription déjà acquise. La Muqaddima d’Ibn Khaldoun n’a pas encore fait l’objet d’une décision définitive d’inscription au Registre international « Mémoire du monde » de l’UNESCO. La Délégation permanente de la Tunisie auprès de l’organisation a apporté cette précision samedi 19 septembre 2026, après une annonce présentant l’œuvre comme déjà inscrite.

Selon la Délégation permanente tunisienne, la Tunisie a engagé depuis l’année dernière la préparation du dossier de candidature de la Muqaddima, en coordination avec les pays partenaires. Le dossier est actuellement examiné par les commissions d’experts compétentes de l’UNESCO.

Cette précision intervient après l’annonce faite le 19 septembre par l’historien Abdelhamid El Arquès, coordinateur de la commission internationale chargée de soutenir la candidature d’Ibn Khaldoun et de son œuvre. Lors d’une cérémonie organisée au Centre des arts, de la culture et des lettres « Ksar Saïd », au Bardo, l’annonce avait été relayée comme une inscription effective au registre.

La représentation tunisienne auprès de l’UNESCO a toutefois indiqué qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise. Les éléments du patrimoine documentaire retenus devraient être annoncés à l’occasion de la réunion du Conseil exécutif de l’organisation au printemps 2027.


Samedi 19 septembre, l’historien Abdelhamid El Arquès, coordinateur de la commission internationale chargée de soutenir la candidature d’Ibn Khaldoun et de son œuvre, avait annoncé quelLa « Muqaddima » d’Ibn Khaldoun venait d’être inscrite au registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO.

L’annonce est intervenue lors de la cérémonie de remise des prix Ibn Khaldoun des sciences humaines et sociales, dans leur 26e édition, et du prix Mahmoud Darwich de poésie, dans sa deuxième édition, organisée au Centre des arts, de la culture et des lettres « Ksar Saïd », à Bardo, en présence de chercheurs, d’intellectuels et d’acteurs du monde culturel.

Une candidature portée par quatre pays

Selon Abdelhamid El Arquès, quatre pays ont participé à la démarche de candidature : la Tunisie, l’Algérie, la Turquie et l’Égypte. Ce choix s’explique notamment par les liens entre Ibn Khaldoun, son parcours intellectuel et les différents espaces dans lesquels il a vécu, travaillé et produit ses écrits.

L’Algérie est notamment liée à l’élaboration de son œuvre historique majeure, tandis que la Turquie conserve certains des plus anciens manuscrits de la « Muqaddima ». L’Égypte occupe également une place importante dans le parcours de l’historien, qui y a vécu et poursuivi une partie de son activité intellectuelle.

La candidature a mobilisé des chercheurs et des intellectuels de plusieurs pays, avec notamment la constitution d’un dossier documentaire comprenant des manuscrits et des documents historiques liés à Ibn Khaldoun et à son œuvre. Selon El Arquès, l’initiative visant à inscrire Ibn Khaldoun et ses écrits au registre de l’UNESCO avait commencé en 2024.

Une reconnaissance internationale pour une œuvre née en Tunisie

L’inscription concerne la « Muqaddima », œuvre dans laquelle Ibn Khaldoun développe une réflexion sur les sociétés, les dynamiques politiques, les économies, les civilisations et les mécanismes de transformation historique. Né à Tunis en 1332, Ibn Khaldoun a construit une œuvre qui a largement dépassé le cadre géographique et intellectuel dans lequel elle a été élaborée.

Le registre « Mémoire du monde » de l’UNESCO vise précisément à préserver le patrimoine documentaire considéré comme ayant une valeur universelle et à favoriser son accessibilité aux générations futures. Il comprend des manuscrits, archives, collections et autres documents provenant de différentes régions du monde.

Lire aussi : Inscription historique : Sidi Bou Saïd rejoint officiellement le patrimoine mondial de l’UNESCO

Pour la Tunisie, cette inscription place ainsi un élément majeur de son patrimoine intellectuel dans un dispositif international consacré à la conservation et à la transmission de la mémoire documentaire mondiale.

L’annonce intervient par ailleurs quelques semaines après que l’UNESCO a renforcé la visibilité de son programme « Mémoire du monde » dans le monde arabe, avec le lancement en août 2026 de son site consacré au programme en langue arabe et la traduction de plusieurs de ses documents de référence.

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