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Tunisie : Les motos, un « cauchemar » sur les routes !

Le président du bureau de communication de l’Observatoire national de la sécurité routière, Chamseddine Adouani, a qualifié les motos de « cauchemar » sur les routes tunisiennes, alertant sur la hausse des risques liés à ce moyen de transport devenu de plus en plus répandu.

S’exprimant en marge d’un atelier consacré à l’évaluation et au soutien des activités de la stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière 2025-2034, il a souligné que la moto reste un véhicule particulièrement vulnérable, exposant davantage ses conducteurs aux accidents graves.

Plusieurs mesures ont été mises

Selon lui, plusieurs mesures ont été mises en place afin de limiter les dangers liés aux deux-roues. Parmi elles figurent l’adoption d’un cahier des charges encadrant les opérations de distribution, de fabrication, d’assemblage et d’importation des motos, ainsi que le renforcement des normes techniques et des contrôles sur le marché.

Le responsable a également rappelé que les autorités ont fixé des règles techniques relatives aux casques de protection destinés aux conducteurs. Il a précisé que le décret gouvernemental n°510 de 2018, relatif aux permis de conduire, fixe l’âge minimum autorisé pour conduire une moto à 15 ans, tout en imposant le port obligatoire du casque.

Une amende de 500 dinars

Concernant les infractions, Chamseddine Adouani a averti que la conduite d’une moto sans permis expose le contrevenant à une amende de 500 dinars ainsi qu’à une peine pouvant aller jusqu’à six mois de prison.

Il a indiqué que l’Observatoire national de la sécurité routière mise également sur la sensibilisation, notamment à travers les clubs de sécurité routière dans les établissements scolaires et les campagnes menées directement sur les routes.

Le responsable est aussi revenu sur le phénomène des « taxi-moto », qui commence à apparaître dans certaines régions. Il a affirmé que cette activité est illégale et qu’elle ne figure dans aucun des textes réglementaires actuellement en vigueur en Tunisie. Les personnes exerçant cette activité s’exposent ainsi à des poursuites pour transport de personnes sans autorisation et à bord d’un véhicule non assuré pour ce type de service.

Multiplication visible des motos sur les routes tunisiennes

Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par une multiplication visible des motos sur les routes tunisiennes, notamment parmi les jeunes et les livreurs, alors que les campagnes de sensibilisation sur le port du casque et le respect du code de la route peinent encore à réduire le nombre d’accidents impliquant les deux-roues.

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Assurance des deux-roues : De nouvelles mesures pour mettre fin au refus des assureurs

La ministre des Finances, Michket Slama Khaldi, a annoncé une série de mesures visant à résoudre le refus de certaines compagnies d’assurer les motos, notamment celles de plus de 50 cm³. Ces dispositions, inscrites dans le plan de développement 2026-2030, visent à garantir une meilleure couverture tout en renforçant le cadre réglementaire.

Un mécanisme élargi pour les motos non immatriculées

La principale mesure consiste à étendre le système de distribution solidaire de l’assurance aux motos acquises avant le 1er janvier 2025 et ne disposant pas de carte grise. Cette approche permettra à leurs propriétaires de bénéficier d’une couverture malgré les contraintes juridiques et techniques.

En revanche, pour les motos commercialisées après cette date, la souscription d’une assurance restera conditionnée à la présentation de la carte grise, conformément à la législation en vigueur.

Un recours en cas de refus des assureurs

La ministre a précisé que tout refus d’assurance ou absence de réponse dans un délai de dix jours ouvre la voie à un recours auprès du bureau central de tarification. Cette instance pourra fixer le montant de la prime et contraindre la compagnie concernée à accorder la couverture.

Ces mesures résultent d’une concertation entre la Direction générale des assurances et la Fédération tunisienne des sociétés d’assurances. L’objectif est de mettre fin à la multiplication des refus et de garantir le respect de l’obligation d’assurance en responsabilité civile.

Dans ce cadre, tous les dossiers de refus concernant les motos de plus de 50 cm³ seront désormais orientés vers la Fédération, qui se chargera soit de les transmettre au bureau central de tarification (pour les véhicules immatriculés), soit de les intégrer dans le système solidaire (pour les motos non enregistrées).

Protection accrue des assurés

La ministre a également insisté sur le rôle de la Direction générale des assurances dans la protection des assurés. Celle-ci poursuivra le traitement des réclamations et renforcera les mécanismes d’intervention en cas d’abus, avec notamment des procédures simplifiées pour le dépôt électronique des plaintes.

Ces décisions interviennent dans un contexte de hausse des litiges liés à l’assurance des motos en Tunisie, marqué par l’augmentation du nombre d’engins de plus de 50 cm³ et l’évolution du parc roulant.

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