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Washington – Moscou : les affaires attendront, les désaccords restent

Moscou regrette que Washington continue de conditionner l’avancée des projets économiques russo-américains à un règlement du conflit en Ukraine.

Le Kremlin souhaite que les États-Unis et la Russie puissent commencer à travailler dès à présent sur des projets économiques communs, sans attendre la conclusion d’un accord mettant fin à la guerre en Ukraine. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré jeudi 1er octobre que Moscou regrettait que Washington continue de lier le développement de la coopération économique à un règlement du conflit. « Les Américains disent que d’abord vient le règlement, puis seulement la mise en œuvre des projets ». La Russie considère au contraire que les deux processus pourraient avancer parallèlement, dans l’intérêt des deux pays.

Cette divergence intervient après plusieurs contacts entre responsables russes et américains. Kirill Dmitriev, envoyé spécial du président Vladimir Poutine et directeur général du Fonds russe d’investissement direct, s’est rendu récemment aux États-Unis pour poursuivre les discussions avec l’administration Trump.

Selon un responsable américain cité par Reuters, les entretiens ont porté à la fois sur les efforts visant à parvenir à une solution pacifique au conflit ukrainien et sur de possibles initiatives énergétiques russo-américaines pour l’après-guerre. Dmitriev a notamment rencontré des représentants du Trésor américain et du département de l’Énergie…

Un dialogue économique encore lié au conflit

Washington maintient pour sa part un lien entre les perspectives de normalisation économique et les négociations sur l’Ukraine. Cette approche s’inscrit dans les discussions engagées depuis plusieurs mois entre les deux pays. Lors de précédents contacts, les questions énergétiques et économiques avaient déjà été associées aux efforts diplomatiques. Kirill Dmitriev avait ainsi participé aux discussions sur les relations économiques, l’énergie et certaines mesures concernant les exportations pétrolières russes.

Le déplacement de Dmitriev aux États-Unis s’inscrit dans cette continuité. Il avait notamment rencontré les envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner, alors que Washington cherchait à relancer les discussions sur un règlement du conflit.

Pour le Kremlin, l’ouverture de discussions économiques pourrait constituer un moyen de rétablir progressivement les relations bilatérales, sans attendre que l’ensemble des questions politiques et militaires soit réglé.

Moscou estime ainsi que des projets présentant un intérêt économique mutuel peuvent être étudiés indépendamment des négociations sur le conflit. Washington semble au contraire considérer qu’une normalisation économique de grande ampleur doit rester liée aux progrès vers la fin de la guerre.

Au final, aucune décision majeure de reprise des échanges économiques n’a pour l’heure été annoncée. Les discussions restent exploratoires et portent notamment sur les perspectives énergétiques et la coopération économique susceptible d’être développée après le conflit.

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Pyramids Airlines affrété pour le transport des touristes russes sur la Tunisie

C’est la compagnie aérienne égyptienne Pyramids Airlines qui va assurer les vols touristiques directs entre la Russie et la Tunisie au cours de l’été 2026.

Les désillusions de 2025 seront-elles surmontées ? Après moults annulations, reports et rebondissements, les flux touristiques russes sur la Tunisie devraient reprendre à l’été 2026.

Les deux tour-opérateurs Pegas Touristik et Biblio Globus ont en effet confirmé la mise en place de vols saisonniers à compter de la mi-juillet 2026.

En tout, un programme de 7 vols hebdomadaires dont 5 au départ de Moscou à compter du 15 juillet (lundi, mercredi, jeudi, samedi et dimanche) et 2 de St Pétersbourg à partir du 14 juillet (mardi et vendredi) vers l’aéroport de Monastir-Habib Bourguiba.

Vols quotidiens en A321

Les deux T.O ont affrété conjointement un Airbus A321-200 de la compagnie aérienne Pyramids Airlines à raison de 110 sièges par voyagiste. Ils confirment avoir obtenu les autorisations nécessaires en vertu de la 7e liberté de l’air.

Pegas Touristik marque ainsi son retour sur la destination où il était absent depuis 5 ans.

Biblio Globus, en dépit des déboires rencontrés par le passé, maintient, avec son partenaire tunisien Carthage Group, toutes ses ambitions à l’endroit de la destination.

Les chiffres du tourisme russe sur la Tunisie

Les arrivées de touristes russes ont connu une chute vertigineuse sur la destination si l’on se réfère aux chiffres de l’année 2019 où l’on avait enregistré 633 mille visiteurs; chiffre tombé après le Covid et la guerre Russie-Ukraine à 24 mille en 2023, 14 mille en 2024, avant de reprendre très légèrement en 2025 avec 35 mille arrivée.

Le programme annoncé par Pegas Touristik et Biblio Globus permettrait de drainer environ 1540 clients par semaine dans le meilleur des cas.

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