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Première chirurgicale à l’hôpital militaire de Sfax

Une première opération neurochirurgicale d’ablation d’une tumeur cérébrale sur un patient éveillé a eu lieu à l’hôpital militaire universitaire de Sfax et a été couronnée de succès.

L’intervention a été réalisée, le mercredi 10 juin 2026, par l’équipe de neurochirurgie, avec le soutien des services d’anesthésie et de réanimation, sous la conduite de Dr Hichem Ammar et Dr Imen Cherif, dans le cadre d’une approche multidisciplinaire garantissant un haut niveau de sécurité et de précision.

Cette procédure complexe permet une surveillance en temps réel des fonctions neurologiques du patient pendant l’opération.

Le patient est resté conscient tout au long de l’intervention, permettant aux chirurgiens de surveiller en permanence le langage, la motricité et d’autres fonctions cérébrales essentielles, réduisant ainsi le risque de séquelles neurologiques postopératoires.

Selon le ministère de la Défense nationale, il s’agit de la première opération de ce type réalisée à l’hôpital militaire de Sfax et dans le sud de la Tunisie.

La neurochirurgie éveillée est considérée comme l’une des techniques les plus avancées dans le domaine, notamment pour les tumeurs situées dans des zones cérébrales «éloquentes», car elle permet une ablation plus précise des lésions, minimisant les complications et améliorant les résultats fonctionnels pour le patient.

I. B.

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Destruction d’un hélicoptère Apache : Trump accuse l’Iran et promet une riposte

Donald Trump a promis une « riposte » après avoir accusé l’Iran d’être responsable de la destruction d’un hélicoptère militaire américain au-dessus du détroit d’Ormuz. L’incident intervient dans une zone maritime hautement stratégique, déjà marquée par de fortes tensions entre Washington et Téhéran. Les circonstances exactes restent, à ce stade, non confirmées de manière indépendante.

Washington évoque une attaque et menace

Selon des déclarations attribuées à Donald Trump et relayées par la presse américaine, un hélicoptère militaire de type Apache, en mission de patrouille, aurait été détruit au-dessus du détroit d’Ormuz. L’ancien président américain a directement imputé l’incident à l’Iran, estimant qu’une réponse militaire ou politique était nécessaire.

Dans ses déclarations, il a affirmé que les États-Unis « riposteront » à cette action, sans toutefois préciser la nature ni le calendrier d’une éventuelle réponse.

Les autorités américaines indiquent par ailleurs que les deux pilotes de l’appareil ont été secourus et sont indemnes.

Téhéran pointé du doigt, contexte hautement inflammable

À ce stade, aucune confirmation indépendante ne permet d’établir les responsabilités exactes de l’incident. L’accusation portée contre l’Iran repose sur les déclarations américaines relayées dans un contexte de forte tension entre les deux pays.

Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport mondial de pétrole, demeure une zone sensible où les incidents militaires et les démonstrations de force sont récurrents.

Un climat de confrontation persistante

Cet épisode s’inscrit dans une séquence de tensions politiques et militaires persistantes entre Washington et Téhéran. Les échanges de menaces et d’accusations continuent de rythmer les relations bilatérales, sans signes d’apaisement immédiat.

Les prochains développements dépendront de la confirmation des faits sur le terrain et de la réaction des autorités iraniennes, qui n’ont pas encore commenté officiellement l’incident au moment de ces déclarations.

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Coopération militaire : Les États-Unis livrent 48 véhicules HMMWV à l’Armée tunisienne

Dans le cadre du renforcement de la coopération sécuritaire entre Tunis et Washington, les États-Unis ont procédé, mercredi 4 juin 2026, à la livraison de 48 véhicules à haute mobilité et polyvalents (HMMWV) à l’Armée tunisienne. La cérémonie officielle s’est déroulée à la base militaire d’El Aouina, à Tunis, en présence de responsables militaires et civils des deux pays.

Renforcement des capacités opérationnelles

Cette dotation s’inscrit dans le cadre des programmes de coopération militaire entre les deux partenaires, visant à renforcer les capacités opérationnelles des forces armées tunisiennes.

Selon l’Ambassade des Etats-Unis à Tunis, ces véhicules blindés sont destinés à améliorer la mobilité des unités tunisiennes, notamment dans le cadre d’exercices conjoints et d’opérations interarmées.

Ils devraient également permettre une meilleure réactivité lors d’interventions sur le terrain, dans un contexte où la modernisation des équipements militaires demeure une priorité pour les autorités tunisiennes.

Un partenariat militaire qualifié de stratégique

La cérémonie s’est tenue en présence de l’ambassadeur des États-Unis à Tunis, Bill Bazzi, qui a salué la solidité des relations bilatérales entre les deux pays.

Dans son intervention, il a rappelé que la coopération sécuritaire constitue un pilier central des relations entre la Tunisie et les États-Unis, établies depuis plus de deux siècles. Il a également souligné que cette livraison illustre la continuité d’un partenariat qualifié d’allié stratégique majeur non membre de l’OTAN.

Selon les deux parties, cette nouvelle dotation de matériel militaire marque une étape supplémentaire dans l’élargissement de cette coopération, dans un contexte régional où les enjeux sécuritaires restent importants.

Les autorités américaines affirment, de leur côté, que ce type de programme contribue également à soutenir le secteur industriel de la défense aux États-Unis, en parallèle de l’aide apportée aux partenaires étrangers.

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Premier satellite militaire tunisien : L’histoire d’un virage stratégique inédit

La Tunisie a officiellement lancé le développement de son tout premier satellite gouvernemental et militaire dédié à l’observation de la Terre, selon des informations publiées par le Centre national de la cartographie et de la télédétection relevant du ministère tunisien de la Défense nationale. Ce satellite de type « 6U CubeSat » sera placé sous la supervision directe de l’Armée de l’air tunisienne. Le projet marque une nouvelle étape pour la Tunisie, qui passe d’initiatives spatiales privées comme Telnet et son satellite « Challenge One » à une stratégie spatiale portée directement par l’État tunisien.

Cette évolution intervient dans un contexte où plusieurs pays africains et maghrébins investissent dans les technologies spatiales afin de renforcer leur souveraineté numérique, sécuritaire et géostratégique.

Que prévoit exactement ce satellite ?

Le satellite tunisien sera un modèle compact de type « 6U CubeSat », une catégorie de nanosatellites de plus en plus utilisée pour les missions d’observation terrestre, de surveillance environnementale et de collecte de données géospatiales.

Selon le Centre national de la cartographie et de la télédétection, le satellite sera entièrement consacré aux missions de télédétection et d’observation de la Terre. Il devra fournir des images et des données à haute précision destinées à plusieurs usages stratégiques.

Le projet est actuellement en phase de fabrication et de développement des systèmes mécaniques et logiciels, après l’achèvement des études structurelles et la définition des besoins géospatiaux de la Tunisie. La date officielle du lancement n’a pas encore été annoncée, les autorités attendant la fin des tests environnementaux et techniques.

Pourquoi la Tunisie a choisi un partenaire chinois

Le ministère tunisien de la Défense a choisi une entreprise privée chinoise comme partenaire technique et logistique du projet. Ce choix repose notamment sur l’expertise chinoise dans les satellites miniaturisés et sur la coopération technologique déjà existante entre Tunis et Pékin.

Depuis 2018, la Tunisie accueille d’ailleurs un centre chinois Beidou de navigation satellitaire, présenté comme le premier du genre installé par la Chine hors de son territoire.

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Dans le cadre de ce partenariat, la société chinoise doit fournir des systèmes de capteurs et d’imagerie avancés, participer à l’intégration technique des composants et assurer des formations pour les ingénieurs tunisiens.

Les autorités tunisiennes insistent toutefois sur un point : la gestion du projet, le contrôle des données et les opérations sensibles resteront sous souveraineté tunisienne et sous contrôle militaire national.

Que changera concrètement ce satellite pour la Tunisie ?

L’enjeu dépasse largement le simple symbole technologique. Les autorités tunisiennes présentent ce satellite comme un outil stratégique à la fois sécuritaire, économique et environnemental.

Sur le plan sécuritaire, le satellite doit permettre une meilleure surveillance des frontières terrestres et des côtes tunisiennes grâce à des capacités avancées d’imagerie géospatiale.

Dans le domaine agricole, les données satellitaires pourraient aider au suivi des terres cultivées, à l’évaluation des rendements et à la gestion du stress hydrique dans un contexte marqué par des épisodes de sécheresse récurrents.

Le satellite pourrait également jouer un rôle dans la surveillance climatique, la détection précoce des incendies de forêt et le suivi des catastrophes naturelles.

Un changement de doctrine

Le lancement de « Challenge One » par Telnet en 2021 avait déjà placé la Tunisie sur la carte spatiale africaine. Mais il s’agissait alors d’une initiative privée et commerciale.

Le nouveau programme change d’échelle : il s’agit cette fois d’un projet étatique, militaire et souverain, directement lié aux besoins stratégiques de l’administration tunisienne.

Cette évolution rapproche la Tunisie d’autres pays africains ayant développé des capacités spatiales nationales destinées à la sécurité, à l’agriculture ou à la gestion des ressources naturelles.

Ce qu’il faut retenir

La Tunisie développe actuellement son premier satellite gouvernemental et militaire d’observation terrestre sous supervision de l’Armée de l’air tunisienne. Le projet repose sur une coopération technologique avec une entreprise chinoise, mais les autorités affirment conserver le contrôle total des données et des opérations sensibles. Au-delà du symbole, ce satellite pourrait renforcer les capacités tunisiennes dans la surveillance des frontières, la gestion agricole, le suivi climatique et l’indépendance technologique nationale.

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Défense : La Tunisie et les États-Unis renforcent leur coopération militaire aérienne

Le ministre tunisien de la Défense nationale, Khaled Sehili, a rencontré mercredi le général Jason T. Hinds, en marge du 15e Forum des chefs d’état-major des forces aériennes africaines organisé en Tunisie du 13 au 15 mai.

Cette rencontre a été l’occasion pour les deux responsables d’évoquer l’état de la coopération militaire entre la Tunisie et les États-Unis, notamment dans le domaine aérien.

Tunis met en avant un partenariat stratégique durable

Selon un communiqué du ministère de la Défense, Khaled Sehili a salué la solidité des relations historiques entre Tunis et Washington ainsi que la poursuite de la mise en œuvre de la feuille de route de coopération militaire entre les deux pays.

Le ministre a souligné que ce partenariat repose sur la confiance, le respect mutuel ainsi que sur des intérêts et valeurs communs, mettant en avant la diversité des programmes de coopération engagés entre les deux armées.

Il a précisé que cette coopération ne se limite pas au soutien logistique et technique, mais couvre également la formation, l’enseignement militaire, l’échange d’expertises et les exercices conjoints.

Accent sur les sciences de l’espace et l’aviation

Le ministre de la Défense a également exprimé le souhait de développer davantage les programmes liés aux sciences de l’espace et de l’aviation, notamment à travers le renforcement des capacités académiques et des méthodes de formation.

Selon la même source, la Tunisie ambitionne de consolider son rôle de partenaire stratégique et de plateforme régionale de coopération sécuritaire dans le bassin méditerranéen.

Le département de la Défense estime que cette position pourrait permettre au pays de devenir un pôle régional dans les domaines de la formation et de l’entraînement militaire selon les standards internationaux.

Washington réaffirme son soutien

De son côté, le général Jason T. Hinds a salué le niveau de coopération militaire entre les deux pays ainsi que les compétences de l’armée de l’air tunisienne dans les domaines de la formation et de l’entraînement.

Le responsable militaire américain a réaffirmé l’engagement des États-Unis à poursuivre le soutien aux capacités aériennes tunisiennes et à développer davantage la coopération bilatérale au service des intérêts communs des deux pays.

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Coopération militaire africaine : La Tunisie veut créer un centre régional de formation

La Tunisie veut renforcer son positionnement dans la coopération militaire africaine. À l’ouverture de la 15ᵉ édition du Forum des chefs d’état-major des forces aériennes africaines, organisée à Tunis du 13 au 15 mai 2026, le ministre de la Défense nationale Khaled Sehili a annoncé la volonté tunisienne de contribuer à la création d’un centre régional de formation militaire dédié au domaine aéronautique.

Cet événement est organisé conjointement par l’armée de l’air tunisienne et le commandement aérien américain pour l’Europe et l’Afrique, dans un contexte marqué par la montée des défis sécuritaires sur le continent africain.

Tunis mise sur son expertise militaire

Lors de son intervention, Khaled Sehili a affirmé que la Tunisie continuera à ouvrir ses institutions de formation militaire aux armées des pays « frères et amis », afin de partager son expérience et son savoir-faire dans les spécialités aéronautiques.

Le ministre a souligné que cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de consolidation de la coopération militaire africaine, basée sur la solidarité et la coordination face aux menaces communes qui touchent plusieurs régions du continent.

Selon lui, la stabilité sécuritaire demeure une condition essentielle au développement économique et à la préservation des équilibres régionaux.

Intelligence artificielle, cybersécurité et spatial au cœur des discussions

Au-delà des questions opérationnelles classiques, le forum met l’accent sur plusieurs enjeux technologiques liés à l’évolution des armées modernes.

Les discussions portent notamment sur l’intégration de l’intelligence artificielle dans les systèmes militaires, la gestion des données, les systèmes de commandement et de communication, ainsi que les domaines du spatial et de la cybersécurité.

Le ministre tunisien a également mis en avant les capacités de modernisation de l’armée de l’air tunisienne, tout en saluant le partenariat stratégique entre la Tunisie et les États-Unis, qu’il a qualifié de coopération fondée sur la confiance mutuelle et le respect partagé.

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Tunisie : Feu vert américain pour une vente militaire de 95 millions de dollars

Le Département d’État des États-Unis a annoncé son approbation d’une éventuelle vente militaire à l’étranger au profit de la Tunisie, d’un montant estimé à 95 millions de dollars. Cette opération s’inscrit dans le cadre du soutien à la troisième phase du projet de sécurisation des frontières.

Selon les informations publiées, l’accord porte sur des équipements de défense non létaux, comprenant notamment des véhicules de terrain, des systèmes de communication, des caméras thermiques, des radars et divers capteurs.

Des technologies avancées de détection des explosifs

Le dispositif inclut également des technologies avancées de détection des explosifs ainsi que des matières chimiques et radiologiques, en plus de systèmes de commandement et de contrôle, d’équipements de soutien logistique et de prestations d’installation et de formation.

Lire aussi : Le Pentagone approuve la vente de missiles Javelin à la Tunisie

Le Département d’État précise que cette transaction répond aux objectifs de la politique étrangère et de sécurité nationale des États-Unis, en renforçant les capacités d’un partenaire stratégique. La Tunisie est en effet considérée comme un allié majeur hors OTAN, un statut qui contribue à consolider la coopération sécuritaire entre les deux pays.

Renforcement durable des capacités de défense tunisiennes

Au-delà de l’aspect sécuritaire immédiat, cette opération devrait permettre un renforcement durable des capacités de défense tunisiennes, en particulier en matière de protection des frontières et de préservation de la souveraineté nationale, avec des retombées attendues sur la stabilité politique et le développement économique en Afrique du Nord.

La mise en œuvre du projet devrait être assurée par les entreprises américaines L3Harris Technologies, basée en Floride, et Toyota, impliquée dans ce programme depuis le Texas.

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La Tunisie consolide son axe sécuritaire avec les États-Unis

La Tunisie et les États-Unis franchissent une nouvelle étape dans leur coopération de défense. Reçu à Tunis par le ministre de la Défense, l’amiral américain Ben Snell a échangé avec les autorités tunisiennes sur l’élargissement du partenariat militaire, dans un contexte marqué par la montée des menaces transfrontalières et des défis sécuritaires régionaux.

Une coopération stratégique en constante montée en puissance

Le ministre de la Défense Khaled Sehili a reçu mardi au siège du département le directeur du renseignement du commandement américain pour l’Afrique, Ben Snell, en présence de l’ambassadeur américain Bill Bazzi et de hauts responsables des deux pays.

A cette occasion, le ministre a mis en avant la profondeur des relations historiques entre la Tunisie et les États-Unis, rappelant qu’elles remontent à la fin du XVIIIe siècle. Il s’est également félicité des résultats du programme de coopération militaire bilatérale, marqué ces dernières années par des visites régulières de hauts responsables américains et par la livraison d’équipements destinés à améliorer la préparation opérationnelle de l’armée tunisienne.

Une feuille de route 2020-2030 au cœur du partenariat

Le responsable tunisien a souligné que cette coopération dépasse le simple cadre de l’assistance militaire, reposant sur un partenariat durable fondé sur la confiance, le respect mutuel et des intérêts stratégiques communs.

L’accent a été mis sur la poursuite de la feuille de route de coopération militaire 2020-2030, considérée comme l’axe structurant du partenariat entre Tunis et Washington. Cette stratégie vise en particulier le renforcement des capacités opérationnelles et logistiques des forces armées tunisiennes, ainsi que le développement du renseignement militaire.

Les discussions ont également porté sur les menaces émergentes auxquelles la région est confrontée : terrorisme, criminalité transfrontalière organisée, traite des êtres humains, contrebande, trafic de stupéfiants et sécurisation des frontières.

Pour Tunis, cette coopération constitue un levier essentiel afin de moderniser les outils de surveillance, de renseignement et d’intervention, notamment dans les zones frontalières sensibles.

De son côté, Ben Snell a estimé que cette rencontre ouvre la voie à de nouvelles perspectives de coopération sécuritaire, dans un environnement international marqué par des défis de plus en plus complexes.

Washington réaffirme son soutien à Tunis

Le responsable d’AFRICOM a salué la solidité des relations tuniso-américaines et le rôle de la Tunisie dans la consolidation de la sécurité et de la stabilité régionales.

Il a réaffirmé l’engagement des États-Unis à accompagner les efforts tunisiens visant à renforcer les capacités de l’armée nationale, confirmant la place centrale de la Tunisie dans la stratégie sécuritaire américaine en Afrique du Nord et sur le flanc sud de la Méditerranée.

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Service national : Tout savoir sur la session de recrutement de 2026

La première session de recrutement au service national pour l’année 2026 débutera le 2 mars et se poursuivra jusqu’au 10 avril. L’annonce a été faite par le capitaine Achraf Khlifa, responsable au sein du Ministère de la Défense, lors d’une intervention sur Express FM. Cette campagne concerne des milliers de jeunes Tunisiens appelés à régulariser leur situation militaire.

Qui est concerné par la conscription ?

La session vise principalement les jeunes hommes nés au premier trimestre 2006, ainsi que toute personne née entre 2000 et les années suivantes n’ayant pas encore effectué ou régularisé son service national.

Les candidats sont invités à se présenter dans les centres régionaux de recrutement de Tunis, Sousse, Béja, Gabès et Kasserine.

Le service national demeure obligatoire pour les hommes âgés de 20 à 35 ans, pour une durée d’un an. « Le recrutement constitue la règle générale », a rappelé le capitaine Khlifa, soulignant que tout manquement expose son auteur à des poursuites devant la justice militaire.

Un dispositif plus rigoureux

Présent lors de l’entretien, le capitaine Mokhtar Zakraoui, de la Direction générale du recrutement et de la mobilisation, a détaillé le mécanisme en vigueur.

Le processus débute par le recensement à partir de 18 ans. À 20 ans, tout citoyen est tenu de se présenter à l’une des quatre sessions annuelles (mars, juin, septembre, décembre). En cas d’absence, le dossier est transmis à la justice militaire pour infraction au devoir national, passible d’une peine allant d’un mois à un an d’emprisonnement.

Le responsable a précisé que le système actuel est plus strict que l’ancien tirage au sort, communément appelé « rafle ».

Anticipation, exemptions et reports

Les jeunes âgés de 18 ans peuvent solliciter une incorporation anticipée en adressant une demande au ministre de la Défense, notamment pour bénéficier d’une formation professionnelle.

La loi n°2004-1 encadre strictement les cas d’exemption : inaptitude médicale reconnue par l’institution militaire ; dépassement de l’âge légal (35 ans) ; prise en charge permanente d’un membre de la famille sans ressources (avec conditions spécifiques pour le fils unique) ; situation familiale particulière (mariage depuis deux ans sans enfants ou avec enfants légitimes).

Les reports concernent notamment la poursuite des études ; la prise en charge temporaire d’une mère divorcée ou veuve, d’un frère mineur de moins de 20 ans, ou d’une sœur célibataire ; les étudiants à l’étranger, qui bénéficient d’un report annuel renouvelable.

Pour les Tunisiens résidant à l’étranger, les travailleurs ou résidents de plus de 28 ans peuvent obtenir une exemption sur présentation d’un contrat de travail continu et d’un certificat de résidence valide. Les travailleurs de moins de 28 ans bénéficient d’un report renouvelable, puis d’une exemption à partir de 28 ans.

Femmes et binationaux

Le recrutement des femmes concerne exclusivement les professionnelles du secteur de la santé, conformément à un accord interministériel.

Pour les binationaux, des accords de régularisation existent avec l’Algérie, la Turquie et la France.

Les officiers ont lancé un appel aux quelque 54.000 jeunes hommes concernés annuellement à se manifester, que ce soit pour un recrutement, une demande d’exemption ou de report. Ils ont insisté sur le principe d’égalité entre citoyens, rappelant que tout ancien militaire reste mobilisable jusqu’à 24 ans au sein de l’armée de réserve en cas d’urgence nationale.

Enfin, ils ont précisé que les affectations individuelles restent suspendues depuis 2015, sans perspective de rétablissement à ce jour.

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