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Tunisie | Le double abandon de la démocratie

L’échec de la transition démocratique tunisienne n’est pas seulement celle d’un peuple épuisé par des institutions incapables de nourrir ses espérances. C’est aussi le fruit de son abandon systémique par les démocraties occidentales, dont le cynisme du calcul migratoire le dispute au confort d’un fatalisme culturel. (Photo : Thomas Ruud, Kais Saied, Ursula von der Leyen et Giorgia Meloni à Carthage en juin 2023).

Ali Guidara *

Il y a cinq ans, le 25 juillet 2021, lorsque le président Kaïs Saïed suspendait le Parlement, limogeait le chef du gouvernement et s’octroyait les pleins pouvoirs, la Tunisie n’a pas basculé dans la consternation. Elle a poussé un soupir de soulagement.

À l’époque, un sondage Emrhod Consulting créditait ces mesures d’un soutien massif de 87 % des Tunisiens. Ce chiffre, aujourd’hui relégué aux oubliettes de l’histoire récente, rappelle une vérité inconfortable : l’expérience démocratique amorcée en 2011 s’est d’abord effondrée de l’intérieur. Ce désamour initial ne s’est pas construit dans le vide ; il fut le produit d’une décennie d’instabilité gouvernementale, d’une corruption perçue comme endémique et des théâtres d’ombres d’un Parlement fragmenté où la posture partisane éclipsait l’urgence publique. Sur ce terreau d’une économie exsangue, la promesse démocratique a fini par s’assimiler à l’impuissance.

Un record mondial d’abstention

Le provisoire est devenu permanent. Justifié à l’origine par l’article 80 de la Constitution de 2014, le régime d’exception s’est mué en un système pérenne, en dépit d’une érosion spectaculaire de l’adhésion populaire. Le référendum constitutionnel de juillet 2022 n’a mobilisé que 27 % des inscrits ; les législatives suivantes, à peine 11 % – un record mondial d’abstention.

C’est ici que le regard bifurque vers les partenaires occidentaux de Tunis. Comment cet effritement manifeste de la légitimité populaire a-t-il pu s’accompagner d’une telle absence de position claire et ferme de leur part ? L’argument de l’ignorance ne tient pas. La révocation arbitraire de 57 magistrats en juin 2022 et l’avènement d’une Constitution hyper-présidentielle privant le législatif de sa substance ont été documentés en temps réel par les chancelleries. Ce qui a manqué à l’Occident n’est pas l’information, mais la volonté politique : les capitales européennes et Washington ont préféré s’en tenir à de rituelles expressions d’«inquiétude» diplomatique, se gardant bien d’activer le moindre levier concret – ni conditionnalité de l’aide, ni suspension de coopération.

Les derniers contre-pouvoirs tunisiens – syndicats et journalistes – ont été abandonnés à leur sort.

Alibi de l’essentialisme et réalité économique

Ce renoncement occidental s’enracine en réalité dans un préjugé tenace, presque confortable : l’idée reçue selon laquelle le monde arabe serait intrinsèquement incompatible avec le pluralisme. Pour beaucoup de décideurs à Paris, Bruxelles ou Washington, l’échec de la transition tunisienne n’a pas été perçu comme un drame à éviter, mais comme la confirmation d’une fatalité culturelle. Ce biais essentialiste a servi d’alibi parfait : si la démocratie ne peut pas s’implanter durablement dans la région, à quoi bon la défendre à bout de bras ?

Affranchi des verrous institutionnels, le pouvoir s’est pourtant heurté à la dure réalité des chiffres. Prisonnière depuis une décennie des remèdes standardisés du FMI, la Tunisie a vu son pouvoir d’achat s’effondrer. Mais lorsqu’un accord de 1,9 milliard de dollars s’est profilé en octobre 2022, Kaïs Saïed a préféré le rejeter, fustigeant les «diktats» de l’étranger. Ce refus, s’il a flatté le nationalisme d’une partie de l’opinion, a scellé le décrochage économique du pays. En érigeant la souveraineté rhétorique en absolu, le pouvoir a troqué la soutenabilité financière contre une légitimité de posture.

Cette dynamique a trouvé par ailleurs un écho favorable auprès des autocraties régionales – Égypte, Arabie saoudite, Émirats arabes unis –, ravies de voir expirer le dernier laboratoire issu du Printemps arabe. Certes, les pétrodollars promis à Tunis ne sont jamais venus, le Golfe exigeant le blanc-seing financier du FMI que Saïed refusait. Mais qu’importe : pour ces régimes, la «stabilité» d’un pouvoir fort, même impécunieux, restera toujours préférable à la contagion d’une transition démocratique réussie.

Le prisme de Lampedusa

L’Union européenne (UE), de son côté, a fini par capituler devant ses propres obsessions électorales. Aveuglée par la question migratoire, Bruxelles a cessé de voir en Tunis un phare démocratique pour n’y chercher qu’un garde-côte. Le mémorandum d’accord du 16 juillet 2023, parrainé par Ursula von der Leyen, Giorgia Meloni et Mark Rutte, a acté ce grand marchandage. Peu importaient les déclarations de Kaïs Saïed qui, quelques mois plus tôt, reprenait la rhétorique complotiste du «grand remplacement» envers les migrants subsahariens. Malgré le tollé et la condamnation d’une commission de l’Onu, l’Europe a choisi de signer.

Ce choix est une profession de foi cynique : il consacre la préférence pour un exécutif concentré plutôt que pour des institutions pluralistes, la prime au résultat immédiat plutôt qu’au processus de droit.

Pourtant, l’histoire tunisienne moderne porte en elle un avertissement gravé en 2011 : les régimes prétendument garants de la stabilité sur l’autel de la liberté sont des colosses aux pieds d’argile. Un pouvoir sans contrepoids s’effondre souvent sous le poids de ses propres contradictions. Et sa chute, dans un paysage politique méthodiquement désertifié, n’ouvrirait pas la voie à une transition ordonnée, mais à un saut dans l’inconnu – une onde de choc qui ébranlerait toute la région et traverserait inévitablement la Méditerranée.

La tragédie tunisienne n’est pas seulement celle d’un peuple épuisé par des institutions incapables de nourrir ses espérances. C’est aussi le fruit d’un abandon systémique, où le cynisme d’un calcul migratoire le dispute au confort d’un fatalisme culturel.

En cautionnant ce renoncement, les démocraties occidentales ont acté leur propre faillite morale : l’effondrement durable de leur crédibilité sur l’universalité des droits.

* Docteur en politiques publiques.

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Le trumpisme échoue à conquérir l’Europe !

Alors que la vague trumpiste a déferlé sur l’Amérique latine et que les candidats de la droite populiste soutenus par le président américain ont conquis le pouvoir, le plan de Donald Trump visant à faire basculer l’Europe dans son giron et à en faire un continent gouverné par l’extrême-droite est voué à l’échec.

Imed Bahri

Dans le Financial Times, Gideon Rachman rappelle que le Vieux continent est crucial pour le mouvement Make America Great Again (Maga) car le document de la Stratégie de sécurité nationale dévoilé par l’administration Trump il y a quelques mois estime que «l’Europe demeure d’une importance stratégique et culturelle vitale pour les États-Unis». Cependant, le document faisait part du fait que le continent est sur la voie d’une «annihilation civilisationnelle à cause de l’immigration massive, de la répression de la dissidence politique et du déclin de la natalité»

Que faire alors selon les Trumpistes? La Stratégie de sécurité nationale propose que les États-Unis interviennent en «encourageant la résistance à la trajectoire actuelle de l’Europe» en nouant des alliances avec les partis nationalistes européens.

Près de sept mois se sont écoulés depuis la publication de ce document important et le programme de Maga pour l’Europe est déjà en train de s’effondrer. Les partis et hommes politiques européens que les partisans de Donald Trump considèrent comme des alliés perdent de l’influence ou prennent rapidement leurs distances avec le président américain. Le coup le plus dur a été la défaite de Viktor Orbán en Hongrie en avril.

Trump s’est également aliéné des alliés potentiels en Italie, en Allemagne, en France et au Royaume-Uni.

La chute de l’ami Orbán

    Le départ d’Orbán, le plus trumpiste des dirigeants européens et intervenant régulier à la Conférence d’action politique conservatrice (CPAC), un événement pro-Trump, a constitué un revers majeur. L’ancien Premier ministre hongrois était non seulement un allié idéologique mais aussi un allié précieux pour Trump, entravant fréquemment toute action collective européenne sur des questions telles que l’aide à l’Ukraine. Alors que l’administration Trump accusait les gouvernements européens de «saper les processus démocratiques», elle n’a pas hésité à intervenir en faveur d’Orbán, champion de la «démocratie illibérale», qui a de fait marginalisé son adversaire, Péter Magyar, en le privant de tout espace médiatique. Le vice-président J.D. Vance s’est même rendu à Budapest pour soutenir Orbán pendant la campagne en prenant la parole lors d’un meeting géant mais en vain ! Magyar a remporté l’élection.

    Meloni prend ses distances 

    Rachman soutient que les élections hongroises ont révélé que l’Union européenne a bien plus à offrir à ses États membres que les États-Unis. Les nombreuses violations du droit européen commises par Orbán ont entraîné de sévères restrictions sur le versement des fonds européens à la Hongrie, ce qui a nui à son économie. La perspective de récupérer ces fonds a constitué une motivation financière directe pour les électeurs hongrois, une motivation que la Maison-Blanche n’a pas été en mesure d’égaler.

    Giorgia Meloni, la Première ministre italienne, est idéologiquement proche de l’administration Trump et Vance a signé la préface de son dernier ouvrage. Cependant, Meloni est également consciente que son pays est l’un des principaux bénéficiaires de l’aide européenne à la reconstruction post-COVID-19, ayant reçu près de 200 milliards d’euros de subventions et de prêts. Le ressentiment de Trump face à la réticence de l’Italie à soutenir les États-Unis dans leur guerre contre l’Iran l’a conduit à proférer de violentes insultes à l’encontre de Meloni qui a réagi avec force.

    La longue expérience de Trump aux États-Unis pourrait laisser penser qu’il peut insulter et dénigrer ses adversaires politiques -comme il l’a fait il y a quelques années avec Marco Rubio ou Ted Cruz- et qu’ils reviendront se soumettre à lui. Cependant, il est peu probable que ce scénario se reproduise avec un dirigeant politique responsable devant les électeurs italiens et non devant les partisans républicains de Trump.

    Le cas français 

    Rachman affirme que si Trump et ses partisans ont perdu de leur impact aux États-Unis, ils peuvent encore susciter de vives réactions en Europe, contraignant même des alliés potentiels à prendre leurs distances avec le président américain. Jordan Bardella, l’une des deux figures de proue du Rassemblement national en France, a refusé de prendre la parole lors de la Conférence d’action politique conservatrice l’an dernier après que Steve Bannon, ancien conseiller de Trump, a effectué sur scène un geste qui ressemblait à un salut hitlérien. Par la suite, Bannon a insulté Jordan Bardella. Quant à Marine Le Pen, elle a toujours pris ses distances avec le trumpisme. Elle s’est même fermement opposée à la guerre d’Iran. C’est plutôt le polémiste et président du parti Reconquête Éric Zemmour qui est plus en phase avec Trump aussi bien sur la forme en multipliant les déclarations outrancières que sur le fond en adoptant les idées les plus radicales. D’ailleurs, lors de la prestation de serment de Trump en janvier 2025, c’est bel et bien Zemmour et sa compagne Sarah Knafo qui ont été conviés et non Marine Le Pen ou Jordan Bardella.

    Même au Royaume-Uni, le leader de l’extrême-droite et grand trumpolâtre devant l’Éternel a du prendre ses distances. Lorsque Trump a minimisé la contribution des troupes alliées et britanniques à la guerre en Afghanistan, son ami Nigel Farage a été contraint de le contredire publiquement. Un sondage réalisé cette année a montré que seulement 14% des Britanniques ont une opinion favorable de Trump, tandis que 81% ont une opinion défavorable. Cette proximité risque de constituer un obstacle électoral pour Farage et son parti, Reform UK.

    Le président américain est encore moins populaire en Allemagne, où son taux d’approbation atteint à peine 10%. Cela pose un dilemme au parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), que Vance et d’autres ont cherché à renforcer. Le vice-président américain avait rencontré la dirigeante du parti Alice Weidel en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité le 15 février 2025 et ce, à la veille des élections législatives allemandes qui se sont tenues le 23 février 2025.

    Bien que le parti ait gagné du terrain dans les sondages, sa direction prend désormais ses distances avec l’administration Trump. De plus, le système électoral allemand rend peu probable l’obtention par le parti d’un rôle officiel au sein du gouvernement national, anéantissant ainsi les espoirs de la Maison-Blanche de rallier le pays.

    L’administration Trump fondait de grands espoirs sur une victoire de Kalin Georgescu, candidat populiste d’extrême droite, à l’élection présidentielle roumaine de 2025. Vance était furieux lorsque le scrutin a été annulé suite à des allégations d’ingérence russe dans la campagne. Georgescu a été empêché de se présenter et son plus proche allié a ensuite perdu face à un candidat pro-européen. De ce fait, Karol Nowerki, président de la Pologne, est peut-être le dirigeant le plus favorable au mouvement Maga en Europe. Cependant, son influence sur les affaires intérieures polonaises est limitée par la Constitution et les dirigeants polonais n’auront guère de temps à consacrer à la politique d’apaisement de la Maison-Blanche envers la Russie.

    À l’inverse, le mouvement Maga rencontre un plus grand succès dans le développement de partenariats idéologiques en Amérique latine. Suite aux récentes élections présidentielles en Colombie, le pays est désormais dirigé par un partisan de Trump, tout comme le Chili, l’Argentine, le Costa Rica, le Honduras, la Bolivie et le Salvador. Pour l’instant, le Mexique et le Brésil, les deux pays les plus peuplés de la région, résistent à cette tendance.

    Rachman observe que la criminalité endémique, la pauvreté et la faiblesse des institutions rendent l’Amérique latine vulnérable au trumpisme mais que dans les démocraties européennes plus prospères et établies, le trumpisme subit est un échec cuisant.

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    Sale temps pour Giorgia Meloni « trahie » par sa majorité au Parlement

    Une partie de la majorité s’est révoltée contre Giorgia Meloni, désormais très contestée, y compris par son propre camp. De quoi enclencher une crise politique majeure en Italie ?

     

    Séisme politique à Rome. La droite italienne s’est réveillée sous le choc ce mercredi 15 juillet. Dans leurs éditions, plusieurs quotidiens conservateurs n’ont pas ménagé leurs mots, dénonçant tour à tour une « haute trahison », une « chasse aux traîtres », une « majorité qui se fissure », voire un gouvernement devenu minoritaire « à cause des femmes ». En ligne de mire : Giorgia Meloni.

    Défection

    À l’origine de cette tempête politique, le projet de réforme électorale baptisé « Stabilicum » par la coalition de droite et d’extrême droite, mais ironiquement rebaptisé « Melonellum » par l’opposition. Cette dernière accuse la présidente du Conseil, Giorgia Meloni, d’avoir élaboré une loi électorale « taillée sur mesure » pour sécuriser sa réélection en 2027 tout en renforçant son emprise sur les institutions.

    Sauf que le plus embarrassant pour la cheffe du gouvernement est toutefois venu de son propre camp : contre toute attente, c’est une fronde interne à la majorité qui a finalement fait capoter cette réforme : au moins une trentaine de députés de droite ont fait défection, enterrant l’amendement à une voix près, et révélant au grand jour les fractures d’une coalition que Giorgia Meloni s’efforçait jusqu’ici de présenter comme soudée.

    Pourtant, les principaux partenaires de la coalition de Meloni, la Ligue et Forza Italia, avaient déclaré qu’ils soutiendraient la mesure, mais celle-ci a été rejetée par 188 voix contre 187, indiquant ainsi une défection au sein de la majorité au pouvoir.

    Ce revers parlementaire s’inscrit dans une série de difficultés pour le gouvernement Meloni. En mars 2026, la coalition de droite avait déjà essuyé une défaite cuisante lors d’un référendum sur la réforme de la justice.

    Pour les observateurs politiques, les prochains mois seront déterminants pour évaluer si le gouvernement parvient à ressouder sa coalition ou si les défections se multiplient à l’approche des échéances électorales de 2027. D’autant plus que l’Italie, troisième économie de la zone euro, traverse une période de tensions politiques accrues. La stabilité gouvernementale de Meloni, arrivée au pouvoir en octobre 2022, est désormais questionnée.

    Un revers historique

    En effet, la Chambre des députés a infligé mardi 14 juillet un premier revers à la majorité, juste avant les élections générales prévues l’année prochaine. Et ce, en rejetant, à bulletin secret, un aspect clé de la réforme des règles de vote portée par Fratelli d’Italia, le parti de Giorgia Meloni. Ce texte prévoyait de réintroduire le vote préférentiel dans les circonscriptions plurinominales, un dispositif vivement critiqué par l’opposition, qui y voit une remise en cause du principe de parité entre les femmes et les hommes.

    Sachant qu’aujourd’hui, le système électoral italien repose sur un modèle mixte : une partie des parlementaires est élue au scrutin uninominal majoritaire à un tour, l’autre à la représentation proportionnelle, aussi bien à la Chambre des députés qu’au Sénat. La réforme envisagée marquerait un changement de cap en instaurant un scrutin intégralement proportionnel, assorti d’une prime majoritaire accordant un bonus de sièges dans les deux chambres à la coalition dépassant le seuil de 40 % des suffrages.

    Faut-il rappeler à ce propos que le gouvernement Meloni, le deuxième plus durable de l’histoire de la République italienne, est issu de la loi électorale de 2017, un système hybride associant scrutin majoritaire uninominal à un tour et représentation proportionnelle. Or, aux yeux de ses détracteurs, modifier ce texte n’a guère de justification. « Le véritable enjeu réside dans la prime majoritaire. Si une coalition franchit le seuil de 42 % des suffrages, elle bénéficierait de 70 sièges supplémentaires à la Chambre des députés et de 35 au Sénat. Cette réforme traduit avant tout la volonté de Giorgia Meloni de concentrer les pouvoirs entre ses mains ». C’est ce que déplore le porte-parole du mouvement citoyen Participation Active, une coalition d’organisations de la société civile engagée dans la défense des droits électoraux.

    Appel à la démission

    Rappelons enfin que Giorgia Meloni a promis, mercredi 15 juillet, de maintenir sa réforme électorale en dépit des défections au sein de sa coalition, au lendemain d’un revers parlementaire qui a vu sa propre coalition la rejeter lors d’un vote secret.

    Pour sa part, l’opposition qui y voit un signe de fragilité de la majorité à moins d’un an des élections générales, a immédiatement salué le résultat du vote.

    Pour les partis de gauche et du centre qui accusent la Première ministre de tenter de modifier les règles électorales à son avantage pour se maintenir au pouvoir, cette défaite démontre que Meloni ne contrôle plus totalement sa majorité parlementaire ; certains ont même appelé à sa démission. Mais c’est mal connaître la pugnacité de la Dame de fer italienne !

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    Qui est Roberto Vannacci, le rival de Giorgia Meloni à l’extrême droite ?

    Ancien général de l’armée italienne devenu figure de l’extrême droite, Roberto Vannacci s’impose comme l’un des principaux rivaux de Giorgia Meloni. Après son départ de la Ligue de Matteo Salvini, il a fondé le parti Futuro Nazionale. Il séduit désormais…

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