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Route de la Soie : le berger Adnen Helali porte le message de Sammama à Daghestan, Kalmoukie, Astrakhan et Mongolie

 La Tunisie a marqué une présence exceptionnelle au sein de la Caravane de la Route de la Soie organisée par la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), à travers la participation de l’écrivain et acteur culturel et environnemental Adnen Helali. Celui-ci a représenté la Tunisie et le monde arabe en tant qu’unique participant arabe à cette initiative internationale réunissant experts, responsables et acteurs de terrain venus de plusieurs régions du monde. La première étape de la caravane s’est déroulée en Turquie, à travers les villes d’Erzurum, Malatya, Gaziantep et Antalya, sur les traces des anciennes routes empruntées pendant des siècles par les caravanes de la Route de la Soie.

Au cours de ces différentes étapes, Adnen Helali a pris part à des rencontres, des conférences et des visites de terrain consacrées à la protection des terres, à la lutte contre la désertification et au soutien des communautés rurales et pastorales. Le forum officiel organisé à Antalya a constitué un moment fort de la participation tunisienne. Adnen Helali y a présenté l’expérience du Djebel Semmama comme un modèle associant culture, développement local et préservation de l’environnement. Il a notamment mis en lumière les initiatives portées par les communautés montagnardes pour transformer les défis sociaux et environnementaux en projets de création, de résilience et de vie. Cette expérience a suscité un vif intérêt parmi les participants et les représentants des organisations internationales présents, au point d’être citée lors de la tribune officielle de la caravane comme une expérience inspirante en matière de développement durable.

Un voyage à travers le temps et les cultures

Dans sa phase russe, la caravane a pu poursuivre  son parcours à travers la République du Daghestan, la République de Kalmoukie et la région d’Astrakhan. Les participants y ont découvert diverses expériences liées à la gestion des pâturages, à la restauration des terres dégradées et au développement des économies locales fondées sur les ressources naturelles. Ils ont également visité plusieurs sites emblématiques situés sur les anciens axes de la Route de la Soie entre l’Europe et l’Asie. Au cours de cette tournée, la participation tunisienne a été largement saluée par plusieurs ministres de l’Agriculture et responsables locaux des républiques russes visitées. La délégation onusienne chargée de la caravane a également souligné la contribution remarquable d’Adnen Helali dans la valorisation de l’expérience des communautés montagnardes tunisiennes et dans la promotion du rôle de la culture au service du développement durable et de la protection des terres.

Cette participation revêt une importance particulière puisqu’elle représente la seule présence tunisienne et arabe au sein de la Caravane de la Route de la Soie. Elle a permis de mettre en lumière l’une des expériences les plus originales de la Tunisie dans les domaines de la culture, de l’environnement et du développement local, devant des délégations et des experts venus de nombreux pays. Elle a également constitué une occasion de faire connaître les initiatives portées par les régions montagneuses tunisiennes et leur capacité à contribuer aux réflexions mondiales sur l’avenir des terres, des pâturages et des communautés rurales. Cette présence remarquée a été couronnée par le renouvellement de l’invitation adressée à Adnen Helali pour participer aux prochaines étapes de la Caravane de la Route de la Soie à travers l’Asie centrale, la Chine et la Mongolie.

L’expérience du Djebel Semmama est la seule à avoir bénéficié d’une telle continuité tout au long du parcours de la caravane, alors que les autres initiatives internationales n’ont été associées qu’à une seule étape. Cette distinction témoigne de l’intérêt suscité par l’expérience tunisienne et confirme sa capacité à porter la voix des montagnes, des bergers et des communautés locales dans l’une des plus importantes initiatives internationales consacrées à l’avenir de la terre et de l’humanité.

Des montagnes du Semmama aux steppes d’Asie, Adnen Helali a ainsi porté un message affirmant que la culture peut bâtir des ponts entre les peuples et que la voix des bergers et des habitants des montagnes a toute sa place dans les grands forums internationaux consacrés à l’avenir de l’Homme et de la planète, devenant ainsi un véritable ambassadeur des montagnes tunisiennes sur les chemins de la Route de la Soie

                                  Kamel Bouaouina

 

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La Tunisie, 2ᵉ destination préférée des Suisses romands pour l’été 2026

La Tunisie confirme son attractivité sur le marché suisse. Pour l’été 2026, elle se classe parmi les destinations les plus réservées par les voyageurs de Suisse romande, selon une analyse des réservations réalisée par Dertour Suisse.

Le tour-opérateur constate que les vacances balnéaires dans le bassin méditerranéen continuent de dominer les choix des voyageurs suisses. Si l’Espagne et la Grèce restent les destinations les plus demandées à l’échelle nationale, des différences régionales persistent. En Suisse romande, les réservations se concentrent davantage sur les séjours balnéaires et les offres «all inclusive», ce qui profite notamment à la Tunisie.

Dans le classement des destinations court-courriers les plus réservées par les Suisses romands pour l’été 2026, la Grèce occupe la première place, suivie de la Tunisie et de l’Espagne. La Turquie et Chypre complètent le top 5.  

Selon Dertour Suisse, les destinations offrant un bon rapport qualité-prix, une accessibilité facile et une offre touristique diversifiée restent les principaux moteurs de la demande estivale. Ces critères favorisent particulièrement les pays méditerranéens.

L’étude met également en évidence de nouvelles tendances sur le marché suisse. Les «coolcations», ou vacances dans des régions aux températures plus modérées, gagnent du terrain. Le Canada, la Norvège, l’Écosse, la Suède et l’Islande figurent parmi les destinations dont la demande progresse le plus fortement. Cette évolution est liée à la hausse des températures dans le bassin méditerranéen et à la recherche de séjours plus actifs.

Par ailleurs, les voyageurs suisses ajustent leurs dépenses. Les budgets consacrés aux vacances balnéaires reculent légèrement, tandis que ceux destinés aux voyages individuels et spécialisés augmentent. En Suisse romande, les dépenses pour ce type de voyages progressent de 10% par rapport à l’année précédente.

Ces tendances confirment la solidité du positionnement de la Tunisie sur le marché touristique suisse, notamment auprès de la clientèle romande en quête de séjours balnéaires accessibles et de formules tout compris.

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Tunisie: cet aliment demeure le plus gaspillé

Le gaspillage alimentaire des ménages en Tunisie atteint des niveaux jugés préoccupants par les spécialistes du secteur. Selon des données relayées par l’Institut national de la consommation (INC), ce phénomène représenterait un coût global estimé à près de 570 millions de dinars par an, confirmant l’ampleur d’un problème à la fois économique, social et environnemental.

D’après les analyses présentées, les pertes se concentrent principalement au niveau des foyers, où une part non négligeable des achats alimentaires finit à la poubelle. En moyenne, environ 5% des dépenses alimentaires des ménages seraient ainsi gaspillées, ce qui traduit des habitudes de consommation encore peu optimisées.

Les produits les plus concernés restent les denrées de base. Le pain arrive largement en tête des aliments jetés, suivi des pâtes, des céréales, ainsi que des légumes. Les plats cuisinés, notamment lors des périodes de forte consommation comme le mois de Ramadan, contribuent également à ces pertes.

Les chiffres liés au pain illustrent particulièrement l’ampleur du phénomène. Chaque ménage jetterait en moyenne près de 42 kg de pain par an. À l’échelle nationale, cela correspondrait à environ 900 000 pains gaspillés chaque jour, pour un manque à gagner estimé à près de 100 millions de dinars annuels rien que pour ce produit.

Par ailleurs, les experts soulignent un problème structurel qui touche l’ensemble de la chaîne alimentaire, de la production jusqu’à la consommation. Toutefois, les comportements des ménages apparaissent comme un facteur déterminant, notamment en raison d’une gestion insuffisante des achats, du stockage ou encore de la planification des repas.

Les impacts ne sont pas uniquement économiques. Le gaspillage alimentaire exerce également une pression supplémentaire sur les ressources naturelles mobilisées pour produire ces aliments, notamment l’eau et l’énergie, accentuant ainsi les enjeux environnementaux.

Face à cette situation, les autorités annoncent la préparation d’une stratégie nationale de lutte contre le gaspillage alimentaire, en collaboration avec la FAO et le ministère du Commerce. Des ateliers de travail sont programmés les 10 et 17 juin afin de définir des mesures concrètes, un système de suivi et des campagnes de sensibilisation à destination du grand public.

Une occasion aussi de souligner que le n° 330 (juin 2026) du magazine Managers consacre un dossier spécial à l’économie circulaire et aux acteurs qui accélèrent cette transition, en Tunisie comme à l’international. 

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Chocolat sans cacao: une nouvelle disruption en marche sur le marché mondial

 

 

Le cacao est une culture tropicale qui pousse dans plusieurs pays, mais il est aujourd’hui principalement produit en Afrique de l’Ouest. La Côte d’Ivoire en est le premier producteur mondial, suivie du Ghana. Mais si un jour l’on parle de chocolat sans véritable cacao, cela pourrait profondément transformer toute la filière mondiale du chocolat.

En effet, une nouvelle étape vient d’être franchie dans l’industrie du chocolat. Le groupe agroalimentaire Barry Callebaut a annoncé l’intégration de ChoViva, une alternative au chocolat sans cacao développée par la startup allemande Planet A Foods. Une évolution qui marque l’entrée de ces innovations dans une phase d’industrialisation à grande échelle, selon des informations rapportées par l’Agence Ecofin.

Une alternative au chocolat “sans fèves de cacao”

ChoViva se présente comme un substitut au chocolat traditionnel, capable d’en reproduire le goût et la texture sans utiliser de fèves de cacao. Le produit est élaboré à partir de graines de tournesol et de pépins de raisin fermentés et torréfiés, auxquels sont ajoutés sucre, lait et matières grasses.

Initialement développé dans un cadre de recherche par Planet A Foods, le produit a été progressivement testé sur le marché européen depuis le début des années 2020, avant d’être commercialisé à plus grande échelle dès 2024.

Une industrialisation portée par les grands groupes

L’entrée de Barry Callebaut dans la distribution de ChoViva constitue un tournant majeur pour cette technologie. Le groupe suisse, leader mondial de la transformation du cacao, ne se contente plus de suivre la filière traditionnelle, il s’implique désormais dans des alternatives susceptibles de réduire la dépendance aux fèves de cacao. Selon les informations de l’Agence Ecofin, ce partenariat marque le passage d’une innovation de niche à une solution intégrée dans les chaînes industrielles alimentaires mondiales.

Une tendance mondiale d’innovations alternatives…

ChoViva n’est pas un cas isolé. D’autres startups développent également des technologies visant à produire du chocolat sans cacao, que ce soit via la culture cellulaire, la fermentation ou des substitutions végétales. Certaines entreprises travaillent notamment sur du cacao cultivé en laboratoire ou sur des alternatives à base de légumineuses. Ces innovations restent encore en phase pilote ou précommerciale, mais elles traduisent une tendance de fond: la recherche de solutions pour diversifier les sources d’approvisionnement et réduire la dépendance à une filière jugée fragile.

Réalité/ les faits

Cette dynamique intervient dans un contexte difficile pour la filière cacao mondiale. Concentrée à plus de 70% en Afrique de l’Ouest, la production fait face à plusieurs contraintes. On peut citer: vieillissement des plantations, maladies, faible productivité et impacts du changement climatique. Ces tensions ont contribué à une forte volatilité des prix ces dernières années, avec un pic historique atteint fin 2024 sur les marchés internationaux. Même si les cours ont depuis reculé, les analystes estiment que le marché reste structurellement instable.

Si ces alternatives restent encore limitées en termes de volumes, leur montée en puissance pourrait à moyen terme modifier la structure de la demande mondiale de cacao, notamment dans les produits de grande consommation où la substitution est plus facile. Pour les pays producteurs, notamment en Afrique, cette évolution pose une double équation: risque de pression sur les volumes exportés, mais aussi opportunité de repositionnement vers des cacaos premium et mieux valorisés.

Selon les normes internationales du Codex Alimentarius, seuls les produits contenant une proportion minimale de cacao peuvent être commercialisés sous l’appellation “chocolat”, ce qui limite encore la substitution totale. À ce stade, le cacao demeure difficilement remplaçable dans les segments haut de gamme, où son profil aromatique reste central. Toutefois, l’entrée d’acteurs majeurs comme Barry Callebaut dans les alternatives sans cacao confirme une transformation progressive de l’industrie. 

 

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Tabagisme au Maghreb: un coût sanitaire et économique qui appelle une réponse coordonnée

Le tabac tue, les lois existent et pourtant un enfant algérien de 12 ans peut acheter des cigarettes à l’unité devant son école. Ce paradoxe, révélateur d’un échec systémique qui dépasse les frontières, a été au cœur d’une réunion médicale réunissant des praticiens algériens, tunisiens et libyens à Tunis le 2 juin, à l’initiative de med.tn, plateforme de santé numérique et premier réseau professionnel médical en ligne en Tunisie.

De cette rencontre a émergé non seulement un diagnostic commun, mais l’ébauche d’une stratégie régionale coordonnée face à une épidémie que l’Organisation mondiale de la santé associe à plus de 30 maladies distinctes.Le constat de départ est brutal. Un quart des élèves algériens âgés de 11 à 19 ans fument déjà et la première cigarette est souvent allumée avant l’âge de 10 ans. À l’université, 9% des étudiants sont concernés, avec une surreprésentation masculine marquée, tandis que 26%  des travailleurs industriels et 18% des professionnels de santé sont eux-mêmes fumeurs. Ce dernier chiffre sapant d’emblée la crédibilité des messages préventifs, comme l’a souligné l’épidémiologiste algérienne Souad Bouaoud. Ces données sous-estiment encore la réalité: dans les 3 pays, la stigmatisation sociale du tabagisme féminin pousse de nombreuses femmes à ne pas déclarer leur consommation. En Libye, l’instabilité politique empêche toute collecte fiable, mais la situation y est vraisemblablement comparable à celle des pays voisins, selon le pneumologue Hssan Mosrati, qui pointe en outre l’éclatement des responsabilités comme facteur aggravant.

Selon le cardiologue tunisien Dhaker Lahidheb, lorsqu’un patient consulte un spécialiste, il est souvent déjà trop tard pour agir en amont. Si des pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande ou les États scandinaves ont réussi à réduire l’impact du tabac grâce à des politiques volontaristes, les experts estiment que le Maghreb doit développer des solutions adaptées à ses propres réalités sociales, économiques et culturelles.

Les non-fumeurs, victimes silencieuses

L’exposition involontaire ajoute une dimension supplémentaire à l’urgence. Une personne partageant l’espace d’un fumeur inhale l’équivalent de quatre à cinq cigarettes sur un paquet entier ; une séance de chicha correspond à la consommation de dix à quinze cigarettes. Dans de nombreux foyers maghrébins, on fume en présence d’enfants sans que cela suscite de réaction sociale, exposant femmes et mineurs à des substances auxquelles ils n’ont jamais consenti. Les interdictions légales dans les lieux publics existent, mais restent inappliquées faute de mécanismes de contrôle et de sanction effectifs, déplore Bilkhir.

Fiscalité et droit: deux chantiers paralysés

La fiscalité constitue l’un des leviers les plus puissants et les plus mal utilisés. Les écarts de prix entre pays voisins alimentent un trafic transfrontalier qui annule les effets des hausses tarifaires nationales. “Si on augmente les prix dans une zone et pas dans les autres, on n’a rien fait. La stratégie doit être unifiée”, tranche Lahidheb. L’Algérie a bien instauré des taxes spécifiques, rappelle Bouaoud, mais leur impact demeure marginal hors d’un cadre régional harmonisé, assorti d’une affectation d’une partie des recettes à la prévention et aux soins oncologiques.

L’application du droit existant représente un chantier d’égale urgence. L’Algérie a signé et ratifié la convention-cadre de l’OMS, et sa législation interdit formellement la vente de tabac aux mineurs comme la consommation dans les espaces publics. Dans les faits, la loi reste sans effet: des enfants de douze ans achètent des cigarettes à l’unité, et les espaces non-fumeurs n’existent que sur le papier.

Solutions? 

La prévention du tabagisme doit cibler les enfants dès 10-11 ans, avant l’âge critique d’initiation situé entre 13 et 15 ans. Les experts recommandent d’utiliser les outils du marketing et les réseaux sociaux pour contrer l’influence de l’industrie du tabac, qui exploite déjà l’intelligence artificielle dans ses campagnes. Ils soulignent également l’importance de renforcer l’aide au sevrage, alors que la majorité des fumeurs connaissent les risques du tabac mais ignorent comment arrêter. Le développement des structures d’accompagnement et l’accès gratuit aux substituts nicotiniques figurent parmi les priorités.

 

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Lifestyle : Les créations fluides de Fatma Ben Abdallah

À chaque saison ses créations et son style particulier ! En matière de mode féminine, Fatma Ben Abdallah continue ses recherches textiles et compte parmi les griffes les plus innovantes.

Depuis plusieurs décennies, cette grande dame a aussi bien travaillé pour le théâtre que les défilés de mode et ses propres collections aux lignes fluides alliant tradition et modernité.

Les dernières créations de Fatma Ben Abdallah marient à merveille les drapés de l’abaya orientale avec la finesse élégante d’une cape ou d’un manteau.

Il se dégage ainsi de la silhouette de ces modèles une sérénité affirmée et l’ampleur discrète de leur habit structuré avec un soin inné des volumes.

Chez Fatma Ben Abdallah, « chaque détail devient langage de grâce  » et confirme la singularité d’une artiste qui allie à merveille l’immémorial et le contemporain.

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