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«Je reste debout…» : Le message de Mourad Zeghidi après sa condamnation en appel

Aujourd’hui, depuis sa cellule, Mourad Zeghidi a appris la décision rendue hier : la confirmation, en appel, de la peine de trois ans et demi prononcée en première instance.

Une décision d’une extrême violence, qui signifie pour lui encore près de deux ans et deux mois de plus à passer derrière les barreaux.

Face à cette nouvelle épreuve, malgré le choc, malgré la douleur, il choisit de rester debout.

Par l’intermédiaire de son avocat, il a tenu à adresser ce message à ses filles, à sa sœur et à sa fiancée :

« Mes chéries, vous dire que je n’ai pas pris un KO en pleine gueule lorsque j’ai appris la nouvelle serait vous mentir…

Mais je reste debout. Aujourd’hui, demain et après-demain […]. Le soutien qui arrive jusqu’à ma cellule me touche beaucoup et me donne de la fierté et du courage. Je sais que je ne suis pas seul […].

Je sais une chose, c’est que si j’ai tenu jusque-là, c’est grâce à votre amour sans fin et votre persévérance, votre courage et vos attentions […]. Maintenant, le temps sera long […].

Je veux défendre mon intégrité et me battre contre ces décisions judiciaires scandaleuses […] Je vous aime fort, je pense à vous.

Embrassez les amis […] et comme disent les stoïciens, je sais que la distance entre les yeux et le ciel est la même pour l’homme libre que pour le prisonnier. ».

Communiqué

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Amnesty appelle à la libération du journaliste Zied El Heni

L’organisation Amnesty International qualifie la peine d’un an de prison prononcée contre le journaliste Zied El Heni d’« escalade dangereuse » contre la liberté de la presse et appelle à sa libération immédiate.

Dans un communiqué, Amnesty a fermement condamné la condamnation à un an de prison du journaliste Zied El Heni, estimant que ce verdict représente « une étape inquiétante dans le ciblage des professionnels des médias et de la liberté d’expression en Tunisie » et que l’incarcération d’un journaliste en raison de ses positions ou de ses opinions critiques constitue une violation flagrante de la liberté de la presse.

La même source pointe du doigt un « message d’intimidation à toutes les voix indépendantes et critiques du pays » et a appelé à la libération sans délai de Zied El Heni, à l’annulation du jugement prononcé à son encontre et à l’arrêt des poursuites judiciaires visant les journalistes en raison de l’exercice pacifique de leur droit à l’expression.

« Il est inadmissible d’utiliser la justice pour punir des opinions professionnelles ou des critiques pacifiques », a rappelé l’organisation dans son communiqué.

Cette condamnation s’inscrit dans un contexte de tension croissante entre les acteurs des médias et le pouvoir en place, suscitant de vives inquiétudes au sein de la société civile nationale et internationale.

Y. N.

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Il a survécu aux frappes sionistes… mais pas aux milices à Gaza !

Le 12 octobre 2025, le journaliste palestinien Saleh Al-Jafarawi a été tué par balle dans le quartier de Sabra, à Gaza, alors qu’il couvrait des affrontements violents entre le groupe Hamas et la milice Doghmush. Selon plusieurs sources, dont la chaîne Al Jazeera, Al-Jafarawi portait un gilet de presse au moment de sa mort .

Agé de 28 ans, Al-Jafarawi était connu pour ses vidéos virales soutenant le Hamas et documentant de manière dramatique ses blessures présumées lors des frappes israéliennes. Il avait acquis une notoriété en ligne et était surnommé « Mr. FAFO » en raison de ses multiples rôles, notamment en tant que combattant, journaliste et victime, ce qui avait suscité à la fois des moqueries et des accusations de propagande.

Avant sa mort, Al-Jafarawi avait déclaré vivre dans une peur constante après avoir reçu des menaces de la part des forces israéliennes. Son décès survient dans un contexte de violences inter-palestiniennes, avec des affrontements ayant fait au moins 52 morts parmi les membres du clan Doghmush et 12 militants du Hamas.

La mort d’Al-Jafarawi s’inscrit dans un contexte plus large de répression de la liberté de la presse à Gaza. Depuis le début du conflit en octobre 2023, plus de 270 journalistes ont été tués dans la région, faisant de ce conflit le plus meurtrier pour les travailleurs des médias.

Des experts des Nations Unies ont exprimé leur indignation face à l’assassinat de six journalistes palestiniens, dont deux femmes, dans plusieurs frappes israéliennes à Gaza, soulignant la nécessité d’une protection internationale pour les journalistes dans les zones de conflit.

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