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Huile d’olive : Pieralisi vise l’Afrique depuis la Tunisie

Le géant italien des machines d’extraction d’huile d’olive, présent en Tunisie depuis 19 ans, prépare un « Pieralisi Africa Excellence & Innovation Center » basé à Tunis.

Cependant, le projet n’est pas encore acté. Mais son CEO, Aldino Zeppeli, l’a présenté cette semaine à l’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Alessandro Prunas, et au directeur de l’agence ICE en Tunisie, Bernard Prevete. Il s’inscrit dans une nouvelle phase de développement du groupe, soutenue par une récente injection de capital.

Sur le plan opérationnel, le futur centre se consacrera, dans un premier temps,  à l’innovation, à la formation et au transfert de compétences. Puis, dans un deuxième, il travaillera à l’adaptation des technologies du groupe aux besoins des marchés africains. Et enfin, il interviendra sur l’application à l’oléiculture, à l’agroalimentaire et au traitement des eaux usées et des boues.

En termes de chiffres, il faut savoir que Pieralisi a été fondé en 1888, et compte aujourd’hui quelque 500 collaborateurs. L’entreprise a également plus de 41 500 équipements installés dans le monde. En 2023, son chiffre d’affaires s’élevait à 100 M€. Ses sites de production sont situés en Italie, Espagne, Grèce, Allemagne, Pays-Bas, États-Unis, Brésil et Tunisie.

Sa filiale Pieralisi Maghreb, basée à la Charguia I à Tunis, assure déjà les ventes, la fourniture d’équipements et le service après-vente pour la Tunisie et plusieurs marchés d’Afrique du Nord.

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Rome | Deux suspects du meurtre du Tunisien Bayram Dhaouadi arrêtés

L’ancien député Majdi Karbai, résidant en Italie, a annoncé ce matin, vendredi 9 octobre 2026, dans une publication sur Facebook, que la police italienne a arrêté les deux suspects impliqués dans le meurtre du jeune Tunisien Bayram Dhaouadi. Ce dernier, ancien joueur de l’Espérance sportive de Tunis âgé de 18 ans, avait été retrouvé mort en début de semaine à Rome.

Le premier suspect est un Tunisien âgé de 19 ans, tandis que la seconde suspecte est une Italienne de 24 ans. Selon les informations qui circulent, la police a également retrouvé l’arme du crime à l’intérieur du véhicule que les deux suspects utilisaient.

Les investigations se poursuivent pour élucider les circonstances du crime et déterminer les responsabilités, étant entendu que les deux personnes interpellées demeurent des suspects jusqu’au prononcé d’un jugement définitif.

I. B.  

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Pieralisi veut faire de la Tunisie son futur hub d’innovation pour l’Afrique

Déjà implanté en Tunisie depuis 2007, le groupe italien Pieralisi envisage une nouvelle étape de développement dans le pays avec un projet de centre d’excellence et d’innovation destiné aux marchés africains. Une évolution qui pourrait élargir son activité bien au-delà de l’huile d’olive.

De l’oléiculture à une plateforme régionale

L’idée a été présentée à Tunis par Aldino Zeppeli, CEO de Pieralisi, lors de rencontres avec l’ambassadeur d’Italie en Tunisie, Alessandro Prunas, et le directeur de l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ICE), Bernard Prevete.

Le groupe, qui dispose déjà d’une implantation tunisienne et d’une connaissance approfondie de l’écosystème oléicole local, souhaite progressivement renforcer ses activités, développer les compétences tunisiennes et favoriser le transfert de technologies et de savoir-faire. L’objectif envisagé est surtout de donner à la structure tunisienne une dimension régionale, en l’utilisant comme point d’appui pour accompagner l’expansion de Pieralisi sur d’autres marchés africains.

Cette orientation pourrait ainsi changer la fonction de la Tunisie dans la stratégie du groupe : il ne s’agirait plus seulement d’un marché pour ses équipements, mais d’une base permettant de rapprocher expertise industrielle italienne, compétences tunisiennes et besoins technologiques des marchés africains.

L’huile d’olive n’est plus le seul terrain

Le futur projet ne serait d’ailleurs pas limité au secteur oléicole. Les discussions ont porté sur les applications de la Separation Systems Division (SSD) de Pieralisi dans d’autres activités agroalimentaires et industrielles.

Parmi les pistes évoquées figure notamment le traitement des eaux usées et des boues produites par les activités industrielles et agroalimentaires. L’enjeu est donc de valoriser une expertise développée dans l’industrie de l’huile d’olive pour répondre à une gamme plus large de besoins technologiques.

C’est dans cette perspective que Pieralisi réfléchit à la création progressive d’un « Pieralisi Africa Excellence & Innovation Center » en Tunisie. Le centre pourrait réunir des activités d’innovation, de formation, de services industriels, de transfert de compétences et d’adaptation des technologies aux différents marchés africains.

Un projet encore à construire

Il ne s’agit toutefois pas encore d’un investissement définitivement acté. Le centre reste au stade de la réflexion et de la construction progressive du projet. Pieralisi cherche notamment à renforcer les liens avec les entreprises tunisiennes et l’écosystème industriel italien afin d’identifier les partenaires susceptibles d’accompagner les différentes étapes.

La formation occupe une place importante dans cette stratégie. Pour le groupe, développer les compétences techniques locales permettrait à la fois de renforcer son implantation et de disposer d’un vivier capable d’accompagner son expansion régionale.

Le projet s’inscrit par ailleurs dans la dynamique de coopération économique entre l’Italie et l’Afrique portée par le Plan Mattei, notamment autour de l’investissement, de la formation, du développement des compétences et du transfert technologique. L’ICE s’est dit disposé à faciliter les mises en relation avec les acteurs économiques tunisiens, tandis que l’ambassade d’Italie a évoqué la possibilité de mobiliser, selon la maturité des projets, les réseaux italiens dans l’industrie, la recherche, la formation et le financement.

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L’Italie à l’honneur au BigTech Africa 2026 à Tunis

L’intelligence artificielle, la cybersécurité, le cloud, l’innovation industrielle, les startups, les investissements et la coopération technologique seront au cœur de la troisième édition de BigTech Africa, organisé par TPM Events sous le patronage du ministère des Technologies de la communication, qui se tiendra les 13 et 14 octobre 2026 à la Cité de la Culture de Tunis.

L’événement se veut une plateforme panafricaine dédiée à la transformation numérique, aux investissements et à la coopération technologique.

Selon TPM Events, l’édition 2026 table sur 4 000 participants qualifiés, 100 experts et intervenants, 40 investisseurs internationaux et des représentants de 20 pays, avec un programme comportant un millier de rencontres B2B.

Parmi les thèmes abordés figurent l’IA souveraine, la cybersécurité, le cloud africain, la GovTech, la FinTech, la GreenTech, l’Industrie 4.0 ainsi que la confrontation entre l’IA générative et la DeepTech industrielle.

L’ICE-Agenzia (Agence italienne pour le commerce extérieur) sera présente avec un «Punto Italia» (Espace Italie) dédié à la promotion de l’écosystème national de l’innovation ; y seront présentées des initiatives telles que Labinnova, Terna Innovation Zone et Innovatech, ainsi que les activités d’incubateurs et d’accélérateurs italiens. Cet espace prévoit également des temps forts consacrés à la formation, au réseautage et à la présentation de projets et de compétences issus du système italien.

Le 14 octobre, de 14h25 à 15h25, la scène principale («Main Stage ») accueillera une table ronde intitulée «L’Italie comme pont pour l’innovation Italie-Afrique : dialogue entre institutions, innovation en entreprise et écosystème des startups», modérée par Bernard Prevete, directeur du bureau de l’ICE à Tunis. Parmi les intervenants figurent notamment Paolo Anselmo (président de l’Italian Business Angels Network), Luigi Giorgi (Terna), Marco D’Angelo (InnovUp et beeco), Francesco Gavanna (Fintech District) et Viera Schioppetto (CIES). Le débat portera sur l’établissement de partenariats entre l’Italie et l’Afrique dans les domaines du mentorat, de l’investissement, de l’incubation et du transfert de compétences.

Cette présence italienne s’inscrit dans le cadre d’un événement visant à faire de Tunis un carrefour entre les écosystèmes technologiques africains, européens et internationaux, en favorisant la mise en relation d’institutions, d’entreprises, de startups, d’investisseurs et de centres d’innovation.

Pour l’Italie, BigTech Africa constitue ainsi une opportunité de renforcer la coopération économique et technologique avec la Tunisie et, plus largement, avec les marchés africains émergents dans le secteur de l’innovation numérique.

I. B.

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Semaines décisives pour les quotas de capture des crevettes rouges par les pêcheurs tunisiens   

Des semaines décisives s’annoncent pour la filière halieutique tunisienne dans ses relations avec l’Union européenne (UE). Du 26 au 30 octobre 2026, la Tunisie participera à Rome à la 49e session de la Commission générale des pêches pour la Méditerranée (CGPM), chargée de définir de nouvelles mesures de gestion des stocks et de contrôles européens des quotas de crevettes rouges. Parallèlement, une délégation de l’UE est attendue en Tunisie le 16 novembre prochain; en prévision de cette visite, les contrôles et les travaux ont été intensifiés dans les ports de pêche de Sousse et de Hergla.

Le premier dossier concerne la crevette rouge dans le canal de Sicile. La recommandation CGPM/48/2025/9 a prorogé pour 2026 la période transitoire du plan pluriannuel de gestion dans les sous-zones 12 à 16, réduisant de 3 % les limites de capture pour la crevette rouge géante (Aristaeomorpha foliacea) et la crevette violette (Aristeus antennatus).

Les captures tunisiennes en question

Pour la Tunisie, la limite fixée pour 2026 concernant la crevette rouge géante est de 36 000 kilogrammes. Selon une note d’information du ministère italien de l’Agriculture, le quota était déjà épuisé le 15 mai, alors que les certificats de capture tunisiens enregistrés sur la plateforme européenne Catch atteignaient par la suite un total d’au moins 50 960 kilogrammes, soit 41,5 % au-delà du plafond autorisé. Le ministère italien (Masaf) a donc appelé les opérateurs italiens à ne pas accepter de lots issus de captures dépassant la limite internationale.

Les échanges se poursuivront également sur le plan scientifique. Une réunion technique consacrée à la préparation des données sur la crevette rouge de profondeur en Méditerranée centre-orientale est prévue du 9 au 11 novembre au siège de la FAO à Rome ; elle sera suivie, du 11 au 14 novembre, d’une réunion sur les stocks de Méditerranée centrale.

Le volet sanitaire constitue un autre dossier important, distinct de celui des quotas mais crucial pour l’accès au marché européen.

Selon Diwan FM, citant Samir Mhiri (responsable de la production animale au Commissariat régional au développement agricole de Sousse), une délégation de l’UE est attendue en Tunisie le 16 novembre. En amont de cette visite, les inspections dans les ports de Sousse et de Hergla ont été intensifiées afin de vérifier les conditions d’hygiène et de salubrité, ainsi que l’état des marchés de gros et des équipements.

À Sousse, des travaux sont en phase d’achèvement concernant les sols, le système d’évacuation des eaux usées, les chambres froides et l’installation de production de glace alimentaire.

A Hergla, le marché a repris son activité, mais la procédure d’agrément vétérinaire reste à finaliser. Ces interventions s’inscrivent dans le cadre d’une mise aux normes plus large de la filière tunisienne, conformément aux exigences sanitaires applicables aux produits destinés à l’exportation.

L’Italie, principal débouche des produits de pêche tunisiens

Les enjeux économiques sont considérables. Au cours des sept premiers mois de 2026, la Tunisie a exporté 18 400 tonnes de produits de la pêche pour une valeur de 422,3 millions de dinars (127 millions d’euros). L’Italie demeure le principal débouché, absorbant 34 % des exportations, suivie de l’Espagne avec 12 % ; ensemble, ces deux pays représentent 46 % des exportations tunisiennes de produits de la pêche.

Ces deux dossiers restent toutefois distincts : le différend concernant la crevette rouge porte sur les quotas de pêche, la durabilité des stocks et la traçabilité via le système Catch, tandis que la visite en Tunisie du 16 novembre concerne, selon les informations disponibles à ce jour, la conformité sanitaire et vétérinaire de la filière. Tous deux ont néanmoins une incidence sur la capacité de la Tunisie à maintenir un accès régulier de ses produits de la pêche au marché européen.

D’après Ansa.

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Italie : un Tunisien de vingt ans retrouvé mort poignardé

Le mystère commence à se dissiper autour du corps découvert, lundi 5 octobre 2026, dans une rue de la banlieue de Rome. La victime a été identifiée : il s’agit d’un jeune ressortissant tunisien âgé de seulement vingt ans, selon les médias italiens. Le jeune homme a été retrouvé sans vie via Attilio Hortis, portant...

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Décès brutal à Rome de Bayram Dhaouadi, ancien joueur de l’Espérance

L’Espérance de Tunis a annoncé, hier soir, mardi 6 octobre 2026, le décès de son ancien joueur Bayram Dhaouadi, âgé de 18 ans, sans donner plus de précision sur les circonstances de son décès à un si jeune âge. Aujourd’hui, on en sait un peu plus après les clarifications apportées par l’ancien député Majdi Karbai qui réside en Italie dans un poste Facebook publié ce matin, mercredi 7 octobre.

Bayram Dhaouadi, né en 2008, a perdu la vie à Rome, la capitale italienne : il a été retrouvé mort avec des blessures suspectes, vraisemblablement causées par une arme blanche, a-t-il indiqué.

Le décès de Bayram a constitué un choc immense pour sa famille, pour son entourage sportif et pour tous ceux qui l’ont connu ; il a également suscité une profonde tristesse et une grande douleur au sein de la communauté tunisienne, tant en Italie qu’en Tunisie.

À cet égard, Majdi Karbai a tenu à apporter une précision importante : «La vidéo qui circule actuellement sur les réseaux sociaux — montrant l’agression d’un jeune homme dans une ruelle en Italie au moyen d’une ‘‘seringue’’, selon les termes du commentateur — ne concerne pas Bayram Dhaouadi ; il n’existe aucun lien entre cette vidéo et les circonstances de son décès», a-t-il expliqué, tout en exhortant les internautes à ne pas diffuser des informations sans source fiable ni vérification officielle ou à leur donner, car «la diffusion d’images, de vidéos ou d’informations erronées dans de telles circonstances risque d’accroître la souffrance de la famille et d’induire l’opinion publique en erreur», a-t-il ajouté, en promettant de chercher des informations plus précises sur les circonstances du décès de Bayram Dhaouadi auprès des personnes qui suivent l’affaire de près.

«En ces circonstances difficiles, la meilleure attitude à adopter est de respecter la dignité du défunt et les sentiments de sa famille, d’attendre des informations fiables de la part des autorités compétentes et de ne pas transformer les réseaux sociaux en une source d’informations non vérifiées», conclut-il

I. B.

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Tunisie – Italie : l’énergie, l’innovation et l’investissement au cœur d’un partenariat renouvelé

Entre la Tunisie et l’Italie, la coopération économique entre dans une nouvelle phase. Portée par plus de 1 000 entreprises italiennes implantées en Tunisie, elle s’articule désormais autour de trois priorités : les infrastructures énergétiques, la recherche et l’innovation, ainsi que l’investissement.

Rencontré lors de l’événement du Salon international de transition énergétique. L’ambassadeur d’Italie en Tunisie Alessandro Prunas est revenu sur le projet de gazoduc TransMed au projet d’interconnexion électrique Elmed, où il rappelle que les deux pays ambitionnent de passer d’une relation énergétique unidirectionnelle à un partenariat fondé sur les échanges, les énergies renouvelables et la création de valeur.

Il nous précise à cet effet : « Cette coopération repose principalement sur trois axes. »

Le premier axe concerne les infrastructures. Le projet avance très bien et présente un caractère particulièrement innovant, car il rompt avec une logique traditionnellement unidirectionnelle. A savoir, le gazoduc TransMed  qui constitue une infrastructure essentielle pour nos deux économies. Il transporte le gaz algérien vers l’Italie en passant par la Tunisie. En contrepartie de ce transit, la Tunisie reçoit 5,25 % des volumes de gaz acheminés. Cette infrastructure contribue donc à la souveraineté énergétique du pays. « Avec le projet d’interconnexion électrique Elmed, nous passons à une logique bidirectionnelle. Le câble pourra répondre aux besoins de la Tunisie lorsqu’elle aura besoin d’importer davantage d’électricité. À terme, il pourra également permettre à l’Italie d’accéder à l’énergie renouvelable produite en Tunisie, lorsque le pays sera devenu un producteur d’énergie renouvelable autosuffisant », poursuit-il.

La recherche et l’innovation

Le deuxième axe concerne la recherche et l’innovation. « Plusieurs initiatives ont été mises en place dans ce domaine. Je citerai notamment la Tunisia Innovation Zone, un accélérateur de start-up qui joue un rôle de plus en plus actif dans l’écosystème. D’autres initiatives, commeBig Tech, contribuent également à cette dynamique dont l’événement aura lieu les 13 et 14 octobre 2026 » ajoute-t-il.

L’objectif est de mettre en réseau les centres d’innovation, les accélérateurs et les start-up italiennes et tunisiennes afin de contribuer à la transition énergétique. L’innovation est en effet essentielle pour accompagner la montée en puissance de ce secteur.

L’investissement

Le troisième axe est celui de l’investissement. Le projet Elmed pourra favoriser les investissements italiens en Tunisie, notamment dans des secteurs nourris par l’innovation.

Et notre interlocuteur de conclure : « De nombreuses entreprises italiennes souhaitent investir dans la transition énergétique tunisienne. Il s’agit de passer d’un système unidirectionnel à un système bidirectionnel, dans lequel nos deux pays ne seraient plus seulement des consommateurs d’énergie, mais également des producteurs et des acteurs énergétiques majeurs pour les deux rives de la Méditerranée. Nous pouvons atteindre cet objectif en travaillant ensemble. C’est tout l’intérêt de cette coopération, qui est particulièrement étroite et prometteuse. »

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Renforcer les liens entre les écosystèmes d’innovation de l’Italie et de la Tunisie

La 3e édition des Innovation Talks, cycle de rencontres initié par l’ambassade d’Italie à Tunis et par Terna Innovation Zone a porté sur le renforcement des liens entre les écosystèmes d’innovation de l’Italie et de la Tunisie afin de développer de nouvelles solutions dans les domaines de l’efficacité énergétique, de la surveillance industrielle et de l’intelligence artificielle.

La rencontre s’est tenue au sein de Terna Innovation Zone Tunisia (dans le «Spazio Italia») et a donné lieu à un échange entre Nicandro Buono, cofondateur de la start-up italienne eMomentum, et Dhaker Hadded, cofondateur de l’entreprise tunisienne Orbit Engineering Solutions, sous la modération de Wassim Ben Larbi.

Le débat a porté principalement sur les applications de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies à la surveillance des installations industrielles, à la maintenance et à l’optimisation de la consommation d’énergie.

«Renforcer les synergies entre les écosystèmes d’innovation italien et tunisien peut jouer un rôle clé dans la recherche de solutions innovantes pour relever les défis de l’efficacité énergétique et de l’optimisation des processus industriels», a souligné l’ambassadeur d’Italie à Tunis, Alessandro Prunas, rappelant qu’il s’agit du premier «Innovation Talk» organisé directement au sein de la Terna Innovation Zone.

Ce pôle de Tunis, inauguré par Terna en janvier 2025, constitue la première «Innovation Zone» du groupe italien en Afrique ; il a été conçu pour soutenir les startups, la formation et le développement des compétences dans le cadre de la transition énergétique et numérique de la Tunisie. Le projet vise également à nouer des collaborations entre entreprises innovantes, universités, centres de recherche et acteurs industriels des deux pays. Cette initiative s’inscrit dans le partenariat énergétique plus large entre l’Italie et la Tunisie ainsi que dans le cadre d’Elmed — le projet d’interconnexion électrique sous-marine de 600 MW entre les deux pays, développé conjointement par Terna et la société tunisienne Steg comme première liaison électrique directe entre l’Europe et l’Afrique du Nord.

C’est précisément la présence du projet Elmed qui a motivé le choix de Tunis comme zone stratégique pour les activités d’innovation du groupe italien. Cette nouvelle édition des «Innovation Talks» confirme ainsi l’intérêt croissant de la coopération économique italo-tunisienne pour les technologies numériques, les «cleantech» et l’efficacité énergétique, en associant aux grands projets d’infrastructure des initiatives axées sur le développement de startups et de compétences technologiques locales.

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Frontières maritimes : Rome, Athènes et Tunis contestent les revendications libyennes à l’ONU

Une nouvelle bataille autour des frontières maritimes se dessine en Méditerranée centrale. Une analyse publiée le 1er octobre par le quotidien économique italien Il Sole 24 Ore replace la Tunisie aux côtés de l’Italie et de la Grèce dans une convergence de contestations face à certaines revendications maritimes de la Libye, sur fond d’intérêts énergétiques et de tensions impliquant également la Turquie.

Il ne s’agit pas d’une nouvelle protestation tunisienne. La position de Tunis a été officiellement transmise aux Nations unies en avril dernier. Mais la récente mise à jour italienne de ses lignes de base maritimes, déposée à l’ONU le 24 septembre, remet ces différents contentieux au premier plan.

Tunis conteste une partie de la carte libyenne

Le dossier tunisien trouve son origine dans les nouvelles délimitations défendues par Tripoli.

Le 27 mai 2025, la Libye a transmis aux Nations unies une déclaration accompagnée d’une carte concernant les limites extérieures de son plateau continental. Tunis a répondu officiellement le 19 avril 2026.

La Tunisie conteste notamment la délimitation libyenne entre les points 30 et 32 et s’appuie sur l’arrêt rendu en 1982 par la Cour internationale de Justice dans l’affaire du plateau continental entre les deux pays, ainsi que sur l’accord bilatéral conclu en 1988.

Pour Tunis, le point 30, tel que défini unilatéralement par Tripoli, ne correspond pas à l’extrémité de la ligne de délimitation : la Cour a elle-même rappelé que le prolongement vers le nord-est dépendra d’une délimitation à convenir avec des États tiers.

Une première protestation tunisienne avait déjà été adressée à l’ONU en janvier 2025 au sujet de la zone contiguë de 12 milles déclarée par la Libye.

L’Italie remet le dossier sous les projecteurs

L’élément récent vient principalement de Rome.

Le 24 septembre, l’Italie a déposé auprès des Nations unies de nouvelles coordonnées de ses lignes de base maritimes, remplaçant celles enregistrées en 1996. Cette opération découle d’une modification de la législation italienne et constitue, selon Rome, une mise à jour technique.

Elle intervient toutefois alors que l’Italie est elle-même en désaccord avec Tripoli sur certaines revendications concernant le plateau continental.

Rome avait adressé en mai une objection à la Libye, estimant que certains segments de la démarcation revendiquée par Tripoli affectaient ses droits et intérêts.

C’est dans ce contexte qu’Il Sole 24 Ore évoque une “alliance” entre l’Italie, la Tunisie et la Grèce face aux revendications libyennes. Les documents officiels disponibles établissent en tout cas une convergence de leurs contestations, chacune portant toutefois sur un segment maritime distinct, sans faire apparaître d’alliance formelle entre les trois pays.

Grèce et Turquie dans l’équation

La Grèce conteste de son côté certaines revendications libyennes au sud de la Crète.

Le différend est directement lié au mémorandum maritime signé en 2019 entre Ankara et Tripoli, rejeté par Athènes, qui considère notamment qu’il ne respecte pas les droits maritimes générés par les îles grecques.

L’enjeu s’est accru avec l’exploration gazière au sud et au sud-ouest de la Crète, où plusieurs zones suscitent des revendications concurrentes.

La Turquie soutient pour sa part le cadre maritime conclu avec la Libye, faisant de ce dossier un élément supplémentaire du rapport de forces en Méditerranée.

Gaz, pétrole et câbles sous-marins

Derrière cette bataille de cartes se trouvent des intérêts économiques et stratégiques considérables.

La délimitation du plateau continental détermine notamment les droits d’exploration et d’exploitation des ressources du sous-sol marin. Les tracés peuvent également peser sur le développement des gazoducs, des interconnexions énergétiques et des câbles sous-marins.

Pour la Tunisie, le dossier présente une particularité : malgré le différend sur certaines limites maritimes, Tunis et Tripoli poursuivent leur coopération énergétique.

Les deux pays cherchent notamment à attirer des investisseurs pour l’exploration d’un bloc offshore d’environ 3.000 km² dans le bassin Gabès-Tripoli et le développement de la découverte de Zarat.

La Tunisie se retrouve ainsi dans une équation délicate : défendre les limites maritimes qu’elle considère établies par le droit international tout en préservant une coopération économique et énergétique stratégique avec son voisin libyen.

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Ghar El Melh | Vingt migrants irréguliers empêchés de rejoindre l’Europe

Des unités de la Garde maritime ont déjoué, mardi 29 septembre 2026, une tentative de migration irrégulière au large de Ghar El Melh, dans le gouvernorat de Bizerte, en interceptant 20 personnes à bord d’une embarcation faisant route vers l’Europe.

Selon Diwan FM, l’embarcation a été repérée et encerclée à plusieurs milles des côtes alors que ses occupants tentaient de franchir illégalement la frontière maritime tunisienne.

Les 20 personnes ont été interceptées et transférées vers une structure de sécurité pour la poursuite de l’enquête et l’engagement des procédures judiciaires, en coordination avec le parquet compétent.

La nationalité des personnes interceptées et leur destination n’ont pas été spécifiées, mais le «pays européen» dont on a parlé pourrait bien être l’Italie, dont les côtes sont les plus proches de celles de la Tunisie.

I. B.

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À Marrakech, la photographie marocaine regarde le monde

Du 7 au 10 octobre, les Rencontres de la Photographie de Marrakech célèbrent deux siècles d’images. Mais leur 6e édition regarde surtout vers le présent : des échanges entre Maroc et Chine au travail critique sur l’Orient, jusqu’aux photographes de…

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La Tunisie veut réduire sa dépendance aux importations d’énergie

La transition énergétique n’est plus seulement une question environnementale, mais une composante de la sécurité et de la souveraineté économiques de la Tunisie, appelée à réduire sa dépendance aux importations d’énergie ainsi que son exposition aux turbulences des marchés internationaux. C’est le message délivré par le secrétaire d’État à la Transition énergétique, Wael Chouchane, lors de l’ouverture de la deuxième édition de l’Ifriqiya Energy Hub, un forum qui réunit, les 24 et 25 septembre 2026, à la Cité de la Culture, à Tunis, plus de 200 experts et acteurs issus de pays africains, européens et méditerranéens.

Selon Chouchane, la conjoncture internationale actuelle — marquée par l’instabilité géopolitique, la volatilité des marchés, les risques pesant sur la sécurité des approvisionnements et des engagements climatiques de plus en plus contraignants — impose à la Tunisie d’accélérer l’élaboration d’un nouveau modèle énergétique.

Cette stratégie repose sur deux axes principaux : le développement des énergies renouvelables, afin de diversifier l’approvisionnement et de réduire les coûts, et l’efficacité énergétique, pour maîtriser la consommation, renforcer la compétitivité des entreprises et diminuer la dépendance extérieure.

Le gouvernement mise également sur l’autoproduction d’électricité et sur la modernisation du réseau national, une étape nécessaire pour intégrer des parts croissantes d’énergie solaire et éolienne.

Dans ce contexte, Chouchane a rappelé les différents projets d’énergies renouvelables lancés dans le pays ainsi que les travaux en cours pour réviser le Code des hydrocarbures, avec pour objectif affiché de rendre le cadre réglementaire plus propice aux investissements et de réduire les risques pour les opérateurs privés.

La Tunisie ambitionne de porter la part des énergies renouvelables à 35 % de son mix électrique d’ici 2030, et à 50 % d’ici 2035, contre seulement 6 à 7% aujourd’hui.

Cet enjeu est particulièrement sensible pour un pays dont le déficit énergétique dépasse 60% et qui reste fortement dépendant des importations de pétrole et de gaz.

Dans ce contexte aussi, le projet Elmed — une interconnexion électrique sous-marine reliant la Tunisie à l’Italie — joue un rôle central.

Chouchane a présenté ce projet comme une infrastructure stratégique destinée à renforcer la sécurité énergétique de la Tunisie et les échanges entre les deux rives de la Méditerranée, en complément de la coopération énergétique traditionnelle avec l’Algérie.

Cette liaison, d’une capacité de 600 mégawatts et longue d’environ 220 kilomètres entre la Sicile et le cap Bon tunisien, constituera la première connexion électrique directe entre la Tunisie et l’Italie. La Banque mondiale, qui a approuvé en 2023 un financement de 268,4 millions de dollars pour le projet, en prévoit la mise en service d’ici 2028.

Elmed est conçu comme une liaison bidirectionnelle, destinée à la fois à soutenir la stabilité du réseau tunisien et à créer, grâce à l’augmentation des capacités en énergies renouvelables, un canal d’échange d’électricité entre l’Afrique du Nord et l’Europe.

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La Goulette rend hommage à Claudia Cardinale à la belle étoile

Un an après la disparition de Claudia Cardinale, l’actrice italienne native de Tunisie, surnommée «la plus belle Italienne de Tunis», l’ambassade d’Italie et l’Institut culturel italien de Tunis, en collaboration avec Cinématdour (un projet de cinéma itinérant), organisent, le dimanche 27 septembre 2026, une projection gratuite en plein air du film ‘‘L’Île du pardon’’ du réalisateur tunisien Ridha Béhi.

Le choix de La Goulette confère à cet hommage une dimension qui dépasse le simple cadre cinématographique.

Née à Tunis en 1938 au sein d’une famille italienne d’origine sicilienne, Claudia Cardinale a grandi dans cette ville portuaire et dans sa «Petite Sicile», un quartier où, durant des décennies, ont coexisté Tunisiens, Italiens, Maltais, Français et communautés de confessions diverses.

En mai 2022, lors de l’un de ses derniers séjours en Tunisie, une rue et une grande fresque murale — devant laquelle aura lieu la projection de dimanche — lui avaient été dédiées à La Goulette même.

«Je me sens encore un peu tunisienne», avait déclaré l’actrice lors de cette visite, évoquant la Tunisie de sa famille comme une terre de «partage, de joie et d’échange». Elle avait également souligné l’importance de préserver le passé commun aux deux rives de la Méditerranée, rappelant que la Tunisie avait été une terre d’accueil pour des générations d’Italiens.

Ce lien rend d’autant plus significatif le choix du film ‘‘L’Île du pardon’’. Sorti en 2022 et figurant parmi les derniers films interprétés par Claudia Cardinale, ce long métrage de Ridha Béhi se déroule dans la Tunisie des années 1950 et raconte, à travers l’histoire d’une famille italienne chrétienne, la coexistence entre différentes communautés, cultures et religions.

Tourné à Djerba, ce long métrage, dans lequel Claudia Cardinale incarne magistralement Agostina, a été présenté en compétition internationale au Festival international du film du Caire. La projection à La Goulette revêt ainsi la forme d’un retour aux sources : une actrice devenue une icône du cinéma italien et international est mise à l’honneur dans le quartier tunisien où s’est forgée son identité méditerranéenne, à travers un film tunisien abordant précisément les thèmes de la mémoire, du vivre-ensemble et de la rencontre des cultures.

La collaboration avec Cinémadtour renforce cette dimension. Le cinéma quitte la salle pour retrouver l’espace urbain, face au visage de Cardinale peint sur un immeuble de l’ancienne «Petite Sicile», dans un lieu qui demeure l’un des symboles les plus visibles de l’entrelacement historique et culturel entre l’Italie et la Tunisie.

Outre Cinémadtour, l’initiative compte parmi ses partenaires le Bari International Film & TV Festival ainsi que l’association tunisienne Ciné-Sud Patrimoine.

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