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L’Algérie face à l’Histoire | De la souveraineté à la reconquête 

En réponse à l’article du Dr Mounir Hanablia intitulé «Tunisie / Du souverainisme à la question numide, ou l’opposition aveugle» — dans lequel il affirme notamment que «l’État algérien est le successeur en droite ligne de l’État français», réduisant ainsi l’Algérie contemporaine à un simple legs colonial —, cette tribune offre une mise au point historique et politique nécessaire. (Photo : l’Émir Abdelkader – 1808-1883 , fondateur de l’État algérien moderne).

Dr Abderrahmane Cherfouh *

En s’appuyant sur les travaux de grands historiens et sociologues — de Charles-Robert Ageron à Pierre Bourdieu, de Mostefa Lacheraf à Benjamin Stora —, ce texte retrace le fil ininterrompu de la souveraineté algérienne. De la diplomatie active de la Régence d’Alger avant 1830 à la fermeté des négociateurs d’Évian sur l’indivisibilité du Sahara, en passant par le martyre des camps de regroupement et le rôle des pionniers du mouvement national, cette analyse dresse un réquisitoire rigoureux contre l’amnésie mémorielle et la falsification de l’Histoire.

Selon les nostalgiques de l’Algérie française qui n’ont jamais assimilé l’indépendance de 1962, l’Algérie ne serait qu’une création française. L’idée véhiculée par ce discours révisionniste est généralement que l’Algérie n’existait pas en tant que nation ou État avant la colonisation entreprise en 1830.

La réapparition récente, dans les colonnes de Kapitalis, sous la plume du Dr Mounir Hanablia, de la prétention selon laquelle l’Algérie serait une création française — thèse soutenant que «l’État algérien est le successeur en droite ligne de l’État français forgé par les troupes de Bugeaud et le duc d’Aumale » — ne relève pas d’un simple débat historiographique anodin. Elle s’inscrit dans la résurgence d’un récit largement entretenu par les officines nostalgiques de la colonisation et relayé sur certains plateaux télévisés français, visant à dénier au peuple algérien la profondeur historique de sa souveraineté.

En affirmant que l’Algérie contemporaine ne doit son existence qu’au tracé territorial de l’occupant et que le Sahara lui aurait été «octroyé» en 1962, ces postures procèdent d’une double confusion : l’assimilation abusive entre la délimitation administrative des frontières et l’existence pluricentenaire d’une nation, doublée d’une méconnaissance délibérée du droit international et de la mémoire des luttes populaires.

I. Avant 1830, la réalité oubliée de l’État d’Alger et de sa souveraineté

Pour mesurer l’inanité de l’argument de la «création coloniale», il convient de rappeler ce qu’était la Régence d’Alger (Dawlat Al-Jaza’ir) bien avant le débarquement de 1830. Loin d’être un territoire vacant, Alger fonctionnait comme une entité politique pleinement souveraine, dotée d’un gouvernement centralisé (Diwan), d’une administration fiscale, d’une puissance navale et d’une diplomatie active.

Comme le rappelle l’historien Charles-Robert Ageron : «L’Algérie n’était pas une tabula rasa sur laquelle la France a écrit son histoire. La société algérienne, malgré les déstructurations du Code de l’Indigénat et les spoliations foncières, a conservé sa cohésion culturelle et son identité face à la domination coloniale.»

Entre le XVIe et le début du XIXe siècle, l’État d’Alger a signé des dizaines de traités bilatéraux de paix, de commerce et de navigation avec l’Angleterre, les Pays-Bas, les États-Unis et la France elle-même. En droit des gens, la conclusion de ces conventions emportait reconnaissance explicite de la souveraineté algérienne. C’est d’ailleurs auprès d’Alger que la République française avait contracté des emprunts cruciaux pour approvisionner ses armées en blé sous la Révolution. La France n’a rien créé ex nihilo : elle a agressé et occupé un État souverain préexistant.

II. Derrière le mythe de la «pacification» : la résistance d’un peuple face aux crimes d’État

L’affirmation selon laquelle la France aurait «forgé» l’Algérie masque une réalité sanglante : loin de toute soumission, le pays fut le théâtre d’une résistance populaire ininterrompue face à une politique systématique de terre brûlée et de crimes de masse.

Forgé par qui, prétendez-vous ? Par Bugeaud, précisément — cet homme que la rigueur de l’histoire a définitivement relégué au rang des bourreaux. Un personnage aujourd’hui rattrapé par sa mémoire sanguinaire : à mesure que tombent ses statues et que s’efface son nom des plaques de rues et de places, la mémoire universelle le condamne définitivement comme l’un des criminels de guerre les plus atroces de son époque.

L’Émir Abdelkader et les traités de souveraineté (1832-1847) : l’Émir n’a pas seulement combattu la politique de la terre brûlée de Bugeaud ; il a réorganisé un État moderne unifié (Al-Dawla Al-Jaza’iriya), doté d’une armée régulière, d’une monnaie et d’une administration. La France a dû reconnaître sa souveraineté par les traités internationaux de Desmichels (1834) et de Tafna (1837).

Les enfumades et la terreur : Bugeaud et ses généraux (Pélissier dans le Dahra en 1845, Cavaignac chez les Sbéhas) ont inauguré des méthodes de guerre génocidaires, enfumant et murant des tribus entières dans des grottes.

Lalla Fatma N’Soumer (1854-1857) : dans le Djurdjura, la résistance menée par cette figure héroïque a prouvé le rôle fondamental et précoce des femmes algériennes dans la défense de la patrie.

Les Ouled Sidi Cheikh, 1871 et les déportations en Nouvelle-Calédonie : du Sud aux Hauts-Plateaux, puis en Kabylie sous l’impulsion du Cheikh Mokrani et du Cheikh El-Haddad, le peuple s’est soulevé. La réponse coloniale fut d’une fureur féroce : séquestre de 500 000 hectares de terres, spoliations foncières (loi Warnier) et effondrement social qui provoqua la terrible famine de 1867-1869 où plus de 500 000 Algériens périrent. Pour parfaire cette entreprise de déstructuration, l’administration coloniale a systématiquement décapité la résistance de ses cadres dirigeants. Assimilés cyniquement à des criminels de droit commun par des juridictions d’exception, des centaines de chefs d’insurrection, d’érudits et de notables furent condamnés au bannissement et déportés vers le bagne de Nouvelle-Calédonie afin d’isoler le peuple de ses guides légitimes.

III. Du mouvement national à la Guerre de Libération : la reconquête de la souveraineté

L’Algérie moderne s’est forgée dans le sang de ses martyrs et la maturation de son mouvement national — et non, comme le prétend l’auteur, sous l’effet d’une prétendue impulsion extérieure attribuée au débarquement américain de 1942 et à la défaite nazie en Tunisie. L’intellectuel et historien Mostefa Lacheraf rappelait justement que la résistance algérienne, au XIXe comme au XXe siècle, témoigne d’un refus permanent de l’état de fait colonial pour réaffirmer une personnalité historique que la violence coloniale n’a jamais pu dissoudre.

De l’Émir Khaled à l’Étoile Nord-Africaine, jusqu’au 8 mai 1945 : dès les années 1920, l’Émir Khaled — petit-fils de l’émir Abdelkader — posait les premières pierres du nationalisme moderne en réclamant la fin du régime de l’indigénat et une représentation politique réelle pour les Algériens. Dans cette continuité, Messali Hadj et l’Étoile Nord-Africaine (ENA) franchirent un cap décisif dès 1926 en revendiquant l’indépendance totale. L’historien Mahfoud Kaddache a parfaitement démontré comment la conscience nationale s’est structurée à travers cette trajectoire du mouvement national. Malgré les péripéties politiques, la rupture définitive fut consommée le 8 mai 1945 : les massacres de Sétif, Guelma et Kherrata démontrèrent tragiquement l’illusion et l’impossibilité de toute voie réformiste.

Le CRUA et le 1er Novembre 1954 : l’aboutissement de l’unité nationale : face aux divisions politiques, la jeune garde révolutionnaire fonde le Comité Révolutionnaire d’Unité et d’Action (CRUA), jetant les bases de l’insurrection décisive. En juin 1954, la réunion historique du «groupe des 22» à Clos-Salembier scelle l’option des armes, portée par des figures issues de toute l’Algérie profonde — des Aurès à la Kabylie, du Nord au Sud, de l’Oranie au Titteri. Cette convergence totale des provinces et des trajectoires militantes apporte la preuve éclatante de l’unité fondamentale du pays et de sa résistance face au colonisateur. Comme le souligne fort justement l’historien Benjamin Stora : « La guerre d’indépendance algérienne n’est pas née d’un coup de tonnerre dans un ciel serein le 1er novembre 1954. Elle est le produit d’un long processus de dépossession, de refus du statut colonial et d’une suite de résistances jamais éteintes depuis 1830.»

La guerre contre-insurrectionnelle et les camps de regroupement : cette politique de répression a atteint son paroxysme avec l’instauration des «zones interdites» et la création des camps de regroupement. Comme l’ont établi les travaux d’historiens et de sociologues — notamment Michel Cornaton, Pierre Bourdieu, Abdelmalek Sayad et Régine Goutalier —, plus de 2,3 millions de paysans algériens ont été arrachés à leurs terres et déportés dans des camps d’enfermement. Ce déracinement forcé a provoqué la mort de près de 200 000 civils, principalement des enfants et des vieillards, emportés par la faim et la maladie. Ce drame humain à huis clos témoigne de la volonté de déstructurer fondamentalement la société rurale algérienne pour briser son soutien à la Révolution.

Pendant la Guerre de Libération nationale (1954-1962), la puissance coloniale a déployé un système répressif et contre-insurrectionnel global visant à briser la résistance populaire, à isoler le territoire et à étouffer l’Armée de Libération Nationale (ALN) :

L’institutionnalisation de la torture : sous le couvert de la loi sur les «pouvoirs spéciaux» (1956) et durant la bataille d’Alger (1957), la torture est passée d’un excès individuel à une méthode d’État rationalisée et généralisée par l’armée coloniale (notamment les parachutistes) et les services de renseignement (DOP). Utilisation de la gégène, exécutions sommaires ciblées (les «crevettes Bigeard»), noyades, immersions et sévices atroces sont devenus des pratiques courantes.

Le martyre des femmes algériennes : les femmes algériennes — moudjahidate, poseuses de bombes, agentes de liaison ou civiles — ont payé un tribut particulièrement lourd, subissant des violences sexuelles ciblées et la torture. L’arrestation de Djamila Boupacha en 1960 et sa défense par l’avocate Gisèle Halimi, soutenue par Simone de Beauvoir et le «Comité Djamila Boupacha» (rejoint par Jean-Paul Sartre, Louis Aragon et Pablo Picasso), dévoila au monde entier l’usage du viol et de la torture comme armes de guerre coloniales. Elles s’inscrivent dans la lignée des figures majeures comme Djamila Bouhired, Djamila Bouazza, Zohra Drif et Baya Hocine.

Le soutien des clercs et des intellectuels : face aux dérives, une minorité d’hommes d’Église et d’intellectuels français choisirent la conscience contre la raison d’État : Mgr Thomas Duval (archevêque d’Alger), le théologien Jacques de Bollardière démissionnant de son commandement, ou encore le réseau Jeanson organisant le soutien logistique et financier au FLN en métropole.

L’enferment territorial : pour étouffer la Révolution, l’armée française entreprit l’isolement hermétique des frontières par les lignes électrifiées Morice et Challe (plus de 2 000 km de barrières sous haute tension) et l’enfouissement de millions de mines antipersonnel («bandes de la mort»), tuant et mutilant des combattants et des civils pendant et longtemps après le conflit.

IV. Le Sahara : un territoire libéré, non une concession coloniale

Prétendre que le Sahara aurait été «octroyé» à l’Algérie lors des Accords d’Évian relève d’une contrevérité flagrante. Consciente de la manne pétrolière de Hassi Messaoud et des enjeux nucléaires, la France a tenté d’amputer l’Algérie de son Sud en créant l’Organisation Commune des Régions Sahariennes (OCRS) en 1957.

Comme l’a souligné l’historien Gilbert Meynier, le FLN a su incarner l’âme d’une nation en armes, imposant au GPRA une intransigeance absolue lors des négociations d’Évian quant à l’indivisibilité du territoire. De Gaulle a dû renoncer à ce projet de partition face à la fermeté des négociateurs algériens. Le Sahara algérien n’a pas été donné : il a été défendu par les armes depuis la résistance des Touaregs sous Moussa ag Amastan jusqu’à l’intransigeance politique des négociateurs de la Révolution.

Conclusion : la souveraineté ne se donne pas, elle s’arrache

L’Algérie n’est pas née d’un décret du duc d’Aumale ni d’une concession de la France aux Accords d’Évian. Elle est le produit d’une continuité étatique séculaire et du prix exorbitant payé par plusieurs générations d’Algériens pour recouvrer leur liberté.

L’histoire ne saurait être falsifiée au point de présenter la fin de la colonisation comme un legs ou un arrangement de circonstance.

L’indépendance de l’Algérie n’a été ni négociée par complaisance, ni «octroyée» par un décret français : elle a été arrachée dans le sang, au prix du sacrifice ultime d’un million et demi de martyrs. Présenter un tel peuple comme l’héritier passif d’une structure «forgée par Bugeaud» relève d’une profonde indignité mémorielle et d’un déni de la réalité historique.

Répéter la rhétorique mémorielle des nostalgiques de la colonisation pour nourrir des ressentiments politiques au Maghreb est une démarche historiquement fausse et irresponsable. Face aux révisionnismes, la rigueur des faits, des traités, de la recherche historique et du sang versé demeure la seule vérité intemporelle.

* Médecin.

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Eau et électricité : Saïed affirme que des enquêtes ont établi des « actes prémédités »

Selon un communiqué de la Présidence de la République, Kaïs Saïed a indiqué que des enquêtes avaient établi que certaines coupures d’eau et d’électricité enregistrées dans plusieurs régions ne résultaient pas de pannes ordinaires, mais d’« actes prémédités ».

Ces déclarations ont été rapportées à l’issue d’une réunion tenue mercredi 26 août 2026 au palais de Carthage, en présence notamment de la cheffe du gouvernement, Sara Zaafrani Zenzri, des ministres chargés de l’Énergie et des Ressources hydrauliques, ainsi que des PDG de la STEG et de la SONEDE.

Des « actes prémédités »

Le chef de l’État a estimé que la multiplication et la répétition récentes de problèmes dans plusieurs secteurs et régions ne pouvaient être considérées comme une succession d’incidents isolés.

Il a affirmé que les enquêtes avaient établi que des coupures d’eau et d’électricité dans plusieurs régions n’étaient pas dues à des pannes ordinaires, mais à des « actes prémédités ».

Kaïs Saïed a accusé ceux qui auraient planifié et exécuté ces actes de chercher à attiser les tensions, à diffuser des mensonges et des rumeurs et à perturber les citoyens jusque dans l’accès aux services essentiels.

La Présidence ne précise toutefois ni les régions et les coupures concernées, ni leur date. Le communiqué ne fournit pas non plus de détails sur la nature des enquêtes évoquées, leurs conclusions précises ou d’éventuelles procédures engagées.

Un discours qui se précise

Ce n’est pas la première fois que Kaïs Saïed met en doute le caractère purement technique de certaines perturbations.

En juillet, le président avait déjà qualifié les coupures d’eau et d’électricité observées dans plusieurs régions de phénomènes « non ordinaires ». Il avait également évoqué ceux qui chercheraient, selon lui, à perturber les citoyens et à attiser les tensions.

Le communiqué du 26 août marque toutefois une évolution dans le discours présidentiel. Il ne s’agit plus seulement de qualifier certaines perturbations d’anormales : la Présidence affirme désormais que des enquêtes ont établi que certaines coupures résultaient d’« actes prémédités ».

Lire aussi: Eau : De l’usine de bouteilles à Nebhana, Kaïs Saïed dénonce une situation « anormale »

Des coupures qui provoquent désormais des protestations

Cette déclaration intervient alors que les perturbations de l’alimentation en eau et en électricité provoquent des mouvements de protestation dans plusieurs régions.

Mercredi, à Nabeul, des habitants d’El Wafa et d’El Kharrouba ont bloqué la route reliant Nabeul à Hammamet pour protester contre les coupures d’électricité. Des mouvements ont également été signalés à Dar Chaâbane El Fehri, tandis que plusieurs quartiers connaissaient parallèlement des interruptions de l’alimentation en eau potable.

À Monastir, des habitants de Sidi Nasr protestant contre les coupures répétées d’eau et d’électricité ont incendié des pneus sur la voie ferrée. Une rame du Métro du Sahel a dû s’arrêter avant son entrée à la station de la Faculté de Monastir.

Ces tensions surviennent alors que la STEG a également annoncé des délestages dans plusieurs régions afin de préserver l’équilibre entre la production et la consommation d’électricité.

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Tunisie-Japon : Le partenariat entre dans une nouvelle phase, avec les investissements en ligne de mire

La Tunisie et le Japon veulent donner un nouvel élan à leur coopération bilatérale, à l’occasion du 70e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques. Cette volonté a été réaffirmée mercredi à Tunis lors d’une rencontre entre le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Mohamed Ben Ayed, et l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Saito Jun. Les deux parties ont notamment insisté sur le suivi des résultats de la visite effectuée au Japon par la cheffe du gouvernement en août 2025 et sur la nécessité de renforcer le cadre juridique afin de favoriser les investissements.

Le suivi de la visite au Japon au centre des discussions

La rencontre intervient dans le prolongement de la participation de Sarra Zaâfrani Zenzri à la TICAD 9, organisée à Yokohama en août 2025.

À cette occasion, la cheffe du gouvernement avait multiplié les contacts avec les responsables et acteurs économiques japonais, en mettant notamment en avant les opportunités d’investissement en Tunisie. Webdo avait alors rapporté la volonté tunisienne de renforcer le partenariat avec Tokyo et d’attirer davantage d’entreprises japonaises.

Un an plus tard, Tunis et Tokyo veulent désormais assurer le suivi des résultats de cette séquence diplomatique et transformer cette dynamique en coopération concrète.

Un cadre juridique à renforcer

Mohamed Ben Ayed et Saito Jun ont également souligné la nécessité de bien préparer les prochaines échéances bilatérales et d’enrichir le cadre juridique qui régit les relations entre les deux pays.

L’objectif affiché est de consolider la coopération tuniso-japonaise, mais aussi de créer un environnement davantage favorable aux investissements japonais en Tunisie.

Cette orientation s’inscrit dans une dynamique déjà engagée lors de la TICAD 9, au cours de laquelle Tunis avait appelé les entreprises japonaises à renforcer leur présence et leurs investissements dans le pays.

70 ans de relations diplomatiques

L’année 2026 marque une étape symbolique pour les deux pays, avec le 70e anniversaire de l’établissement de leurs relations diplomatiques.

Les deux responsables ont salué la solidité de cette coopération historique et réaffirmé la volonté des dirigeants tunisien et japonais de la hisser à un niveau supérieur, dans l’intérêt des deux peuples.

Cette séquence intervient alors que Webdo avait déjà identifié, lors de la TICAD 9, plusieurs pistes pour approfondir ce partenariat, notamment dans l’innovation, la recherche scientifique, les technologies modernes et les énergies renouvelables.

L’entretien a enfin permis aux deux parties d’insister sur la poursuite de la concertation et de la coordination dans le cadre multilatéral.

Au-delà du volet économique, Tunis et Tokyo entendent ainsi maintenir une coopération diplomatique étroite, alors que le partenariat bilatéral entre dans une nouvelle étape après sept décennies de relations.

L’enjeu est désormais de donner une traduction concrète aux engagements et aux pistes de coopération identifiés au cours des dernières années, notamment en matière d’investissement et de développement.

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Pénurie d’eau minérale : Les producteurs tournent à plein régime, la demande reste 30% plus élevée

Alors que les tensions persistent sur le marché tunisien de l’eau minérale conditionnée, les unités de production fonctionnent désormais à plein régime pour répondre aux besoins, affirme dans un communiqué la Chambre syndicale nationale de l’industrie des boissons non alcoolisées relevant de l’UTICA. Cette mise au point apporte un nouvel éclairage à une pénurie déjà marquée par les saisies de stocks et les injections exceptionnelles dans plusieurs régions.

Une demande dopée par les fortes chaleurs

Selon la Chambre, les tensions actuelles sur l’approvisionnement sont principalement liées à une hausse de 30% de la demande en eaux minérales conditionnées, conséquence directe des vagues de chaleur enregistrées dans le pays.

À cette pression exceptionnelle sur la consommation s’ajoutent les perturbations et coupures récurrentes d’électricité dans plusieurs régions. Ces interruptions ont affecté le fonctionnement normal de certaines unités et entraîné, dans certains cas, l’arrêt de lignes de production.

Les entreprises ont ainsi puisé dans une part importante de leurs stocks de sécurité, constitués précisément pour faire face aux périodes de forte demande. Cette consommation des réserves a contribué à creuser temporairement l’écart entre les quantités produites et les besoins du marché.

Les unités produisent à plein régime

La Chambre assure que le secteur est désormais pleinement mobilisé, en coordination avec les autorités, afin de rétablir le rythme normal d’approvisionnement dans les meilleurs délais.

Les producteurs poursuivent leur coordination avec les directions régionales du commerce et les différentes parties concernées afin de garantir la régularité des livraisons et de répartir au mieux les quantités disponibles entre les différentes régions.

Le suivi de la situation est également assuré à travers des réunions périodiques entre la Chambre, le ministère du Commerce et du Développement des exportations et l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie (ONTH).

Une amélioration attendue avec la baisse des températures

La Chambre table sur une amélioration progressive de la situation dans les prochains jours, à mesure que les températures commenceront à baisser.

Selon elle, la diminution attendue de la demande devrait permettre aux quantités disponibles de dépasser à nouveau les besoins du marché et contribuer progressivement à la reconstitution des stocks.

Cette perspective intervient toutefois alors que Webdo rapportait encore récemment que les professionnels du secteur ne pouvaient pas garantir une date précise pour le retour à la normale et tablaient plutôt sur une détente progressive en septembre.

Après les saisies, la question de l’approvisionnement reste centrale

Ces nouvelles explications des producteurs interviennent après plusieurs mesures prises face à la pénurie. Des quantités importantes d’eau minérale avaient été saisies dans différentes régions, tandis que des opérations d’« injection » exceptionnelle ont été menées pour renforcer directement l’approvisionnement des commerces, notamment à Nabeul et à la Manouba.

La Chambre rejette pour sa part toute intention de provoquer une pénurie ou de pratiquer une quelconque forme de spéculation de la part de ses adhérents.

Elle appelle les consommateurs à privilégier les informations provenant des sources officielles et à éviter les achats excessifs susceptibles d’alimenter un mouvement de panique et d’accentuer temporairement les tensions sur le marché.

La situation reste donc sous surveillance : les producteurs affirment avoir accéléré la cadence, mais la normalisation effective de l’approvisionnement dépendra notamment de l’évolution de la demande et de la baisse des températures.

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Tarente 2026 : La Tunisie bat la Turquie et file en demi-finales

La sélection tunisienne U21 s’est qualifiée pour les demi-finales du tournoi de football des Jeux méditerranéens de Tarente 2026 après sa victoire contre la Turquie (2-1), mercredi. Les Aiglons de Carthage terminent en tête de leur groupe avec sept points, au terme d’un parcours sans défaite marqué par un nul contre la Macédoine du Nord, une victoire face au Maroc et ce succès décisif contre la Turquie.

Un succès décisif face à la Turquie

Les Tunisiens ont pris le meilleur sur la Turquie sur le score de 2-1, au terme de leur troisième et dernier match de la phase de groupes.

Rayan Anane a ouvert le score pour la Tunisie, avant qu’un défenseur turc ne marque contre son camp et permette aux Aiglons de Carthage de prendre deux buts d’avance.

La Turquie a ensuite réduit l’écart, sans parvenir à revenir au score. La Tunisie décroche ainsi les trois points qui lui permettent de terminer en tête du groupe avec sept points et et accède au dernier carré sans avoir connu la défaite.

Cette qualification récompense un parcours régulier des Tunisiens depuis le début de la compétition. Après avoir concédé le nul face à la Macédoine du Nord (0-0), la sélection U21 s’est imposée contre le Maroc (1-0), avant de confirmer face à la Turquie.

Boujelbène : « Nos ambitions grandissent d’un jour à l’autre »

À l’issue de la rencontre, le sélectionneur national Anis Boujelbène a souligné les difficultés rencontrées lors du premier tour, notamment en raison d’un effectif réduit.

« Le premier tour n’était pas facile, surtout lorsque nous étions en manque d’effectif. Les joueurs ont fourni de gros efforts, qui ont été couronnés par une qualification pour les demi-finales. Je les remercie pour l’état d’esprit dont ils ont fait preuve. »

Le technicien tunisien estime que cette qualification doit désormais permettre à son équipe de regarder plus loin : « Nos ambitions grandissent d’un jour à l’autre et nous sommes appelés à travailler davantage. La page du premier tour est désormais tournée et nous devons nous concentrer sur les demi-finales. »

Boujelbène insiste également sur l’importance d’accumuler les victoires pour préparer les prochaines échéances internationales, notamment les Jeux olympiques de 2028 : « Je pense qu’il est très important de s’habituer aux victoires, en vue des prochaines échéances qui nous attendent, notamment les Jeux olympiques de 2028. »

Le prochain adversaire encore inconnu

Le sélectionneur ne connaît pas encore l’identité du prochain adversaire de la Tunisie, qui sera déterminé à l’issue des rencontres du groupe B.

« Quant à notre prochain adversaire, nous ne le connaissons pas encore, mais nous devons nous préparer pour l’affronter », a expliqué Boujelbène, qui refuse toutefois de se projeter trop rapidement vers une éventuelle finale.

« Nous devons penser à remporter ce match avant de penser à la finale », a-t-il conclu.

Les Aiglons de Carthage sont donc désormais tournés vers le dernier carré, avec l’ambition de prolonger leur parcours sans défaite et d’offrir une nouvelle médaille à la délégation tunisienne à Tarente.

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Tarente 2026 : Molka Ben Mabrouk décroche une 13ème médaille pour la Tunisie

La Tunisie compte désormais 13 médailles aux Jeux méditerranéens de Tarente 2026, après le bronze décroché par la boxeuse Molka Ben Mabrouk dans la catégorie des moins de 75 kg. La Tunisienne s’est inclinée de justesse, 3-2, face à l’Égyptienne Nabila Alaa Eddine en demi-finale, un résultat qui lui permet d’officialiser une médaille de bronze déjà assurée.

Une demi-finale perdue à une seule voix

Molka Ben Mabrouk a échoué aux portes de la finale des moins de 75 kg après une défaite serrée face à Nabila Alaa Eddine. L’Égyptienne s’est imposée 3-2, au terme d’un combat qui s’est donc joué à une seule voix.

La Tunisienne ne repart toutefois pas les mains vides. Sa présence dans le dernier carré lui avait déjà garanti une médaille de bronze, conformément au système de la compétition.

Le bilan tunisien passe à 13 médailles

Avec ce nouveau podium, la délégation tunisienne porte son total à 13 médailles, 2 médailles d’or, 2 médailles d’argent et 9 médailles de bronze.

Cette performance confirme la contribution de la boxe au bilan tunisien à Tarente.

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Ligue 1 : programme de la 2e journée

Tous les matchs à 16h30
Samedi 29 août
Stade Hamadi Agrebi de Radès
Club africain – ES Hammam Sousse
Stade Abdelaziz Chtioui de la Marsa
AS Marsa – PS Sakiet Eddaïer
Stade Mustapha Ben Jannet de Monastir
US Monastirienne – Stade tunisien
Stade Taïeb Mhiri de Sfax
CS Sfaxien – ES Zarzis
Dimanche 30 août
Stade Chedly Zouiten
JS Omrane – Espérance de Tunis
Stade de Hammam-Lif
CS Hammam-Lif – CA Bizertin
Stade Boujemaâ Kmiti de Béja
Olympique de Béja – US Ben Guerdane
Stade olympique de Sousse
Etoile sportive du Sahel – Etoile sportive de Metlaoui

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La Russie prolonge jusqu’en septembre l’interdiction d’exporter du diesel 

La Russie entend prolonger l’interdiction des exportations de diesel jusqu’en septembre en raison des pénuries de carburant persistantes sur le marché intérieur, suite aux attaques de drones ukrainiens sur plusieurs raffineries, rapporte Reuters

La Russie a imposé cette interdiction du 8 au 31 juillet dans le cadre d’un ensemble de mesures plus vaste visant à soutenir le marché intérieur des carburants, puis l’a étendue aux producteurs de carburants jusqu’au 31 août. Elle a également interdit les exportations de diesel vers les pays non producteurs et d’essence jusqu’au 31 janvier 2027, ainsi que celles de kérosène jusqu’à fin novembre 2026…

Le vice-Premier ministre russe, Alexander Novak, a récemment déclaré que le gouvernement n’avait pas encore décidé de lever l’interdiction, affirmant qu’il n’y avait pas de pénurie de gazole sur le marché intérieur, étant donné que plusieurs raffineries ont terminé leurs travaux de réparation et ont repris la fourniture de carburant supplémentaire.

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Mohamed Ali Nafti à la réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l’OCI

Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, participera jeudi à Djeddah, aux travaux de la réunion extraordinaire du Conseil des Ministres des Affaires Étrangères des États membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI).
Cette réunion sera l’occasion de définir une position arabe et islamique concertée face aux dangereux développements de la question palestinienne, notamment à la lumière de la poursuite, par les autorités d’occupation israéliennes, de leurs politiques répressives à Al-Qods Al-Charif, selon un communiqué publié par le département des Affaires étrangères.
Lors de cette réunion, il sera procédé à l’élection du nouveau Secrétaire général de l’OCI.
En marge des travaux, le ministre des Affaires étrangères effectuera des entretiens avec ses homologues de plusieurs pays arabes et islamiques concernant les relations de coopération bilatérale unissant la Tunisie à ces pays et les opportunités disponibles pour les développer.

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Eau en Tunisie : L’UNICEF veut chiffrer le coût de l’inaction

La question de l’eau en Tunisie va bientôt être abordée sous un angle encore rarement quantifié : celui de son coût économique. L’UNICEF Tunisie vient de lancer un appel d’offres international pour réaliser un « Investment Case » destiné notamment à déterminer ce que coûte au pays l’insuffisance des investissements dans l’eau, l’assainissement et l’hygiène, mais aussi les bénéfices que pourraient générer différents scénarios d’investissement.

L’appel d’offres, publié le 24 août 2026 sous la référence LRPS-26-9205778, prévoit une mission d’environ quatre mois. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 septembre 2026.

Combien coûte le fait de ne pas investir ?

La mission ne se limitera pas à dresser un nouvel état des lieux des infrastructures hydrauliques tunisiennes.

Selon les termes de l’appel d’offres officiel de l’UNICEF Tunisie, le bureau d’études retenu devra analyser les dépenses publiques consacrées au secteur WASH — eau, assainissement et hygiène — et surtout quantifier le « coût économique de l’inaction ».

L’exercice doit notamment prendre en compte les pertes de productivité, les coûts sanitaires évitables, les effets sur le capital humain et la résilience des infrastructures.

Plusieurs scénarios devront ensuite être comparés, allant du maintien de la situation actuelle à l’accès universel aux services WASH de base, jusqu’au développement de services résilients au changement climatique.

L’objectif est de fournir au gouvernement tunisien et à ses partenaires techniques et financiers un outil permettant de mieux hiérarchiser les investissements.

Cette approche de planification des investissements hydriques est également utilisée ailleurs. En Jordanie, pays lui aussi confronté à un stress hydrique particulièrement élevé, l’UNICEF a accompagné la compagnie publique Miyahuna dans l’élaboration d’un plan de sécurité de l’eau résilient au changement climatique, dont les résultats servent notamment à développer des « investment cases » et à hiérarchiser les investissements nécessaires.

Le Maroc apparaît également dans les travaux de l’UNICEF sur les stratégies de financement du secteur WASH. L’organisation y présente notamment des expériences de financement des infrastructures d’eau et d’assainissement, dont le cas de Casablanca.

Une Tunisie fortement exposée au stress hydrique

L’étude intervient dans un contexte particulièrement sensible. Selon l’UNICEF, la Tunisie est le 17e pays au monde le plus exposé au stress hydrique.

Les difficultés ne concernent d’ailleurs pas uniquement les quantités disponibles. D’après l’enquête MICS 2023, 78,1% de la population dispose d’une eau de boisson provenant d’une source améliorée et disponible sur place. Le taux atteint 80% en milieu urbain, mais tombe à 73% dans les zones rurales.

La qualité constitue également un enjeu : 12,5% de la population consomme une eau contaminée par E. coli à la source d’approvisionnement. Cette proportion atteint 21% en milieu rural.

10,7 milliards de dollars de besoins pour l’eau et l’assainissement

L’ordre de grandeur des investissements nécessaires est déjà considérable.

Les termes de référence de l’étude s’appuient notamment sur la contribution déterminée au niveau national (CDN 3.0) de la Tunisie. Celle-ci estime les besoins globaux de financement climatique à près de 55 milliards de dollars sur la période 2026-2035.

Sur ce montant, environ 10,7 milliards de dollars concernent l’eau et l’assainissement, soit près de 37% des besoins d’investissement liés à l’adaptation au changement climatique.

Ces 10,7 milliards de dollars ne représentent pas le coût de l’inaction. Ils correspondent aux besoins d’investissement identifiés. C’est précisément l’un des intérêts du futur Investment Case : mettre ces besoins en regard des conséquences économiques qu’aurait leur report.

Le débat pourrait ainsi évoluer. À la question « combien faut-il investir ? » viendrait s’en ajouter une autre, potentiellement déterminante pour les choix budgétaires : combien coûte à la Tunisie le fait d’attendre ?

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Entrol fournit un simulateur à l’armée de l’air tunisienne

Entrol, fabricant de simulateurs certifiés par l’EASA et la FAA basé à Madrid (Espagne), a annoncé, le 24 août 2026, la vente d’un simulateur H125 FNPT II MCC personnalisé à l’armée de l’air tunisienne (relevant du ministère de la Défense nationale). Il s’agit du deuxième projet de simulateur livré par Entrol à cette force aérienne dans le cadre d’un accord officialisé en juillet 2025, rapporte AFM Aero.

Le simulateur est doté d’un cockpit personnalisé correspondant à la configuration spécifique de la flotte AS350B du client et intègre du matériel Garmin authentique (double écran GDU1060). Un système de projection visuelle cylindrique standard est couplé à un système de vibration D-BOX, offrant un retour tactile réaliste dans toutes les phases de vol, précise Enrol dans son communiqué.

Les fonctionnalités d’entraînement spécifiques au terrain et aux missions incluent : des données de navigation tunisiennes officielles complètes couvrant tous les aéroports du pays ; 15 héliports personnalisés et géospécifiques ; des effets environnementaux simulant des tempêtes de sable ; une intégration initiale du système de vision nocturne (NVIS) ; des options de vol en formation ; ainsi qu’un poste instructeur dédié équipé de deux sièges (pour l’instructeur et un observateur).

Le H125 FNPT II sera utilisé pour l’entraînement avancé aux missions militaires, incluant les exercices de procédures, la gestion des urgences, les vols tactiques sous NVIS et l’entraînement au vol en formation dans le cadre de scénarios locaux spécialisés.

«Collaborer avec des opérateurs militaires tels que l’armée de l’air tunisienne renforce la capacité d’Entrol à fournir des dispositifs de simulation hautement spécialisés et prêts pour les missions opérationnelles. Avec ce projet H125, notre objectif n’était pas seulement de livrer un équipement certifié, mais d’offrir un environnement sur mesure permettant aux pilotes de s’exercer à des procédures à haut risque — telles que les opérations NVIS ou le vol en tempête de sable — avec un réalisme total et sans aucun risque», a déclaré Juanjo Lechosa, responsable commercial chez Entrol.

I. B.

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Carburants : Aucun préavis de grève, le dialogue avec la tutelle toujours au point mort

Aucune nouvelle grève n’est programmée dans le transport des carburants et aucun préavis n’a été déposé. La Fédération générale du pétrole et des produits chimiques l’a confirmé ce mercredi 26 août 2026, tout en révélant que les négociations avec les autorités de tutelle n’ont toujours pas commencé.

Le secrétaire général de la Fédération, Selim Sehimi, a démenti auprès de l’agence TAP les informations faisant état de mouvements surprise ou non encadrés de chauffeurs de camions-citernes.

Il affirme que la Fédération n’a émis, jusqu’à présent, aucune « brève de préavis de grève » et qu’aucune grève surprise n’est actuellement en cours.

Pas de grève immédiate

Cette précision permet également de clarifier le calendrier.

Selon Selim Sehimi, une grève ne pourrait entrer en vigueur qu’au moins dix jours après l’émission officielle d’un préavis.

En l’absence de préavis à ce stade, le scénario d’une nouvelle paralysie immédiate du transport des carburants est donc écarté.

Lundi soir déjà, l’UGTT avait démenti les informations circulant sur une grève prévue mardi 25 août. Ghassen Ksibi, chargé de l’information au sein de la centrale syndicale, avait indiqué avoir obtenu directement cette confirmation auprès de responsables de la Fédération.

Lire aussi: Carburants : Pas de grève ce mardi, une réunion décisive prévue mercredi

La réunion annoncée a bien eu lieu

La Fédération générale du pétrole et des produits chimiques a néanmoins réuni ce mercredi, à son siège, les syndicats des entreprises de transport d’hydrocarbures, dont la majorité appartiennent au secteur privé.

La rencontre était consacrée à la situation du secteur et aux préoccupations des travailleurs.

Mais le principal élément nouveau se situe ailleurs : selon Selim Sehimi, aucune négociation n’est actuellement engagée avec les autorités de tutelle.

Le responsable syndical affirme que les ministères chargés de l’Énergie et des Mines et des Affaires sociales n’avaient toujours pas contacté la Fédération, au moment de sa déclaration à la TAP, pour examiner les problèmes en suspens et rechercher des solutions.

Les principales revendications concernent l’application d’un procès-verbal conclu en 2018, notamment la régularisation de la situation des cotisations sociales au profit de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Lire aussi: Transporteurs de carburants : Accord ou nouveau préavis de grève ce vendredi ?

Un dossier toujours ouvert

Le conflit avait brusquement éclaté jeudi 20 août lorsque des chauffeurs de camions transportant des hydrocarbures avaient cessé le travail, perturbant l’approvisionnement de plusieurs stations-service.

Le mouvement avait été levé dans la soirée et l’activité avait repris.

Six jours plus tard, la situation est donc plus claire : aucune grève n’est programmée, aucun préavis n’a été déposé et aucun nouveau blocage de l’approvisionnement n’est annoncé.

Le risque immédiat s’éloigne. Mais l’absence de négociations avec les autorités laisse le conflit social ouvert. Le prochain véritable tournant sera désormais soit l’ouverture du dialogue et la recherche d’un accord, soit le dépôt formel d’un préavis de grève.

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Crise hydrique : Aram Belhadj fixe un nouveau cap pour la LF 2027

Dans un post Facebook publié le 26 août 2026, l’économiste Aram Belhadj dénonce une pénurie d’eau qui n’a rien d’accidentel et exige que la loi de finances 2027 rompe enfin avec des décennies de sous-investissement dans les infrastructures vitales.

Pour Aram Belhadj, la crise de cet été met en lumière un schéma récurrent de l’économie tunisienne : une stabilité apparente des indicateurs macroéconomiques qui masque en réalité une érosion structurelle et cumulative. L’économiste réfute l’idée d’une crise conjoncturelle et l’attribue directement à un défaut de planification, d’anticipation et de suivi de la part des décideurs publics.

Il cite en exemple le déficit d’investissement chronique au sein de la STEG et de la SONEDE, où le choc énergétique s’est propagé le long de la chaîne de production pour se transformer en choc hydrique, puis en choc d’embouteillage. Selon lui, la plupart des explications avancées jusqu’ici passent à côté de la réalité, et même les mesures prises se sont concentrées sur l’offre tarifaire plutôt que sur la capacité de production, une approche qui traite les symptômes sans s’attaquer aux racines du déséquilibre, un phénomène qu’il observe également dans d’autres secteurs de l’économie.

L’économiste voit dans la loi de finances 2027 une occasion de corriger une partie de cette situation qu’il qualifie de catastrophique. Il écarte toutefois l’hypothèse d’un élargissement de la dépense publique comme solution, rappelant que le déficit budgétaire atteint 5,2 % du PIB et que la dette publique s’élève à 83 %, deux contraintes qui ne laissent guère de marge de manœuvre.

Aram Belhadj détaille plusieurs pistes qu’il juge prioritaires. Il propose d’abord l’apurement des dettes croisées entre l’État et les deux entreprises publiques afin de libérer immédiatement leur trésorerie, puis la réorientation d’une partie de la masse des subventions énergétiques vers l’investissement dans les réseaux. Il plaide également pour un soutien accru au partenariat public-privé dans le solaire décentralisé, ce qui suppose selon lui un changement de mentalité à l’égard du secteur privé. L’économiste recommande par ailleurs de traiter les pertes d’eau, qui dépassent 30 %, à moindre coût, grâce à des programmes de maintenance ciblés géographiquement vers les régions les plus touchées comme Le Kef ou Jendouba. Il suggère enfin de recourir à un financement extérieur dédié, sous forme de prêts concessionnels accordés par les institutions régionales, afin de ne pas alourdir davantage le budget de l’État.

Le chercheur tunisien estime que la loi de finances de l’an prochain devra répondre à une nouvelle exigence si l’exécutif entend éviter de nouvelles crises : garantir un investissement suffisant dans les infrastructures vitales, et non plus seulement viser un équilibre des grands agrégats macroéconomiques.

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Coupures d’électricité | Tous servis au même pied d’égalité

La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg) a annoncé dans un communiqué qu’en raison de la vague de chaleur prévue à partir du mercredi 26 août 2026, des perturbations et des coupures dans la distribution d’électricité sont à prévoir, notamment durant les périodes de pic de demande, soit de 13h00 à 17h00 ; et de 22h00 à 01h00 du matin.

Toutes ls régions tunisiennes sont concernées par ces coupures qui interviendraient par séquences intermittentes ne dépassant pas deux heures chacune, en fonction de l’état du réseau, explique la Steg.

A ce niveau, au moins, nous devons être reconnaissants à l’entreprise publique pour son esprit égalitaire et son sens de l’éthique : tout le monde sera servi par ces coupures d’électricité, sans discrimination (positive) aucune. En sommes, nous sommes tous égaux face aux désagréments causés par la mauvaise gouvernance publique !

Pour ce qui est des dégâts qui seront provoqués par ces coupures intempestives, vous les assumerez comme des grands. L’Etat ne peut rien pour vous, il s’en lave les mains. Chacun pour soi et Dieu pour tous !

Rappelons que, dans un communiqué publié hier, mardi, la Steg avait appelé à réduire autant que possible l’utilisation des climatiseurs — considérés comme la cause principale de la hausse de la demande d’électricité aux heures de pointe — et à adopter des pratiques de consommation rationnelle de l’électricité. Ces mesures visent à alléger la pression sur le réseau et à éviter, dans la mesure du possible, les perturbations qui, faute de production suffisante d’électricité, reste inévitable pour le restant de l’été.

Il faut dire que l’Etat, qui ne cesse d’augmenter le budget de la présidence de la république, comme ceux des ministères de l’Intérieur et de la Défense, et qui trouve assez d’argent aussi pour financer (à perte) les sociétés communautaires si chères à notre cher président de la république, ne trouve plus forcément de quoi financer la construction de nouvelles centrales électriques. Alors, il faut prendre son mal en patience, et ne pas demander l’impossible ! Il y a des urgences nationales, et l’électricité, semble-t-il, n’en fait pas partie.

I. B.

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Jeux Méditerranéens | La Tunisie en demi-finale du tournoi de football

L’équipe nationale tunisienne de football des moins de 21 ans (U21) s’est qualifiée ce mercredi 26 août 2026 pour les demi-finales des Jeux méditerranéens, qui se déroulent actuellement à Tarente (Italie), en terminant en tête de son groupe après une victoire (2-1) face à la Turquie lors de la dernière journée de la phase de poules.

Les buts de la sélection nationale ont été inscrits par le sociétaire de l’Etole du Sahel Rayane Anane à la 36e minute et par le Turc Taha Emre contre son camp à la 56e minute.

En demi-finale, la Tunisie affrontera l’équipe classée deuxième du groupe B. Ce groupe est dominé par l’Algérie (6 points), suivie de l’Albanie (4 points), de l’Italie (1 point) et du Kosovo (0 point), avant les rencontres prévues ce jour.

Lors de leurs deux premiers matchs du tournoi, les Aigles de Carthage, coachés par Anis Boujelbene, avaient fait match nul contre la Macédoine de Nord (0-0) et battu le Maroc (1-0).

I. B.   

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Tunisie | La pénurie d’eau embouteillée en partie provoquée par la loi sur les chèques

On n’a pas cessé de mesurer l’ampleur des dégâts provoqués dans l’économie tunisienne par la nouvelle loi (populiste) sur les chèques, promulguée en 2025. Selon Azzam Soualmia, dirigeant d’une entreprise spécialisée dans la gestion d’entrepôts, à la suite de cette loi, le recours aux chèques dans les transactions commerciales a chuté, passant de plus de 43 % en 2023-2024 à seulement 12 % en 2025. Et cette évolution est l’un des principaux facteurs ayant contribué à la baisse des stocks d’eau embouteillée et à l’émergence de la crise d’approvisionnement actuelle.

Dans une déclaration à Diwan FM, M. Soualmia a indiqué que la consommation d’eau embouteillée avait augmenté, au cours de cet été, d’environ 10 % par rapport à la moyenne habituelle. Bien que cette hausse soit en partie due à la hausse des températures, il estime que l’augmentation de la demande n’explique pas à elle seule la crise actuelle ; celle-ci est principalement liée, selon lui, à la réduction des stocks résultant de l’évolution des modalités de financement des transactions, ainsi qu’à la crainte de poursuites judiciaires pour spéculation illicite.

Durant l’hiver et le printemps, les grossistes avaient coutume de constituer des stocks de sécurité d’eau et de boissons gazeuses en profitant de la baisse des prix hors saison ; cela leur permettait de répondre aux besoins du marché en été — période de forte demande — tout en réalisant une meilleure marge bénéficiaire, a expliqué M. Soualmia, estimant que ce système reposait largement sur l’utilisation de chèques à échéance différée : les usines acceptaient des chèques de garantie lors de la constitution des stocks durant les mois d’hiver et de printemps, ces chèques n’étant encaissés qu’ultérieurement, une fois les produits mis sur le marché au moment du pic de la demande.

Selon M. Soualmia, la modification de ce mécanisme suite à l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur les chèques a affecté la capacité des commerçants à constituer des stocks anticipés.

Cette situation s’ajoute à une autre préoccupation : la crainte que le stockage de grandes quantités de marchandises en période de forte production ne soit assimilé à une pratique monopolistique, exposant ainsi les opérateurs à des poursuites judiciaires.

M. Soualmia souligne par ailleurs que les détaillants contribuaient autrefois à pallier les pénuries survenant après l’épuisement des stocks des usines, assurant ainsi la continuité de l’approvisionnement ; toutefois, la réduction des stocks à tous les niveaux de la chaîne de distribution a rendu le marché plus vulnérable aux hausses saisonnières de la demande.

Les chiffres communiqués par M. Soualmia à Diwan FM illustrent l’ampleur de l’évolution des transactions commerciales : la part des chèques est passée de 43 % en 2023 à 43,5 % en 2024.

En 2025, le paysage a radicalement changé : les virements bancaires sont arrivés en tête avec 44 % des transactions, suivis des effets de commerce (24 %) et des paiements en espèces (19 %), tandis que la part des chèques a chuté à seulement 12 % du total.

Selon lui, cette mutation a pratiquement mis fin au rôle que jouaient les chèques dans le financement d’une part importante des transactions commerciales et de la constitution des stocks ; il souligne qu’ils avaient dominé les moyens de paiement depuis 2020 — à l’exception de l’année 2022 — avant de se retrouver en dernière position en 2025.

Pour M. Soualmia, la hausse de la demande estivale ne constitue qu’une partie de l’explication de la pénurie actuelle d’eau embouteillée ; selon lui, la crise actuelle révèle un problème plus profond lié au système de stockage, de distribution et de financement des stocks. C’est l’insuffisance des stocks constitués durant l’hiver et le printemps qui, selon lui, a réduit la capacité du marché à répondre à la forte demande de l’été.

M. Soualmia ne limite pas ce problème au secteur de l’eau et des boissons gazeuses ; il considère que l’évolution des mécanismes de financement et la crainte de constituer des stocks importants pourraient avoir des répercussions sur d’autres secteurs tributaires du stockage anticipé pour garantir la stabilité de l’approvisionnement en période de forte demande.

I. B.

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La Tunisie s’installe peu à peu dans un climat tropical

Selon Hamdi Hached, expert en climatologie et ingénieur en environnement, a déclaré Diwan FM que la Tunisie traverse une série de vagues de chaleur et connaît une hausse sans précédent des températures, une situation qui devrait perdurer jusqu’au début du mois de septembre, précisant que l’épisode actuel se distingue par un taux d’humidité relativement plus élevé que lors des vagues précédentes et par l’enregistrement de ce que l’on appelle des «nuits tropicales».

Durant ces nuits chaudes et humides, les températures ne descendent pas en dessous de seuils très élevés (dépassant parfois les 30 degrés), empêchant ainsi le corps humain et les infrastructures d’évacuer la chaleur accumulée.

L’expert en climatologie a souligné que la définition classique de l’automne n’est plus pertinente sur le plan technique, cette saison s’apparentant désormais à un prolongement de l’été.

La Tunisie connaît une installation durable de caractéristiques propres au «climat tropical» au sein du bassin méditerranéen, conséquence de la hausse record des températures de l’eau de mer.

M. Hached a appelé à la nécessité de s’adapter à cette nouvelle donne climatique et de renouer avec des techniques de refroidissement traditionnel pour atténuer l’intensité de la chaleur et réduire la pression sur la consommation d’énergie, tout en révisant les modèles architecturaux et les infrastructures pour les rendre compatibles avec les changements climatiques en cours et à venir.

I. B.

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Ismahan Souissi : une jeune dermatologue tunisienne distinguée pour son excellence

Le ministre de la santé Mustapha Ferjani, a reçu hier lundi au siège du ministère à Tunis, la dermatologue  à l’hôpital des forces de sécurité intérieure de la Marsa Ismahan Souissi, lauréate du prix des jeunes dermatologues pour l’excellence internationale 2027- région Afrique (ILDS Young Dermatologist International  Achievement Award 2027) décerné par la ligue internationale des sociétés de dermatologie.

Le ministère a indiqué dans un communiqué publié mardi, que cette distinction fait suite à une candidature sur proposition de l’Association africaine de dermatologie et de vénéréologie, après l’étude d’un nombre record de candidatures provenant du monde entier. Le conseil d’administration de la ligue internationale a validé la candidature de Dr Ismahan Souissi, au cours de sa réunion tenue le 20 juin 2026.

Le ministre de la santé a félicité Dr Ismahan Souissi pour cette distinction, exprimant sa profonde fierté face aux réussites palpables des jeunes compétences médicales tunisiennes dans les domaines scientifiques et professionnels, qui renforcent la position de la médecine tunisienne à l’échelle internationale.

Il a souligné l’importance de poursuivre les efforts visant à soutenir les jeunes compétences, la recherche scientifique et l’innovation et de favoriser un environnement propice à l’excellence, à même d’assurer la qualité des services de santé.

Dr Ismahan Souissi recevra officiellement son prix à l’ouverture du 26e congrès international de dermatologie, qui se tiendra à Guadalajara, au Mexique, du 21 au 26 juin 2027.

Ce prix s’inscrit dans le cadre du programme de l’Association internationale de dermatologie en vue de soutenir les jeunes médecins.  Placé sous le thème « Santé de la peau à travers le monde », il a pour objectif de rendre hommage aux médecins qui se sont distingués dans leur spécialités à l’échelle internationale.

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Canicule | La Tunisie en vigilance orange  

Ce mercredi 26 août 2026, le temps en Tunisie reste chaud et partiellement nuageux, avec l’apparition de cellules orageuses locales accompagnées de pluies dans l’après-midi sur le nord-est, indique l’Institut national de la météorologie.

Le vent souffle du secteur sud, faible à modéré, avant de se renforcer relativement dans l’après-midi près des côtes nord et sur les hauteurs. La mer est agitée au nord et peu agitée le long des côtes est.

Les températures connaissent une hausse relative ; les maximales oscilleront généralement entre 42 et 48 degrés, avec un effet de sirocco («chehili» ou vent chaud).

Dans sa carte de vigilance publiée également ce mercredi, l’INM a placé tous les gouvernorats du pays en vigilance orange (niveau d’alerte élevé), à l’exception du gouvernorat de Kasserine, classé en vigilance jaune (niveau d’alerte modéré).

L’Institut met en garde contre les risques accrus de déshydratation et d’insolation, particulièrement pour les enfants, les personnes âgées, les personnes souffrant de maladies chroniques ou de troubles mentaux, ainsi que pour celles suivant un traitement médicamenteux continu ou vivant seules.

Il appelle, également, les sportifs et les personnes travaillant en extérieur à la prudence et à éviter toute exposition directe et prolongée à la chaleur.

Parmi les principaux symptômes du coup de chaleur figurent une température corporelle supérieure à 40 °C, une peau rouge et sèche, des maux de tête, des nausées et une soif intense ; l’état de la personne peut aller jusqu’à la perte de connaissance.

Mesures de protection

Pour prévenir les risques liés à la chaleur, il est recommandé de :

– boire de l’eau régulièrement tout au long de la journée, même sans ressentir la soif ;

– maintenir une alimentation normale ;

– se rafraîchir régulièrement le corps à l’aide d’une serviette humide ou en prenant une douche ;

– éviter les sorties inutiles aux heures les plus chaudes, en particulier entre 12h00 et 16h00 ;

– en cas de sortie, porter un couvre-chef et des lunettes de soleil, ainsi que des vêtements amples et de couleur claire ;

– séjourner dans des lieux climatisés pendant deux à trois heures par jour, si possible ;

– réduire les activités physiques, surtout celles qui sont intenses ;

– garder les rideaux et les fenêtres fermés pendant la journée et aérer les locaux la nuit ;

– consulter un médecin en cas d’apparition de troubles ou de symptômes inhabituels.

Pour obtenir de l’aide, vous pouvez contacter les services de secours au numéro 198.

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Nouveau record : 30,040 milliards de dinars de cash en circulation en Tunisie

Selon les données publiées par la Banque centrale de Tunisie, le volume des billets et pièces en circulation s’est établi à 30,040 milliards de dinars au 21 août 2026, un niveau qui poursuit une trajectoire haussière observée ces derniers mois.

La Banque centrale de Tunisie a fait état d’un montant de 30,040 milliards de dinars de billets et pièces en circulation à la date du 21 août 2026. Ce chiffre correspond à la liquidité effectivement détenue et utilisée par les particuliers et les entreprises pour leurs transactions quotidiennes.

Cette donnée s’inscrit dans une évolution ascendante du volume de cash en circulation observée dans le pays. Elle est considérée comme un indicateur permettant de suivre l’état de la liquidité au sein de l’économie tunisienne.

Plusieurs facteurs peuvent influer sur ce niveau de liquidité, parmi lesquels l’activité économique, le volume des transactions, ainsi que des éléments saisonniers et comportementaux qui pèsent sur la demande de billets et pièces.

Cet indicateur est habituellement suivi en parallèle avec d’autres agrégats tels que les dépôts bancaires, le crédit et la masse monétaire. Cette lecture combinée permet d’appréhender les mouvements de liquidité et les tendances à l’œuvre dans le système bancaire tunisien.

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