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Décédé depuis 2021, Yuan Longping continue de nourrir des millions d’Africains 

À la veille du cinquième anniversaire, fin mai, de la disparition de Yuan Longping (1930-2021), célèbre agronome chinois surnommé le « père du riz hybride », son épouse Deng Ze a reçu un cadeau particulier : un sac de riz hybride cultivé en Guinée. 

Fin avril, le Premier ministre guinéen a rencontré une équipe agricole de l’Académie des sciences agricoles du Hunan dans son bureau à Conakry, capitale guinéenne, rapporte l’agence chinoise Xinhua. À cette occasion, on remarquait des imprimés sur le devant d’un sac où figuraient les drapeaux de la Chine et de la Guinée. Au dos, un message manuscrit du Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah : « Ce riz est le symbole parfait de la coopération entre la Chine et la Guinée. Vaincre la faim ! ».

« Saluant les réalisations accomplies dans la promotion de la culture du riz hybride dans ce pays d’Afrique, il a soigneusement écrit un message sur le sac de riz avant de demander à l’équipe de le remettre à Mme Deng après son retour en Chine », écrit l’agence chinoise. Ce sac de grains de riz incarne les résultats tangibles de la technologie chinoise du riz hybride et des programmes d’assistance agricole de la Chine en Afrique.

De son côté, Fang Zhihui, membre de cette équipe, dira : « Grâce à notre assistance technique, la Guinée a établi le plus grand parc de démonstration de riz hybride d’Afrique à ce jour. Les rendements rizicoles dans le parc atteignent six tonnes par hectare par saison, soit trois fois plus que les variétés locales traditionnelles », selon Xinhua.

 

« Grâce à notre assistance technique, la Guinée a établi le plus grand parc de démonstration de riz hybride d’Afrique à ce jour. Les rendements rizicoles dans le parc atteignent six tonnes par hectare par saison, soit trois fois plus que les variétés locales traditionnelles ». (Fang Zhihui)

 

Idem au Tchad…

La Guinée est loin d’être le seul pays africain à bénéficier de l’expertise chinoise en matière de riz hybride. He Qiaosheng, responsable de la huitième équipe d’experts agricoles chinois au Tchad, a indiqué de son côté que l’équipe avait sélectionné plus de dix variétés de riz adaptées aux conditions locales. « Les variétés de riz chinoises ont augmenté les rendements de plus de 35% en moyenne par rapport aux souches locales », a affirmé M. He. « Au cours des deux dernières décennies, elles ont contribué à produire 1,2 million de tonnes supplémentaires de céréales. Nous avons également formé près de 3 000 responsables agricoles, techniciens et agriculteurs locaux ».

Ainsi, dans le village d’Ambela, dans le district de Douguia, région du Hadjer-Lamis au Tchad, l’agriculteur Uthman a adopté des méthodes de riziculture standardisées à haut rendement après avoir reçu une formation de la part d’experts chinois. Malgré de graves inondations en 2024, il a récolté 7,84 tonnes de riz sur un hectare de terres agricoles, contre seulement sept tonnes auparavant sur deux hectares. L’augmentation de la production lui a rapporté un revenu supplémentaire de 720 000 francs CFA (1 278 dollars)…

… en Gambie

Avec le soutien d’une équipe d’assistance agricole chinoise de Yuan Longping High-tech Agriculture Co., Ltd., le jeune agriculteur gambien Musa Darboe a appris systématiquement les techniques de culture du riz hybride. En seulement sept ans, les rendements rizicoles de la ferme qu’il a héritée de son père sont passés à sept tonnes par hectare, soit deux à trois fois la moyenne locale. La superficie de plantation principale de la ferme s’est désormais étendue à 100 hectares, tandis que Musa fournit également un soutien technique et des services de mécanisation agricole aux agriculteurs voisins.

« Ce sont les réalisations de recherche de Yuan Longping qui nous ont donné l’espoir d’échapper à la faim et d’atteindre l’autosuffisance alimentaire », a-t-il affirmé.

… et à Madagascar

En juillet 2025, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a inspecté le laboratoire conjoint Chine-Madagascar de riz hybride dans le cadre de l’Initiative la Ceinture et la Route, créée conjointement par le Centre de recherche sur le riz hybride du Hunan et l’Université d’Antananarivo. « La FAO accorde une grande importance au soutien de la Chine au développement du riz hybride dans les pays africains », a signalé Xiao Gui, chercheur au Centre de recherche sur le riz hybride du Hunan, notant que la coopération évolue désormais vers des partenariats plus approfondis.

 

« La FAO accorde une grande importance au soutien de la Chine au développement du riz hybride dans les pays africains ».

 

Le laboratoire conjoint a été inauguré en décembre 2024 au centre de démonstration du riz hybride de Mahitsy, à Madagascar. Selon Tiana Randriamihanta, responsable malgache du projet pour le laboratoire conjoint, l’installation compte actuellement sept chercheurs et se concentre sur la promotion de la recherche et de l’éducation sur le riz hybride, l’augmentation des rendements et la formation d’un plus grand nombre de professionnels techniques pour soutenir l’industrie du riz hybride à Madagascar.

Xiao a ajouté que le laboratoire conjoint servirait de plateforme pour au moins trois grands domaines de coopération entre la Chine et Madagascar, notamment en invitant des techniciens malgaches à suivre une formation théorique et pratique systématique en Chine. « Actuellement, les semences de riz hybride en Afrique coûtent environ 5,5 dollars le kilo. Grâce à la production localisée de semences, nous espérons réduire le prix à quatre dollars, voire moins. À l’avenir, nous appliquerons l’expérience réussie accumulée à Madagascar à des projets de coopération avec d’autres pays africains comme le Ghana et le Mozambique ».

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Les IDE chinois ont dépassé 54 milliards d’euros

Les investissements directs à l’étranger (IDE) de la Chine dans tous les secteurs ont atteint 429,42 milliards de yuans (environ 54,48 milliards d’euros) au cours des quatre premiers mois de 2026. Ce qui représente une augmentation annuelle de 3,9 %, révèlent les données officielles publiées le 28 mai.

Au cours de la même période, en plus des investissements directs à l’étranger (IDE) en yuans, les investisseurs chinois ont réalisé des investissements directs non financiers (investissements dans le secteur réel de l’économie, par exemple l’achat d’équipements et de bâtiments) dans 5 231 entreprises étrangères de 142 pays et régions, pour une valeur économique totale de 315,74 milliards de yuans (environ 40 milliards d’euros), soit une baisse de 13,9 % par rapport à l’année précédente. C’est ce qu’il ressort des données du ministère du Commerce et l’Administration d’État des changes (SAFE).

Les investissements directs à l’étranger (IDE) en Chine ont progressé malgré une baisse de l’utilisation effective de ces investissements. L’utilisation effective des IDE s’est établie à 287,69 milliards de yuans (environ 36,50 milliards d’euros) entre janvier et avril, soit une diminution de 10,3 % sur un an.

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Bourse de Tunis : AIR LIQUIDE, SANIMED et SIAME placées sous surveillance

Les sociétés cotées AIR LIQUIDE TUNISIE, SANIMED et SIAME sont transférées du compartiment “B” du marché principal au compartiment “S”, incluant les émetteurs qui ne respectent pas leurs obligations en matière d’information financière, et ce à partir du vendredi 02 janvier 2026, a fait savoir, vendredi, la Bourse de Tunis.

Dans sa note sur la “Répartition des titres de capital de la Cote de la Bourse en compartiments et en groupes de cotation pour l’année 2026”, la Bourse de Tunis a précisé que le compartiment “S” est désormais composé des valeurs suivantes : TUNISAIR, AIR LIQUIDE, ALKIMIA, STIP, SIAME, SIPHAT, SOMOCER, ASSAD, AETECH, SOTEMAIL, TAWASOL GP HOLDING, UADH et SANIMED.

La société LES CIMENTS DE BIZERTE a toutefois, suivi la trajectoire inverse en quittant le compartiment “S” vers le compartiment “B”. Pour sa part, TUNISIE LEASING & FACTORING a quitté le compartiment “B” et intégré le compartiment “A”.

En effet, conformément à la décision de la Bourse N° 1/6/2021 sur le compartimentage, telle que modifiée par décision du Conseil de la Bourse du 02 mai 2023, les émetteurs sont affectés sur trois compartiments du Marché Principal. Le compartiment A inclut les émetteurs dont la capitalisation boursière est supérieure ou égale à 200 millions de dinars. Le compartiment B inclut les émetteurs dont la capitalisation boursière est inférieure à 200 millions de dinars. Le compartiment S (Sous Surveillance) inclut les émetteurs qui ne respectent pas leurs obligations en matière d’information financière et/ou qui sont touchés par des événements susceptibles de perturber durablement leur situation ou compromettre le bon fonctionnement du marché.

La capitalisation boursière utilisée pour l’affectation aux compartiments A et B est la moyenne quotidienne des capitalisations entre le 1er septembre et le 30 novembre 2025. Pour les valeurs nouvellement introduites, la capitalisation boursière est calculée sur la base du prix d’introduction.

// Répartition des titres de capital cotés en groupes de cotation

S’agissant de la répartition des titres de capital cotés en groupes de cotation, la Bourse a souligné que conformément au règlement de parquet, sont retenues pour une cotation en continu pour l’année 2026, les valeurs ayant réalisé un nombre de transactions au moins égal à 1 200 sur la période allant du 1er décembre 2024 au 30 novembre 2025 et vérifiant un minimum de 300 transactions par trimestre pour au moins deux trimestres.

La cotation en continu est réservée aux titres les plus liquides qui sont, ainsi, négociés de façon permanente. Les ordres concernant ces titres peuvent s’exécuter en continu pendant les heures de négociation (la séance).

La cotation au fixing consiste à confronter les offres et les demandes enregistrées par le marché à un moment donné et à fixer le cours du produit concerné au prix d’équilibre entre toutes ces offres et ces demandes. Elle correspond aux marchés financiers dont les valeurs ne sont pas cotées en continu pendant la journée de bourse. Par opposition à la cotation en continu, cette cotation au fixing est réservée aux titres dont la capitalisation boursière ou la liquidité sont faibles.

Ainsi, à partir du vendredi 02 janvier 2026, SIAME est transférée du groupe 11 (Continu) au groupe 99 (Fixing). AIR LIQUIDE TUNISIE et SANIMED sont déplacées du groupe 12 (Fixing) vers le groupe 99 (Fixing). La société LES CIMENTS DE BIZERTE quitte le groupe 99 (Fixing) vers le groupe 12 (Fixing).

ASSURANCES MAGHREBIA, CELLCOM, CIL, OFFICEPLAST, ESSOUKNA et STAR migrent du groupe 12 (Fixing) au groupe 11 (Continu). TUNIS RE et WIFACK INTERNATIONAL BANK sont transférées du groupe 11 (Continu) au groupe 12 (Fixing).

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Industrie : Comment El.Com illustre la montée en puissance italienne en Tunisie

Implantée en Tunisie depuis 2015, El.Com fait partie des entreprises italiennes ayant développé des capacités de production dans le pays au cours de la dernière décennie. Selon les informations publiées par Nova News, le groupe, actif dans les faisceaux de câbles destinés principalement à l’automobile et à certaines applications industrielles, opère aujourd’hui plusieurs sites en Tunisie.

Cette prise de parole s’inscrit dans un contexte où la présence étrangère est régulièrement mise en avant comme un indicateur de stabilité économique. Elle participe ainsi à un discours plus large sur l’attractivité industrielle du pays, sans pour autant en résumer la réalité.

Une implantation industrielle progressive

Fondée en 1967 à Brescia, El.Com a ouvert son premier site tunisien en 2015, dans la zone industrielle de Djebel Ouest. À l’origine, l’unité couvrait 5 000 m² et employait environ 200 personnes. Le dispositif a ensuite été élargi par étapes. À ce stade, El.Com Tunisie SA exploite trois sites industriels totalisant près de 20 000 m², pour un effectif d’environ 800 salariés.

Selon les données communiquées, près de 25 % des capacités industrielles du groupe seraient aujourd’hui localisées en Tunisie. Le pays constitue ainsi l’un des pôles de production du groupe, principalement tourné vers l’exportation, en particulier vers les marchés européens. Malgré le ralentissement du marché automobile mondial, El.Com anticipe une évolution modérée de son activité à l’horizon 2026.

Le cas El.Com s’inscrit dans un paysage plus large. La Tunisie accueille près de 1 000 entreprises italiennes, représentant plus d’un quart des entreprises étrangères implantées dans le pays. Elles sont présentes dans plusieurs secteurs industriels structurants, notamment l’automobile, le textile, la mécanique et les industries électriques. Dans ce cadre, l’Italie figure parmi les partenaires économiques majeurs de la Tunisie, aux côtés de la France, premier investisseur en volume, tandis que la présence chinoise reste plus limitée.

Un contexte marqué par la présence italienne et les IDE

À fin septembre 2025, les investissements étrangers en Tunisie atteignent près de 2,6 milliards de dinars, en hausse de 28,1 % sur un an. Les investissements directs étrangers demeurent majoritairement orientés vers l’industrie manufacturière, qui concentre environ 63 % des flux. L’Italie figure parmi les principaux investisseurs hors énergie, dans un schéma dominé par les partenaires européens traditionnels.

Dans son implantation tunisienne, El.Com a bénéficié de l’appui du Delta Center, structure d’accompagnement des entreprises italiennes sur les volets administratifs et opérationnels.

Au-delà du cas El.Com, ces éléments rappellent que la Tunisie reste intégrée aux arbitrages industriels européens comme site de production orienté vers l’export, dans une logique de coûts, de proximité géographique et de disponibilité de la main-d’œuvre, plus que dans un récit de réussite mis en scène.

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Cybersécurité : l’UIT et la Banque mondiale publient une nouvelle référence mondiale pour les stratégies nationales

L’Union internationale des télécommunications (UIT) et la Banque mondiale, en collaboration avec un consortium inédit de trente-huit organisations internationales, ont publié la troisième édition du Guide to Developing a National Cybersecurity Strategy, reconnu comme référence mondiale pour l’élaboration, la mise en œuvre et la révision des stratégies nationales de cybersécurité.

Face à l’expansion rapide des technologies émergentes telles que l’intelligence artificielle, l’Internet des objets, la 5G et la 6G, ou encore l’informatique quantique, ainsi qu’à la montée des menaces cybernétiques transfrontalières, ce guide actualisé propose une approche holistique, adaptable et centrée sur la résilience.

Disponible, depuis hier vendredi, au téléchargement sur le site de l’UIT, cette nouvelle édition, fruit d’une collaboration unique entre organisations intergouvernementales, secteur privé, société civile et monde académique, met l’accent sur six axes majeurs : le financement durable intégré aux budgets nationaux et soutenu par des partenaires internationaux l’évaluation continue grâce à des indicateurs SMART ; une gouvernance renforcée avec une clarification des rôles et des mécanismes de coordination entre secteurs public et privé ; la protection des infrastructures critiques fondée sur les interdépendances et des registres nationaux de risques ; l’adaptabilité technologique via une veille stratégique sur les innovations disruptives ; et la coopération internationale, désormais considérée comme un pilier de la politique étrangère numérique des États.

« La cybersécurité n’est pas une fin en soi, mais un levier essentiel pour la prospérité économique, la sécurité nationale et la confiance dans la transformation numérique », peut-on lire dans le guide.

À ce jour, 136 pays disposent d’une stratégie nationale de cybersécurité, contre seulement 76 en 2018, illustrant l’urgence croissante d’agir dans ce domaine. Ce document vise à soutenir les pays qui amorcent ce processus tout en offrant aux nations plus avancées des outils pour moderniser leurs cadres face à un paysage cybernétique en constante évolution.

L’UIT est l’agence spécialisée des Nations unies pour les technologies de l’information et de la communication, tandis que la Banque mondiale fournit financements et expertises pour éradiquer l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée.

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Gafsa : lancement de la première campagne nationale de dépistage des maladies de la thyroïde

Gafsa : lancement de la première campagne nationale de dépistage des maladies de la thyroïde

La ville de Gafsa a accueilli ce dimanche la première campagne nationale dédiée au dépistage et à la sensibilisation autour des maladies de la thyroïde, organisée sous le slogan « Thyro Mobile ». Portée par l’Association tunisienne d’endocrinologie, de diabétologie et des maladies métaboliques, en collaboration avec la Direction régionale de la santé et les […]

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