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London Tech Week 2026 ouvre ses portes aux startups tunisiennes

La Tunisie sera présente à la London Tech Week 2026, l’un des plus grands rendez-vous européens de l’innovation, du 8 au 12 juin au centre Olympia de Londres. Un pavillon national y sera dédié, ont annoncé la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT), sa branche CONECT International, et la Chambre de commerce tuniso-britannique (TBCC), qui ouvrent les candidatures pour intégrer la délégation officielle.

Événement phare de la tech en Europe, la London Tech Week, réunira cette année plus de 50 000 participants et 600 conférenciers internationaux, dont Jensen Huang, PDG de Nvidia. Placée sous le signe de la « nouvelle révolution industrielle portée par l’intelligence artificielle », la manifestation accueillera la Tunisie sur son Pavillon n°121.

Cet espace permettra aux startups et PME tunisiennes de rencontrer des investisseurs de premier plan, de nouer des partenariats mondiaux et de promouvoir leur savoir-faire ainsi que leurs innovations disruptives.

Cette mission économique bénéficie du soutien d’un large réseau institutionnel : l’ambassade de Tunisie à Londres, l’ambassade britannique à Tunis, FIPA-Tunisia et ATUGE UK.

Pour maximiser l’impact de la participation tunisienne, les startups et PME innovantes sélectionnées recevront un appui financier et opérationnel de haut niveau via le projet « Innovative SMEs & Startups », financé par le Groupe de la Banque mondiale et mis en œuvre par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) Tunisie, en partenariat avec Smart Capital.

Selon les données publiées sur les réseaux sociaux de la CONECT, cette participation vise à renforcer l’attractivité de l’écosystème technologique tunisien et à accélérer l’internationalisation de ses compétences.

Les entreprises, opérateurs économiques et startups souhaitant rejoindre la délégation sont invités à soumettre leur candidature sans délai, par voie électronique, auprès de la TBCC (info@tbcc.org.tn) ou de la CONECT International (coordination.fr@conectinternational.com).

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Banques tunisiennes : Karim Hajjaji plaide pour des « champions nationaux »

Le secteur bancaire tunisien souffre encore d’une trop grande fragmentation, estime Karim Hajjaji, Global Chief Operating Officer Corporate & Investment Banking.

En marge de sa participation à la 27ème édition du Forum de l’Économiste Maghrébin 2026, Karim Hajjaji a appelé à davantage de rapprochements entre les établissements bancaires, qu’ils soient publics ou privés, afin de faire émerger de véritables « champions nationaux » capables de soutenir plus efficacement l’économie tunisienne.

Il souligne à cet égard que le poids du secteur public dans le financement reste encore trop important. Il estime que les banques tunisiennes gagneraient à diversifier davantage leurs lignes de crédit, notamment en direction des PME et des TPE, considérées comme des moteurs essentiels de création d’emplois et de richesse nationale.

Karim Hajjaji a relevé également les nombreux défis réglementaires auxquels le secteur devra faire face dans les prochaines années, notamment avec l’entrée en vigueur de normes internationales telles qu’IFRS 9 et Bâle III.

Ces réformes imposent, précise-t-il, des investissements importants pour renforcer la gestion des risques, moderniser le suivi des crédits et améliorer la gouvernance interne des banques, en particulier les fonctions de contrôle et de gestion des risques.

Au-delà du cadre réglementaire, Karim Hajjaji insiste sur l’urgence de la transformation digitale du secteur. Il estime que l’expérience client peut être considérablement améliorée grâce à la digitalisation des services bancaires et à la modernisation des systèmes informatiques, dont certains deviennent aujourd’hui obsolètes.

L’intelligence artificielle constitue aussi un enjeu stratégique majeur, ajoute-t-il. Cette mutation nécessite des investissements dans les talents, notamment des ingénieurs, statisticiens et spécialistes des technologies de l’information. Des investissements qui pourraient être soutenus, insiste-t-il, par les gains d’efficacité générés par la modernisation du secteur bancaire.

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L’Église sonne l’alarme : l’IA menace l’humanité

Dans sa première encyclique, intitulée « Magnifica humanitas », le pape alerte sur l’impact d’une technologie considérée comme un défi anthropologique à l’humanité, s’inscrivant de plain-pied dans les débats en cours sur l’utilisation de l’IA.

Léon XIV a tenu à présenter le texte lui-même, soulignant l’importance du document qu’il a rendu public, lundi 25 mai, lors d’une conférence de presse. Pour la première fois, un pape est apparu, au Vatican, devant les journalistes pour présenter un document à la plus haute valeur magistérielle, l’encyclique Magnifica humanitas, ou « Magnifique humanité » en français, sur un sujet qui lui tient particulièrement à cœur : l’intelligence artificielle (IA).

Publié lundi, ce premier grand écrit du pape américain avait été signé le 15 mai. La date, symbolique, en dit long sur la tradition dans laquelle Robert Prevost souhaite inscrire Magnifica humanitas et sur l’impact qu’il aimerait lui donner. En effet, le 15 mai 1891, soit cent trente-cinq ans plus tôt, le pape Léon XIII jetait les bases de la doctrine sociale de l’Eglise catholique dans une encyclique, Rerum novarum (« Des choses nouvelles »). A savoir, une réflexion pensée comme un guide pour les chrétiens face à la révolution industrielle en cours à l’époque.

Plus d’un siècle plus tard, Léon XIV, qui a choisi son nom en hommage à son prédécesseur, estime, à son tour, devoir offrir au monde une réflexion sur une révolution industrielle et cognitive d’ampleur, celle de l’IA.

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Sonia Dahmani à nouveau condamnée à deux ans de prison

Une peine de deux ans de prison a été prononcée par la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis à l’encontre de l’avocate et chroniqueuse politique Sonia Dahmani, rapporte Mosaïque.

Cette condamnation a été prononcée dans le cadre d’une affaire intentée contre Me Dahmani par la Direction générale des prisons et de la rééducation, relevant du ministère de la Justice, à la suite de déclarations médiatiques qu’elle avait tenues sur les conditions de détention dans les établissements pénitentiaires en Tunisie.

Sonia Dahmani, 61 ans, avait été arrêtée le 11 mai 2024 alors qu’elle était en direct avec la chaîne France 24 depuis le siège de l’Ordre national des avocats à Tunis où elle s’était réfugiée avec des collègues.

Poursuivie dans pas moins de cinq affaires, toutes pour des déclarations médiatiques (sur la politique et le discours du président Kaïs Saïed, le racisme contre les migrants subsahariens en Tunisie ou encore les conditions carcérales dans le pays), elle a été libérée, le 27 novembre 2025, sous le régime de la liberté conditionnelle.

Ses avocats et ses proches parlent d’«acharnement judiciaire».

I. B.

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Quand Tunisie Telecom se laisse pirater…  

Suite à une cyberattaque survenue le week-end dernier, les clients de Tunisie Telecom ont reçu une notification via l’application de l’opérateur dénonçant la situation politique et économique du pays. Des hackers ont réussi un grand coup dans un secteur censé être, de par sa vocation, très protégé ce qui suscite des interrogations sur la sécurité des données nationales d’une façon générale.

Le message, relayé sur les réseaux sociaux et par la presse, était intitulé «Un cri pour la Tunisie : la liberté n’est pas un crime» et condamnait un «net recul des libertés» et une «crise économique suffocante». «Des promesses et des slogans, mais pour quel résultat ?», interrogeait-on.

Après le piratage, de nombreux Tunisiens, surpris, ont immédiatement partagé des captures d’écran du message sur Facebook. L’opérateur de télécommunications s’est empressé de publier un communiqué mentionnant uniquement des travaux de maintenance sur l’une de ses applications.

Mais il a ensuite reconnu la cyberattaque dans un communiqué publié dans la nuit de samedi à dimanche.

«Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a été la cible d’une cyberattaque aujourd’hui, qui a été immédiatement détectée et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service», a écrit l’opérateur. Et d’ajouter : «Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients n’est pas liée aux activités de l’entreprise ni aux objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients».

Cependant, le mal est fait et les hackers ont frappé un grand coup, alors que l’opinion publique s’attend à ce que des têtes tombent après cette méprise, car si le fleuron national des technologies de la communication se laisse ainsi prendre, quelle assurance pourrait-on avoir concernant la sécurité des données nationales dans les autres secteurs ?

I. B.

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Tunis : capitale mondiale de l’IA et de la santé le 8 juin

La Tunisie accueillera, le 08 juin 2026, la première édition du THE BRIDGE AI & HEALTHCARE Summit, un événement international réunissant entrepreneurs, startups, investisseurs, médecins, experts et représentants des compétences tunisiennes à l’étranger autour d’une vision commune : construire l’avenir de l’innovation sanitaire et numérique en Tunisie et en Afrique.

Cette rencontre stratégique constituera une plateforme de connexion entre innovation, investissement et technologies de la santé, et marquera également le lancement officiel du projet “The Bridge”, premier incubateur et accélérateur reliant la Tunisie et l’Europe dans les domaines de la santé, de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies, initié en partenariat avec l’Organisation nationale des entrepreneurs (ONE) et l’Association des médecins tunisiens dans le monde (AMTM).

Le projet ambitionne de soutenir les startups et les projets innovants à travers des programmes d’incubation et d’accélération spécialisés, un accompagnement assuré par des experts nationaux et internationaux, un accès à des investisseurs et partenaires européens, ainsi que le développement de réseaux de coopération entre la Tunisie, l’Europe et l’Afrique, précise un communiqué de l’ONE.  

Le sommet proposera un programme riche comprenant des conférences de haut niveau, des panels sectoriels, des compétitions Pitch Battle, des rencontres B2B, des espaces networking, ainsi qu’un Village des Startups réunissant des dizaines de jeunes entreprises innovantes tunisiennes et africaines.

Plusieurs thématiques stratégiques seront au cœur des échanges, notamment l’intelligence artificielle appliquée à la santé, la télémédecine, les technologies médicales et la biotechnologie, le financement alternatif et le crowdfunding (ou financement participatif), ainsi que le soutien aux compétences tunisiennes à l’international et à l’investissement dans l’écosystème HealthTech.

À travers cette initiative, THE BRIDGE ambitionne de renforcer le positionnement de la Tunisie comme hub régional de l’innovation dans les secteurs de la santé et de la technologie, en favorisant l’accès au financement, le transfert de compétences, l’investissement et les partenariats internationaux.

L’événement devrait accueillir entre 400 et 600 participants venant de Tunisie et de l’étranger, avec la présence d’institutions financières, de fonds d’investissement, d’universités, de partenaires internationaux ainsi que de représentants des secteurs public et privé.

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La Tunisie classée 8e pays africain utilisant l’IA générative  

La Tunisie arrive à la 8e place des pays africains où l’on utilise le plus l’IA générative au 1er trimestre 2026, selon un rapport intitulé «Global AI Diffusion – Q1 2026 Trends and Insights» publié le 1er mai 2026 par le géant technologique américain Microsoft.

Le rapport révèle que l’Afrique du Sud, la Namibie, la Libye et le Gabon occupent les 4 premières places africaines ex aequo en matière d’usage des outils d’intelligence artificielle (IA) générative tels que ChatGPT, Gemini, Claude ou Copilot au premier trimestre 202.

Le rapport mesure la diffusion de l’IA dans le monde en s’appuyant sur la proportion de personnes âgées de 15 à 64 ans ayant utilisé une solution d’IA générative (GenAI) entre le 1er janvier et le 31 mars 2026 à partir de données télémétriques agrégées et anonymisées de Microsoft.

Ces données sont ensuite ajustées pour tenir compte des différences en matière de parts de marché des systèmes d’exploitation et des appareils connectés, du taux de pénétration d’Internet et de la population nationale.

En Afrique du Sud, 23,1% de la population s’est servie de l’IA générative au 1er premier trimestre de l’année en cours. Le pays arc-en-ciel est suivi de la Namibie, 2e avec un taux d’utilisation de 15,1%, de la Libye et du Gabon, 3e (15%), de l’Egypte et le Botswana,5e (14,8%), du Sénégal, 7e (13,9%) et de la Tunisie, 8e (13,5%). L’Algérie se classe 9e (13,2%) et le Maroc 12e (11,7%).

Il convient aussi de préciser que, selon ce même rapport, les Emirats arabes unis sont le leader mondial de l’adoption de la GenAI avec 70,1% de leur population utilisant cette technologie, talonnés par Singapour 2e (63,4%), la Norvège 3e (48,6%), l’Irlande 4e (48,4%) et la France 5e (47,8%).

Voici, par ailleurs, leclassement des pays africains où l’on utilise le plus l’IA générative au 1er trimestre 2026 tel que publié par le journal économique panafricain Ecofin.

1-Afrique du Sud (23,1% de la population)

2-Namibie (15,1%)

3-Libye (15%)

  -Gabon (15%)

5-Egypte (14,8%)

  -Botswana (14,8%)

7-Sénégal (13,9%)

8- Tunisie (13,5%)

9-Algérie (13,2%)

10-Zambie (13,1 %)

    -Côte d’Ivoire, (13,1 %)

12-Maroc (11,7%)

13-Gambie (11,4%)

14-Angola (10,9%)

    -Madagascar (10,9%)

    -Malawi (10,9%)

    -Mozambique (10,9%)

18-Bénin (10,1%)

    -Burkina Faso (10,1%)

    -Ghana (10,1%)

    -Guinée (10,1%)

    -Guinée-Bissau (10,1%)

    -Liberia (10,1%)

    -Mali (10,1%)

    -Mauritanie (10,1%)

    -Niger (10,1%)

    -Nigeria (10,1%)

    -Sierra Leone (10,1%)

    -Togo (10,1%)

30-Lesotho (9,8%)

31-Kenya (8,7%)

    -Cameroun (8,7%)

    -Centrafrique (8,7%)

    -Tchad (8,7%)

    -Congo (8,7%)

    -RD Congo (8,7%)

37-Zimbabwe (8,5%)

38-Burundi (7,6%)

    -Erythrée (7,6%)

    -Ethiopie (7,6%)

    -Somalie (7,6%)

    -Soudan du Sud (7,6%)

    -Soudan (7,6%)

    -Tanzanie (7,6%)

    -Ouganda (7,6%)

46-Rwanda (7,2%)

I. B.

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Meriem Dhouib : «‘Il Corriere di Tunisi’ m’a donné accès à la langue italienne»

Dans son témoignage sur le rôle du Corriere di Tunisi, journal italien paraissant à Tunis, dans son parcours universitaire et personnel, Meriem Dhouib, professeure titulaire de littérature italienne à l’Université de Manouba et l’une des plus grandes spécialistes tunisiennes de la philologie et de l’histoire de la langue italienne, a déclaré à l’agence Nova : «Le Corriere di Tunisi m’a donné accès à une langue qui prenait forme sous mes yeux et, plus que toute grammaire, m’a fait sentir que cette langue était vivante, qu’elle me parlait profondément.»

Se souvenant du rituel hebdomadaire qui la menait, lorsqu’elle était encore étudiante, du siège de la Société Dante Alighieri, avenue de la Liberté, à la bibliothèque d’El Menzah 1, munie d’un exemplaire du journal Italien de Tunis et d’un dictionnaire italien-arabe usé, Mme Dhouib a affirmé : «La littérature, aussi extraordinaire soit-elle, tend à figer la langue dans un état cristallisé : la langue d’un auteur, d’une époque, d’une intention stylistique précise. Un journal, en revanche, est par nature provisoire, ouvert et en constante évolution. Chaque numéro est une réponse au présent. Et cette apparente fragilité devient une ressource : ceux qui lisent un article de presse sont exposés à la langue telle qu’elle est aujourd’hui, et non telle qu’elle était hier». Elle a ajouté, pour mieux souligner l’importance du journalisme en langue italienne pour les étudiants tunisiens : «Le journalisme offre une langue en perpétuelle évolution : une langue vivante, qui s’adapte aux enjeux actuels, accueille de nouveaux mots et réagit aux événements du monde.»

Rappelons que le Corriere di Tunisi, fondé par Elia Finzi, un Italien dont la famille est installée en Tunisie depuis le 19e siècle, vient de célébrer son 70e anniversaire. Le seul quotidien de langue italienne publié dans le monde arabe est actuellement dirigé par Silvia Finzi, qui poursuit ainsi l’œuvre de sa famille.

I. B.

  

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Contrôle de gestion : le levier silencieux de la performance et de la gouvernance dans le secteur bancaire

Entre relance économique et modernisation des institutions financières, le contrôle de gestion émerge comme un outil central pour renforcer la performance et la transparence. Il dépasse la simple vérification des chiffres pour devenir un moteur stratégique de décisions éclairées.

 

Souvent cantonné à un rôle purement administratif, le contrôle de gestion se révèle aujourd’hui essentiel pour piloter les activités bancaires, mesurer la rentabilité et optimiser l’utilisation des ressources. Il offre aux dirigeants une vision claire et factuelle pour orienter leurs décisions.

Exemple concret : dans certaines agences, l’analyse des coûts opérationnels a permis de détecter des disparités importantes, conduisant à une réorganisation efficace des ressources et des équipes.

 

Gouvernance et transparence : plus qu’un slogan

Les institutions financières gèrent des ressources considérables et contribuent à la mise en œuvre de politiques économiques stratégiques. La transparence et la responsabilité ne sont donc pas optionnelles.

Certains pourraient craindre qu’un contrôle renforcé ralentisse l’action. Mais en réalité, il améliore la qualité des arbitrages, offrant aux décideurs des données fiables et des analyses structurées pour orienter leurs choix.

Exemple : l’analyse des crédits distribués a permis d’identifier des écarts par rapport aux objectifs régionaux, facilitant des ajustements précis et rapides.

 

Data et digitalisation : transformer les chiffres en décisions

La transformation digitale génère des volumes massifs de données bancaires : transactions, dépôts, crédits, performances des agences. Exploitées correctement, ces données deviennent un outil stratégique pour anticiper les risques, optimiser les performances et orienter les décisions.

Une gouvernance solide des informations est indispensable pour garantir leur fiabilité et leur pertinence dans l’analyse.

 

Intelligence artificielle : un outil, pas un substitut

L’intelligence artificielle et les outils d’analyse avancée permettent d’identifier des tendances invisibles à l’œil humain et de détecter rapidement des anomalies.

Mais l’IA ne remplace pas l’expertise humaine. Elle complète l’analyse stratégique, permettant au contrôleur de gestion de concentrer ses efforts sur l’interprétation des résultats et la formulation de recommandations pertinentes.

Exemple : l’IA a permis d’identifier rapidement des segments de portefeuille présentant un risque élevé, permettant aux équipes de gestion des risques d’intervenir proactivement.

 

Le contrôle de gestion au cœur du pilotage bancaire

 

Cette illustration résume le cycle stratégique : Collecte des données → Analyse et reporting Décision stratégique Impact économique et gouvernance, avec la transformation digitale et l’IA en soutien.

Le contrôle de gestion n’est pas seulement technique : il doit être intégré à la culture managériale et reconnu comme un partenaire stratégique. Développer les compétences numériques, valoriser la transparence et exploiter pleinement les données sont autant de conditions pour que le levier du contrôle de gestion transforme réellement la performance.

« Plus qu’un simple outil technique, le contrôle de gestion transforme les décisions en actions concrètes et mesurables. Dans un environnement où performance et transparence deviennent des impératifs, les institutions capables d’exploiter pleinement ce levier s’affirment comme les véritables architectes de la relance et de la stabilité économique ».

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Note éditoriale : Cette tribune démontre que le contrôle de gestion n’est pas un gadget administratif, mais un moteur silencieux de performance et de transformation, essentiel pour relever les défis économiques et institutionnels du secteur bancaire.

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Prix Lina Ben Mhenni | Clôture des candidatures fixée au 30 septembre

La délégation de l’Union européenne en Tunisie a annoncé la poursuite des dépôts de candidatures pour la 6e édition du Prix Lina Ben Mhenni pour la liberté d’expression.

Le prix est ouvert aux professionnels des médias ainsi qu’aux créateurs de contenus indépendants. Pour être éligibles, les œuvres soumises doivent avoir été produites et publiées entre l’année 2025 et l’année 2026.

Le comité d’organisation appelle les intéressés ayant réalisé une œuvre écrite, sonore ou audiovisuelle entre 2025 et 2026 à participez à ce concours et à faire rayonner leur travail et leur talent.

Les lauréats seront annoncés et récompensés le 10 décembre 2026, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’Homme.

Y. N.

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Modèle de tourisme durable entre la Sicile et Mahdia

Promouvoir un tourisme durable, inclusif et intégré entre les deux rives de la Méditerranée, afin de valoriser les territoires souvent marginalisés par les grands flux touristiques internationaux : telle est la mission du projet euro-méditerranéen DestInMed, financé par le programme Interreg Next Italie-Tunisie, qui réunit les organismes de gestion de destination (OGD) de Sicile occidentale et de Mahdia, ainsi que des institutions, des universités et des opérateurs touristiques italiens et tunisiens.

La première réunion opérationnelle s’est tenue le 13 mai 2026 à Mahdia, en Tunisie, marquant le lancement de la phase de mise en œuvre du projet.

L’OGD de Sicile occidentale, chef de file de l’initiative, était représentée par sa présidente, Rosalia D’Ali, et par la membre Rossella Cosentino, en présence de partenaires internationaux. Parmi les participants figurent l’Université de Messine, le groupe Kepos, le ministère du Tourisme, le Conseil régional du tourisme de Mahdia, AVSI Tunisie et BusinessMed, ainsi que l’Office de Tourisme de Mahdia.

DestInMed, expliquent ses promoteurs, vise à construire un nouveau modèle touristique fondé sur la durabilité environnementale, économique et sociale. L’objectif est de valoriser les zones côtières et intérieures moins exposées aux migrations de masse, tout en renforçant la coopération transfrontalière entre l’Italie et la Tunisie.

Le projet prévoit le développement du tourisme de nature et sportif, la création d’itinéraires culturels, gastronomiques et œnologiques, la promotion des destinations hors saison et l’intégration de l’offre touristique sur les plateformes numériques. Le soutien à l’entrepreneuriat local par le biais de formations et d’un accompagnement technique est également essentiel.

Prévue pour une durée de 30 mois, cette initiative vise à produire des résultats concrets : 10 nouveaux itinéraires de tourisme durable, la formation de 30 experts euro-méditerranéens, un soutien à 20 entrepreneurs du secteur et le renforcement des réseaux de coopération entre les territoires.

Une attention particulière sera portée à la formation professionnelle avec la création de l’équipe Destination GSTC-Med et le lancement du master «Expert en gestion de destination GSTC», conformément aux critères du Conseil mondial du tourisme durable (GSTC).

Le programme prévoit également l’adoption de stratégies de marque territoriale et de marketing intégré, ainsi que le lancement du processus de certification internationale pour les destinations participantes.

Pour Rosalia D’Alì, le projet représente «un résultat concret d’un travail entamé il y a environ deux ans avec des partenaires italiens et tunisiens», soulignant que la participation au programme Interreg constitue «une opportunité et une responsabilité de transformer les objectifs en actions réelles et durables».

DMO Mahdia, directrice du projet, partage cet avis. Sana Hafsa, qui a qualifié cette collaboration de «signe important de dialogue en Méditerranée», a souligné la volonté de «construire un modèle touristique capable de valoriser les identités locales et de générer du développement pour les communautés».

I. B. (avec Agenzia Nova).

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Le message de Sergio Mattarella au ‘‘Corriere di Tunisi’’  

«Un partenariat solide entre l’Italie et la Tunisie, fondé sur des siècles d’histoire commune», a écrit le président italien, Sergio Mattarella, dans un message publié par le ‘‘Corriere di Tunisi’’, actuellement dirigé par Silvia Finzi, à l’occasion du 70e anniversaire de ce quotidien tunisien historique de langue italienne.

Les relations entre l’Italie et la Tunisie constituent aujourd’hui «le fondement d’un partenariat solide», nourri par «des siècles d’histoire commune dans le bassin méditerranéen», a écrit Mattarella dans ce message adressé aux lecteurs du journal, ajoutant que «la communauté italienne en Tunisie et les nombreux citoyens tunisiens italophiles reconnaissent dans le Corriere di Tunisi un espace privilégié de dialogue et de rencontre», qui exprime «les liens culturels et une tradition de relations» entre les deux pays.

Mattarella souligne également que ces relations «puisent leurs racines dans des siècles d’histoire commune dans le bassin méditerranéen», qualifiant le Corriere di Tunisi – seul quotidien de langue italienne en Afrique du Nord – de patrimoine qu’il «a su préserver, interpréter et enrichir avec persévérance et dévouement au fil du temps», contribuant «significativement au renforcement de l’amitié entre les peuples italien et tunisien».

Le président italien rappelle ensuite la concomitance du 70e anniversaire du journal, de celui de la République tunisienne et de l’établissement des relations diplomatiques entre Rome et Tunis, insistant sur «la valeur d’un parcours commun» au cours duquel la publication «s’est imposée comme une voix faisant autorité pour les liens humains et culturels qui unissent nos pays». «Ces liens constituent le fondement d’un partenariat solide, cimenté par l’appartenance à une culture commune, nourrie par une tradition d’échanges fructueux entre nos peuples», écrit Mattarella.

En conclusion de son message, le chef de l’État a adressé ses «vœux les plus chaleureux» à la direction, à la rédaction et aux lecteurs du journal, exprimant l’espoir que le Corriere di Tunisi continuerait à jouer son rôle de «pont» entre l’Italie et la Tunisie «avec un élan renouvelé».

I. B. (avec Agenzia Nova).

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Chine : Alibaba défie Nvidia et lance une nouvelle puce d’IA

Le géant chinois Alibaba Group a annoncé le lancement d’une nouvelle puce dédiée à l’intelligence artificielle. Et ce, dans un contexte de restrictions américaines croissantes visant les exportations de technologies avancées vers la Chine. Cette initiative intervient alors que Nvidia rencontre de fortes difficultés pour maintenir sa présence sur le marché chinois, en raison des contrôles imposés par Washington sur les semi-conducteurs stratégiques.

Alibaba a dévoilé mercredi 20 mai une nouvelle génération de processeurs spécialisés dans l’intelligence artificielle. Ils sont destinée aux centres de données, au cloud computing et aux modèles d’IA générative. Cette annonce marque une nouvelle étape dans la stratégie chinoise d’autonomie technologique face à l’intensification de la guerre commerciale et technologique entre Pékin et Washington.

Selon plusieurs médias économiques asiatiques, cette nouvelle puce a été développée par T-Head, la filiale d’Alibaba spécialisée dans les semi-conducteurs. Elle vise à réduire la dépendance des entreprises chinoises aux composants américains, notamment ceux produits par Nvidia, leader mondial des processeurs graphiques utilisés dans l’IA.

A cet égard, notons que depuis 2023, les États-Unis ont progressivement renforcé les restrictions sur les exportations de puces avancées vers la Chine, invoquant des préoccupations de sécurité nationale et le risque d’utilisation militaire des technologies d’intelligence artificielle. Sous la présidence de Donald Trump, revenu à la Maison-Blanche en janvier 2025, ces mesures ont encore été durcies.

Ces limitations ont fortement affecté Nvidia, dont plusieurs modèles haut de gamme destinés au marché chinois ont été interdits ou soumis à des licences spéciales. Malgré des versions adaptées conçues spécifiquement pour la Chine, le groupe américain peine désormais à conserver sa domination sur un marché stratégique représentant plusieurs milliards de dollars.

Dans ce contexte, Alibaba tente de profiter du vide technologique laissé par les entreprises américaines. Pékin encourage depuis plusieurs années ses grands groupes – Alibaba, Huawei, Baidu ou Tencent – à accélérer le développement de technologies nationales capables de concurrencer les géants occidentaux.

La nouvelle puce d’Alibaba devrait être utilisée dans ses infrastructures cloud, un secteur considéré comme central dans la compétition mondiale autour de l’intelligence artificielle. Le groupe chinois cherche notamment à renforcer ses capacités dans les grands modèles de langage et les applications industrielles de l’IA.

Cette annonce illustre également une évolution plus profonde de la rivalité sino-américaine : la bataille ne porte plus seulement sur le commerce ou les tarifs douaniers, mais sur le contrôle des technologies stratégiques du XXIe siècle – semi-conducteurs, intelligence artificielle, cloud et calcul haute performance.

Pour Washington, limiter l’accès de la Chine aux puces avancées permettrait de ralentir les progrès militaires et technologiques chinois. Pour Pékin par contre, ces restrictions confirment au contraire l’urgence de construire une souveraineté technologique complète.

La guerre des semi-conducteurs devient ainsi l’un des principaux champs de confrontation entre les deux premières puissances mondiales. Et dans cette compétition, Alibaba cherche désormais à s’imposer non seulement comme un géant du commerce électronique, mais aussi comme un acteur clé de l’architecture technologique chinoise de demain.

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Nouvelle crise mondiale dans les semi-conducteurs

Une nouvelle crise frappe l’industrie mondiale des semi-conducteurs, déjà fragilisée par des tensions persistantes sur les chaînes d’approvisionnement et une forte dépendance à des matériaux critiques. Le secteur, au cœur de la transformation numérique et de l’intelligence artificielle, subit une pression croissante liée à la concentration de la production et à la vulnérabilité de ses intrants essentiels.

Selon plusieurs analyses de marché, les contraintes actuelles ne proviennent pas uniquement de la capacité de production, mais surtout de la fragilité structurelle de la chaîne d’approvisionnement mondiale, marquée par une forte concentration géographique des fournisseurs et des matériaux stratégiques. Cette dépendance rend l’industrie particulièrement sensible aux perturbations externes, qu’elles soient géopolitiques ou logistiques.

Dans ce contexte, les grands acteurs du secteur, notamment Samsung et SK Hynix, sont directement exposés. Les perturbations affectent notamment la production de mémoires DRAM (Dynamic Random Access Memory, ou mémoire vive dynamique) et NAND (ou fonction logique NON-ET, en français), composants essentiels pour les serveurs, les smartphones et les infrastructures d’intelligence artificielle, alors même que la demande mondiale continue de croître fortement.

Les tensions sont aggravées par des contraintes sur certains matériaux critiques utilisés dans la fabrication des puces, dont la disponibilité est fortement concentrée dans quelques régions du monde.

Les perturbations au Moyen-Orient ont également été signalées comme facteur de fragilisation supplémentaire, affectant indirectement plusieurs intrants industriels essentiels.

Les analystes estiment donc que cette combinaison de demande élevée (notamment liée à l’IA) et de fragilité structurelle de l’offre pourrait prolonger les déséquilibres du marché, avec des effets possibles sur les prix, les délais de livraison et la disponibilité de certains composants électroniques stratégiques).

Enfin, plusieurs rapports soulignent que cette nouvelle crise s’inscrit dans une tendance plus large de vulnérabilité des chaînes globales de production technologique, où les dépendances croisées entre énergie, matières premières et semi-conducteurs rendent l’ensemble du système particulièrement exposé aux chocs exogènes.

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ITCEQ – IA : des trajectoires d’adoption hétérogènes et un besoin d’accompagnement

Dans un contexte mondial marqué par l’essor rapide des technologies numériques et de l’intelligence artificielle, la transformation digitale s’impose comme un levier central de compétitivité et de différenciation pour les entreprises. Toutefois, l’analyse des résultats de l’enquête sur les entreprises tunisiennes à l’ère de la transformation digitale, réalisée par l’ITCEQ, révèle un paradoxe : malgré une adoption relativement large des technologies numériques, leur impact sur les performances reste limité. C’est ce qu’il est ressorti des débats organisés par l’ITCEQ ce mercredi 20 mai 2026 à l’IACE.

Olfa Bouzaiene, directrice des études sur l’économie du savoir, est revenue sur les technologies avancées et l’intelligence artificielle dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com. Elle rappelle que le contexte international exige l’intégration de la Tunisie dans ces nouvelles technologies, et notamment dans l’IA. Elle précise : “Notre objectif est d’établir une typologie des entreprises selon leur degré d’avancement et de maturité : dans quelle mesure parviennent-elles à absorber et déployer ces technologies ? Cela doit constituer une base leur permettant ensuite d’intégrer des technologies avancées. Nous avons constaté que le degré de maturité des entreprises tunisiennes n’est pas suffisant.”

Selon elle, si la maturité est insuffisante, les trajectoires d’adoption de l’IA seront hétérogènes : les entreprises ne pourront pas adopter l’IA de manière uniforme. D’où la nécessité de distinguer des profils pour définir des parcours d’adoption.

La question se pose alors : les entreprises utilisent-elles l’IA de façon aléatoire et non uniforme, et cette situation constitue-t-elle une opportunité pour accroître leur performance, leur résilience et leur croissance ?À cette interrogation, Mme Bouzaiene répond : “Cela dépend de la manière dont l’IA est adoptée. Comme je l’ai dit, les entreprises tunisiennes ne sont pas assez matures, d’où l’existence de trajectoires diverses. Ces trajectoires déterminent le niveau de maturité en IA. On peut intégrer l’IA de façon aléatoire et superficielle, mais la création de valeur réelle provient d’une intégration opérationnelle et fonctionnelle : l’IA doit être insérée dans les processus métier pour générer de la valeur. Notre objectif est donc d’identifier les anomalies et les problèmes rencontrés, puis de définir comment accompagner les entreprises. L’entreprise elle‑même doit également mettre en place des actions pour réussir l’intégration.”

Interrogée sur des exemples concrets d’anomalies et sur la méthodologie à adopter, une approche unifiée pour toutes les entreprises ou un traitement au cas par cas, Mme Bouzaiene a souligné la nécessité d’un traitement individualisé : il existe plusieurs trajectoires. Certaines entreprises suivront une trajectoire séquentielle : elles construiront d’abord un socle numérique, installeront ensuite des outils d’IA, puis expérimenteront via des accélérateurs. Cette méthodologie convient aux entreprises déjà avancées, disposant d’une forte maturité digitale.

Pour la majorité des entreprises tunisiennes, une approche hybride est préférable : introduire l’IA tout en renforçant simultanément le socle numérique, avec des investissements progressifs. L’approche est donc progressive et dépend du profil de l’entreprise. Dans notre étude, nous avons défini des profils et, pour chacun, la trajectoire recommandée afin de maximiser la valeur apportée par l’IA. L’adoption demeure ainsi hétérogène.

La conférence organisée par l’ITCEQ a également mis en lumière la variabilité du choix d’adoption selon les secteurs. Mme Bouzaiene insiste sur le rôle du secteur et de la taille des entreprises : “Les secteurs présentant une forte maturité digitale, comme les banques, les télécommunications et les assurances, adoptent plus facilement l’IA. Les secteurs traditionnels accusent un retard. De même, les grandes entreprises disposent de meilleures capacités d’intégration (infrastructures solides, culture organisationnelle agile, compétences numériques) comparées aux PME, qui ont un accès limité et privilégient des solutions clés en main. Nous n’avons pas encore réalisé d’étude sectorielle approfondie ; c’est en préparation. La deuxième étape de notre travail portera sur le degré de maturité par secteur afin d’identifier où l’IA peut apporter le plus de valeur.”

Rappelons que l’enquête sur l’économie de la connaissance couvre plus de 2 500 entreprises. Pour l’étude spécifiquement consacrée à l’IA, l’échantillon représentatif et numériquement plus mature comprend 1 208 entreprises et couvre une année, incluant des perspectives futures et des investissements antérieurs.

Enfin, sur le plan comparatif avec les pays voisins et l’Union européenne, Mme Bouzaiene conclut : “Nous sommes encore un peu en retard. Des investissements sont en cours, mais l’accompagnement de l’État est essentiel. Il doit jouer un rôle clé pour mettre en place les infrastructures de données, le cloud et l’écosystème nécessaire. L’IA n’est pas une technologie autonome. Elle nécessite tout un écosystème (big data, cloud, compétences, régulation). Il faut investir dans ces composantes pour préparer le terrain et accélérer l’adoption par les entreprises.”

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Omar Sharif | Une nuit orientale à Marseille

Jeudi 21 mai 2026 à 21h30, le Mucem de Marseille accueillera, sur le Fort Saint-Jean, une création littéraire et scénique pensée comme une traversée des mémoires méditerranéennes. Présentée dans le cadre du festival ‘Oh les beaux jours !’, la soirée intitulée ‘‘Omar Sharif, ma grand-mère et moi” ne sera jouée qu’une seule fois.

Au centre de cette proposition, la figure d’Omar Sharif agit comme un fil conducteur reliant récits intimes, imaginaires familiaux et mémoire culturelle du monde arabe et méditerranéen.

Star née en Égypte, icône du cinéma international, il devient ici un point de passage entre histoires personnelles et héritages partagés.

Mais au-delà de cette présence centrale, la soirée accorde une place marquée à la Tunisie et à ses résonances historiques et contemporaines.

La figure de Habib Bourguiba traverse le spectacle comme celle d’un fondateur essentiel et controversé. Architecte de la Tunisie moderne, entre mythe national et fin de règne, il incarne une mémoire politique toujours active, interrogée à travers les récits et les écritures de la soirée.

La création met également en lumière la voix de l’écrivaine Amira Ghenim, dont les textes explorent les tensions entre mémoire intime, histoire sociale et héritages politiques dans l’espace tunisien et maghrébin.

Autour de cet axe tunisien gravitent d’autres figures majeures du monde arabe et méditerranéen : Warda Al-Jazairia, icône de la chanson engagée en Algérie ; Assia Djebar, grande voix littéraire du Maghreb ; ou encore Berlanti Abdelhamid, figure du cinéma égyptien.

Mise en scène par Amine Adjina, la soirée réunit également Marwan Chahine, Maya Ouabadi, Nassera Tamer et Abdellah Taïa, autour de textes inédits mêlant récits personnels et figures de mémoire.

Dans le décor du Fort Saint-Jean, face à la mer, cette création compose une cartographie sensible où la Méditerranée devient espace de circulation des voix, des histoires et des héritages. Une seule soirée. Le jeudi 21 mai à 21h30.

Djamal Guettala 

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Assurances Maghrebia verse un dividende de 2,9 dinars par action au titre de l’exercice 2025

L’Assemblée générale ordinaire d’Assurances Maghrebia, réunie le 15 mai 2026, a approuvé la distribution d’un dividende de 2,9 dinars par action pour l’exercice 2025. Le montant global s’élève à 13,05 millions de dinars, entièrement soumis à la retenue à la source. 

La date de détachement du dividende est fixée au 8 juin 2026. Cette décision a été communiquée par la société à ses actionnaires. Le dividende sera payable aux actionnaires détenant les titres avant la date de détachement.

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Douane tunisienne : l’IA entre en action pour mieux traquer les fraudes

Le Comité central chargé de la lutte contre les risques liés aux contentieux douaniers a décidé d’intégrer une unité basée sur l’intelligence artificielle (IA) au sein du système national de sélectivité des contrôles. C’est ce qu’indique un communiqué publié sur la page officielle de la Douane tunisienne.

Cette décision a été adoptée lors d’une réunion tenue au siège de l’Administration générale de la Douane Tunisienne. Laquelle était consacrée à l’examen des mécanismes de gestion des risques et à l’amélioration des performances du dispositif de contrôle douanier.

À l’issue des travaux, plusieurs mesures importantes ont été arrêtées, dont l’introduction d’un module fondé sur les technologies d’apprentissage automatique dans le système de ciblage. Ce nouvel outil vise à améliorer la précision de la sélection des opérations à haut risque. Et ce, dans le cadre du renforcement de la lutte contre la fraude douanière.

En parallèle, cette innovation a également pour objectif de faciliter le traitement des opérateurs conformes, en accélérant les procédures de dédouanement et le passage des marchandises.

Cette initiative s’inscrit, précise la même source, dans la stratégie de modernisation du système douanier tunisien. Elle traduit la volonté de concilier efficacité des contrôles et fluidité des échanges commerciaux légitimes. Et ce, à travers une meilleure utilisation des technologies numériques et de l’intelligence artificielle.

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Des papiers jaunis qui valaient des millions !

En 1998, plusieurs retraitées finlandaises ont vécu une scène totalement improbable : venues à la banque avec de vieux papiers oubliés au fond d’un placard, elles sont reparties multimillionnaires grâce à… Nokia, rapporte le site jeuxvideo.com.

À l’époque, personne n’imagine encore que la marque va devenir le géant mondial du téléphone portable. Dans la petite ville finlandaise de Nokia, près de Tampere, l’entreprise fait presque partie du décor. On y fabrique alors des produits aussi variés que des bottes en caoutchouc, des pneus ou encore du papier toilette. Posséder quelques actions de la société est même une habitude locale : certains habitants les reçoivent en héritage, d’autres en guise de salaire ou simplement par attachement à la région.

Pendant des décennies, écrit jeuxvideo.com, « ces certificats d’actions restent rangés dans des tiroirs ou des placards de cuisine, sans véritable valeur aux yeux de leurs propriétaires. Beaucoup de femmes au foyer les conservent comme une simple épargne “au cas où”, loin d’imaginer qu’elles détiennent un futur trésor ». Et pourtant…

Le Big Bang de la téléphonie mobile

« Puis arriva le tournant des années 90. Nokia est alors au bord du gouffre financier. Son nouveau patron, Jorma Ollila, prend une décision radicale : abandonner les activités historiques du groupe pour miser presque entièrement sur une technologie encore balbutiante, la téléphonie mobile GSM ». Oui, vous avez bien lu : “téléphonie mobile“. Et bien sûr, tout le monde ou presque – sauf Ollila – pense que c’est de la folie. Mais lui y croît dur comme fer. En effet, « en quelques années, Nokia explose tous les records. Entre 1992 et 2000, l’action grimpe (en Bourse) de plusieurs milliers de pour cent, portée par le succès phénoménal des téléphones mobiles et des mythiques modèles qui envahiront bientôt la planète ».

Et pendant que les investisseurs suivent la montée du titre depuis les salles de marché, les véritables gagnantes vivent tranquillement dans les campagnes finlandaises. Ainsi, dans plusieurs agences bancaires, nous raconte Jeuxvideo, des scènes hallucinantes se produisent alors : « Des grand-mères arrivent avec des liasses de certificats froissés, demandant timidement si “ces vieux papiers valent encore quelque chose”. Les employés découvrent avec stupeur que certaines possèdent désormais une fortune de plusieurs millions d’euros. »

Et c’est là que le plus incroyable se produisit. « Beaucoup de ces nouvelles millionnaires n’avaient jamais touché à leurs actions pendant des décennies. Là où d’autres auraient vendu au moindre bénéfice, elles avaient simplement oublié leurs titres au fond d’un placard ».

Malgré cette richesse soudaine, peu d’entre elles changèrent radicalement de vie. « Fidèles à la discrétion finlandaise, elles préfèrèrent rénover la maison familiale ou acheter du matériel agricole plutôt que d’afficher leur fortune ».

Aujourd’hui, Nokia n’est plus le roi incontesté du téléphone mobile. Tout le monde en convient. Mais cette incroyable histoire reste l’un des exemples les plus insolites de fortunes construites… grâce à de vieux papiers poussiéreux oubliés dans une cuisine.

Moralité : dans la vie, il ne faut jamais désespérer !

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