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Hydrogène vert : L’Allemagne vient sonder les projets tunisiens

Une mission allemande consacrée à l’hydrogène vert, au Power-to-X et aux énergies renouvelables s’est rendue en Tunisie cette semaine, avec un programme qui dépasse la simple prospection commerciale. Les rencontres prévues à Tunis ciblent notamment le H2-Hub, TuNur et plusieurs acteurs du photovoltaïque, avec pour objectif affiché de faire émerger des coopérations et de possibles consortiums.

Organisée du 21 au 25 septembre dans le cadre de l’Exportinitiative Energie du ministère allemand de l’Économie et de l’Énergie, la mission « Algérie & Tunisie – Power-to-X, hydrogène vert et solutions de stockage le long du corridor SoutH2 » est portée par energiewaechter, avec les Chambres de commerce tuniso-allemande et algéro-allemande. Les organisateurs présentent l’Algérie et la Tunisie comme deux marchés appelés à jouer un rôle dans la future économie de l’hydrogène.

Du marché à la constitution de consortiums

Après une première étape à Alger, la délégation a poursuivi son programme à Tunis les 23, 24 et 25 septembre. Au menu : briefing sur le marché tunisien avec des représentants de l’ambassade d’Allemagne, de GTAI et de la GIZ, présentations des entreprises allemandes et rencontres d’affaires. Le 24 septembre, le programme prévoyait une visite du H2-Hub, ainsi que des échanges avec TuNur, la Chambre syndicale du photovoltaïque et Connect, en plus de discussions avec des développeurs tunisiens de projets photovoltaïques.

Le point le plus révélateur figure dans le programme du 25 septembre : un atelier consacré à la poursuite des discussions sur une possible constitution de consortiums. La mission allemande ne se présente donc pas uniquement comme une opération de découverte du marché. Elle vise à identifier des partenaires tunisiens et à rapprocher des fournisseurs allemands de technologies et des porteurs de projets locaux.

La documentation allemande cite notamment le Tunisian Hydrogen Backbone, infrastructure appelée à relier les zones de production d’hydrogène aux infrastructures d’exportation et au corridor SoutH2. Elle recense également plusieurs projets faisant l’objet de protocoles d’accord, parmi lesquels H2 Notos, ACWA Power, ABO Energy, HDF, Savannah Energy, Amarenco, DEME Energy et TuNur.

Les ordres de grandeur donnent une idée de l’enjeu. Le projet H2 Notos, porté par TE H2 et VERBUND, prévoit initialement jusqu’à 200.000 tonnes d’hydrogène, avec une ambition pouvant atteindre un million de tonnes. La documentation allemande reprend par ailleurs les objectifs tunisiens d’une production pouvant atteindre 8,3 millions de tonnes d’hydrogène vert par an à l’horizon 2050, dont une grande partie destinée à l’export, avec un besoin potentiel allant jusqu’à 100 GW de capacités renouvelables.

Une prospection allemande sur un marché encore à structurer

Pour les entreprises allemandes, l’enjeu couvre toute la chaîne de valeur : électrolyse, stockage, infrastructures, traitement de l’eau, ingénierie, équipements industriels, certification et solutions liées aux énergies renouvelables.

La mission intervient ainsi à un moment où la Tunisie cherche encore à transformer les annonces et protocoles d’accord dans l’hydrogène vert en projets industriels effectivement financés et réalisés. Les rencontres de cette semaine permettront surtout de mesurer jusqu’où les entreprises allemandes peuvent s’insérer dans cette future chaîne de valeur.

À ce stade, les sources allemandes documentent clairement des rencontres d’affaires, des opportunités de coopération et des discussions autour de consortiums, mais pas encore la signature, durant cette mission, d’un nouvel investissement allemand concret en Tunisie. C’est précisément le suivi de ces discussions qui permettra de mesurer si cette opération de prospection débouche sur des contrats ou des partenariats industriels.

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Site 2026 | Pour accélérer la transition énergétique en Tunisie

Plus de 60 entreprises tunisiennes et étrangères, 10 startups et des délégations internationales — dont celles de l’Italie, de l’Allemagne et de la Libye — sont attendues du 1er au 3 octobre 2026, au siège de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) à Tunis, pour la 4e édition du Salon international de la transition énergétique (Site 2026).

Cette édition, placée sous le thème : «Investissements et innovation pour accélérer la transition énergétique», proposera un focus sur les énergies renouvelables et l’hydrogène vert.

Le salon vise à mettre en relation entreprises, investisseurs, institutions financières, experts et autorités publiques autour de projets destinés à transformer le système énergétique tunisien.

Selon les dernières informations communiquées par l’agence Tap, plus de 700 invités et participants aux activités professionnelles sont attendus, ainsi qu’environ 2 500 visiteurs sur les trois jours.

Dix startups disposeront d’un espace dédié pour présenter leurs projets et solutions dans les domaines de l’énergie verte, des technologies propres et de la réduction des émissions.

La présence annoncée de délégations venues d’Italie, d’Allemagne, de Libye et d’autres pays confère à l’édition 2026 une dimension méditerranéenne et internationale marquée.

Le programme comprend six conférences. Parmi les principaux dossiers figurent la stratégie tunisienne de transition énergétique et les grands projets en préparation, le développement des énergies renouvelables, les systèmes de stockage, le déploiement du solaire auprès des PME et des consommateurs, la mobilité électrique, la fiscalité carbone et les technologies liées aux réseaux électriques intelligents. Un volet spécifique sera consacré à l’hydrogène vert et aux opportunités d’investissement liées à cette future filière.

Le financement constitue l’un des fils conducteurs de l’initiative.

Outre les conférences, des rencontres B2B sont prévues entre entreprises, investisseurs, banques et organismes financiers afin de favoriser les partenariats et d’identifier des solutions de financement pour de nouveaux projets.

La dernière journée inclura également des présentations techniques portant, entre autres, sur les installations solaires, la sécurité des projets et les modalités de financement.

Site 2026 intervient à un moment où la Tunisie cherche à accélérer une transition rendue plus urgente par le poids croissant de sa dépendance énergétique. Le Plan de développement 2026-2030, approuvé par les deux chambres du parlement en juillet dernier, fixe notamment pour objectifs de porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix énergétique d’ici 2030, contre à peine 6 à 7% actuellement, et de réduire de 30 % la consommation nationale d’énergie primaire.

Ces objectifs placent au cœur des priorités non seulement l’installation de nouvelles capacités solaires et éoliennes, mais aussi la modernisation du réseau, le stockage et la capacité à attirer des capitaux privés.

Dans ce contexte, le salon ambitionne de s’imposer comme le principal rendez-vous professionnel tunisien dédié à la transition énergétique, avec pour objectif affiché de transformer les échanges entre institutions et acteurs du secteur en projets, partenariats et investissements concrètement réalisables.

La manifestation est organisée par la Chambre nationale du photovoltaïque (CSPV) relevant de l’Utica, sous l’égide du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, et avec la participation de la Société tunisienne d’électricité et de gaz (Steg) et de l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), deux acteurs publics majeurs du secteur.

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L’hydrogène vert tunisien et algérien intéresse les Allemands

Une délégation de 11 entreprises allemandes a entamé, lundi 21 septembre 2026, une mission de prospection en Algérie et en Tunisie sur l’hydrogène vert, le Power-to-X, les énergies renouvelables et le stockage d’énergie, le long du corridor SoutH2.

Organisée jusqu’au 25 septembre par le ministère fédéral allemand de l’Économie, avec les chambres de commerce germano-algérienne et germano-tunisienne, la mission a débuté à Alger par un Business Breakfast réunissant pouvoirs publics, entreprises énergétiques et institutions financières. Une étape similaire est prévue le 23 septembre à Tunis.

La mission couvre toute la chaîne de valeur : électrolyse, dessalement, stockage, équipements industriels et études de faisabilité. En Algérie, elle s’inscrit dans une stratégie visant 2,5 GW de capacité d’électrolyse d’ici 2030, avec la reconversion envisagée de la conduite TransMed. En Tunisie, elle concerne le projet Tunisian Hydrogen Backbone. Le corridor SoutH2 vise à acheminer l’hydrogène nord-africain vers l’Allemagne via l’Italie et l’Autriche, positionnant les deux pays comme acteurs clés de cette future chaîne énergétique euro-méditerranéenne.

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