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Tunisie : De plus en plus de patients à Razi

L’hôpital Razi connaît une augmentation du nombre de patients pris en charge, aussi bien au niveau des hospitalisations que des consultations externes. Le Dr Ghassen Amri a fait état d’une hausse notable du nombre de patients résidents au sein de l’établissement, ainsi que d’une progression de l’affluence dans ses différentes consultations.

Cette évolution traduit une demande croissante de soins dans le domaine de la santé mentale et accentue la pression exercée sur les structures spécialisées. L’hôpital Razi, établissement de référence dans la prise en charge psychiatrique en Tunisie, doit ainsi répondre à un nombre de demandes de soins en progression.

Des besoins en santé mentale en progression

Selon le Dr Ghassen El Amri, plusieurs facteurs peuvent contribuer à cette évolution, notamment les pressions sociales, économiques et environnementales auxquelles est confrontée une partie de la population.

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Ces différents facteurs peuvent avoir des répercussions sur la santé mentale et favoriser le recours aux consultations spécialisées ou, dans certaines situations, à une prise en charge hospitalière.

Besoins croissants en matière de soins psychiatriques

La hausse de la fréquentation de l’hôpital Razi met ainsi en évidence les besoins croissants en matière de soins psychiatriques et pose également la question de la capacité des structures spécialisées à absorber cette demande. Elle souligne l’importance d’un renforcement des dispositifs de prise en charge et d’un accompagnement adapté des personnes confrontées à des difficultés psychologiques ou psychiatriques.

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Alzheimer : le Centre du Razi devient centre régional collaborateur de l’OMS

« Le Centre Alzheimer relevant du service de neurologie de l’hôpital universitaire Razi à la Manouba a obtenu, officiellement, l’accréditation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour devenir un centre régional collaborateur pour la région de la Méditerranée orientale, spécialisé dans la formation et la recherche sur les maladies neurocognitives, notamment la démence et la maladie d’Alzheimer », a affirmé, ce samedi, le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani.

Dans une déclaration aux médias en marge d’une visite effectuée au Centre Alzheimer, Ferjani a souligné que cette reconnaissance internationale est une fierté pour la Tunisie signalant que le centre contribuera, dans le cadre d’un programme conjoint avec l’OMS, au renforcement des capacités des institutions nationales et régionales et à l’amélioration des services de santé et de la prise en charge des patients.

« Cette accréditation est une reconnaissance des compétences tunisiennes dans différents domaines médicaux et de l’expertise développée par le centre, qui joue un rôle important face à l’augmentation du nombre de personnes âgées atteintes de la maladie », a-t-il ajouté.

A cette occasion, le ministre a réaffirmé l’engagement de son département à soutenir les patients, à développer la recherche, les traitements et les médicaments et à renforcer les dispositifs de prise en charge.

Il a également souligné que les personnes atteintes d’Alzheimer ont besoin, en plus des soins médicaux, d’un accompagnement familial et d’un soutien humain et solidaire.

De son côté, le chef de service de neurologie, Riadh Gouider, a indiqué que cette accréditation, qui coïncide avec la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer (21 septembre) intervient après plusieurs années de coopération avec l’OMS.

Celle-ci a notamment porté sur l’adaptation et l’utilisation d’outils numériques en Tunisie, la recherche scientifique, l’enseignement ainsi que la participation à l’élaboration de lignes directrices pour la prévention de la maladie.

Dans le cadre de son nouveau statut, le centre renforcera ses activités de recherche, notamment sur les caractéristiques génétiques de la maladie dans la région et sur les mécanismes permettant un dépistage précoce.

Il pourra également participer à des essais cliniques destinés à évaluer l’efficacité de nouveaux traitements et leur adéquation aux patients tunisiens.

Le programme prévoit aussi la constitution de bases de données régionales reliant les différents établissements de recherche, ainsi que la mise en place d’un environnement scientifique dédié à la formation des professionnels de santé et des chercheurs.

Ces efforts devraient contribuer à l’élaboration de stratégies sanitaires et de plans de prise en charge durables à l’échelle nationale et régionale.

Selon Riadh Gouider, cette reconnaissance permettra également au centre de disposer de moyens plus avancés pour mener une étude épidémiologique en Tunisie et déterminer avec davantage de précision le nombre de personnes atteintes.

Elle favorisera par ailleurs le développement du diagnostic précoce et la recherche de traitements innovants susceptibles de ralentir l’évolution de la maladie et d’améliorer la prise en charge, y compris sa couverture par la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM).

« En l’absence de statistiques nationales précises, les estimations font état de 50 mille à 70 mille personnes atteintes en Tunisie », a-t-il indiqué.

Riadh Gouider a relevé que le vieillissement de la population contribue à l’augmentation de la prévalence de la maladie, dont les répercussions sont à la fois psychologiques, sociales et économiques pour les patients et leurs familles. Les dépenses liées à l’accompagnement, aux équipements et aux soins peuvent ainsi représenter plusieurs fois le salaire minimum.

Ouvert en septembre 2010, le Centre Alzheimer assure des consultations, un accueil de jour, des activités de formation et de recherche scientifique. Il dispose également de cinq lits d’accueil quotidien. Près de 9 mille patients ont bénéficié de ses consultations depuis sa création, dont environ 800 ont eu recours à l’accueil de jour.

Le chef du service a toutefois souligné la nécessité de renforcer les ressources humaines afin d’élargir le rayonnement du centre en Tunisie et dans la région et, à terme, de favoriser la création de structures similaires dans les différentes régions du pays.

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Tunisie | Le nombre d’affaires de drogue a triplé en 5 ans

Mohamed Ali Chaibi, représentant du ministère de l’Intérieur, a déclaré à la télévision nationale que le nombre d’affaires liées à la drogue enregistrées en Tunisie a connu une hausse notable ces dernières années, passant de plus de 5 000 affaires en 2020 à plus de 15 000 en 2025.

M. Chaibi a expliqué que cette augmentation est due, d’une part, à la multiplication des saisies et aux succès des opérations de sécurité et, d’autre part, à l’aggravation du phénomène de la drogue ainsi qu’à l’évolution de la criminalité qui y est associée.

Le représentant du ministère de l’Intérieur a, toutefois, assuré que la Tunisie ne produit ni ne fabrique de stupéfiants, précisant que les substances en circulation dans le pays y sont introduites par le biais de la contrebande.

Une révision de la loi sur les stupéfiants est en cours pour l’adapter à l’évolution de ce type de criminalité, a indiqué M. Chaibi, tout en soulignant la nécessité de créer des centres spécialisés dans le traitement de la toxicomanie.

La Tunisie en compte deux : l’Hôpital Razi (La Manouba) dispose de services de référence en addictologie ; et le centre de Jbel Oust qui propose également des cures de désintoxication résidentielles.

Le ministère de la Santé déploie des structures d’accueil et des traitements (notamment à la méthadone) à travers des centres spécialisés comme Tanit et Espoir.

Il y a aussi l’Association tunisienne d’information et d’orientation sur le sida et la toxicomanie (Atiost) qui gère plusieurs antennes et centres d’écoute et d’orientation des toxicomanes à Tunis, Mhamdia, Hammam-Lif et Menzel Bourguiba.

Ce dispositif reste cependant insuffisant et les autorités sanitaires envisagent d’implanter des centres régionaux dédiés à Monastir, Gafsa, Jendouba, Le Kef et Kairouan.

I. B.

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