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Lese-Ansicht

Les juifs en Tunisie sont-ils menacés ?

Dans un post Facebook publié jeudi 15 octobre 2026, Elie Trabelsi, juif tunisien, fils de Perez Trabelsi, chef de la communauté juive de Djerba et organisateur du pèlerinage annuel juif à la synagogue de la Ghriba dans l’«Île des Lotophages», a adressé ce qu’il a appelé «un appel à des clochards» (sic!), désignant par cette expression des agitateurs médiatiques qui multiplient les attaques contre les juifs tunisiens, qu’ils accusent d’acheter au prix fort des terrains à Djerba pour renforcer leur présence dans l’île et en Tunisie en général. (Photo: Pèlerinage juif de la Ghriba. En médaillon : Elie Trabelsi).

Imed Bahri

Elie Trabelsi ne mâche pas ses mots. Il dénonce l’incendie qui a ravagé le mausolée juif à El Hamma, à Gabès, ainsi que le tombeau du saint juif Sidi Môrabi, vieux de 400 ans, et déplore que ni le ministère des Affaires culturelles, ni celui des Affaires religieuses ni encore le ministère public n’ont bougé pour ouvrir une enquête sur cet incendie criminel et faire arrêter les coupables. «Pas même un communiqué pour dénoncer cet acte pour la forme et même superficiellement», a-t-il écrit.

Elie Trabelsi a pointé des «mercenaires» qui mènent une campagne médiatique contre la synagogue de la Ghriba. «Ils oublient les problèmes du pays et n’ont qu’un seul souci : Djerba, les juifs et la Ghriba», écrit-il. Et d’ajouter : «Nous sommes propriétaires de nos terres depuis des siècles, nous n’achetons ni ne vendons, et la synagogue de la Ghriba restera comme une épine aux pieds des traitres et l’un des centres de souveraineté de l’Etat tunisien» (pas moins !).

La haine gratuite détruit les peuples

Elie Trabelsi va plus loin en lançant un défi – sur un ton de menace – aux dits «mercenaires» , dont le patron d’une chaîne de télévision : «Et qu’est-ce que vous allez pouvoir faire ? Même les services de renseignement américains vous tiennent à l’œil, et suivent ce que vous écrivez sur ChatGPT, Claude et Messenger. Vous voulez semer le désordre dans le pays et espérez un attentat terroriste contre les juifs à Djerba, en manipulant le pauvre peuple tunisien. Vous croyez qu’avec ce que vous faites, vous allez pousser les juifs tunisiens à partir à l’étranger, comme cela s’est passé dans les années soixante, soixante-dix et quatre-vingt ? ha… ha… ha… Vous rêvez !» Et de conclure : «Vous n’arriverez à rien. Par votre existence même, l’Etat court à sa perte. Car la haine gratuite détruit les peuples».

Le post d’Elie Trabelsi appelle des clarifications. En tant que juif tunisien, il est certes en droit voire dans l’obligation de défendre sa communauté contre les attaques qu’elle subit de la part de quelques agitateurs qui font beaucoup de mal non pas aux juifs mais au pays tout entier. Mais laisser entendre, entre les lignes, que les juifs tunisiens sont protégés par les Américains, c’est faire preuve d’amnésie voire d’ingratitude, car les juifs tunisiens ont toujours bénéficié d’une protection spéciale de la part de l’Etat tunisien, et ce depuis l’époque du sultanat des Hafsides, au 13e siècle et même bien avant. Et les dizaines de milliers de juifs qui ont été chassés d’Espagne et d’Italie après la Reconquista chrétienne au 15e siècle, c’est en Tunisie et au Maroc qu’ils ont trouvé accueil et refuge. C’est pourquoi, d’ailleurs, ils disposent de lieux de culte et de mausolées de saints un peu partout dans le pays.

M. Trabelsi, calmez-vous !

Le peuple tunisien a toujours fait preuve, à travers l’histoire, d’ouverture et d’hospitalité à l’égard des peuples réprimés qui se réfugient chez lui (des Phéniciens dans l’antiquité jusqu’aux Russes après la révolution bolchévique, en passant par les Juifs, les Morisques, les Grecs, les Italiens et autres Espagnols). Il n’y a aucune raison pour qu’il change aujourd’hui. Et cela, M. Trabelsi, vous le savez très bien, d’autant qu’à travers l’histoire de ce pays qui est le vôtre, beaucoup de juifs ont occupé des hauts postes de responsabilité au sein de l’Etat. Le dernier en date, c’est votre propre frère aîné, René Trabelsi, voyagiste franco-tunisien, qui a été ministre du Tourisme entre novembre 2019 et février 2020. Il n’a d’ailleurs quitté le gouvernement qu’à la suite d’une élection et d’un changement de majorité.

Alors, M. Trabelsi, calmez-vous et ne participez pas, par vos postes pour le moins virulents, à une polémique stupide et qui n’a aucune raison d’être. Les «mercenaires» auxquels vous répondez ne sont pas les ennemis des juifs mais de tous les Tunisiens.

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Musique, théâtre et saveurs | Gabès vibre au rythme du festival « Oasis Days »

L’événement « Oasis Days » s’apprête à faire vibrer la région durant quatre jours d’effervescence culturelle, artistique et patrimoniale à Gabès.

Du 29 octobre au 1er novembre 2026, Gabès se transformera en une scène vivante et pluridisciplinaire où se croiseront arts visuels, expositions, représentations théâtrales, prestations musicales et créations contemporaines.

Cette véritable immersion festive prévoit aussi une place pour l’art culinaire pour que les visiteurs puisse redécouvrir les saveurs authentiques et le savoir-faire gastronomique de cette terre d’exception.

Par son riche programme Oasis Days invite à «découvrir, rencontrer, partager et célébrer l’oasis, sa richesse et sa diversité», affirment les organisateur.

Et de conclure avec l’expression populaire gabésienne « Temchich Ma Tjich ».

Y. N.

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Gabès : une route coupée à Chatt Essalem après de nouvelles émanations imputées au GCT

Des riverains ont bloqué une route à Chatt Essalem dans la nuit du 10 au 11 octobre 2026, après des signalements d’émanations suffocantes autour du complexe du Groupe chimique tunisien.

Une route a été fermée par des habitants de Chatt Essalem, à Gabès, dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 octobre 2026. Les riverains protestent contre de nouvelles émanations gazeuses, qu’ils rattachent aux activités du Groupe chimique tunisien (GCT), et réclament des autorités qu’elles y mettent fin. Ils parlent d’une catastrophe environnementale persistante. Le mouvement a suivi des alertes de militants locaux, dont le collectif Stop Pollution, faisant état d’émanations suffocantes dans les zones voisines du complexe. L’ampleur de ces rejets et leur composition exacte restent à établir.

La colère des habitants s’inscrit dans une crise environnementale et sanitaire vieille de plusieurs décennies. Depuis des années, ils mettent en cause l’impact des unités du GCT sur leur cadre de vie et leur santé. Les signalements de gaz et les cas d’intoxication présumée ravivent régulièrement la contestation dans la région.

Des écoles situées près du complexe ont connu plusieurs incidents : des élèves ont eu des malaises, des difficultés respiratoires ou des évanouissements. Pour les habitants, ces épisodes font de la pollution une urgence sanitaire. Ils demandent des mesures concrètes pour protéger les populations riveraines. Les mobilisations se sont multipliées. En juin 2026, le collectif Stop Pollution et des acteurs de la société civile avaient manifesté à Gabès et à Tunis, sous le slogan « Le peuple exige le démantèlement des unités ». Ils réclamaient l’arrêt des activités industrielles jugées polluantes. Le dossier a été porté devant les autorités nationales, et une commission présidentielle a été mise en place. Les habitants mobilisés estiment toutefois que ces démarches n’ont pas apporté de réponse à la hauteur de la situation.

Sur le terrain judiciaire, la justice avait rejeté en février 2026 une demande en référé visant l’arrêt immédiat des unités polluantes du GCT. Elle avait jugé le préjudice invoqué insuffisamment établi, une décision contestée par les défenseurs de l’environnement. Habitants et militants écologistes attendent depuis longtemps une intervention effective des pouvoirs publics contre les nuisances industrielles. Leur revendication ne se limite plus à la dénonciation des émanations : ils exigent désormais des mesures garantissant leur droit à un environnement sain.

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Solaire à Gabès : La BERD ajoute 3 millions d’euros au financement de Voltalia

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a approuvé, le 2 octobre 2026, un financement supplémentaire de 3,03 millions d’euros pour le projet de centrale solaire de Menzel Habib, dans le gouvernorat de Gabès. Cette rallonge porte son engagement total à 37,74 millions d’euros, contre 34,71 millions auparavant, sur un projet désormais évalué à 107,2 millions d’euros.

Des coûts de construction en hausse

Dans sa fiche actualisée le 9 octobre 2026, la BERD explique cette augmentation par la hausse des coûts d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction, ainsi que par celle des équipements. La banque prévoit également une enveloppe supplémentaire pour couvrir d’éventuels imprévus.

Le financement supplémentaire représente une progression d’environ 8,7% de l’engagement initial de la BERD. Il ne correspond toutefois pas, à lui seul, à une augmentation équivalente du coût total du projet : les deux montants désignent des éléments distincts du plan de financement.

Le coût global de l’investissement atteint désormais 107,2 millions d’euros. La BERD avait initialement approuvé un prêt de 34,71 millions d’euros le 17 décembre 2025. Le projet est porté par Menzel Parc Solaire, une société de projet détenue à 100% par Voltalia, groupe français spécialisé dans les énergies renouvelables.

Le raccordement au réseau, un autre enjeu financier

Au-delà de la production d’électricité, l’investissement comprend les infrastructures nécessaires au raccordement de la centrale au réseau national. Une subvention de 3 millions d’euros de la plateforme d’investissement de voisinage de l’Union européenne doit contribuer au financement de ces équipements, notamment un poste électrique et des lignes de transport à haute tension.

Ces infrastructures doivent ensuite être transférées à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), conformément au régime de concession. L’électricité produite sera vendue à l’entreprise publique dans le cadre d’un contrat d’achat d’une durée de 25 ans.

La BERD présente le projet comme une contribution aux objectifs tunisiens de développement des énergies renouvelables. La centrale doit apporter une capacité de production solaire supplémentaire au réseau électrique et contribuer à réduire les émissions de dioxyde de carbone.

Dans son communiqué du 30 décembre 2024, Voltalia avait annoncé avoir remporté un projet solaire de 139 mégawatts à Menzel Habib. La fiche de financement de la BERD décrit, pour sa part, une centrale photovoltaïque pouvant atteindre 100 mégawatts.

Lire aussi :

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Bau von Tankanlagen und Raststätten auf der A1 zwischen Sfax und Gabès

Im Rahmen ihrer kontinuierlichen Bemühungen zur Verbesserung der Dienstleistungen und der Ausstattung des Autobahnnetzes mit Rast- und Servicebereichen teilt die “Tunesische Autobahngesellschaft” (Tunisie Autoroutes) mit, Mehr

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