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Banques tunisiennes : Karim Hajjaji plaide pour des « champions nationaux »

Le secteur bancaire tunisien souffre encore d’une trop grande fragmentation, estime Karim Hajjaji, Global Chief Operating Officer Corporate & Investment Banking.

En marge de sa participation à la 27ème édition du Forum de l’Économiste Maghrébin 2026, Karim Hajjaji a appelé à davantage de rapprochements entre les établissements bancaires, qu’ils soient publics ou privés, afin de faire émerger de véritables « champions nationaux » capables de soutenir plus efficacement l’économie tunisienne.

Il souligne à cet égard que le poids du secteur public dans le financement reste encore trop important. Il estime que les banques tunisiennes gagneraient à diversifier davantage leurs lignes de crédit, notamment en direction des PME et des TPE, considérées comme des moteurs essentiels de création d’emplois et de richesse nationale.

Karim Hajjaji a relevé également les nombreux défis réglementaires auxquels le secteur devra faire face dans les prochaines années, notamment avec l’entrée en vigueur de normes internationales telles qu’IFRS 9 et Bâle III.

Ces réformes imposent, précise-t-il, des investissements importants pour renforcer la gestion des risques, moderniser le suivi des crédits et améliorer la gouvernance interne des banques, en particulier les fonctions de contrôle et de gestion des risques.

Au-delà du cadre réglementaire, Karim Hajjaji insiste sur l’urgence de la transformation digitale du secteur. Il estime que l’expérience client peut être considérablement améliorée grâce à la digitalisation des services bancaires et à la modernisation des systèmes informatiques, dont certains deviennent aujourd’hui obsolètes.

L’intelligence artificielle constitue aussi un enjeu stratégique majeur, ajoute-t-il. Cette mutation nécessite des investissements dans les talents, notamment des ingénieurs, statisticiens et spécialistes des technologies de l’information. Des investissements qui pourraient être soutenus, insiste-t-il, par les gains d’efficacité générés par la modernisation du secteur bancaire.

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Hajer Chekir: « La Tunisie pourrait devenir une vitrine internationale de la transition verte »

L’Economiste Maghrébin a organisé la 27ème édition de son Forum, un rendez-vous de référence réunissant, annuellement, responsables institutionnels, chefs d’entreprise, experts, universitaires et acteurs de l’innovation autour des grands enjeux économiques et sociétaux de la Tunisie.

Pour cette édition, le Forum a proposé trois panels, dont l’un était consacré aux défis énergétiques et aux perspectives de transition écologique en Tunisie. Intitulé « L’impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie : volatilité des prix des hydrocarbures et transition bas-carbone », ce dernier panel a examiné les enjeux liés à la sécurité énergétique, à la diversification du mix énergétique et à la réduction de l’empreinte carbone.

En effet, Hajer Chekir, directrice commerciale BYD Tunisie, a fait savoir lors de talk de L’Economiste maghrébin que la mobilité électrique n’est pas seulement une nouvelle manière de conduire, c’est une nouvelle façon de penser l’énergie.

Sur le plan environnemental, une batterie de véhicule électrique permet de réduire les émissions de CO2 et de diminuer la dépendance aux énergies fossiles. Toutefois, elle estime que le rôle du véhicule électrique va bien au-delà. Avec le développement massif du solaire et de l’éolien.

 

Lire aussi: Forum de l’Économiste Maghrébin – « Tunisie : 70 ans d’indépendance, l’heure du cap, l’heure du choix »

 

Au-delà de ce constat, la Tunisie aura besoin de solutions de stockage ; les véhicules électriques en feront partie. Hajer Chekir insiste à dire qu’ils pourront stocker l’électricité produite de manière intermittente et, à terme, contribuer à l’équilibrage du réseau électrique — une réalité déjà observable dans certains pays comme l’Australie.

Selon elle, la mobilité électrique ne sera donc pas seulement un moyen de transport : elle deviendra un outil au service de la transition énergétique.

Parallèlement, la digitalisation, l’intelligence artificielle et la croissance des data centers augmenteront la demande d’électricité, rendant indispensable la modernisation des infrastructures. Trois enjeux structurent la mobilité électrique, souligne Mme Chekir: un enjeu climatique : la décarbonation et la réduction des émissions de CO2 ; un enjeu économique : la réduction de la dépendance aux énergies fossiles ; un enjeu énergétique : la modernisation et la flexibilité du réseau électrique.

Interrogée sur la durée de vie des batteries, Hajer Chekir cite l’exemple de la « Blade Battery » (LFP, lithium fer phosphate), réputée pour sa sécurité et sa longévité : sa durée de vie peut atteindre l’équivalent de 2 millions de kilomètres, soit environ 5 000 cycles de recharge, chaque cycle correspondant à 400–500 km d’autonomie.

 

Lire également: Tesla perd sa place de leader dans l’industrie des voitures électriques au profit du chinois BYD

 

Quant au marché tunisien, le principal défi n’est plus la technologie mais la démocratisation : convaincre les consommateurs par la sensibilisation sur la durée de vie des batteries, l’autonomie et le coût d’usage. Les signes sont toutefois encourageants : l’adoption des véhicules électriques progresse. Les immatriculations récentes témoignent d’une accélération, 750 véhicules en quatre mois, contre 500 sur l’ensemble de 2025 et 200 en 2024.

Trois défis restent à relever pour accompagner cette transition. A savoir, la sensibilisation et information des consommateurs sur la fiabilité, l’autonomie et le coût total de possession. Le déploiement d’une infrastructure de recharge accessible, incluant la recharge à domicile (qui représente environ 80% des recharges), des bornes sur les grands axes, sur les lieux de travail et dans les lieux publics. Des progrès technologiques, comme la recharge ultra-rapide capable de fournir 400 km en quelques minutes, repoussent les limites actuelles.

Un cadre réglementaire incitatif. Le dispositif tunisien, exonération des droits de douane et des droits de consommation, et TVA à 7% sur les véhicules électriques soutient déjà la transition.

Pour réussir, Hajer Chekir appelle à une action collective et coordonnée : « L’État, les banques, les organisations énergétiques et les constructeurs doivent travailler en synergie pour accélérer la transition énergétique ».

Elle délivre un message optimiste : la Tunisie pourrait devenir une vitrine internationale de la transition verte.

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Tarek Cherif : « L’Europe reste une opportunité, mais l’effort doit venir d’abord de nous »

À l’occasion du dîner-débat de la 27ème édition du Forum de L’Économiste Maghrébin, organisé sur le thème des « Soixante-dix ans après l’indépendance de la Tunisie », Tarek Cherif, président de la CONECT International, revient sur l’état du tissu industriel tunisien.

Il rappelle d’emblée que, pour avancer, il faut tenir compte de la réalité quotidienne: “Si l’on ne prend pas en compte cette réalité, je ne vois pas comment nous pourrons progresser ». Tarek Cherif souligne que la Tunisie connaît depuis quelques années un excédent commercial avec ses trois principaux partenaires européens que sont l’Allemagne, la France et l’Italie. C’est le résultat d’efforts soutenus et d’opportunités qu’il convient de garder en mémoire.

Pour autant, beaucoup reste à faire avec l’Europe. S’opposant à ceux qui misent davantage sur la Chine, il estime que le Vieux Continent offre encore d’importantes perspectives. Mais la responsabilité incombe aussi aux acteurs tunisiens : “Il est facile de reprocher aux autres de ne pas faire assez. Chaque opérateur économique doit se demander ‘que puis‑je améliorer pour être plus attractif ?’”. Il se souvient d’un classement de compétitivité suivi il y a vingt‑cinq ans et insiste sur la nécessité de fixer des objectifs annuels gagner dix, quinze ou vingt places en corrigeant chaque année ses points faibles. “Il nous faut un effort continu d’auto‑questionnement pour résoudre les problèmes qui freinent l’investissement et l’emploi”, ajoute‑t‑il.

Quid du secteur l’industriel

Sur l’industrie, domaine auquel il consacre son engagement, Tarek Cherif souligne que celle‑ci crée des richesses et des emplois durables. La Tunisie a le potentiel d’attirer de nombreux acteurs, à condition de remplir des prérequis essentiels. Certaines réformes sont urgentes : l’administration doit se remettre en question, les ports doivent respecter les normes internationales et le système de formation doit mieux répondre aux besoins des entreprises. Autant d’éléments cruciaux pour la compétitivité.

Le patron de la Il estime aussi que le code d’investissement doit rester un outil vivant, régulièrement révisable pour s’adapter à l’évolution du contexte et de la concurrence. “Il n’y a aucune honte à adapter les incitations, y compris en ciblant des régions défavorisées pour attirer des investissements tunisiens et étrangers. C’est du bon sens économique et social”.

Parmi les autres freins majeurs figurent le coût du financement : des taux bancaires souvent compris entre 12 et 15% pour des signatures solides rendent la rentabilité des projets industriels difficile. Il s’agit d’un obstacle pour les investisseurs étrangers comme pour les entrepreneurs tunisiens.

Enfin, M. Cherif plaide pour un recours plus volontaire aux partenariats public‑privé “Pourquoi hésiter ? Le PPP est un instrument utile pour mobiliser des capitaux, partager les risques et accélérer des projets d’infrastructure ou industriels.”

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Souveraineté énergétique : la Tunisie à l’heure d’un choix stratégique sans précédent

La Tunisie ne peut plus différer le choix de sa souveraineté énergétique. Dépendante à plus de 60 % de sources extérieures, confrontée à une demande d’électricité qui pourrait doubler en quinze ans et soumise à des exigences climatiques internationales croissantes, la Tunisie est à un tournant. C’est dans ce contexte d’urgence que s’est tenu, le 21 mai 2026 à Tunis, dans le cadre de la 27ème édition du Forum de L’Économiste Maghrébin, un panel intitulé : « L’impératif stratégique des énergies renouvelables en Tunisie : volatilité des prix des hydrocarbures et transition bas-carbone ».

Autour de Serge Degallaix, Senior advisor d’EQUITIX, qui en assurait la modération, quatre expertes et experts ont croisé leurs analyses. A savoir : Afef Jaafar, conseillère auprès du secrétaire d’État à la Transition énergétique (ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie); Olfa Chammari, directrice de la planification stratégique et du contrôle de gestion (CDC); Rami Elgolli, International consultant in Green Energy Carbon Accounting & Auditor 50001; et Hajer Chekir, directrice commerciale BYD Tunisie.

Entre conformité réglementaire, innovation financière et impératifs de compétitivité, le débat a mis en lumière l’ampleur d’un défi qui dépasse largement la seule politique énergétique.

Dressant un diagnostic sans concession, Serge Degallaix, Senior advisor d’EQUITIX, a rappelé qu’il y a trente ans, la Tunisie était autosuffisante en énergie. La moitié du déficit de sa balance commerciale est aujourd’hui imputable aux importations énergétiques. Et les subventions à l’énergie représentent le premier poste de subvention du budget de l’Etat. « Ce sont là des défis tout à fait redoutables », a-t-il observé, en ce sens que le défi financier pour atteindre l’objectif de 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2030 se chiffre en milliards de dollars. Auxquels s’ajoutent les investissements de réseau, de stabilisation et de gestion.

Cependant, Afef Jaafar, conseillère auprès du secrétaire d’État à la Transition énergétique, n’a pas manqué de confirmer la trajectoire engagée par le gouvernement. Elle souligne à cet effet que plusieurs centaines de mégawatts sont désormais installés sous les différents régimes de production renouvelable. Tandis que  nouveaux projets attendent leur approbation au Parlement. « Il va falloir que cela s’accélère, compte tenu des contraintes auxquelles la Tunisie est confrontée », a-t-elle insisté.

De son côté, Olfa Chammari, directrice de la planification stratégique et du contrôle de gestion (CDC), mettra pour sa part en perspective l’ampleur des investissements nécessaires, évalués à plusieurs dizaines de milliards de dollars à l’horizon 2030, selon les engagements climatiques de la Tunisie. La Caisse des dépôts et consignations (CDC) entend y jouer un rôle de catalyseur et d’effet de levier pour mobiliser le secteur privé. Et ce, via des mécanismes de financement innovants et une logique d’investissement d’impact. « Ce n’est plus un choix », a-t-elle tranché.

Pour sa part, Rami Elgolli, International consultant in Green Energy Carbon Accounting & Auditor 50001, a éclairé les entreprises tunisiennes sur les implications concrètes du mécanisme d’ajustement carbone à la frontière mis en place par l’Union européenne, qui bascule cette année d’un régime déclaratoire à un régime fiscalisé. Un dispositif dont le périmètre est appelé à s’étendre bien au-delà des six secteurs actuellement concernés. Et qui constitue, pour les exportateurs ayant anticipé leur décarbonation, un véritable levier de compétitivité sur les marchés européens.

Hajer Chekir, directrice commerciale BYD Tunisie, a quant à elle replacé le véhicule électrique dans une perspective systémique inédite : bien au-delà de la décarbonation des transports, il représente une ressource de stockage d’énergie au service de l’équilibre du réseau électrique. Les premières tendances du marché tunisien témoignent d’une dynamique naissante mais réelle, portée par un cadre réglementaire incitatif que la directrice a salué.

Au terme de ce débat dense et prospectif, une conviction s’est imposée à l’ensemble des participants : la transition énergétique de la Tunisie ne pourra réussir que par une coordination étroite entre l’État, les institutions financières, les opérateurs privés et les partenaires internationaux. Un impératif de coalition autant que de volonté politique.

L’intégralité de la couverture du panel sera publiée dans le prochain numéro 946 de L’Économiste Maghrébin du 3 au 17 juin 2026.

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Giuseppe Perrone: « La Tunisie dispose de toutes les cartes qu’il faut »

Lors de l’édition 2026 du Forum de L’Économiste maghrébin, qui se tient sous le thème « 70 ans après la proclamation d’indépendance de la Tunisie… » et met l’accent sur un partenariat gagnant‑gagnant, le chef de la délégation de l’Union européenne, Giuseppe Perrone, a affirmé que la Tunisie est, en Afrique du Nord, le seul pays qui réunit tous les atouts pour passer du statut de pays en développement à celui de pays développé. Selon lui, c’est sur cette base que doivent véritablement s’appuyer les relations tuniso‑européennes.

Il estime qu’il faut envisager la Tunisie comme un pays développé industriellement, socialement et démocratiquement.

Evoquant sa vision pour la Tunisie en cinq, dix ou vingt ans, Giuseppe Perrone a indiqué qu’il souhaite voir les relations entre la rive sud de la Méditerranée et l’Union européenne prendre ce virage. “Nous avons pris un peu de retard sur le plan législatif et pour certains échanges, mais nous déployons actuellement de grands efforts pour rattraper ce retard. Il faut changer de logiciel afin que le partenariat entre la Tunisie et l’Union européenne s’inscrive entre pays développés et reflète pleinement le potentiel tunisien”, a‑t‑il expliqué.

Il a conclu en ces termes : “Avec tout le respect que je porte aux autres pays, la Tunisie, selon moi, dispose de toutes les cartes qu’il faut…. C’est la vision que j’ai pour son avenir. On dira que c’est très ambitieux, mais sans ambition on n’accomplit rien. Je suis optimiste pour la Tunisie et j’y crois”.

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27e Forum de l’Économiste maghrébin : Le «Dialogue Tunisie-UE n’est jamais clos»

L’édition 2026 du Forum de l’Économiste maghrébin se focalise sur un thème majeur 70 ans après la proclamation d’indépendance du voisinage au partenariat gagnant-gagnant.  Lors de son intervention, Hédi Mechri, directeur des publications de Promedia, a souligné que le « Dialogue Tunisie-UE » n’est jamais clos, au regard des liens qui nous unissent, des changements et basculements géopolitiques et de la rapidité des transformations, des mutations technologiques, scientifiques et industrielles. 

Heureux de vous accueillir en compagnie de Son Excellence M. Giuseppe Perrone, chef de la délégation de l’UE à Tunis. Notre partenaire de 30 ans. Preuve que ce partenariat, au-delà de l’intérêt qu’il suscite, est à la fois utile et nécessaire.

Merci, monsieur l’ambassadeur, de prendre part à ce dîner-débat d’un genre nouveau.

Comme vous avez pu le constater, nous avons adopté cette année, à l’occasion de la 27e édition du Forum de l’Économiste maghrébin, un format plus restreint, dans l’espoir de mieux discuter, dialoguer et échanger.

Et s’agissant du « Dialogue Tunisie-UE », il n’est jamais clos, au regard des liens qui nous unissent, des changements et basculements géopolitiques et de la rapidité des transformations, des mutations technologiques, scientifiques et industrielles.

Il y a donc besoin, il y a nécessité, de reculer en permanence les frontières et les limites d’un partenariat que les deux parties disent vouloir élever au rang de relation stratégique.

Pour l’anecdote, le hasard a voulu que le débat de ce soir, à l’idée d’impulser une nouvelle dynamique à la coopération Tunisie-UE, a démarré au cours de la cérémonie de commémoration de la Journée de l’Europe le 8 mai, à l’occasion de l’échange des discours entre Son Excellence Giuseppe Perrone, et notre ministre des Affaires étrangères et de la Migration, M. Mohamed Ali Nafti, que je salue à distance.

Deux discours qui se rejoignent à bien des égards. Deux discours aux fins de célébrer le partenariat Tunisie-UE, deux discours pour faire bouger les lignes et peut-être même changer les choses, du moins certaines d’entre elle.

Un échange d’amabilités et d’engagement pour un éco-développement, une prospérité partagée – diplomatie oblige -, mais qui ne saurait masquer une « bienveillante » passe d’armes où l’on voit défiler en filigrane les désidératas des deux parties. Avec au final une convergence de vues et d’intérêts. L’un et l’autre plaidaient pour une association qui consacre la souveraineté de la Tunisie et sa volonté tout autant que celle de l’UE de renforcer les liens à tous les niveaux, notamment à travers un maillage dense, stratégique et prometteur de chaînes d’approvisionnement et de valeur en cohérence avec la nouvelle architecture d’une mondialisation régionalisée.

On en connaît les raisons, on voudrait ce soir savoir comment y parvenir ?

C’est tout l’objet et l’intérêt de cette rencontre.

Merci de votre attention.

 

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