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Le concert de Ramy Ayach au festival de Bizerte annulé

Le concert du chanteur libanais Ramy Ayach, prévu mardi 4 août au Festival international de Bizerte, a été annulé, a annoncé lundi la direction du festival en évoquant des « raisons indépendantes de sa volonté ».

Des médias en ligne ont parallèlement relayé une mise au point du bureau de presse de l’artiste mettant directement en cause le promoteur chargé du spectacle.

Dans un communiqué publié sur sa page officielle, la direction de cette 43e édition du festival de Bizerte a détaillé les modalités pratiques de remboursement des billets pour le public, exprimant ses regrets face à cette situation imprévue.

Les détenteurs de billets physiques achetés aux guichets pourront restituer leurs places directement auprès des bureaux administratifs du Théâtre de plein air de Bizerte, de 10h00 à 17h00. Pour les spectateurs ayant acheté leurs billets en ligne, le remboursement s’effectuera par le biais de la plateforme électronique Teskerti.tn, conformément à ses procédures habituelles.

Selon les éléments partagés par les médias en ligne, l’entourage de Ramy Ayach dénonce « une série de violations et de manquements graves » de la part du promoteur chargé du spectacle. Le bureau de l’artiste accuse le promoteur de ne pas avoir signé le contrat final, d’avoir fourni de « fausses réservations de vol » pour l’équipe technique et de ne pas avoir finalisé les démarches logistiques obligatoires, notamment les visas d’entrée sur le territoire tunisien et les hébergements hôteliers.

D’après ces mêmes sources, l’équipe du chanteur aurait accordé plusieurs délais au promoteur local pour régulariser la situation contractuelle, avant que l’administration du festival ne se voie contrainte de prononcer l’annulation définitive en l’absence du contrat requis.

Regrettant ce contretemps alors que « l’affluence de la billetterie était particulièrement élevée », Ramy Ayach a présenté ses excuses au public tunisien.

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Festival international de Bizerte | Le concert de Ramy Ayach annulé

Le Festival international de Bizerte a annoncé l’annulation du concert de l’artiste libanais Ramy Ayach, initialement prévu pour le mardi 4 août 2026.

Dans un communiqué publié aujourd’hui, la direction du festival exprime son regret face à cette décision prise à la suite « de circonstances indépendantes de sa volonté et de sa responsabilité, malgré des efforts continus pour trouver une alternative ».

Tout en réitérant ses excuses au public, l’équipe du festival a précisé les modalités de remboursement des billets, comme suit :

  • Billets physiques (achetés aux guichets du festival) : Le remboursement s’effectue directement auprès de l’administration du festival, située au Théâtre de plein air, pendant les heures de travail (de 10h à 17h).
  • Billets électroniques (achetés sur Teskerti.tn) : Le remboursement sera effectué directement via la plateforme Teskerti selon ses procédures habituelles.

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Programmation des festivals : le cas Al Shami interroge les choix culturels

Le concert d’Al Shami, donné dans le cadre de la 43ᵉ édition du Festival international de Bizerte, a suscité de vives réactions et profondément divisé l’opinion publique.

D’un côté, ses admirateurs ont manifesté un enthousiasme débordant, transformant la soirée en véritable démonstration de ferveur. De l’autre, de nombreux internautes ont estimé que l’artiste ne correspondait pas au prestige d’un festival qui a accueilli, au fil des décennies, de grandes figures de la musique arabe et internationale.

Face à ces critiques, plusieurs voix se sont élevées pour  rejeter ces soi-disant artistes appréciés par les nouvelles générations, rappelant qu’un festival a aussi pour vocation de refléter l’évolution des sensibilités musicales et de toucher un public diversifié.

Au-delà du débat artistique, une autre polémique a retenu l’attention, notamment dans les milieux journalistiques. Plusieurs journalistes ont regretté qu’Al Shami n’ait accordé aucune interview ni répondu aux questions de la presse. Cette attitude relance une interrogation récurrente : lorsqu’un artiste est invité dans le cadre d’un événement largement financé par des fonds publics, ne devrait-il pas également faire preuve d’une certaine disponibilité envers les médias et le public ? Pour certains observateurs, le statut de vedette ne devrait jamais dispenser d’un minimum d’ouverture et de respect envers ceux qui contribuent à faire vivre la scène culturelle.

Enfin, cette controverse soulève une question plus large sur les choix de programmation. Si l’ouverture aux artistes étrangers enrichit sans aucun doute les festivals, elle ne devrait pas se faire au détriment des talents nationaux. La scène musicale tunisienne regorge d’artistes capables d’attirer le public et de représenter dignement la création locale. Valoriser davantage le « Made in Tunisia » ne signifie pas se fermer aux autres, mais trouver un équilibre entre rayonnement international et soutien à la production artistique nationale.

Au fond, le véritable enjeu dépasse le cas d’Al Shami. Il s’agit de concilier liberté de création, diversité culturelle, exigence artistique et respect du public. C’est à cette condition que les festivals tunisiens continueront de faire rayonner la culture tout en restant fidèles à leur mission.

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