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Entrepreneuriat féminin: un nouveau dispositif qui met fin au parcours du combattant

Le ministère de la Famille lance un programme de douze mois pour centraliser tout ce dont une porteuse de projet a besoin: financement, formation et accompagnement. Objectif affiché: rendre le parcours entrepreneurial féminin plus lisible, de la genèse de l’idée du projet jusqu’à sa concrétisation.

Jusqu’ici, une femme qui voulait lancer son projet devait souvent gérer plusieurs procédures séparément avec une multitude d’organismes, banques de micro-crédit, centres de formation professionnelle, agences pour l’emploi et associations locales. C’est précisément ce cloisonnement que ce dispositif entend casser, en réunissant l’ensemble de ces acteurs autour d’un même dossier.

Un accompagnement de bout en bout

Concrètement, le dispositif en question prévoit un protocole d’ingénierie d’affaires complet: de l’idée brute du projet à l’étude de faisabilité, puis l’accès à des lignes de crédit préférentielles et enfin un volet marketing et gestion pour tenir dans la durée. Pour une entrepreneure débutante, souvent freinée par le manque de garanties bancaires ou de réseau, ce type d’appui structuré peut carrément faire la différence entre un projet qui reste sur le papier et un projet qui se concrétise.

Une couverture territoriale qui compte

Le programme cible en priorité les zones rurales et les délégations de l’intérieur, via les structures associatives locales, un point clé de cette initiative, puisque l’isolement géographique reste l’un des principaux freins à l’entrepreneuriat féminin hors des grands centres urbains. Il faudra, par la suite, s’assurer, sur les douze mois annoncés, que la coordination entre les différents intervenants tient ses promesses sur le terrain.

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La famille aujourd’hui : est-elle encore une référence pour les enfants ?

De tout temps et dans toutes les sociétés du monde, les enfants sont considérés comme un don providentiel destiné aux parents pour faire leur joie et leur bonheur et préserver la continuité de la race humaine. De leur côté, les parents sont tenus pour être une bonne référence pour leurs enfants qui leur servira de guide tout au long de leur vie. C’est en imitant les parents que l’enfant apprend à s’épanouir et à se construire. C’est au sein de la famille, première école, qu’il reçoit les premiers préceptes de la morale à travers le comportement de ses parents et de ses aînés, lesquels préceptes sont vite intériorisés et lui serviront de premières règles d’une socialisation future, lors de son intégration à la vie en communauté (l’école et la société). 

Pourtant, de nos jours, l’enfant peut avoir, en dehors de la famille, différentes références. La sagesse populaire qui disait «Ton aîné d’une nuit est plus réfléchi que toi» ne signifie plus grand-chose pour les jeunes d’aujourd’hui. Ces derniers vous diront que les adultes et les séniors ont déjà vécu leur époque qui ne ressemblait pas à la leur, si bien qu’ils ne représentent pas de référence à leurs yeux. Les parents sont-ils encore un bon repère pour leurs enfants ? Donnent-ils toujours le bon exemple à leur progéniture ? Les enfants d’aujourd’hui imitent-ils en tout leurs géniteurs ou bien ont-ils d’autres sources d’identification et d’autres modèles à suivre ?

La famille, première école de la vie

 Les parents sont sans doute la source principale de toutes les valeurs morales et humaines que l’enfant apprend dès sa naissance et jusqu’à l’âge de l’école. C’est en effet au cours de cette période, que Freud désigne par «le postulat des cinq premières années», que la personnalité de l’enfant commence à se construire en s’imprégnant de tout ce qui provient de ses parents ; et tout ce qu’il perçoit par l’œil ou par l’oreille restera gravé dans sa mémoire jusqu’au jour où il se manifestera sous forme d’actes ou de paroles. Des études sociologiques ont pu montrer que plusieurs cas de violence perpétrés au sein de l’école proviennent d’élèves issus de familles qui usent de la violence (verbale ou physique) pour régler leurs affaires. Un enfant ne naît pas méchant, ni menteur, ni timide, ni peureux, ni agressif… C’est le milieu familial qui fait de lui porteur de tel ou tel caractère. Pour qu’un individu soit bon, serviable, honnête, tolérant, courageux…, il faut bien qu’il ait déjà vu toutes ces bonnes qualités chez ses parents, dans son milieu familial. 

On pourrait dire qu’il s’agit là d’une vision classique de l’éducation dépassée par les événements, que de nos jours, les enfants échappent de plus en plus au joug familial et que d’autres nouveaux facteurs sont entrés en jeu depuis l’avènement de la télévision et d’autres nouveaux moyens de communication qui ont déteint énormément sur le comportement de nos enfants. Nous en convenons. Mais toujours est-il que les fondements de toute éducation sont édifiés au sein de la famille. Il y a bien sûr l’école qui complète l’éducation de la famille, mais elle n’est jamais en mesure de remplacer les parents dans leur tâche éducative. La rue et la vie en société sont également des facteurs qui pourraient influer, positivement ou négativement, sur la formation de la personnalité de l’enfant. 

De nouveaux repères entrent en jeu

Aujourd’hui, les nouvelles technologies de la communication ont un impact direct sur le comportement de l’enfant de par son contact permanent avec la télévision et l’ordinateur. Certains pensent, à juste titre, qu’aujourd’hui, l’éducation de l’enfant n’est pas l’apanage des seuls parents mais que la formation morale, sociale, culturelle et intellectuelle de l’enfant est tributaire d’autres nouveaux moyens qui, en principe, doivent être le complément de la famille et non son substitut. En effet, l’école ne peut rien faire pour un élève impoli, turbulent ou agressif, car ces caractères sont acquis au sein de la famille et il s’y est tellement habitué qu’il lui est difficile de s’en débarrasser ! L’école peut cependant apprendre la discipline, procurer le savoir et le savoir-faire et assurer la formation nécessaire à l’élève pour le préparer à la vie professionnelle. La prise en charge de l’enfant par l’école ne signifie jamais la démission totale des parents, comme certains le pensent ; au contraire, un minimum d’encadrement est exigé pour compléter le rôle de l’école. De même l’Internet, devenu un outil incontournable d’apprentissage, d’information et de formation, peut nuire à la personnalité de l’enfant s’il n’est pas utilisé à bon escient. 

 

Autres temps, autres mœurs

Il est vrai qu’à partir d’un certain âge, les parents ne constituent plus la seule référence de l’enfant qui se tourne de plus en plus vers d’autres modèles auxquels il s’identifie : un acteur préféré, un chanteur favori, un professeur, un footballeur… Il en résulte qu’une imitation servile de ces personnages s’empare parfois de l’enfant jusqu’à l’idolâtrie. Ces nouvelles références ne sont pas forcément de mauvais exemples pour l’enfant, elles peuvent être une source d’enrichissement de sa personnalité puisqu’elles représentent pour lui l’archétype de la réussite, du bonheur et de la célébrité, choses auxquelles aspirent tous les enfants. Cependant, il y a toujours cette résurrection de certains traits communs avec les parents qui se manifeste spontanément ou par atavisme et qui fait que le modèle parental demeure toujours le plus influent quel que soit le pouvoir exercé par d’autres modèles. Et là aussi, les parents doivent se montrer tolérants avec leur progéniture car ils ne peuvent prétendre donner le bon exemple en tous points et en permanence, car tout est relatif, surtout dans ce monde en perpétuel changement et où même la cellule familiale est mise à rude épreuve. N’empêche qu’elle reste encore le parangon des principales valeurs morales et le havre privilégié de tous les enfants en quête d’amour et de protection. 

Quelques avis sur la question                                                                                                                                                                                             

Les personnes interrogées ont été choisies exprès parmi des enseignants, mariés et pères d’enfants, étant donné la nature éducative du sujet. La question posée est la suivante : aujourd’hui, les parents sont-ils considérés comme un exemple à suivre par leurs enfants ? En voici les réponses. 

Naceur, 54 ans, prof d’anglais : «Ce n’est pas toujours évident, les rapports parents/enfants changent avec le temps. Actuellement, nos enfants passent beaucoup plus de temps dans la rue avec leurs copains qu’à la maison avec les parents. C’est à peine qu’ils échangent quelques paroles de temps en temps. Un «bonjour» le matin, un «bonne nuit» le soir ! En l’absence de communication, les enfants n’arrivent pas à comprendre l’importance des parents dans leur vie. Ce n’est que dans les moments difficiles qu’ils se tournent vers leurs parents.»

Jamel, 52 ans, prof de philo : «Pour donner l’exemple à leurs enfants, cela suppose un contact permanent avec eux. Or, aujourd’hui, les parents sont rarement consultés par leurs enfants sur les sujets personnels et leurs relations sont devenues matérialistes par excellence. En effet, les parents ne sont bons qu’à satisfaire les besoins matériels des enfants ; quant aux valeurs morales, ils n’ont plus le temps d’en parler avec leurs enfants. En l’absence de dialogue, quel exemple peuvent-ils donner à leurs enfants ?»

 Zouhaier, 67 ans, prof à la retraite : «Oui, pourquoi pas ! Cela dépend de l’éducation reçue par l’enfant dès sa prime enfance. C’est à partir de ce moment que l’enfant enregistre tout ce qui provient de ses parents, actes et paroles. Et ainsi, peu à peu, les caractères parentaux s’enracinent dans son esprit si profondément qu’il ne pourra plus s’en débarrasser. Les vertus qu’il a apprises de ses parents le protègeront toute sa vie de toute dépravation !»

Lotfi, enseignant retraité : «Nous assistons actuellement à un effritement du tissu familial. La famille n’est plus prise dans son cadre restreint (le père, la mère et les enfants) ; la rue, l’école, l’Internet et la société en général sont les nouvelles sources dans lesquelles nos enfants vont s’abreuver. Les parents sont en effet relégués au second plan. Les enfants ont d’autres modèles à suivre, leurs idéaux sont à chercher en dehors du cadre familial. D’ailleurs, l’adage qui dit «tel père, tel fils» ne fait plus la règle aujourd’hui !»

Hechmi KHALLADI 



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ATFD | Touche pas à mon Code du statut personnel !

Dans un contexte international et régional préoccupant, caractérisé par une montée des menaces et des remises en cause grandissantes des droits des femmes, l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD) organise un séminaire international sur le thème «Où en sommes-nous de l’égalité ?», entre l’homme et la femme s’entend, le mercredi 12 août 2026 à partir de 09h00 à l’Hôtel El Mechtel à Tunis (Salle des congrès au 9e étage).

Ce séminaire intervient dans une étape historique marquant le 70e anniversaire de la promulgation du Code du statut personnel (13 août 1956), considéré comme une réforme juridique pionnière et emblématique dans la région arabe et musulmane.

Le séminaire vise à évaluer les acquis et les limites du CSP dans la réalisation d’une égalité effective au sein de la famille.

Il analysera également les facteurs du recul des droits des femmes aux niveaux régional et international face aux crises et aux conflits.

Les travaux et les ateliers de ce séminaire seront couronnés par l’élaboration et l’adoption de la «Déclaration de Tunis pour l’égalité au sein de la famille», qui sera officiellement signée par l’ATFD et les organisations internationales et régionales partenaires le soir du 13 août.

Ce rendez-vous sera marqué par la participation de grandes figures des droits humains, d’universitaires et de militantes féministes portant des expériences et des parcours de lutte diversifiés de la région arabe et de son environnement régional. Parmi les principales participantes la Palestinienne Afef Ghatacha, pour analyser la réalité des lois du statut personnel et de la famille sous occupation et les mutations de l’après-Oslo ; la Soudanaise Najla Nourine, pour mettre en lumière les conditions des femmes et des familles face aux conflits armés ; la Marocaine Atifaa Timjerdine, pour présenter l’expérience du mouvement féministe marocain et sa revendication d’un changement global et profond du Code de la famille ; l’Algérienne Nadia Ait Zai, pour proposer une lecture critique des luttes et des revendications de modification du Code de la famille en Algérie ; l’Irakienne Bochra Abou Eleis, pour débattre des tensions autour de la loi irakienne sur le statut personnel et la réalité de la société irakienne ; l’Égyptienne Nivine Obeid, pour exposer les réalités et les défis actuels du mouvement féministe égyptien ; de la Kurde Nubahar Mostafa, pour présenter le modèle de la loi sur la famille dans l’Administration autonome du Kurdistan irakien ; de la Turque Dilan Kunt et Libanaise Marie Debs.

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Mendicité infantile : Le ministère prépare un plan, mais ne fournit toujours aucun chiffre

Le ministère de la Famille affirme travailler à l’achèvement d’une étude de terrain qui doit servir à élaborer un plan multisectoriel contre la mendicité infantile. Mais sa réponse à une question parlementaire, rendue publique le 7 août, ne fournit aucune donnée sur le nombre d’enfants concernés.

La réponse officielle a été adressée par la ministre de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées, Asma Jabri, au président de l’Assemblée des représentants du peuple. Le document ministériel, signé le 29 juillet 2026 et enregistré par l’ARP le lendemain, répond à une question écrite du député Yosri Bouab.

La question avait été signée le 24 juin et enregistrée le 30 juin. Elle portait sur la progression de la mendicité ainsi que sur l’exploitation d’enfants et de personnes en situation de vulnérabilité.

Selon la TAP, la réponse a été publiée vendredi 7 août sur le site officiel du Parlement, soit neuf jours après sa signature.

Une étude avant l’élaboration d’un plan

Le ministère indique avoir engagé une étude de terrain sur la mendicité des enfants. Ses conclusions doivent servir à élaborer un plan d’action multisectoriel destiné à limiter le phénomène et à favoriser la réintégration des enfants dans leurs familles et dans la société.

Aucune date n’est toutefois avancée pour l’achèvement de l’étude, sa publication ou l’entrée en application du futur plan. Le document ne précise pas davantage les ministères qui y participeront, les moyens qui lui seront consacrés ou les objectifs qui devront être atteints.

Le député demandait notamment des statistiques sur le nombre de nourrissons et d’enfants exploités dans la mendicité au cours des dernières années. Il souhaitait également connaître les programmes de protection existants, les mécanismes de coordination entre les ministères concernés et l’état d’avancement d’une éventuelle stratégie nationale.

La réponse ministérielle ne fournit aucun chiffre et ne permet donc pas de mesurer l’ampleur actuelle du phénomène.

Retour dans la famille ou placement

Concernant la prise en charge, le ministère rappelle que les délégués à la protection de l’enfance interviennent après chaque signalement d’une situation de rue ou d’exploitation économique.

Les mesures peuvent comprendre le retour de l’enfant dans sa famille ou, lorsque sa protection l’exige, son placement dans un établissement de prise en charge. Aucun bilan de ces interventions n’accompagne cependant la réponse.

Le ministère aborde également la situation des personnes âgées en état de mendicité ou d’errance. Il évoque la médiation familiale, l’aide ponctuelle, les soins, le suivi médical et psychologique, l’hébergement en institution ou le placement familial. Il rappelle aussi l’existence du numéro vert 1833 destiné à l’écoute, à l’orientation et au signalement.

Cette réponse est antérieure à l’alerte lancée le 5 août par l’Organisation internationale pour la protection des enfants de la Méditerranée concernant des mineurs dormant ou errant dans des espaces publics. Elle ne peut donc pas être présentée comme une réaction à cette intervention, mais elle confirme que le phénomène fait déjà l’objet d’un travail ministériel dont les données et le calendrier restent inconnus.

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“Une voiture pour chaque famille tunisienne”… Le programme cale au démarrage

Le projet gouvernemental « Une voiture pour chaque famille », présenté comme un dispositif destiné à faciliter l’accès des ménages à l’automobile, se heurte à des difficultés de mise en œuvre. La ministre des Finances, Mechket Slama, l’a reconnu lors d’une séance plénière à l’Assemblée des représentants du peuple.

Selon la ministre, plusieurs obstacles concernent notamment les mécanismes de financement prévus par le texte. Elle a expliqué que l’application du programme nécessite la mise en place d’un système permettant d’enregistrer les demandes, de définir des critères de priorité et de fixer les taux de bénéfice accordés aux candidats.

Expérience du programme de la « voiture populaire »

Pour élaborer ce dispositif, le ministère des Finances entend s’inspirer de l’expérience du programme de la « voiture populaire », qui repose sur des critères d’éligibilité et un mécanisme de sélection des bénéficiaires.

Lire aussi : Voiture pour chaque famille : Le grand mirage !

« Il faut réfléchir sérieusement à une méthode d’enregistrement des bénéficiaires », a déclaré la ministre, ajoutant que son département travaille, en coordination avec le ministère du Commerce, à trouver des solutions malgré les difficultés d’application du texte.

Une mesure visant à améliorer l’accès à un véhicule

Le projet « Une voiture pour chaque famille » avait été annoncé comme une mesure visant à améliorer l’accès à un véhicule pour les familles tunisiennes, dans un contexte où le prix des automobiles neuves reste élevé et où les solutions de financement demeurent limitées. Son lancement avait suscité un vif intérêt, mais également des interrogations sur les critères d’éligibilité, les modalités de financement, les plafonds de revenus et l’impact budgétaire du dispositif.

Les déclarations de la ministre montrent que ces aspects techniques ne sont pas encore totalement finalisés, retardant ainsi l’entrée en vigueur effective du programme. Le gouvernement affirme toutefois poursuivre ses travaux afin d’aboutir à une formule opérationnelle permettant son déploiement.

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Une voiture pour chaque famille : le gouvernement cherche la formule de financement

La ministre des Finances, Mechket Salama Khaldi, a indiqué que le travail se poursuit pour préparer la plateforme numérique dédiée aux diplômés de l’enseignement supérieur sans emploi. Tout en affirmant que l’État reste dans l’obligation de respecter ses engagements dans ce domaine.

Lors d’une séance plénière au Parlement tenue dans la soirée du mercredi 29 juillet, la ministre a précisé que les dispositions de la loi de finances pour l’année 2026 sont entrées en vigueur dès sa promulgation par le président de la République et sa publication au Journal officiel.

Elle a toutefois souligné que la mise en œuvre de certains articles nécessite encore la finalisation des textes d’application et des procédures réglementaires nécessaires.

Concernant l’avantage fiscal supplémentaire prévu en faveur des retraités par l’article 56 de la loi de finances, Mechket Salama Khaldi a indiqué que cette mesure entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2027, conformément aux dispositions de la loi.

Par ailleurs, la ministre a fait savoir que les ministères concernés ont commencé à publier les décisions d’ouverture des concours de recrutement prévus dans la loi de finances, notamment les ministères des Finances, des Domaines de l’État et des Affaires sociales.

Programme « Une voiture pour chaque famille » : des modalités encore à définir

S’agissant du programme « une voiture pour chaque famille », la ministre a reconnu l’existence d’un certain nombre de difficultés d’application, notamment celles liées aux mécanismes de financement.

Lire aussi – Voiture pour chaque famille : une promesse qui roule ou un mirage?

Elle a précisé que la mise en place du programme nécessite la création d’un système permettant l’enregistrement des demandes, la définition des priorités…, en s’inspirant notamment de l’expérience du programme de la voiture populaire.

Au-delà des annonces, plusieurs dispositifs prévus par la loi de finances demeurent tributaires de textes d’application ou de mécanismes techniques encore en cours d’élaboration. Le programme « Une voiture pour chaque famille » en est l’illustration. Ainsi, si son principe est acté, ses modalités de financement, ses critères d’éligibilité et son dispositif de gestion restent à définir. Une situation qui rappelle le proverbe tunisien selon lequel « on prépare les tapis avant de construire la mosquée », tant les outils de mise en œuvre semblent encore en préparation.

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