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FAO : appel à une action urgente contre les menaces climatiques

À l’occasion de la « Journée mondiale de la biodiversité », organisée en Tunisie par ministère de l’Environnement autour de la présentation de la « Stratégie nationale et du Plan d’action pour la biodiversité 2025-2030 », Nabil Assaf, coordinateur sous-régional de Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture pour l’Afrique du Nord (FAO), a appelé à une mobilisation accrue pour protéger la biodiversité, qu’il considère comme « une richesse essentielle pour l’humanité ».

Dans une déclaration en marge de cette journée de travail, Assaf a souligné que la biodiversité représente un patrimoine vital pour les générations présentes et futures. Il a toutefois alerté sur les menaces croissantes qui pèsent sur les écosystèmes, notamment les changements climatiques, les catastrophes naturelles et les activités humaines non durables.

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« Toutes les nations sont aujourd’hui conscientes de la nécessité de préserver cette ressource fondamentale. Pourtant, la dégradation de la biodiversité continue de s’accélérer sous l’effet des pressions climatiques et des pratiques humaines non soutenables », a-t-il déclaré.

Nabil Assaf a insisté sur le fait que la protection de la biodiversité constitue un enjeu dépassant les frontières nationales. Selon lui, chaque initiative menée au niveau local contribue directement à la préservation des équilibres écologiques mondiaux, qu’il s’agisse des forêts, des espaces marins ou encore de la faune sauvage.

Le coordinateur sous-régional de la FAO a également rappelé que l’être humain fait partie intégrante de cet écosystème global, plaidant en conséquence pour une coopération renforcée entre les États afin de définir une feuille de route commune pour la sauvegarde des ressources naturelles.

Évoquant les projets menés en Tunisie, il a mis en avant plusieurs initiatives réalisées en partenariat avec les ministères de l’Environnement et de l’Agriculture, ainsi qu’avec des organisations internationales et différents bailleurs de fonds.

Ces programmes, financés notamment par la FAO et d’autres partenaires internationaux, visent à promouvoir l’agriculture biologique, encourager l’exploitation durable des ressources naturelles et renforcer la sécurité alimentaire, particulièrement en Tunisie et dans la région nord-africaine.

Le responsable a également insisté sur l’importance des actions destinées aux femmes et aux communautés locales dans plusieurs régions du pays. Ces initiatives ont pour objectif de renforcer leurs capacités et de favoriser leur implication dans les efforts de préservation de la biodiversité et de développement durable.

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Atelier à Tunis sur la lutte contre la cochenille du figuier de Barbarie

Un atelier régional consacré à la synthèse et à la valorisation des résultats du projet relatif à la gestion durable de la cochenille du figuier de Barbarie en Tunisie s’est tenu à Tunis, les 20 et 21 mai 2026, en présence de représentants, de l’Algérie, de la Libye, du Maroc, de la Mauritanie et de la Tunisie ainsi que des partenaires techniques et institutionnels et de recherche scientifique engagés dans la protection des systèmes agricoles oasiens et arides. (Photo : Cochenilles élevées et lâchées).

Cet atelier a permis de mettre en lumière les acquis d’une initiative qui constitue aujourd’hui un modèle de coopération technique et d’innovation dans le domaine de la lutte intégrée contre les ravageurs transfrontaliers.

Le figuier de Barbarie ou cactus, longtemps considéré comme une culture traditionnelle, joue désormais un rôle stratégique dans le renforcement de la résilience des zones arides et semi-arides. En Tunisie, cette culture couvre plus de 600 000 hectares et contribue à la sécurité alimentaire, à la préservation des ressources naturelles et aux moyens de subsistance de milliers de familles rurales.

Cependant, depuis l’apparition de la cochenille en 2014, plusieurs pays de la région sont confrontés à une menace phytosanitaire majeure. Au Maroc, plus de 120 000 hectares ont déjà été affectés, illustrant l’ampleur des impacts économiques, sociaux et environnementaux de ce ravageur.

Dans son allocution de clôture, Nabil Assaf, coordinateur de la FAO pour l’Afrique du Nord et Représentant pour la Tunisie a souligné que «le figuier de Barbarie n’est plus seulement une culture traditionnelle ou une ressource locale limitée ; il représente aujourd’hui, à l’échelle mondiale, un pilier essentiel pour renforcer la résilience dans les zones arides et semi-arides.» Il a également rappelé que cette crise phytosanitaire démontre que «la sécurité sanitaire des végétaux est aujourd’hui un enjeu stratégique directement lié à la sécurité alimentaire, à la durabilité des ressources naturelles et à la résilience des systèmes agricoles face aux changements climatiques».

Durant sa mise en œuvre, le projet a permis de déployer une approche durable fondée sur plusieurs axes complémentaires : la lutte biologique à travers l’utilisation d’ennemis naturels, les interventions d’arrachage pour limiter la propagation du ravageur, l’identification et la multiplication de variétés résistantes, les bonnes pratiques (taille) ainsi que la conservation des ressources génétiques locales.

L’adoption du principe de «zéro utilisation» des pesticides chimiques constitue également une orientation innovante en faveur de la biodiversité et de la transition vers des systèmes agricoles plus durables.

De son côté, le chef de cabinet du ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a salué les résultats obtenus grâce à l’appui technique de la FAO : «Le projet a permis de renforcer les capacités nationales en matière de surveillance, de diagnostic et de suivi sur le terrain, tout en soutenant les programmes de lutte intégrée contre la cochenille et la coordination entre les différents acteurs aux niveaux central et régional

Il a également mis en avant les efforts de formation des cadres, des agents techniques et des agriculteurs, ainsi que la mise à disposition d’équipements techniques ayant permis d’améliorer les capacités d’intervention rapide face à cette menace.

Au-delà des résultats techniques, les participants ont insisté sur l’importance de renforcer la coopération régionale afin de faire face aux défis phytosanitaires transfrontaliers.

La participation des pays du Maghreb a illustré une volonté commune de promouvoir le partage d’expériences, de connaissances scientifiques et de solutions durables adaptées aux réalités de la région.

Cet atelier constitue une nouvelle étape axée sur la valorisation des acquis du projet, le renforcement des capacités nationales et régionales et l’extension des solutions efficaces à l’ensemble au niveau des pays concernés à travers la promotion du partenariat public-privé qui contribuera à la sécurité alimentaire particulièrement pour les petits producteurs.

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