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Fête de la République : la Tunisie célèbre son 69e anniversaire

La Tunisie célèbre, ce samedi 25 juillet, le 69e anniversaire de la proclamation de la République, un événement historique qui a mis fin à la monarchie husseinite le 25 juillet 1957 et consacré la naissance de l’État républicain, sous la présidence de Habib Bourguiba.

Au-delà du changement de régime, cette proclamation a ouvert la voie à de profondes réformes institutionnelles, administratives, judiciaires et éducatives, ainsi qu’à l’adoption du Code du statut personnel, jetant les bases de l’État moderne.

En près de sept décennies, la Tunisie a connu plusieurs évolutions constitutionnelles, avec les Constitutions de 1959, 2014 et 2022.

Malgré les débats ayant suivi la révolution de 2011 sur le système politique, le choix républicain n’a jamais été remis en cause. Pour les historiens, la République demeure le socle de l’État tunisien, tandis que les enjeux actuels portent davantage sur le renforcement de ses institutions et leur capacité à répondre aux attentes des citoyens.

Cette commémoration intervient, également, au moment du lancement du Plan de développement 2026-2030, le premier élaboré dans le cadre de la Constitution de 2022. Axé sur une approche ascendante, il vise à promouvoir un développement régional équilibré, le renforcement des souverainetés, alimentaire, hydrique et énergétique, le soutien à l’emploi, la modernisation de l’administration et l’amélioration de la gouvernance.

Soixante-neuf ans après sa proclamation, la République tunisienne reste le cadre politique de référence. Le défi est désormais de consolider l’efficacité des institutions, d’accélérer le développement économique et social et de renforcer la confiance entre l’État et les citoyens.

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Fête de la République: se souvenir pour avancer

La célébration du 69e anniversaire de la proclamation de la République tunisienne, commémorée chaque 25 juillet depuis 1957, invite à un regard approfondi sur la portée et les conséquences de cet événement fondateur. Plus qu’un simple rappel de la fin de la monarchie, cette date marque l’avènement d’un État moderne et souverain et symbolise un tournant décisif dans l’histoire nationale, avec des transformations durables sur les plans économique, social et médiatique. Elle incarne à la fois la mémoire des sacrifices pour l’indépendance et la construction progressive d’une identité nationale évolutive.

Sur le plan économique, la Tunisie héritait en 1957 d’une économie peu développée : agriculture peu productive, industrie embryonnaire, infrastructures limitées et marché intérieur restreint. Une priorité fut donc de libérer l’économie du contrôle colonial, notamment par la nationalisation progressive de secteurs stratégiques (électricité, gaz, transports, banques), afin de jeter les bases d’un État autonome. Dans les décennies suivantes, surtout les années 1960 et 1970, des plans de développement ont cherché à industrialiser le pays, moderniser l’agriculture (phosphates, huile d’olive) et développer le tourisme. Ces politiques ont porté leurs fruits : le revenu moyen par habitant a presque quadruplé entre 1960 et la fin des années 1970, signe d’un réel progrès économique.

Les années 1980 ont amorcé une ouverture économique, renforcée ensuite par l’accord de libre-échange avec l’Union européenne en 1995. Cette ouverture a permis une diversification (industrie, agriculture, tourisme), mais n’a pas résolu tous les problèmes : chômage élevé, disparités régionales et tensions sociales, notamment parmi les jeunes diplômés. En 2026, la croissance enregistré une croissance au taux de 2,6% sur un an au cours du premier trimestre, selon les données de l’Institut national de la Statistique ( INS) et le Parlement a adopté un nouveau plan de développement 2026–2030 visant à consolider les acquis tout en répondant aux besoins sociaux. 

La fête de la République renvoie aussi à un engagement pour le progrès social. Après 1957, l’État a investi massivement dans l’éducation, la santé et les infrastructures pour réduire les inégalités régionales et améliorer les conditions de vie. L’adoption du Code du statut personnel sous Habib Bourguiba, portée notamment par Ahmed Mestiri, a profondément transformé la condition des femmes, faisant de la Tunisie un pays pionnier dans la région en matière de droits féminins. L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a, quant à elle, joué un rôle central dans la défense des droits des travailleurs et dans l’orientation de certaines politiques économiques. Malgré ces avancées, les inégalités sociales et territoriales se sont creusées, avec une concentration des investissements sur les régions côtières, provoquant des migrations internes et alimentant des tensions. La lutte contre la pauvreté, le chômage et les inégalités demeure un défi majeur.

Au-delà du rappel des combats pour l’unité et la liberté, cette commémoration contribue à forger une identité nationale autour des valeurs de progrès, de justice sociale et de dignité. Elle honore la mémoire des martyrs tout en exprimant l’espoir d’un dépassement des divisions et d’un avenir riche de progrès intellectuel, social et culturel.

En définitive, la fête de la République est l’occasion de se souvenir des défis persistants et de rappeler l’aspiration d’un peuple à plus d’égalité et de justice sociale, tout en réaffirmant l’importance de préserver et de transmettre les acquis démocratiques aux générations futures.

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Fête de la République : qui était le dernier bey ?

Soixante-neuf ans après la proclamation de la République, la question peut hanter quelques esprits. Elle mérite d’être posée au regard des difficultés – le moins qu’on puisse dire – que Mohamed Lamine bey a vécues après sa destitution, le 25 juillet 1957.

 

Mohamed Lamine Bey, le dernier monarque husseinite, déposé le 25 juillet 1957, il y a soixante-neuf ans, était-il opposé à la colonisation française et même un nationaliste ? Ou du moins avait-il épousé les thèses des militants pour l’indépendance de la Tunisie, à commencer par celles du Néo-Destour, principal artisan de la libération de la Tunisie du protectorat français, le 20 mars 1956 ? Un protectorat qui a été signé en 1881 sous le règne d’un certain Mohamed Sadok Bey, vingtième d’une lignée husseinite qui a dirigé notre pays de 1705 jusqu’à 1957 ?

 

Une chose est sûre, Mohamed Lamine Bey avait la malchance de succéder à Moncef Bey (1942-1943), présenté comme le plus nationaliste des monarques husseinites.

 

Répondre à la question est bien difficile. Tant les avis sont partagés du moins dans la mémoire collective des Tunisiens. Mais une chose est sûre, Mohamed Lamine Bey avait, sans doute, la malchance de succéder à Moncef Bey (1942-1943), présenté comme le plus nationaliste des monarques husseinites, mort exilé par la France qui voyait en lui un roi attaché à la souveraineté de son pays et de son peuple. Il était surnommé du reste « le bey du peuple ».

Autant dire que lorsqu’il succède à ce dernier, en 1943, Mohamed Lamine Bey sait que sa tâche n’est pas du tout repos. Il a été assimilé à un « usurpateur », selon le récit fait dans le site de notre confrère Leaders en date du 4 avril 2016. On assure, de ce côté, que durant ses « rares déplacements, ses sujets n’éprouvent à son égard que de l’indifférence, voire de l’hostilité » (voir Roger Casemajor, L’action nationaliste en Tunisie, Carthage, MC-Editions, 2009). On assure même qu’il est, selon cette dernière source, « boycotté par les princes husseinites lorsqu’il se rend à la mosquée à l’occasion de l’Aïd es-Seghir », en l’an 1944.

Un triomphe au souverain

Autre fait notoire rapporté par Roger Casemajor, la famille de Moncef Bey, lors du rapatriement de son corps pour être enterré au Djellaz, à Tunis, dit « boycotter la cérémonie pour rendre hommage au défunt bey si Mohamed Lamine Bey y assiste ». Ce dernier ajoute qu’il, « ne s’est d’ailleurs pas déplacé pour leur présenter ses condoléances ». Tout changera par la suite. Comme en 1950, quand Mohamed Lamine Bey récolte les fruits d’un rapprochement avec le Néo-Destour. On rapporte, à ce sujet, que « les Tunisiens font un triomphe au souverain lorsque celui-ci se rend à Kairouan, le 14 avril, et à Sousse, le 30, premiers déplacements d’un bey dans l’intérieur du pays depuis 1881 » (voir Mohamed Ben Salem, L’antichambre de l’indépendance, Tunis, Cérès Productions, 1988).

 

La France le fait céder cependant sur un dossier d’importance : deux décrets de réformes relatifs aux conseils de caïdats et aux municipalités. Ces décrets « visaient la réforme des conseils de caïdats (administration régionale) et des municipalités ».

 

Sans doute en raison du rapprochement opéré par le dernier bey avec les militants du mouvement national. Lequel a été effectué au vu et su des résidents généraux qui n’ont pas apprécié les faits. Mohamed Lamine Bey reçoit même le leader Habib Bourguiba, à son retour d’exil en Egypte, en septembre 1949. Comme il tient tête aux résidents généraux concernant quelques affaires. En particulier une rencontre voulue par le résident général, Jean De Hautecloque, sans la présence des ministres du bey, le 25 mars 1952.

La France, puissance occupante, ne manquera pas de faire pression sur lui et lui faire payer ce qu’elle considère comme des égarements. Elle emprisonne notamment sa fille Zakia, pour soi-disant « sabotage » et l’isole dans son Palais, en 1952, lui interdisant des visites et coupant ses liaisons téléphoniques.

Elle le fait céder cependant sur un dossier d’importance : deux décrets de réformes relatifs aux conseils de caïdats et aux municipalités. Ces décrets « visaient la réforme des conseils de caïdats (administration régionale) et des municipalités. Ils instauraient des élections municipales ouvertes aux Tunisiens et aux Français. Ce que les militants du mouvement national considéraient comme un partage de la souveraineté tunisienne ».

 

Cette signature sera là certainement un des points qui ont fait, sans doute, dire au premier président de la République Habib Bourguiba, que la dynastie beylicale a fauté par une « compromission coloniale ».

 

Présence de deux militants à ses côtés

Certains évoquent la présence à ses côtés de deux militants pour expliquer cette verve, pour ainsi dire, nationale. D’abord son médecin personnel, Abderahmane Mami, qui a joué le rôle de « pont entre le Palais et le mouvement national ». Il fait partie du reste des militants assassinés par la “Main rouge“, un soir de juillet 1954. Ensuite, le docteur Mohamed Ben Salem, militant nationaliste et gendre de Mohamed Lamine Bey.

Cette signature sera certainement un des points qui ont fait, sans doute, dire au premier président de la République, Habib Bourguiba, que l’on voit avec le dernier bey dans notre photo, que la dynastie beylicale a fauté par une « compromission coloniale ». Bourguiba qui, en fait, jugeait tout un passif beylical qui a commencé avec la signature par Sadok Bey du Traité du Bardo du 12 mai 1881 instaurant le protectorat français sur la Tunisie.

Tout le monde connaît la suite : l’homme a connu, selon ses proches, des jours durs après sa destitution. Il a notamment vécu dans quatre résidences (un palais à La Manouba, une petite villa à La Soukra et deux appartements à Tunis); quelquefois dans des conditions jugées difficiles. Le mobilier de sa première demeure était, si l’on croit Béchir Turki (Éclairage sur les recoins sombres de l’ère bourguibienne, Tunis, Sotepa Graphique, 2011), « réduit à sa plus simple expression : dans chaque pièce, un matelas est posé sur le sol sans drap ni couvertures. Quant à la nourriture, elle n’est fournie que pendant les trois premières journées, à charge pour les assignés de se débrouiller par la suite ».

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25 Juillet : pour une République qui éclaire vraiment

A chaque 25 juillet, la Tunisie célèbre sa République. Cette date commémore l’abolition de la monarchie en 1957 et l’instauration d’un régime qui incarne la souveraineté du peuple et l’émancipation nationale.

 

Mais cette année, la fête résonne étrangement presque comme un miroir inversé de l’état du pays. Des millions de Tunisiens vivent au rythme des coupures d’électricité. Cette situation n’est pas une simple fatalité climatique ou technique. Elle est le symptôme criant d’une maladie plus profonde, celle d’un secteur public qui a besoin d’une refonte et, surtout, de moyens.

La promesse républicaine de 1957 était celle d’une émancipation totale. Aujourd’hui, la dépendance énergétique et la vétusté d’une bonne partie des infrastructures de la STEG rappellent que les grands projets d’avenir ont souvent été sacrifiés au profit de la gestion des affaires courantes. La récente vague de chaleur et les délestages, qui ont paralysé l’économie, ont mis à nu la fragilité du modèle. La République ne remplit plus totalement son premier contrat social, celui d’assurer les besoins vitaux de ses citoyens.

La question des entreprises publiques est centrale. Pour les plus importantes d’entre elles, les pertes cumulées sont colossales. C’est le résultat de décennies de mauvaise gestion et d’un manque criant de gouvernance. Ces institutions, censées être les moteurs du développement, sont devenues des gouffres financiers. La réforme n’est plus une option, c’est une urgence vitale. Le 25 juillet doit sonner l’heure d’une prise de conscience générale et du lancement effectif des efforts pour mettre fin à cette gabegie. Il ne s’agit pas de brader le patrimoine national, mais de le sauver.

La réforme doit être radicale car elle touche aux fondements mêmes du pacte républicain. Pour la majorité de ces entreprises, un programme de restructuration est déjà prêt, incluant des contrats-programmes, un renforcement des conseils d’administration, une lutte acharnée contre la corruption et la fusion des structures aux compétences limitées. Le chantier est immense, mais des signaux positifs existent, comme la reprise d’activité de certaines entités à l’instar de la Société tunisienne de sucre. C’est la preuve que la réhabilitation est possible si elle s’accompagne d’une volonté politique ferme et d’une rupture avec les pratiques du passé.

La fête de la République ne peut plus être une simple commémoration historique. Elle doit devenir le catalyseur d’une refondation de toutes les entreprises publiques. L’épisode des coupures d’électricité a sonné le réveil. Il est temps que la République, dans sa substance, éclaire enfin la Tunisie du 21ème siècle.

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La Poste tunisienne | Ouverture exceptionnelle de bureaux ce samedi 25 juillet

​La Poste tunisienne a annoncé que ses bureaux habitués à assurer une permanence le samedi matin poursuivront exceptionnellement leurs services ce 25 juillet 2026

​Ces bureaux de poste seront ouverts au public de 9h à 12h15 afin d’assurer la continuité des services financiers et postaux pour les citoyens durant ce jour férié, fête de la République.

Cette décision a été prise pour faciliter les démarches des citoyens, notamment pour le retrait des pensions de retraite dans les délais impartis, précise l​a Poste tunisienne.

Y. N.

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Kaïs Saïed accorde une grâce présidentielle à 2439 détenus et libère 490 autres

À l’occasion du 69ᵉ anniversaire de la proclamation de la République, le président de la République, Kaïs Saïed, a décidé, ce jeudi 23 juillet 2026, d’accorder une grâce présidentielle spéciale à 2439 détenus. Cette mesure s’inscrit dans le cadre des traditionnelles grâces accordées lors des grandes célébrations nationales. Le chef de l’État a également ordonné la libération conditionnelle de 490 autres prisonniers.

Une grâce spéciale à l’occasion de la fête de la République

La présidence de la République a annoncé que Kaïs Saïed a signé, ce 23 juillet, un décret de grâce présidentielle spéciale bénéficiant à 2439 détenus à l’occasion de la célébration du 69ᵉ anniversaire de la proclamation de la République tunisienne.

Cette mesure vise à permettre à un important nombre de personnes condamnées de retrouver la liberté dans le cadre des prérogatives constitutionnelles du président de la République.

490 détenus supplémentaires en liberté conditionnelle

Outre cette grâce présidentielle, le chef de l’État a donné des instructions pour que 490 détenus supplémentaires bénéficient d’une libération conditionnelle, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Au total, 2929 détenus profiteront ainsi des mesures décidées à l’occasion de cette fête nationale, entre grâce présidentielle et mise en liberté conditionnelle.

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