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Les exportations alimentaires de la Tunisie augmentent de 19,9 % (9 mois de 2026)

La balance commerciale alimentaire de la Tunisie a enregistré, au cours des neuf premiers mois de l’année 2026, un excédent de 919,8 millions de dinars. Le taux de couverture des importations par les exportations a atteint 116,3 %, tandis que la valeur des exportations alimentaires a progressé de 19,9 % par rapport à la même période de l’année 2025. À fin septembre 2026, l’huile d’olive représentait 61 % et les dattes 9,4 % de la valeur totale des exportations alimentaires.

C’est ce qu’a indiqué le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, lors d’une journée d’information organisée par son département en collaboration avec le Conseil bancaire et financier (CBF), le vendredi 16 octobre 2026, à Tunis, et qui visait à faire connaître les mécanismes et les facilités financières et bancaires disponibles pour financer les activités de transformation, de promotion et d’exportation de ces deux produits phares de l’agriculture tunisienne.

Selon Diwan FM, le ministre a souligné la nécessité de renforcer le financement des exportations d’huile d’olive et de dattes, et de développer le partenariat entre le secteur bancaire et financier et les entreprises exportatrices de ces deux filières exportatrices. Le but étant de soutenir la compétitivité des produits tunisiens et d’accroître leur valeur ajoutée sur les marchés mondiaux.

Concernant la campagne 2025-2026, M. Abid a indiqué que les exportations d’huile d’olive ont dépassé 399 400 tonnes durant la période allant de novembre 2025 à octobre 2026, pour une valeur avoisinant les 5,016 milliards de dinars. Cela représente une hausse de 48,7 % en volume et de 39,4 % en valeur par rapport à la campagne précédente. Par ailleurs, l’huile d’olive extra vierge a constitué environ 90 % des quantités exportées, tandis que la part de l’huile conditionnée n’a pas excédé 15 %.

Quant aux exportations de dattes, elles ont franchi pour la première fois la barre du milliard de dinars, atteignant 1,011 milliard de dinars, contre 882,7 millions de dinars lors de la campagne précédente ; les quantités exportées ont, quant à elles, progressé pour atteindre 159 400 tonnes, contre 138 300 tonnes auparavant. Actuellement, les dattes tunisiennes sont exportées vers environ 86 pays à travers les différents continents.

M. Abid a souligné l’importance de fournir des financements adaptés aux différentes étapes de l’activité — de la production et la transformation au stockage, au conditionnement et à la commercialisation —, en particulier au profit des petites et moyennes entreprises (PME). Il a également insisté sur le développement de mécanismes d’assurance des exportations et de couverture contre les risques de change.

Par ailleurs, il a réaffirmé la nécessité de poursuivre les efforts visant à diversifier les marchés extérieurs, à renforcer la promotion des produits tunisiens et à développer les exportations d’huile d’olive conditionnée ainsi que de produits à haute valeur ajoutée.

Il a enfin préconisé une révision des interventions du Fonds de promotion des exportations (Foprodex), afin d’améliorer l’efficacité du soutien accordé aux entreprises.

I. B.

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Tunisie | Mesures pour impulser les exportations d’huile d’olive et de dattes

Dorra Borji, directrice générale du commerce extérieur au ministère du Commerce et du Développement des exportations, a affirmé que son département travaille sur une stratégie intégrée visant à soutenir et à développer les exportations d’huile d’olive et de dattes. Cette démarche s’accompagne d’un renforcement des mécanismes de financement et des facilités bancaires destinés aux professionnels actifs dans ces deux secteurs.

Mme Borji, citée par Diwan FM, intervenait lors d’une journée d’information, organisée en collaboration avec le Conseil bancaire et financier (CBF), le vendredi 16 octobre 2026, et qui avait pour objectif de faire connaître les mécanismes et les facilités financières et bancaires disponibles pour financer les activités de transformation, de promotion et d’exportation de ces deux produits phares de l’agriculture tunisienne.

Cette rencontre s’inscrivant dans le cadre de l’évaluation des résultats de la saison écoulée et de la préparation de la nouvelle saison, fait suite à une série de réunions entre les établissements bancaires et les professionnels, au cours desquelles le secteur bancaire a été encouragé à renforcer le financement des filières de l’huile d’olive et des dattes.

Les échanges ont également permis de mettre en lumière l’existence de mécanismes et de facilités financières dont certaines entreprises — notamment les PME — n’avaient pas une connaissance suffisante.

La directrice générale du Commerce extérieur a passé en revue les principaux indicateurs enregistrés durant la saison 2025-2026, indiquant que la valeur des exportations d’huile d’olive a atteint environ 5 milliards de dinars. Et celles de dattes ont franchi, pour la première fois de leur histoire, le seuil du milliard de dinars, pour s’établir à 1,011 milliard de dinars.

Mme Borji a souligné l’importance stratégique de ces deux produits pour le soutien des exportations nationales, précisant que le secteur agroalimentaire constitue le deuxième contributeur aux exportations tunisiennes : l’huile d’olive représente environ 61 % du total des exportations alimentaires, tandis que les dattes en représentent près de 10 %.

Stockage, financement et promotion pour soutenir les exportations

Concernant la stratégie adoptée pour les prochaines campagnes, Mme Borji a indiqué que le plan d’action pour le secteur de l’huile d’olive repose sur trois axes principaux — le stockage, le financement et la promotion — mis en œuvre en coordination avec les différents ministères concernés.

Les établissements bancaires ont, pour leur part, intégré les produits saisonniers parmi leurs priorités en matière de financement, a-t-elle aussi indiqué, en insistant, également, sur la nécessité de poursuivre les efforts visant à diversifier les marchés extérieurs, au-delà des destinations traditionnelles (Europe et Etats-Unis), soulignant que les dattes tunisiennes sont actuellement exportées vers 86 pays à travers différents continents.

Dans ce contexte, Mme Borgi a révélé que le ministère de l’Agriculture a récemment organisé une mission de prospection au Sénégal, dans le but d’explorer de nouvelles opportunités pour les produits tunisiens et de renforcer leur présence sur les marchés africains.

I. B.

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PLF 2027 : L’État prendrait en charge la moitié des primes d’assurance-export vers l’Afrique

Le projet de loi de finances 2027 prévoit une prise en charge publique de 50% des primes d’assurance-export pour les opérations destinées aux marchés africains. Prévue par l’article 42, cette mesure serait limitée à douze mois, avec une possibilité de prolongation.

Un soutien ciblé aux exportateurs tunisiens

L’État tunisien pourrait couvrir la moitié des primes dues au titre des contrats d’assurance-export pour les opérations à destination des marchés africains. Cette mesure figure à l’article 42 du projet de loi de finances (PLF) 2027 et vise à alléger le coût de couverture des risques liés aux opérations commerciales à l’international.

La dépense serait imputée au Fonds de garantie des risques à l’exportation. Le dispositif s’appliquerait pendant douze mois à compter de l’entrée en vigueur de la loi de finances, avec la possibilité de le prolonger pour une période supplémentaire de douze mois, sur décision du ministre des Finances.

La mesure reste toutefois conditionnée à l’adoption du projet de loi par le Parlement. Elle ne constitue donc pas encore un droit acquis pour les entreprises exportatrices.

Une réduction du coût de l’assurance, pas de la valeur exportée

La portée du dispositif doit être précisément délimitée : la prise en charge concernerait 50% des primes d’assurance dues, et non 50% de la valeur des marchandises exportées ou des pertes commerciales éventuellement subies.

L’assurance-export permet aux entreprises de se prémunir contre certains risques liés aux transactions internationales, notamment les impayés, selon les garanties prévues dans leurs contrats. En contribuant au financement des primes, l’État chercherait ainsi à faciliter le recours à ces couvertures pour les opérations visant les marchés africains.

L’effet concret dépendra néanmoins des conditions d’éligibilité, des contrats concernés et des modalités d’application du mécanisme. La prise en charge de la prime ne signifie pas, à elle seule, que tous les risques commerciaux ou les difficultés de paiement seront couverts.

Un levier pour renforcer la présence tunisienne en Afrique

En ciblant les marchés africains, l’article 42 inscrit cette mesure dans une logique de soutien à l’internationalisation des entreprises tunisiennes. L’allègement du coût de l’assurance pourrait faciliter certaines opérations, en particulier pour les exportateurs qui doivent sécuriser leurs transactions avec de nouveaux partenaires.

Ce soutien ne résout toutefois pas les autres contraintes de l’accès aux marchés africains, notamment les coûts logistiques, les délais de transport, les besoins de financement bancaire et les difficultés de recouvrement.

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Tunisie | Le financement de la campagne de l’huile d’olive et des dattes sous de bons auspices

Le président du Conseil bancaire et financier (CBF), Néji Ghandri, a affirmé que le secteur bancaire et financier est prêt à accompagner la nouvelle campagne de l’huile d’olive et des dattes, en fournissant les financements nécessaires aux divers acteurs des chaînes de valeur, notamment les agriculteurs, les industriels, les collecteurs et les exportateurs.

Dans une déclaration à Diwan FM, M. Ghandri a précisé que le CBF, en partenariat avec le ministère du Commerce, a organisé, le vendredi 16 octobre 2026, une journée d’information et de sensibilisation à son siège, consacrée au financement des exportations d’huile d’olive et de dattes. L’objectif était de présenter les solutions financières disponibles et d’accompagner les professionnels pour répondre à leurs besoins en financement durant la nouvelle campagne.

M. Ghandri a indiqué que le secteur bancaire a enregistré, au cours de la saison écoulée, un volume record de financements alloués à la filière de l’huile d’olive, atteignant environ 3,2 milliards de dinars.

Il a ajouté que, bien que les données définitives concernant le volume de la récolte et les besoins de la saison en cours ne soient pas encore disponibles, les banques tunisiennes sont prêtes à mobiliser des capacités de financement additionnelles incluant des financements à court terme pour accompagner les opérations d’exportation, ainsi que des financements à moyen terme destinés à l’investissement dans les huileries et les centres de collecte des dattes.

M. Ghandri a également fait état de visites sur le terrain effectuées par des conseillers techniques du secteur bancaire, en collaboration avec les chambres professionnelles, l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) ainsi que les professionnels, dans le but de déterminer les besoins réels pour la saison et de définir les ressources financières nécessaires.

Le président du CBF a indiqué que la journée d’information a permis de présenter les produits financiers disponibles et les solutions proposées aux exportateurs d’huile d’olive et de dattes incluant des mécanismes de couverture contre les risques de change, des garanties et des assurances-exportation, ainsi que des crédits à moyen terme destinés à renforcer les capacités opérationnelles et à améliorer la qualité.

Ces solutions couvrent les différentes phases de la chaîne de valeur, de la collecte et du stockage jusqu’à l’exportation, grâce à des financements dédiés au stockage et à des avances sur marchandises, en plus de mécanismes d’assurance visant à atténuer les risques et à protéger les exportateurs.

Concernant les perspectives d’exportation, M. Ghandri a souligné l’importance de s’orienter vers l’exportation d’huile d’olive conditionnée et de renforcer la présence des marques tunisiennes à haute valeur ajoutée, expliquant que le développement de cette stratégie permettrait de soutenir les recettes d’exportation en devises et d’en assurer un flux continu tout au long de l’année, plutôt que de se limiter à la seule période de la récolte.

Le président du CBF a également appelé à diversifier les marchés extérieurs et à se tourner plus activement vers les marchés asiatiques, africains et autres, car l’élargissement de la base des marchés cibles renforcerait la compétitivité des produits tunisiens, améliorerait leurs conditions de vente sur les marchés internationaux et réduirait la dépendance à l’égard d’un marché de consommation unique, a-t-il expliqué.

I. B.

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Huile d’olive : Plus de 4 milliards de dinars d’exportations en neuf mois

Les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont généré 4,005 milliards de dinars à fin septembre 2026, contre 2,915 milliards un an auparavant. Cette progression de 37,4% contribue à la hausse des exportations agroalimentaires, mais ne permet pas, à elle seule, de conclure à une augmentation des volumes vendus.

L’huile d’olive tire les exportations agroalimentaires

Les recettes des exportations tunisiennes d’huile d’olive ont atteint 4005,7 millions de dinars (MD) au cours des neuf premiers mois de 2026, contre 2915,2 MD durant la même période de 2025, selon les données publiées le 12 octobre par l’Institut national de la statistique (INS).

Cette hausse de 37,4% intervient dans un contexte de progression des exportations agroalimentaires, qui ont augmenté de 20,3% sur la période, portées notamment par les ventes d’huile d’olive. À l’échelle nationale, les exportations tunisiennes ont atteint 50,4 milliards de dinars, en hausse de 8,6% sur un an.

La valeur ne suffit pas à mesurer les volumes

La progression des recettes ne traduit pas nécessairement une augmentation équivalente des quantités exportées. L’évolution de la valeur dépend également des prix pratiqués sur les marchés internationaux, de la composition des ventes et de la demande des pays importateurs.

Pour mesurer précisément la performance commerciale de la filière, il convient donc de distinguer les recettes en dinars des volumes exportés en tonnes. Les statistiques de l’INS utilisées ici portent sur la valeur des échanges aux prix courants.

Un enjeu de valeur ajoutée pour la filière

Au-delà des recettes générées, le développement des exportations conditionnées et commercialisées sous des marques tunisiennes constitue un levier potentiel de création de valeur ajoutée. La promotion de l’huile d’olive biologique et des certifications de qualité peut également contribuer à renforcer le positionnement de la filière sur les marchés extérieurs.

L’enjeu ne consiste donc pas uniquement à accroître les recettes d’exportation, mais aussi à améliorer la valorisation commerciale de l’huile d’olive tunisienne.

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Huile d’olive tunisienne: Euklydia, premier cabinet IA à mettre l’IA au service d’une identité nationale

Le modèle d’IA tunisien développé par Euklydia aide les exportateurs d’huile d’olive à passer du vrac au conditionné, à conquérir de nouveaux marchés et à améliorer leurs marges.

Selon les dernières statistiques de l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), la Tunisie a exporté 381 200 tonnes d’huile d’olive entre novembre 2025 et fin août 2026, pour une valeur de 4 780,4 millions de dinars, vers plus de 82 pays. Derrière ce record, une réalité; l’huile conditionnée ne représente que 14,5 % des volumes exportés, contre 85,5 % pour le vrac.

Plus de huit litres sur dix quittent nos ports en citernes, sans étiquette et sans nom. L’Espagne (31,9 %) et l’Italie (19,8 %), nos principaux concurrents sur le marché mondial, en sont les premiers acheteurs. Notre huile y est conditionnée puis vendue sous leurs marques. L’écart de valeur est net. Sur le segment biologique, le kilogramme se vend en moyenne 12,96 dinars en vrac contre 16,74 dinars conditionné, soit près de 30 % de plus. Au total, le conditionné ne génère que 19,3 % des recettes d’exportation. “Chaque litre exporté en vrac, c’est une double perte : une marge qui nous échappe et un nom que le monde ne connaîtra jamais. Mettre l’intelligence artificielle au service de notre huile d’olive n’est pas un simple choix technologique, c’est un acte d’intelligence économique nationale”, affirme Dr Oumeima Laifa, CEO d’Euklydia.

Pourquoi le vrac reste la norme

Passer au conditionné n’est pas une simple décision industrielle. Les informations utiles existent, mais elles sont dispersées, difficiles à croiser et rarement traduites en décisions concrètes. Faute de visibilité, beaucoup d’exportateurs préfèrent la sécurité du vrac, au prix d’une marge réduite et d’une dépendance aux acheteurs étrangers.

La réponse d’Euklydia

Euklydia est le premier cabinet IA à traiter cet enjeu non comme un problème technique, mais comme une question d’identité nationale. Son modèle est 100 % tunisien : une IA conçue et développée par des ingénieurs tunisiens, alliant connaissance globale des marchés et gouvernance locale. Euklydia aborde cet enjeu avec une idée simple : le passage du vrac au conditionné dépend d’abord de la qualité des décisions prises par l’exportateur. Son approche d’intelligence artificielle aide à transformer des informations dispersées sur les marchés, les prix, la concurrence, les consommateurs et les contraintes d’accès en une feuille de route exploitable. Concrètement, Euklydia aide l’exportateur à répondre à quatre questions clés:

  • Où vendre ? Identifier les marchés où une huile tunisienne conditionnée présente le meilleur potentiel, au-delà des seuls volumes d’importation.

  • À quel prix ? Comparer le prix cible aux coûts de conditionnement, de transport et de distribution afin d’évaluer la marge réellement atteignable.

  • Avec quel positionnement ? Comprendre les attentes du marché pour ajuster la gamme, le format, le packaging et le discours de marque.

  • Avec quels risques ? Anticiper les contraintes réglementaires, commerciales et concurrentielles avant d’engager des ressources.

L’objectif n’est donc pas de produire un simple tableau de données. Il est d’aider l’exportateur à passer de l’incertitude à une décision claire : quel marché prioriser, quelle offre proposer, à quel prix et avec quelles étapes pour tester le marché. Cette démarche suit la logique d’Euklydia : Précision → Optimisation → Opération → Growth → Preuve.

D’abord comprendre avec précision. Ensuite optimiser le scénario économique. Puis transformer l’analyse en action. Mesurer les résultats obtenus et utiliser cette preuve pour améliorer la décision suivante. L’exportateur reste maître de ses choix. Euklydia lui apporte davantage de visibilité pour décider, de structure pour agir et de mesure pour savoir ce qui fonctionne réellement. Les cas d’usage menés à ce jour se sont révélés concluants. 

Ce que gagnent les exportateurs

  • Plus de marge : capter la valeur ajoutée du conditionné au lieu de la céder aux acheteurs étrangers.

  • Moins de dépendance: réduire l’exposition aux quelques acheteurs de vrac qui dictent les prix.

  • Une marque durable: bâtir une notoriété internationale portée par l’origine Tunisie.

  • La souveraineté de leurs données : leurs informations stratégiques restent en Tunisie.

Une ambition qui dépasse l’huile d’olive

“L’huile d’olive, c’est notre nationalité dans une bouteille. Avec une IA tunisienne, la Tunisie peut gagner un double pari : celui de son identité et celui de sa souveraineté technologique. Demain, d’autres produits qui portent l’image du pays pourront suivre le même chemin”, conclut Dr Oumeima Laifa.

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Les exportations tunisiennes progressent vers la France et l’Italie

Les exportations tunisiennes vers la France et l’Italie ont progressé respectivement de 5,4 % et de 5 % au cours des neuf premiers mois de 2026. L’Union européenne demeure le principal débouché des produits tunisiens, avec 70,2 % des exportations totales, selon les données de l’Institut national de la statistique (INS).

Les échanges commerciaux de la Tunisie avec ses principaux partenaires européens poursuivent leur progression. Entre janvier et septembre 2026, les exportations tunisiennes vers la France ont augmenté de 5,4 %, tandis que celles destinées à l’Italie ont progressé de 5 %, selon les résultats du commerce extérieur publiés lundi 12 octobre par l’INS.

L’Allemagne enregistre également une hausse des exportations tunisiennes, de l’ordre de 3,9 % sur la même période.

Au total, les exportations tunisiennes vers l’Union européenne ont atteint 35,386 milliards de dinars à fin septembre 2026, contre 32,623 milliards un an auparavant, soit 70,2 % des exportations totales du pays.

La France demeure le premier partenaire de la Tunisie en matière d’exportations, avec une part de 22,7 % du total, devant l’Italie (16,6 %) et l’Allemagne (14 %).

En parallèle, les importations tunisiennes en provenance de l’Union européenne ont atteint 32 milliards de dinars au cours des neuf premiers mois de 2026, contre 27,305 milliards durant la même période de 2025. Les achats auprès de la France ont augmenté de 18,1 %, tandis que ceux en provenance d’Italie ont progressé de 18,6 %.

Malgré cette progression des échanges, le déficit commercial global de la Tunisie s’est établi à 20,997 milliards de dinars à fin septembre 2026, tandis que le taux de couverture des importations par les exportations a reculé à 70,6 %, contre 73,5 % un an auparavant.

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Exportations tunisiennes vers l’Europe : Le passeport numérique impose un nouveau défi industriel

Le passeport numérique des produits se déploie progressivement dans l’Union européenne, avec une première échéance majeure pour certaines batteries dès février 2027. Pour les industriels tunisiens de l’automobile, du textile et de l’électronique, l’enjeu est d’anticiper les obligations propres à chaque filière et de fiabiliser les données exigées par les chaînes de valeur européennes.

La transition écologique européenne ne se joue plus seulement dans les matériaux utilisés ou dans les émissions générées par les produits. Elle passe aussi par les informations que les fabricants doivent pouvoir fournir sur leur origine, leur composition, leur durabilité et leur fin de vie. Pour les entreprises tunisiennes qui travaillent avec des clients européens, cette évolution annonce un chantier industriel et numérique : organiser la traçabilité des produits et rendre les données accessibles selon des formats standardisés.

Des obligations progressives, pas une norme unique

C’est l’un des enjeux de la journée d’information consacrée au passeport numérique des produits, organisée le 7 octobre 2026 au Centre international des technologies de l’environnement de Tunis (CITET), avec notamment la Tunisian Automotive Association (TAA), le Groupement des industries tunisiennes aéronautiques et spatiales (GITAS), le Cluster Mecatronic Tunisie et ELENTICA, avec le soutien de la GIZ.

Le cadre européen repose notamment sur le règlement sur l’écoconception des produits durables (ESPR), adopté en 2024. Le passeport numérique doit permettre de consulter des informations fiables sur un produit au moyen d’un identifiant et d’un support de données, comme un code lisible par machine. Son contenu et les acteurs concernés seront précisés en fonction des catégories de produits.

Le calendrier est déjà plus concret pour certaines batteries. À compter du 18 février 2027, un passeport numérique sera obligatoire pour les batteries de véhicules électriques, certaines batteries industrielles de plus de 2 kWh et celles destinées aux moyens de transport légers. Les données concernées porteront notamment sur l’identification, les caractéristiques et les informations nécessaires à l’évaluation de la durabilité et du cycle de vie.

Pour le textile, les actes européens spécifiques sont attendus en 2027. Le programme européen prévoit également des travaux sectoriels pour les pneus et l’aluminium en 2027, le mobilier en 2028 et les produits liés aux technologies de l’information et de la communication en 2029.

Les sous-traitants devront mieux maîtriser leurs données

Pour les industriels tunisiens, l’enjeu dépasse la création d’un QR code. Il faudra identifier les informations disponibles, vérifier leur fiabilité, organiser leur mise à jour et déterminer quelles données doivent être transmises aux clients ou aux autres acteurs de la chaîne d’approvisionnement.

Dans l’automobile et l’électronique, cela peut concerner les composants, les matières utilisées, les informations de conformité et, selon les textes applicables, les caractéristiques environnementales. Dans le textile, la composition des fibres et la traçabilité des matières pourraient prendre une importance accrue au fil de l’adoption des règles sectorielles. Les données effectivement requises dépendront toutefois de chaque catégorie de produits et de sa réglementation.

Le passeport numérique ne signifie pas que chaque sous-traitant tunisien sera automatiquement responsable de créer celui du produit final. Les obligations juridiques s’appliquent aux opérateurs désignés par les textes européens ; les fournisseurs devront néanmoins être en mesure de communiquer les informations demandées par leurs donneurs d’ordre.

Anticiper pour préserver l’accès aux marchés

Cette évolution appelle un travail de préparation : cartographier les produits exportés, identifier les règles qui leur seront applicables, examiner les systèmes informatiques et clarifier les échanges de données avec les clients européens. Elle peut aussi nécessiter de nouvelles procédures de documentation et une coordination plus étroite entre production, qualité, achats et systèmes d’information.

L’échéance des batteries en février 2027 constitue le premier repère majeur pour les entreprises concernées. Pour les autres filières, le calendrier dépendra des textes sectoriels à venir. L’objectif n’est donc pas de déclarer toutes les exportations tunisiennes déjà soumises au passeport numérique, mais d’éviter que les entreprises découvrent trop tard les exigences correspondant à leurs produits.

Pour la Tunisie, dont plusieurs filières industrielles sont intégrées aux chaînes de valeur européennes, la traçabilité devient ainsi un enjeu de préparation commerciale autant que de transition écologique. La capacité à fournir des données exactes, structurées et vérifiables pourrait compter de plus en plus dans la relation avec les donneurs d’ordre.

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La datte tunisienne lorgne de nouveaux marchés

Le Groupement interprofessionnel des dattes (GID) a élaboré un programme de promotion pour la saison 2026-2027 visant à renforcer le positionnement des dattes tunisiennes sur les marchés traditionnels et à consolider leur présence sur les marchés porteurs, tout en stimulant la consommation de dattes et de leurs dérivés sur le marché local.

C’est ce qu’a indiqué Kais Ben Arfa, son directeur général, dans une déclaration à l’agence Tap, en précisant que ce programme prend en compte plusieurs défis auxquels est confrontée la filière des dattes, notamment le changement climatique et ses répercussions sur la production et la productivité, l’intensification de la concurrence sur les marchés internationaux, ainsi que la hausse des coûts de production, de transport et de logistique.

Le programme vise, également, à assurer un suivi continu de la bonne préparation et du bon déroulement des campagnes d’exportation, ainsi qu’à coordonner l’action des différents intervenants et professionnels, afin de garantir le succès de la campagne et de renforcer la compétitivité du produit tunisien.

La Tunisie a enregistré des résultats records à l’exportation : les recettes ont dépassé, pour la première fois, le seuil du milliard de dinars, grâce à la commercialisation d’environ 160 000 tonnes de dattes — principalement la variété «Deglet Nour», mondialement réputée.

Points de vente du producteur au consommateur

M. Ben Arfa a souligné que le marché local constitue également un axe majeur du nouveau programme de promotion. Il s’agit de poursuivre l’initiative lancée par le Groupement lors des saisons précédentes, consistant à installer des points de vente du producteur au consommateur dans plusieurs gouvernorats du pays ; une démarche qui, selon lui, «a été très bien accueillie tant par les agriculteurs que par les consommateurs».

Le Groupement prévoit de mettre en place des espaces de vente directe de dattes du producteur au consommateur en deux phases : la première immédiatement après la saison de production et la seconde peu avant le mois de Ramadan. L’objectif est de proposer des dattes aux consommateurs à des prix abordables, de rapprocher le produit des citoyens et d’encourager sa consommation.

Selon M. Ben Arfa, le programme élaboré prévoit également une participation aux diverses manifestations locales, régionales et nationales liées au secteur, ainsi que la mise en œuvre de campagnes publicitaires et promotionnelles visant à stimuler la consommation de dattes sur le marché tunisien et à mieux faire connaître le rôle du Groupement dans le développement de la filière et le soutien aux professionnels.

Promotion des produits dérivés de la datte

Par ailleurs, le responsable a indiqué que le nouveau programme ne se limite pas aux dattes fraîches, mais accorde une importance croissante aux produits dérivés de la datte, considérés comme un créneau prometteur pour la création de valeur ajoutée et la diversification de l’offre tunisienne sur les marchés extérieurs.

À cet égard, le Groupement prévoit de participer au Salon international de l’industrie agroalimentaire en Afrique (Ifsa 2027) afin de faire connaître les produits dérivés de la datte — ainsi que leurs spécificités et leur qualité — et d’établir de nouvelles relations avec des opérateurs et des acteurs des marchés internationaux.

M. Ben Arfa a expliqué que l’orientation vers le développement des exportations de dérivés de dattes s’inscrit dans la stratégie du groupement visant à diversifier les produits et les marchés, notamment dans un contexte de demande mondiale croissante pour des produits alimentaires naturels et sains.

Les données publiées indiquent qu’il existe des opportunités pour développer les exportations de divers dérivés de dattes tunisiennes — tels que la pâte de dattes, le sirop de dattes et la poudre de dattes — en particulier sur les marchés européens, nord-américains et ceux des pays du Golfe.

I. B.

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