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Maroc : La fuite Jabaroot, arme politique dans la crise de Ceuta

Le 24 août, le collectif de hackers Jabaroot a publié sur Telegram les données de quelque 70.000 personnes présentées comme membres des services de sécurité marocains. La publication n’est pas un simple acte de piratage : elle est explicitement conditionnée à des exigences politiques liées à la crise migratoire de Ceuta. Une enquête du Monde, publiée mercredi 26 août, relance par ailleurs l’hypothèse que d’anciens agents de la DGST, aujourd’hui en Europe, en seraient les auteurs — sans qu’aucune attribution technique publique ne permette à ce stade de trancher.

Une fuite calibrée pour peser sur Ceuta

La publication du 24 août ne surgit pas isolément. Elle intervient un mois après l’afflux migratoire massif du 30 juillet à Ceuta, où environ 60.000 personnes ont franchi la frontière en quelques jours — un épisode inédit par son ampleur, dont le bilan humain reste disputé entre les autorités espagnoles (au moins 75 morts recensés) et des associations qui avancent des chiffres plus élevés, disparitions comprises.

Jabaroot a directement lié sa fuite à cet épisode. Le groupe cible nommément le conseiller royal Fouad Ali El Himma et Abdellatif Hammouchi, qui dirige à la fois la DGST (renseignement intérieur) et la DGSN (sûreté nationale). Il conditionne la divulgation complète de ses fichiers à une série d’exigences : excuses officielles, deuil national pour les victimes de la traversée, ouverture d’une enquête indépendante sur les violences subies par les migrants, report des élections législatives prévues le 23 septembre, et réformes structurelles de la justice et de l’économie. Le groupe présente par ailleurs sa démarche comme un geste tourné vers l’Espagne, dans un contexte de tensions diplomatiques ravivées entre Madrid et Rabat.

Cette dimension change la nature de l’affaire : il ne s’agit plus seulement d’une fuite de données, mais d’un chantage politique assumé, adossé à une menace de divulgations supplémentaires — Jabaroot affirme notamment détenir la liste des agents ayant coordonné le dispositif marocain à Ceuta.

Cinq ex-agents de la DGST, ou une histoire plus ancienne ?

L’ampleur du chiffre de 70.000 mérite d’être immédiatement nuancée. Plusieurs observateurs relèvent que qualifier l’ensemble de ces personnes d’« espions » ou d’agents de renseignement est excessif : la DGSN est une administration policière large, et rien n’établit publiquement quelle proportion des noms diffusés relève effectivement du renseignement intérieur ou extérieur — l’implication de la DGED, dirigée par Yassine Mansouri, n’est notamment pas confirmée à ce stade. Selon El Confidencial, d’anciens membres des services marocains auraient toutefois jugé authentique une partie des documents, un élément qui pèse sur le niveau de preuve sans permettre de le considérer comme établi.

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Visas Espagne-Algérie : Jusqu’à 25 000 euros, l’enquête s’étend au système des rendez-vous

L’enquête espagnole sur un trafic présumé de visas au consulat d’Espagne à Alger s’élargit désormais au fonctionnement de la chaîne de gestion des rendez-vous, dans laquelle intervient BLS International — le même prestataire qui gère les demandes de visas espagnols en Tunisie. Certaines familles auraient versé jusqu’à 25 000 euros au réseau présumé, tandis que des demandeurs suivant la procédure normale auraient pu être écartés au profit de dossiers plus rémunérateurs.

Ce que révèle l’enquête espagnole

Le Juzgado Central de Instrucción n°3 de l’Audience nationale espagnole instruit l’affaire depuis avril, après l’arrestation de Vicente Moreno, alors responsable administratif du consulat d’Espagne à Alger, et de l’employé algérien Mohamed Boutouchent.

Selon The Objective, qui cite des sources policières et judiciaires, les investigations portent notamment sur des soupçons d’aide à l’immigration irrégulière, d’enrichissement illicite et de blanchiment d’argent.

Certaines familles auraient déboursé jusqu’à 25 000 euros pour obtenir des visas ou des documents permettant l’entrée ou le séjour en Espagne.

Ce montant doit être interprété avec prudence : il correspond aux sommes maximales que certaines familles auraient versées au réseau présumé et non au prix officiel d’un visa ou à un tarif imputé à BLS.

L’enquête s’intéresse également à une question particulièrement sensible : des demandeurs utilisant normalement les procédures auraient-ils été pénalisés au profit de dossiers rapportant de l’argent au réseau présumé ?

Selon les éléments judiciaires rapportés par le média espagnol, du personnel intervenant dans des services administratifs aurait sélectionné des familles ayant effectué les paiements réclamés.

BLS International entre dans le périmètre de l’enquête

L’instruction cherche désormais à déterminer le rôle éventuel d’intervenants appartenant aux entreprises chargées de l’attribution des rendez-vous et de la gestion documentaire.

The Objective rapporte que l’enquête s’intéresse à cette chaîne de traitement, avec notamment des références à des plateformes de type BLS.

BLS International conteste toute implication fautive et rappelle que son rôle porte sur la gestion administrative des demandes, tandis que la décision d’accorder ou de refuser un visa appartient aux autorités consulaires espagnoles.

À ce stade, l’élargissement des investigations ne permet donc pas de conclure à une responsabilité de BLS International. La présomption d’innocence s’applique aux personnes concernées par la procédure.

L’affaire soulève néanmoins une question dépassant désormais le fonctionnement interne du consulat : un système parallèle a-t-il pu prospérer autour de l’accès aux rendez-vous et pénaliser ceux qui empruntaient la procédure régulière ?

Et pour la Tunisie ?

La dimension tunisienne mérite d’être relevée avec prudence.

BLS International intervient également à Tunis dans le traitement administratif des demandes de visas pour l’Espagne. Aucun élément disponible ne permet cependant d’établir un lien entre l’enquête menée en Algérie et les activités tunisiennes de l’entreprise.

Le rapprochement s’arrête donc au prestataire et au fonctionnement externalisé d’une partie de la procédure.

Mais la question du coût et de l’accès aux visas Schengen fait également débat en Tunisie. L’Organisation tunisienne pour l’information du consommateur avait notamment critiqué en mai 2026 le poids des frais de service et les difficultés rencontrées par les demandeurs.

Une initiative législative distincte a également proposé le remboursement de 50 % de certains frais de service en cas de refus.

Ces débats tunisiens ne doivent pas être confondus avec l’enquête judiciaire espagnole menée à Alger. Ils posent néanmoins une question commune : jusqu’où l’externalisation des procédures consulaires peut-elle aller sans renforcer les mécanismes de transparence, de contrôle et de recours pour les demandeurs ?

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Huile d’olive tunisienne en Espagne : Une percée commerciale qui inquiète Madrid

Portée par une récolte exceptionnelle et des prix compétitifs, l’huile d’olive tunisienne s’impose de plus en plus sur le marché espagnol, devenu son premier débouché. Une progression qui commence à susciter une réaction politique chez les producteurs ibériques, qui réclament des mesures de protection.

Une razzia tunisienne sur les importations espagnoles

Selon les dernières données du ministère espagnol de l’Agriculture (MAPA), citées par l’agence EFE, les importations espagnoles d’huile d’olive en provenance de pays extérieurs à l’Union européenne ont bondi de 83,9 % entre janvier et mai 2026, pour atteindre 73.400 tonnes. Toutes origines confondues, l’Espagne a importé 115.300 tonnes d’huile d’olive sur cette période, soit 27,5 % de plus qu’un an auparavant.

Interrogé par EFE, Rafael Pico, directeur général de l’Association espagnole de l’industrie et du commerce exportateur de l’huile d’olive (Asoliva), explique cette hausse par une production nationale inférieure aux attentes — 1,3 million de tonnes depuis octobre, en recul de 8,5 % — et par des écarts de prix marqués entre producteurs méditerranéens. Il cite explicitement la Tunisie, qui a bénéficié d’une récolte abondante et de prix « sensiblement inférieurs » à ceux pratiqués en Espagne et dans le reste de l’Europe.

Cette envolée intervient alors que la Tunisie vit une campagne d’exportation exceptionnelle. Selon l’ONAGRI, ses ventes à l’étranger ont atteint 368.000 tonnes à fin juillet 2026, en hausse de 55,3 % sur un an. L’Espagne est désormais le premier client de l’huile tunisienne, avec 32,1 % des volumes exportés, devant l’Italie (20 %) et les États-Unis (19,2 %).

Lire aussi: Huile d’olive tunisienne : Les exportations dépassent 4,3 milliards de dinars avec une forte hausse des recettes

Un marché stratégique, mais politiquement sensible

Cette présence tunisienne croissante ne passe pas inaperçue auprès des producteurs espagnols. L’organisation agricole COAG réclame depuis plusieurs semaines l’activation des clauses de sauvegarde prévues par l’accord euro-méditerranéen UE-Tunisie, afin de bloquer les entrées d’huile tunisienne au-delà du contingent préférentiel. Ce contingent autorise chaque année l’entrée sans droits de douane de 56.700 tonnes d’huile tunisienne dans l’Union européenne.

Lire aussi: Huile d’olive tunisienne : Bruxelles refuse d’augmenter les quotas sous pression italienne

Pour la COAG, l’afflux d’huile à bas prix a contribué à l’effondrement des cours payés aux producteurs espagnols : l’huile d’olive extra vierge se négocie aujourd’hui autour de 3,4 euros le litre, contre plus de 4 euros en décembre 2025.

Asoliva défend une lecture différente, estimant que ces importations comblent avant tout le manque de disponibilité locale. L’association rappelle que l’huile importée est soumise aux mêmes contrôles sanitaires et qualitatifs que la production européenne, et dément tout recours aux pesticides sur l’huile tunisienne.

Et pour la Tunisie ?

Pour le secteur oléicole tunisien, l’Espagne représente à la fois une opportunité commerciale majeure et un marché de plus en plus exposé à la pression politique. Près d’un tiers des exportations tunisiennes d’huile d’olive prennent aujourd’hui cette direction — une dépendance qui expose la filière tunisienne aux arbitrages réglementaires européens, comme l’illustre déjà le refus de Bruxelles, plus tôt cette année, d’élargir le contingent tunisien sous la pression des producteurs italiens.

Lire aussi: Huile d’olive : Les agriculteurs andalous pointent du doigt la Tunisie

La question n’est donc plus seulement de savoir combien d’huile la Tunisie peut vendre en Espagne, mais jusqu’où cette progression pourra se poursuivre sans provoquer de nouvelles restrictions commerciales.

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Sebta et Melilla : l’OMDH pointe le désengagement européen

Dans un rapport sur les récentes tentatives de passage vers Sebta et Melilla, l’Organisation Marocaine des Droits Humains (OMDH) pointe notamment le désengagement des États européens face à leurs obligations internationales en matière de gestion migratoire. En bref L’OMDH consacre…

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Fergie Chambers : Interpol met en lumière les accusations américaines

L’affaire Fergie Chambers franchit une nouvelle étape avec la révélation du contenu de la notice rouge d’Interpol le concernant. Arrêté le 10 juillet à Ibiza à la demande des autorités américaines, l’héritier et mécène du Club Africain est toujours détenu en Espagne, dans l’attente de la suite de la procédure d’extradition. Selon le quotidien espagnol El País, qui affirme avoir consulté la notice, le document permet surtout de préciser les faits que Washington lui reproche.

Trois chefs d’accusation au cœur du dossier

D’après El País, la notice rouge mentionne trois chefs d’accusation : blanchiment d’argent, émeute et complot en vue de provoquer une émeute. Le journal précise que ce dernier chef ne correspond pas exactement à une infraction autonome dans le droit espagnol.

Ces accusations s’inscrivent dans une procédure américaine dont l’acte d’accusation demeure sous scellés. Selon les éléments rapportés par plusieurs médias, Chambers risque jusqu’à 30 ans de prison s’il était reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés aux États-Unis.

Il convient toutefois de rappeler que Chambers n’est pas condamné. Les faits évoqués correspondent aux accusations formulées par les autorités américaines et doivent être distingués d’une culpabilité judiciairement établie.

Les 7,5 millions de dollars transférés en Tunisie

L’un des éléments les plus sensibles du dossier concerne la Tunisie. La notice évoquée par El País fait état d’un transfert de 7,5 millions de dollars vers la Tunisie, considéré comme suspect par les autorités américaines dans le cadre de l’accusation de blanchiment.

Ce montant donne une nouvelle dimension aux interrogations entourant les activités financières de Chambers en Tunisie, où il résidait et où il s’était notamment impliqué dans le Club Africain.

Mais l’interprétation de ces transferts est précisément au cœur du désaccord entre l’accusation et la défense.

Interrogée par El País, l’épouse de Chambers, Stella Schnabel, affirme que les fonds transférés en Tunisie n’étaient pas destinés à un investissement, mais notamment au règlement de dettes et au paiement des salaires des joueurs du Club Africain.

Cette version rejoint le rôle financier joué par Chambers auprès du club tunisien, qu’il a soutenu durant la période de crise financière et administrative traversée par le CA. Son implication avait notamment contribué à faire de l’investisseur américain une figure centrale de l’environnement du club.

Pour autant, il serait prématuré d’établir un lien direct entre les sommes transférées et une quelconque infraction : ce que les autorités américaines considèrent comme suspect relève encore de l’accusation, et non d’une décision de justice définitive.

Gaza, le Hamas et la défense de Chambers

La notice évoquerait également un soutien financier à des organisations présentes à Gaza et susceptibles, selon les autorités américaines, d’avoir des liens avec le Hamas. Cette dimension explique en partie pourquoi le dossier dépasse largement la seule question du blanchiment d’argent.

La défense de Chambers conteste les accusations et soutient que les poursuites constituent une forme de persécution politique liée à son engagement en faveur de la cause palestinienne. Ses avocats, dirigés par l’ancien juge espagnol Baltasar Garzón, défendent cette ligne devant les juridictions espagnoles.

Selon eux, l’homme d’affaires aurait consacré environ un million de dollars à des projets et causes humanitaires à Gaza dont 550.000 dollars au Middle East Children’s Alliance, 370.000 dollars au Sameer Project, 300.000 dollars au People’s Health Movement, 200.000 dollars au fonds pour les enfants de Ghasan Abu Sittah et 100.000 dollars au Zaynab Project.

L’Espagne doit désormais poursuivre l’examen de la demande américaine d’extradition. La justice espagnole devra d’abord se prononcer dans le cadre de la procédure, avant qu’une éventuelle décision finale ne revienne au gouvernement espagnol.

La révélation de la notice rouge apporte donc des éléments nouveaux sur le dossier. Mais elle ne tranche pas la question essentielle : les faits reprochés à Fergie Chambers relèvent-ils d’activités criminelles, comme l’affirment les autorités américaines, ou d’activités philanthropiques et politiques, comme le soutient sa défense ? La procédure d’extradition devra précisément permettre de clarifier cette confrontation.

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Sebta : de nouvelles interpellations après des messages de désinformation

Après de nouvelles publications annonçant l’ouverture de la frontière le 15 août, des dizaines de migrants ont été interpellés aux abords de Sebta, dans le nord du Maroc. En bref Des dizaines de migrants arrêtés près de Sebta le 15…

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Ceuta : Une rumeur sur les réseaux sociaux remet le Maroc et l’Espagne en état d’alerte

Après l’impressionnante vague de passages enregistrée fin juillet, la frontière entre le Maroc et Ceuta est de nouveau sous haute surveillance. En cause, des messages relayés sur les réseaux sociaux laissant croire qu’un nouveau passage massif serait possible ce samedi 15 août. Face à cette désinformation, Rabat et Madrid ont renforcé leurs dispositifs sécuritaires, alors que la crise migratoire provoquée par les événements de juillet est loin d’être résolue.

Une rumeur virale et deux États mobilisés

À Fnideq, du côté marocain, les autorités ont multiplié les déploiements policiers et militaires afin de sécuriser les accès vers Ceuta. Selon EFE et El País, plusieurs centaines d’agents ont été mobilisés, tandis que des barrières supplémentaires ont été installées dans certaines zones sensibles.

L’Espagne a, de son côté, renforcé ses effectifs dans les villes autonomes de Ceuta et Melilla. La surveillance terrestre, maritime et aérienne a été accrue pour éviter la répétition des scènes observées à la fin du mois de juillet.

Mais cette mobilisation trouve son origine dans un phénomène désormais central : la circulation de messages trompeurs sur les réseaux sociaux.

Quand une fausse information devient un enjeu de sécurité

Des contenus diffusés en ligne ont présenté le 15 août comme une date à laquelle la frontière serait prétendument « ouverte », alimentant les appels à rejoindre Ceuta. Les autorités espagnoles ont déjà démenti ces informations, tandis que les autorités marocaines ont annoncé des mesures contre les personnes accusées d’inciter à la migration irrégulière sur les réseaux sociaux.

Le phénomène dépasse désormais la simple propagation d’une rumeur. Dans un contexte de forte pression migratoire et de grande précarité sociale, quelques messages viraux peuvent suffire à provoquer des rassemblements massifs aux abords d’une frontière.

Les réseaux sociaux deviennent ainsi un facteur à part entière de la crise : ils ne se contentent plus de commenter les événements, ils peuvent contribuer à les déclencher.

Le précédent de juillet dans tous les esprits

Cette nouvelle alerte intervient alors que Ceuta tente encore de gérer les conséquences de l’entrée massive enregistrée à la fin du mois de juillet.

Selon les chiffres désormais avancés par les autorités espagnoles, environ 80 000 personnes auraient franchi la frontière au cours de cette crise, dont près de 70 000 auraient été rapidement renvoyées au Maroc grâce à la coopération entre les deux pays. Plusieurs milliers de personnes resteraient néanmoins à Ceuta, parmi lesquelles un nombre important de mineurs.

La situation continue ainsi de poser un défi sécuritaire, humanitaire et politique aux autorités espagnoles, confrontées notamment à la prise en charge de près de 1 900 mineurs recensés par les services locaux.

Le Maghreb face au pouvoir des réseaux sociaux

L’affaire de Ceuta illustre surtout une nouvelle réalité : à l’ère des réseaux sociaux, une information fausse ou manipulée peut rapidement franchir les frontières, toucher des milliers de personnes et produire des conséquences bien réelles.

Une rumeur numérique peut désormais entraîner la mobilisation de forces de sécurité, provoquer des mouvements de population et placer deux États en situation d’alerte.

Pour les pays du Maghreb, où TikTok, Facebook, WhatsApp et d’autres plateformes jouent un rôle important dans la circulation des informations liées à l’émigration, le phénomène mérite une attention particulière. Car derrière un simple message viral peut parfois se dessiner une crise migratoire aux conséquences humaines et sécuritaires considérables.

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Voix de Femmes : quand les traditions se conjuguent au présent

Du 12 au 15 août, le Festival Voix de Femmes investit Tétouan pour sa 14e édition, placée sous le thème « Femmes méditerranéennes, femmes de culture et de tradition ». Quatre jours où concerts gratuits, patrimoine et actions solidaires se…

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Cette décision de justice espagnole qui fait chavirer la « digue migratoire » de l’Europe

Après la crise provoquée par l’afflux de dizaines de milliers de personnes vers le préside occupé de Sebta, au cours de laquelle des migrants ont perdu la vie, les autorités marocaines ont vivement réagi aux allégations formulées par l’Espagne. En…

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Maroc/Espagne. Déferlante migratoire sur le préside occupé de Sebta

Des centaines de migrants, dont des mineurs, traversent depuis le 30 juillet le bras de mer qui sépare Fnideq du préside occupé de Sebta, au nord du Maroc. En bref Des milliers de migrants sont entrés à Sebta depuis le…

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