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Port d’Enfidha : Le projet stratégique revient à l’ordre du jour, face au défi de Tanger Med

Le port en eaux profondes d’Enfidha revient dans le suivi des grands projets de l’État. Réunie jeudi 8 octobre 2026 au palais de la Kasbah, sous la présidence de la cheffe du gouvernement Sarra Zaâfrani Zenzri, la Commission des grands projets a examiné l’avancement de cette infrastructure et de sa zone de services logistiques. Alors que le gouvernement affiche sa volonté d’accélérer les investissements publics, une question demeure : où en est réellement ce projet, conçu pour renforcer la position de la Tunisie dans le commerce maritime méditerranéen ?

Selon les informations communiquées à l’issue de la réunion, le port d’Enfidha figure parmi les dossiers examinés, aux côtés de l’extension de l’aéroport Tunis-Carthage, de la centrale électrique de Borj El Amri et de plusieurs autres projets. Aucun nouveau calendrier de réalisation, accord de financement ou contrat de travaux relatif au port n’a toutefois été précisé dans les informations disponibles sur cette réunion.

Cette nouvelle étape de suivi intervient après un conseil ministériel restreint tenu le 25 février 2026, qui avait appelé à engager immédiatement les procédures nécessaires à la réalisation du port et à privilégier une mise en œuvre progressive, en commençant par des tranches fonctionnelles économiquement viables. Le projet est ainsi bien identifié parmi les priorités du développement national pour 2026-2030, mais les prochaines décisions devront permettre de mesurer le passage effectif à l’exécution.

Un port de nouvelle génération pour développer le commerce et la logistique

Porté par l’Office de la marine marchande et des ports (OMMP), le projet d’Enfidha ambitionne de créer un complexe portuaire et logistique d’environ 3.000 hectares. Selon les données techniques publiées par l’Office, 1.000 hectares seraient consacrés aux installations portuaires et 2.000 hectares à la zone économique et logistique. Le site bénéficie notamment d’un accès maritime en eaux profondes, avec des chenaux prévus à une profondeur pouvant atteindre 19 mètres, ainsi que d’une proximité avec les grands axes routiers et ferroviaires.

Le projet prévoit notamment un terminal à conteneurs conçu pour accueillir des navires de grande capacité et développer les activités de transbordement, qui consistent à transférer des marchandises d’un navire à un autre avant leur acheminement vers leur destination finale. Cette activité représente un enjeu majeur en Méditerranée, où les grands ports cherchent à capter les flux entre l’Asie, l’Europe, l’Afrique et les autres marchés internationaux.

L’objectif est également de mieux intégrer le transport maritime à l’économie tunisienne. Associée à des plateformes de stockage, à des activités industrielles et à des services de distribution, la zone logistique pourrait attirer des investisseurs, soutenir les exportateurs et créer des emplois directs et indirects. Elle pourrait aussi contribuer à réduire certaines contraintes logistiques supportées par les entreprises tunisiennes.

Mais le projet accuse un retard important par rapport aux prévisions initiales. Les études actualisées en 2017 envisageaient le démarrage des travaux de la première tranche en 2019 et une entrée en exploitation en 2022, suivie d’une deuxième partie en 2024. Ces échéances sont désormais dépassées. Le coût estimatif historique de 3,336 milliards de dinars, mentionné dans les documents de présentation du projet, devra également être actualisé pour tenir compte des conditions économiques et financières actuelles.

La question du financement et du partenariat avec le secteur privé reste donc déterminante. Le modèle envisagé reposait sur une répartition des investissements entre les infrastructures de base prises en charge par le secteur public et les équipements et aménagements relevant des opérateurs privés. Pour franchir une nouvelle étape, il faudra notamment préciser les modalités de financement, les opérateurs intéressés, les procédures de réalisation et le calendrier de mise en service.

Face à Tanger Med, le temps presse pour la Tunisie

L’intérêt stratégique du port d’Enfidha apparaît plus clairement lorsqu’on le replace dans la concurrence entre les grandes plateformes portuaires de la Méditerranée. Au Maroc, Tanger Med a traité plus de 11,1 millions de conteneurs en 2025, selon les chiffres publiés par son autorité portuaire. Cette performance illustre la capacité du complexe à attirer les grandes compagnies maritimes et à s’imposer dans les chaînes logistiques internationales.

La compétitivité de Tanger Med ne repose pas uniquement sur ses capacités portuaires. Elle s’appuie sur des connexions maritimes étendues, la présence d’opérateurs internationaux, des infrastructures logistiques intégrées et un environnement industriel développé. Pour Enfidha, l’enjeu ne sera donc pas simplement de construire un port suffisamment profond pour accueillir de grands navires, mais de proposer une offre globale capable d’attirer durablement les armateurs, les opérateurs de terminaux et les investisseurs.

La Tunisie dispose de plusieurs atouts potentiels, notamment sa position au centre de la Méditerranée, sa proximité avec les marchés européens et ses liens avec les marchés africains. Un port moderne, relié efficacement aux réseaux routiers et ferroviaires et accompagné d’une zone logistique performante, pourrait renforcer l’attractivité du pays et faciliter les échanges commerciaux.

Lire aussi : Port en eaux profondes d’Enfidha : Financement, calendrier et ambitions stratégiques dévoilés

Il serait néanmoins prématuré de présenter Enfidha comme un concurrent direct de Tanger Med avant sa mise en service. Le port marocain dispose déjà d’une avance considérable, d’un trafic établi et d’un réseau de connexions internationales. La future infrastructure tunisienne devra construire progressivement sa clientèle et démontrer sa capacité à offrir des coûts, des délais et des services compétitifs.

Le suivi du 8 octobre 2026 remet donc le projet au centre des priorités gouvernementales, sans annoncer pour autant une avancée opérationnelle décisive. Les prochains indicateurs à surveiller seront l’actualisation des études, la clarification du financement, l’engagement des procédures de marchés et la publication d’un calendrier crédible. Après des années de préparation, l’enjeu est désormais de transformer cette ambition portuaire en infrastructure effective, capable de soutenir les exportations tunisiennes et de renforcer la place du pays dans les échanges maritimes régionaux et internationaux.

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Tourisme britannique sur la Tunisie: le grand retour de Jet2 en 2027

Le voyagiste et sa compagnie aérienne annoncent des liaisons vers l’aéroport international d’Enfidha-Hammamet à compter du 1er mai 2027.

Le groupe touristique britannique Jet2 plc s’apprête à reprogrammer la Tunisie à compter de la prochaine saison été 2027 avec 8 vols par semaine.

Après des débuts ratés en 2015, le voyagiste  – avec son tour-opérateur Jet2Holidays (N°1 en termes de licences ATOL) et sa compagnie aérienne Jet2.com (N°3 avec une flotte de 130 appareils)- lance un programme de vols vers l’aéroport d’Enfidha-Hammamet à compter du 1er mai et jusqu’au 31 octobre.

Ceux-ci seront opérés à partir de 5 aéroports: Birmingham, East Midlands, Leeds Bradford, Manchester et Londres Stansted. Les réservations sont déjà ouvertes avec 15 propositions d’hôtels entre Sousse et Hammamet.

Une programmation qui s’inscrit très certainement dans la foulée d’une demande manifestement en croissance sur la destination comme en témoignent les résultats de l’exercice 2025 qui avait permis au marché britannique d’atteindre 447.000 visiteurs, en progression de près de 120% si l’on se réfère à l’année 2019 d’avant Covid.

Réactions positives

Steve Heapy, directeur général de Jet2, a déclaré au média Travel Weekly que ce lancement répondait directement à la demande des clients et des agences de voyages indépendantes. « Cette nouvelle expansion témoigne de la vigueur de notre activité en pleine croissance. Avec un ensoleillement toute l’année, une culture riche et un excellent rapport qualité-prix, la Tunisie a de quoi satisfaire tout le monde et nous savons à quel point cette destination va rencontrer un immense succès. »

Cité par le même média, Fakhri Khalsi, représentant de l’ONTT pour la Grande-Bretagne, n’a pas manqué de souligner qu’il s’agissait d’un « jalon important » pour la destination. « L’arrivée de Jet2 sur le marché tunisien permettra aux voyageurs britanniques d’accéder encore plus facilement au riche patrimoine culturel de notre pays, à son magnifique littoral, à son authenticité » a-t-il déclaré.

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Les vols de de Jet2 vont opérer au départ de 5 aéroports vers Enfidha-Hammamet

Programme des vols: 

Birmingham : deux vols par semaine (mercredi et samedi) du 1er mai au 30 octobre
East Midlands : un vol hebdomadaire le samedi du 1er mai au 30 octobre
Leeds Bradford : un vol hebdomadaire le samedi du 1er mai au 30 octobre
Manchester : deux vols par semaine (mardi et vendredi) du 7 mai au 29 octobre
Londres Stansted : deux vols par semaine (mercredi et dimanche) du 2 mai au 31 octobre

Un tour-opérateur le vent en poupe

Jet2 va porter à 70 le nombre de ses destinations qui seront commercialisées en 2027 avec l’introduction de nouvelles destinations comme l’Égypte (en février) et la Tunisie (en mai).

Au cours de l’exercice 2025, il aura transporté 19,77 millions de passagers (tous types de vols confondus) dont 6,6 millions de packages touristiques.

©Destination Tunisie

 

 

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China wollte die Autobahn Enfidha-Kairouan, aber tunesische Unternehmen bekommen den Zuschlag

Chaâbane & Cie und Soroubat haben einen der größten kürzlich in Tunesien ausgeschriebenen Bauaufträge für die Autobahn Enfidha-Kairouan gewonnen. Die China Civil Engineering Construction Corporation, Mehr

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Aéroports TAV Tunisie : réviser les accords aériens pour libérer Enfidha et Monastir

TAV Tunisie attend un signe fort de l’État pour libérer le potentiel de ses infrastructures aéroportuaires.

Avec une superficie de 4 300 hectares, l’aéroport d’Enfidha-Hammamet est la plus vaste infrastructure aéroportuaire d’Afrique du Nord.

Malgré cette dimension, le site enregistre un volume de trafic nettement inférieur à ses capacités techniques.

Lors d’une rencontre récente avec les médias, Mélanie Lefebvre, directrice générale de TAV Tunisie, qui gère les aéroports d’Enfidha-Hammamet et de Monastir-Habib Bourguiba, a souligné ce déséquilibre en précisant que la Tunisie dispose d’une infrastructure de haute performance dont l’exploitation actuelle se retrouve limitée à un usage minimal.

Aujourd’hui, bien que TAV Tunisie table sur une croissance de 5 % dans la conjoncture actuelle du trafic des passagers pour l’aéroport d’Enfidha, ce chiffre reste en deçà des capacités réelles de l’infrastructure.

En 2025, l’aéroport n’a accueilli que 1,5 million de passagers, alors qu’il est dimensionné pour 7 millions et jusqu’à 28 millions à terme avec les extensions prévues.

Ce décalage représente un manque à gagner colossal, particulièrement pour l’État. On estime que le plein usage de ce site pourrait rapporter à la Tunisie jusqu’à 7 milliards de dinars par an.

Le verrou des accords aériens obsolètes

Pourquoi un tel blocage ? L’un des obstacles majeurs, selon la première responsable de TAV Tunisie, réside dans les barrières administratives.

La Tunisie est encore régie par des accords bilatéraux aériens obsolètes, qui ne correspondent plus aux réalités du marché mondial, explique-t-elle.

Ces textes rigides limitent l’accès des compagnies aériennes étrangères, notamment européennes comme EasyJet, les empêchant d’ouvrir de nouvelles lignes vers Enfidha, précise encore Mélanie Lefebvre.

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Pour TAV Tunisie, la mise à jour de ces accords est une urgence absolue. Le potentiel est là, mais les barrières administratives agissent comme un frein au développement des aéroports d’Enfidha et Monastir, affirme-t-elle.

En revanche, l’opérateur affiche une volonté claire de diversifier ses sources de revenus en allant chercher des marchés à forte valeur ajoutée tels que la Russie et les pays du Golfe.

Ce sont des régions où la demande pour la destination Tunisie est forte, mais où les liaisons peinent à se structurer faute d’une vision réglementaire moderne.

L’État gagnant

Il est crucial de comprendre la structure économique de ce partenariat entre TAV Tunisie et l’État:

Les frais aéroportuaires perçus par TAV Tunisie ne représentent que 3 % des recettes totales générées par les passagers transitant par Enfidha et Monastir. Les 97 % restants tombent directement dans l’escarcelle de l’économie tunisienne : hôteliers, restaurateurs, artisans, commerçants, etc.

Dans cette optique, l’argument d’attendre pour investir ne tient pas. Pourquoi attendre l’échéance de la fin de la concession en 2047 pour développer l’infrastructure ?

L’État a tout intérêt à ce qu’Enfidha se développe dès maintenant, considère la directrice générale. D’autant plus que récupérer, au terme du contrat, un aéroport doté de quatre terminaux actifs et dynamiques est une perspective bien plus lucrative que de reprendre un site sous-exploité avec un seul terminal fonctionnel.

De plus, bien que l’extension de l’aéroport de Tunis-Carthage nécessite du temps, Enfidha offre une solution immédiate et extensible à exploiter dès à présent.

L’appel au « signe fort »

Aujourd’hui, TAV Tunisie, qui emploie plus de 600 compétences tunisiennes et investit massivement, dont 35 millions de dinars pour la rénovation imminente de Monastir, attend un signal politique. L’opérateur ne demande pas seulement des autorisations, il demande un partenariat de vision.

Le message envoyé à l’État est clair : « Il suffit de dire que l’État est prêt à travailler avec nous », déclare Mélanie Lefebvre. Ce signe fort permettrait de débloquer des investissements supplémentaires, de résoudre les problèmes de connectivité comme la liaison ferroviaire promise et de transformer enfin cet aéroport de classe mondiale en un véritable hub méditerranéen.

Enfidha-Hammamet n’est pas un projet en attente, c’est une solution en attente.

Entre les accords à dépoussiérer et les marchés internationaux à conquérir, les leviers de croissance sont identifiés.

Il ne reste plus qu’à l’État à tendre la main pour qu’Enfidha prenne enfin son envol définitif.

Destination Tunisie 

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L’aéroport d’Enfidha se relance dans l’activité cargo

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L’aéroport d’Enfidha se relance dans l’activité cargo

L’activité cargo à Enfidha-Hammamet reprend, portée par une volonté forte du gestionnaire de l’aéroport, TAV Tunisie.

A Enfidha-Hammamet, le trafic aérien ne sera plus exclusivement charter. 9 ans après son interruption, l’activité cargo va reprendre sur le terminal. TAV Tunisie l’a annoncé officiellement le 6 février courant. Cette reprise s’amorcera dans le cadre d’un partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie du centre laquelle réaffirme son engagement à soutenir les opérateurs économiques, à faciliter l’accès des entreprises aux marchés internationaux et à promouvoir des solutions logistiques performantes au service des activités d’importation et d’exportation.

La relance de l’activité cargo repose sur un engagement clair de l’aéroport qui a signé un ensemble de protocoles d’accord avec des opérateurs spécialisés: Express World Group, Cargo Wings Express ou encore Savino Del Bene.

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Cérémonie officielle de relance de l’activité cargo à l’aéroport Enfidha-Hammamet

Mélanie Lefebvre, directrice générale de TAV Tunisie, a souligné que « la relance du terminal cargo marque une étape déterminante dans [notre] stratégie de développement » ajoutant en substance qu’il s’agit d’accompagner les entreprises tunisiennes et de renforcer le positionnement de la Tunisie en Méditerranée.

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Comment l’aéroport d’Enfidha adapte son offre aux attentes des charters Omra

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