❌

Lese-Ansicht

Stockage d’électricité : la batterie, nouvelle infrastructure stratégique de l’industrie tunisienne

Quand le courant saute, c’est toute la chaîne qui s’arrête. Après les coupures de l’été, Sadok Besbes, président du groupement professionnel des Énergies Renouvelables à CONECT Tunisie appelle à un changement de logique : passer du simple « secours en cas de coupure » à la résilience énergétique, avec le duo photovoltaïque et batteries comme pivot. À condition que le cadre réglementaire et fiscal suive.

Pour éviter que les coupures d’électricité vécues durant l’été ne se reproduisent, notamment dans le secteur industriel, le stockage d’électricité doit désormais être considéré comme une composante stratégique de la sécurité énergétique.

Pour l’industrie, les coupures ne représentent pas seulement une interruption de l’alimentation électrique : elles peuvent provoquer l’arrêt des chaînes de production, la détérioration de produits, des pertes de matière première, des redémarrages coûteux et une baisse importante de la productivité. Le développement de solutions photovoltaïque + batteries de stockage peut apporter une réponse concrète. L’énergie solaire produite durant la journée peut être stockée et utilisée lors des coupures ou pendant les périodes de pointe.

Pour les industries sensibles, des systèmes correctement dimensionnés peuvent assurer la continuité des équipements essentiels pendant plusieurs heures, en complément, si nécessaire, des moyens de secours traditionnels. Mais le stockage ne doit pas être considéré uniquement comme une solution de secours. Il permet également à l’industriel de maximiser son autoconsommation photovoltaïque, réduire sa puissance appelée, gérer les pics de consommation et optimiser sa facture énergétique. À terme, les batteries industrielles pourront également participer à la flexibilité du réseau électrique.

Pour accélérer leur déploiement, il est nécessaire, d’après Sadok Besbes de mettre en place un cadre réglementaire et tarifaire adapté au stockage, avec notamment une clarification du statut des batteries, des règles de raccordement et une fiscalité qui ne pénalise pas les projets. Des mécanismes d’incitation pourraient également être envisagés pour les industries stratégiques ou fortement exposées aux interruptions.

La Tunisie doit donc passer progressivement d’une logique de « secours en cas de coupure » à une logique de résilience énergétique. Le photovoltaïque, le stockage et la gestion intelligente de la consommation doivent devenir des outils complémentaires au renforcement du réseau et des capacités de production.

Pour l’industrie tunisienne, la batterie ne doit plus être considérée comme un simple équipement de secours, mais comme une véritable infrastructure énergétique stratégique.

L’article Stockage d’électricité : la batterie, nouvelle infrastructure stratégique de l’industrie tunisienne est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Économie mondiale | Le warning call du FMI

Dans son rapport sur les perspectives de l’économie mondiale, le Fonds monétaire International (FMI) signale que les stocks pétroliers des États sont faibles et les budgets sous forte tension. Outre les turbulences sur les marchés de l’énergie, le FMI a souligné le risque persistant pour l’économie mondiale d’un krach boursier provoqué par l’intelligence artificielle (IA). Ce rapport est plus un warning call à prendre au sérieux par les acteurs clés de l’économie mondiale qu’un avis de tempête. Cependant, si le contexte géopolitique demeure tendu et que si les valorisations du secteur de l’IA demeurent excessives et que ce secteur continue à s’endetter lourdement, une crise économique et financière mondiale n’est pas à exclure. (Photo : Raffinerie d’ExxonMobile près de Joliet, Illinois, Etats-Unis). 

Imed Bahri

Dans The Guardian, Heather Stewart, qui a assisté à l’assemblé annuelle du FMI à Bangkok, rapporte que l’institution monétaire a averti que l’économie mondiale «pourrait bientôt mettre à l’épreuve les limites de sa résilience» alors que les stocks pétroliers d’urgence s’amenuisent et que les budgets publics sont sous forte pression.  

Dans son rapport semestriel sur les perspectives de l’économie mondiale (World Economic Outlook), le FMI a indiqué que la croissance mondiale avait mieux résisté que prévu au conflit au Moyen-Orient au cours des six derniers mois. Le détournement des approvisionnements pétroliers pour éviter le détroit d’Ormuz ainsi que le déblocage de réserves stratégiques d’énergie avaient contribué à limiter l’impact du conflit entre les États-Unis et l’Iran sur les prix du pétrole.

Un niveau élevé des dettes et des déficits

Toutefois, l’institution monétaire a mis en garde contre l’épuisement actuel des stocks d’urgence. Par ailleurs, le niveau élevé de la dette et des déficits dans de nombreux pays pourrait laisser aux gouvernements une marge de manœuvre limitée pour protéger les consommateurs contre une éventuelle nouvelle flambée des prix.

«À défaut de renforcer les capacités d’approvisionnement et de reconstituer les marges de sécurité, l’économie mondiale pourrait bientôt mettre à l’épreuve les limites de sa résilience. Les stocks sur les marchés de l’énergie diminuent et de nouveaux chocs géopolitiques pourraient encore se répercuter rapidement via les prix et des perturbations de l’approvisionnement», mentionne le rapport du FMI.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a annoncé, en mars dernier, le déblocage massif de stocks pétroliers d’urgence sur le marché et s’est engagée à accélérer cette mesure à la suite d’une réunion des ministres du Pétrole le mois dernier.

Cependant, signe de la vulnérabilité du système, il a récemment été rapporté que la réserve stratégique de pétrole des États-Unis était tombée à son niveau le plus bas depuis 1982.

La semaine dernière, Donald Trump a conclu un accord avec Vladimir Poutine pour lever temporairement les sanctions sur les importations américaines de diesel russe, dans le but de faire baisser les prix à la pompe, une mesure qui, selon les analystes, n’aurait que peu d’effet significatif.

Léger ralentissement de la croissance en 2027

Le rapport sur l’économie mondiale a été publié mardi à Bangkok, où le FMI et la Banque mondiale tiennent cette semaine leurs assemblées annuelles, en présence de ministres des Finances et de gouverneurs de banques centrales.

Toutefois, le FMI a également averti que le maintien de prix élevés du pétrole et la hausse des taux d’intérêt devraient entraîner un léger ralentissement de la croissance en 2027 alors que la cherté de l’énergie et les taux d’intérêt à long terme pèsent sur la consommation et l’investissement.

L’institution a souligné que les risques pesant sur l’économie mondiale étaient orientés à la baisse. Elle a notamment attiré l’attention sur la menace d’une «impasse prolongée ou d’une nouvelle escalade au Moyen-Orient», ce qui entraînerait une hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires.

De nouvelles perturbations des infrastructures énergétiques, des cyberattaques ou des phénomènes météorologiques extrêmes pourraient amplifier ces effets.

Donald Trump continue d’affirmer qu’il pourrait lancer une nouvelle vague d’attaques contre l’Iran dans les semaines à venir alors que rien n’indique qu’un accord de paix soit en cours de négociation.

La poussée inflationniste dure plus longtemps que prévu

En raison du maintien de prix élevés du pétrole, on s’attend désormais à ce que la poussée inflationniste dure plus longtemps que prévu initialement. L’inflation mondiale devrait s’établir à 4,7% cette année —un niveau identique à celui prévu en juillet— et reculer à 4,1% en 2027, contre 4% lors de la précédente mise à jour.

Le FMI a exhorté les banques centrales du monde entier à ne pas réagir de manière excessive aux hausses d’inflation à court terme, tout en se tenant prêtes à intervenir rapidement si l’inflation semblait s’ancrer durablement. Dans un contexte économique en pleine mutation, l’agilité est primordiale.

Outre les nouvelles turbulences sur les marchés de l’énergie, le FMI a souligné le risque persistant pour l’économie mondiale d’un krach boursier provoqué par l’IA.

Menace d’effondrement des cours boursiers liés à l’IA

Les «Sept Magnifiques» (les géants technologiques Alphabet, Amazon, Apple, Meta, Microsoft, Nvidia et Tesla) représentent plus de 35% de l’indice boursier américain S&P 500, contre 12% il y a dix ans et leur capitalisation boursière totale a augmenté de plus de 50% au cours des deux dernières années.

L’institution financière a averti que la menace d’un effondrement des cours boursiers liés à l’IA, susceptible de se propager aux marchés mondiaux, met en péril la stabilité financière internationale.

Les valorisations excessives des entreprises du secteur de l’IA, conjuguées à leur endettement croissant, contribuent à maintenir les risques systémiques à un niveau «élevé».

«Les conséquences d’une correction boursière liée à l’IA pourraient être mondiales», a prévenu l’institution. Outre les États-Unis, les marchés asiatiques seraient les plus exposés tandis que le Royaume-Uni et la zone euro pourraient être relativement plus épargnés bien que les investisseurs détenant des actifs américains subiraient tout de même le contrecoup.

Lors de la présentation du rapport, Athanasios Vamvakidis, directeur adjoint du département des marchés monétaires et de capitaux du FMI, a déclaré : «L’exposition du reste du monde aux actifs américains, en particulier ceux liés à l’IA, atteint un niveau sans précédent. Si cette situation soutient actuellement l’économie mondiale grâce à l’effet de richesse, une correction du marché pourrait entraîner des répercussions considérables».

Un effondrement du secteur de l’IA figure parmi les trois risques majeurs pour la stabilité identifiés par le FMI, aux côtés de la hausse des coûts d’emprunt des États et de la menace d’une cyberattaque de grande ampleur.

L’institution a qualifié ces trois facteurs de «catalyseurs plausibles, à court terme, d’un durcissement marqué des conditions financières et de turbulences sur les marchés».

L’article Économie mondiale | Le warning call du FMI est apparu en premier sur Kapitalis.

  •  

La flambée des coûts maritimes alourdit la facture énergétique mondiale

Les coûts du transport maritime et de l’assurance représentent désormais plus d’un tiers de la valeur marchande du pétrole, selon l’OPEP. Cette envolée complique l’acheminement du brut et des produits pétroliers, tout en renforçant les pressions inflationnistes et les contraintes financières sur les économies productrices comme consommatrices.

Les frais de transport maritime et d’assurance liés aux cargaisons énergétiques ont dépassé un tiers de la valeur marchande du pétrole, ont indiqué des ministres de pays membres et non membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) participant à la Déclaration de coopération.

Réunis à Riyad lundi 12 octobre, en marge de la réunion ministérielle du Forum international de l’énergie et du Congrès mondial du pétrole, les responsables ont alerté sur les obstacles croissants à l’acheminement du pétrole brut et de ses dérivés. Ils ont également souligné que les perturbations des approvisionnements énergétiques alimentaient les pressions inflationnistes à l’échelle mondiale.

Selon un communiqué publié par l’OPEP, la hausse des coûts logistiques et des primes d’assurance pèse à la fois sur les pays producteurs et sur les pays consommateurs. Elle accentue les contraintes financières des acteurs du secteur et risque de freiner davantage la croissance économique mondiale.

La sécurité des routes maritimes en question

Face à cette situation, les ministres ont insisté sur la nécessité de protéger les routes maritimes internationales, essentielles à la continuité des échanges énergétiques. La hausse des coûts de transport rend les livraisons plus onéreuses et complique les opérations commerciales, en particulier lorsque les cargaisons doivent parcourir de longues distances.

Cette évolution intervient dans un contexte de tensions persistantes sur les flux énergétiques. L’augmentation des frais de fret et d’assurance peut modifier les arbitrages des acheteurs, favoriser les approvisionnements plus proches et réduire la rentabilité de certaines opérations d’importation.

L’augmentation des coûts d’acheminement constitue un facteur supplémentaire de renchérissement de l’énergie. Lorsqu’elle se répercute sur les prix du pétrole et des produits raffinés, elle peut alourdir les coûts de production, de transport et de distribution, avec des conséquences sur les prix à la consommation.

Les ministres ont indiqué qu’ils poursuivraient le suivi de la situation et renforceraient la coopération avec les gouvernements, les professionnels du secteur et les organisations internationales afin d’améliorer les conditions du transport maritime mondial. La maîtrise des coûts logistiques et la sécurisation des voies de navigation s’imposent ainsi comme des enjeux majeurs pour limiter les perturbations des marchés énergétiques et leurs répercussions économiques.

L’article La flambée des coûts maritimes alourdit la facture énergétique mondiale est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

La trêve énergétique de Trump se heurte au refus russe

Donald Trump a annoncé, dimanche 11 octobre, une « trêve énergétique » entre la Russie et l’Ukraine. Washington veut notamment obtenir l’arrêt des frappes ukrainiennes contre les raffineries russes. Tandis que l’Ukraine réclame la protection de ses infrastructures électriques.

La trêve énergétique annoncée par Donald Trump reste incertaine. Dimanche 11 octobre, le président américain a affirmé sur son réseau Truth Social qu’un cessez-le-feu était immédiatement entré en vigueur entre la Russie et l’Ukraine, assurant que les deux parties avaient donné leur accord. Mais cette annonce a rapidement été relativisée par la Maison Blanche.

Selon un responsable américain cité par Axios, Washington cherche à obtenir un engagement réciproque visant d’abord l’arrêt des attaques contre les raffineries de pétrole, ensuite une suspension des frappes contre les centrales électriques et les réseaux énergétiques pourrait ensuite être envisagée. Or, quelques heures après la déclaration de Trump, des médias ukrainiens ont fait état de nouvelles attaques russes contre des installations électriques…

La proposition américaine, présentée comme un échange « raffinerie contre raffinerie », suscite des réserves à Kiev. L’Ukraine ne dispose que d’une raffinerie de pétrole, régulièrement visée par les frappes russes et dont l’activité est limitée. La Russie possède, en revanche, un réseau beaucoup plus étendu d’installations de raffinage.

L’Ukraine réclame donc avant tout l’arrêt des attaques russes contre ses centrales électriques et ses réseaux de distribution. La perspective d’une trêve limitée aux raffineries ne répondrait que partiellement à ses préoccupations sécuritaires.

Les prix du carburant au cœur des calculs de Trump

La démarche de Donald Trump est également motivée par les répercussions économiques mais aussi politiques du conflit. Les attaques ukrainiennes contre les raffineries russes contribuent aux tensions sur le marché pétrolier. Tandis que la hausse des prix à la pompe pèse sur les consommateurs américains.

À la Maison Blanche, certains responsables estiment que ces opérations compliquent les relations entre Trump et Zelensky. Le président américain reprocherait à son homologue ukrainien de ne pas tenir suffisamment compte des priorités de Washington. Cette pression intervient alors que Trump a récemment remis en question la légitimité politique de Zelensky, allant même jusqu’à évoquer la nécessité d’élire un nouveau président ukrainien.

Les tensions entre les deux dirigeants dépassent désormais la question énergétique. Selon le Financial Times, les États-Unis ont averti des pays européens qu’ils pourraient interrompre les ventes d’armes destinées à l’Ukraine dans le cadre des mécanismes de l’OTAN si Kiev poursuivait ses attaques contre les raffineries russes. Une telle décision fragiliserait les efforts européens pour maintenir l’approvisionnement militaire ukrainien et renforcerait la pression sur le gouvernement de Zelensky, déjà confronté à une guerre d’usure et à des besoins considérables en équipements.

L’article La trêve énergétique de Trump se heurte au refus russe est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Énergie et IA : les deux forces qui redéfinissent l’économie mondiale

Avant le coût d’envoi des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale en Thaïlande, à partir du lundi 12 octobre, la patronne du FMI a mis l’économie mondiale dans son contexte. Pour Kristalina Georgieva, l’économie mondiale est tirée dans deux directions opposées : un choc négatif sur l’offre d’énergie et un choc positif sur la demande lié à l’IA. L’impact combiné de ces deux forces est très inégal à travers les régions.

 

A quelques jours de la publication de la nouvelle version des « Perspectives de l’économie mondiale », les premières conclusions sont là. Les plus grands coups portés à la croissance en 2026 ont touché les économies ravagées par les conflits en cours. Un impact plus modeste sur la croissance est observé dans les pays dépendants des importations d’énergie et manquant d’espace budgétaire suffisant pour amortir les chocs. Mais nous verrons aussi une croissance plus élevée dans quelques zones, grâce à l’IA.

 

L’IA, nouveau moteur de croissance

L’IA est devenue un moteur clé de la croissance. L’investissement mondial en ces technologies rapporté au PIB dépassera probablement les montants investis dans les réseaux électriques ou de télécommunications. Pour le FMI, le matériel d’IA et les produits technologiques connexes représentent désormais plus de 10 % du commerce mondial de biens, et cette part augmente.

La croissance du commerce lié à l’IA est observée dans les économies intégrées à sa chaîne de valeur, comme les États-Unis, la Chine et l’Inde en tant qu’importateurs nets de matériel d’IA. Ces pays sont en train de construire l’infrastructure pour devenir des fournisseurs clés d’IA. Pourtant, si cela fait avancer ces économies, la majorité des autres se retrouvent à la marge, augmentant le risque du creusement des inégalités économiques à travers le monde.

 

L’énergie au cœur de la crise

L’IA accroît aussi la demande d’énergie, dont le coût ne cesse d’augmenter. Si l’on ajoute ceux des engrais, des aliments et des intrants industriels clés, la sécurité alimentaire est mise en péril. L’inflation est poussée à la hausse, la croissance à la baisse.

Le choc des prix de l’énergie a été important mais contenu grâce à l’efficacité énergétique, à la diversification des sources de combustible, aux libérations de réserves, à l’agilité des chaînes d’approvisionnement et à aux mécanismes organiques de l’offre et de la demande. Néanmoins, malgré une reprise fragile des flux sortant du Golfe, les prix du pétrole restent autour de 100 dollars le baril, reflétant les risques et les coûts de transport élevés.

En outre, l’approvisionnement en gaz naturel du Golfe reste perturbé. Les pressions sur les prix pourraient s’accentuer à mesure que les pays reconstituent leurs réserves et que la demande augmente avec l’approche de la saison froide dans l’hémisphère Nord.

Des prix de l’énergie plus élevés poussent à la hausse l’inflation, les taux directeurs et les courbes de rendement de référence. Après avoir fortement augmenté cette année, les rendements souverains à 10 ans des États-Unis, de l’Allemagne et du Japon sont aujourd’hui à leurs plus hauts niveaux depuis respectivement au moins deux décennies.

 

Les politiques budgétaires, urgence de redressement

Le troisième facteur majeur qui affecte l’économie mondiale aujourd’hui est celui des déficits budgétaires excessifs. La dette publique mondiale est proche de ses plus hauts niveaux depuis l’après-Seconde Guerre mondiale et devrait bientôt dépasser 100 % du PIB.

Pour de nombreuses économies de marché émergentes, les effets de la hausse des rendements de base sur les coûts de financement sont encore partiellement compensés, pour l’instant, par des primes de risque resserrés.

Pour les pays fortement endettés de la zone euro, la situation est plus difficile, les écarts de rendement par rapport aux Bunds allemands continuant de se creuser, non seulement pour la France et l’Italie, mais aussi pour l’Irlande, le Portugal et d’autres pays qui avaient réussi à réduire leur dette et leurs déficits après la crise de la zone euro.

L’IA entre dans ce mélange de deux manières. Premièrement, l’émission croissante d’obligations privées à long terme, par les sociétés opérant dans ce secteur, entre en concurrence pour l’épargne. Deuxièmement, une partie de la hausse des rendements de base pourrait refléter l’anticipation d’une croissance plus rapide à l’avenir. Masi est-ce qu’est faisable avec les problèmes budgétaires actuels ?

En rassemblant tout cela, le message du FMI qui sera adressé aux décideurs économiques du monde la semaine prochaine est simple : le monde ne peut pas continuer à retarder les mesures politiques nécessaires.

L’article Énergie et IA : les deux forces qui redéfinissent l’économie mondiale est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

747 milliards $ : le pari énergétique XXL de Séoul d’ici 2035

Le gouvernement sud-coréen a dévoilé un plan ambitieux de 1 000 billions de wons (environ 747 milliards de dollars) pour la transition énergétique et la décarbonation d’ici 2035. Séoul vise à stimuler les sources d’énergie renouvelables, à transformer l’industrie lourde et à créer de nouveaux moteurs de croissance économique.

Le plan K-GX (Korea-Green Transformation) proposé par Séoul comprend, entre autres, 200 billions de wons de dépenses publiques. Il y a aussi plus de 790 billions de wons de financement pour des actions liées au climat. Ainsi que 220 billions de wons d’investissements du secteur privé. C’est ce qu’a déclaré le ministre des Finances sud-coréen, Lee Hyoung-il, lors de la présentation hier du plan gouvernemental.

L’article 747 milliards $ : le pari énergétique XXL de Séoul d’ici 2035 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

  •  

Tunisie-Algérie :  la réalisation d’une centrale électrique de 1.400 MW en projet

Le ministère de l’Énergie et des Énergies renouvelables algérien a annoncé, dans un communiqué publié le 1er octobre 2026, qu’à l’issue d’une séance de travail réunissant le ministre de l’Equipement et de l’Habitat, chargé de la gestion du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Slah Zouari, et le ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, la réalisation d’une centrale électrique à cycle combiné d’une capacité de 1.400 mégawatts (MW) en Tunisie figure parmi les principaux projets inscrits dans le cadre du partenariat énergétique entre les deux pays.

Lors de cette rencontre, tenue en marge de la deuxième réunion ministérielle des ministres de l’Énergie des pays partenaires du projet de corridor sud de l’hydrogène «SouthH2», le ministre Slah Zouari a indiqué que les investissements nécessaires à la réalisation de la centrale devraient être déterminés prochainement, afin d’accélérer le lancement des différentes étapes du projet et de permettre sa concrétisation dans les meilleurs délais.

«Une délégation technique tunisienne se rendra prochainement en Algérie. Cette visite aura pour objectif d’examiner de manière approfondie les différents aspects techniques et opérationnels liés à la réalisation de cette infrastructure énergétique», a-t-il affirmé.

Ainsi, selon le communiqué du ministère algérien, les discussions ne se sont pas limitées au projet de la centrale électrique. Elles ont également porté sur les moyens de réactiver le Comité maghrébin de l’électricité (COMELEC), dans le but de renforcer la coopération énergétique à l’échelle régionale.

 

L’Algérie s’engage à soutenir l’approvisionnement énergétique tunisien

Dans cette continuité, le ministre algérien a réaffirmé l’engagement de l’Algérie à poursuivre son soutien à la Tunisie, notamment en matière d’approvisionnement énergétique, conformément aux orientations du président algérien, Abdelmadjid Tebboune.

«L’Algérie a réaffirmé sa volonté de poursuivre ses exportations d’énergie vers la Tunisie durant l’été 2026, malgré les circonstances exceptionnelles qu’a connues le pays», a souligné le ministre algérien.

Par ailleurs, Mourad Adjal a insisté sur l’importance d’intensifier les efforts et de renforcer la coordination entre la Société algérienne de distribution de l’électricité et du gaz (Sonelgaz) et la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG).

«Cette coopération vise notamment à consolider un partenariat davantage structuré, fondé sur une vision prospective et capable de répondre aux défis et aux besoins énergétiques futurs des deux pays», selon le communiqué du ministère algérien.

 

Centrale électrique : un projet dès mai 2026

Il convient de rappeler que le projet de la centrale électrique de 1.400 MW avait déjà été évoqué en mai 2026.

La réalisation d’une centrale électrique à cycle combiné en Tunisie avait alors été au cœur d’une rencontre tenue en Algérie, le 24 mai 2026, entre le ministre algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, et une délégation de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG), conduite par son PDG, Fayçal Trifa.

Selon l’Agence de presse algérienne (APS), le ministre algérien Mourad Adjal avait, à cette occasion, donné des instructions aux responsables de Sonelgaz afin de renforcer la coordination avec la STEG et de l’accompagner dans la prise en charge de ses différents besoins énergétiques.

En outre, en 2025, Sonelgaz et la STEG avaient déjà signé un mémorandum d’entente destiné à renforcer leur coopération et à consolider leurs relations.

Selon un communiqué du ministère algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables, ce mémorandum établit le cadre général ainsi que les mécanismes devant permettre la mise en œuvre d’actions conjointes, notamment dans les domaines de la production, du transport et de la distribution de l’électricité, ainsi que du transport et de la distribution du gaz naturel et de la maintenance des infrastructures électriques.

Nouha MAINSI

 

L’article Tunisie-Algérie :  la réalisation d’une centrale électrique de 1.400 MW en projet est apparu en premier sur Le Temps News.

  •  

Crise de l’énergie : les hôtels tunisiens plongés dans la pénombre en pleine saison touristique

Hôtels, restaurants et autres établissements d’hébergement sont confrontés à des interruptions de courant qui mettent à rude épreuve leur fonctionnement quotidien et risquent d’avoir des répercussions durables sur l’image de la destination.

Alors que la haute saison estivale bat son plein, les coupures d’électricité à répétition qui frappent le pays tout entier plongent une partie du secteur touristique tunisien dans une situation inédite.

Ces perturbations interviennent au pire moment. Les conséquences se font déjà sentir dans plusieurs régions : les réclamations de clients se multiplient, des demandes de rapatriement sont signalées, tandis que certains tour-opérateurs demandent des explications à leurs partenaires tunisiens.

En parallèle, les avis négatifs publiés sur les principales plateformes de réservation et de notation entraînent une dégradation de la réputation de plusieurs établissements, avec un impact qui pourrait perdurer bien au-delà de la saison actuelle.

Les solutions impossibles

Sur le plan opérationnel, les difficultés s’accumulent. Les hôtels qui tentent de louer des groupes électrogènes font face à une forte hausse des coûts, sans pour autant pouvoir garantir une alimentation électrique continue. Les interruptions de courant fragilisent également la chaîne du froid, exposant les établissements à des pertes de denrées alimentaires et à un risque accru de rupture d’approvisionnement, dans la mesure où les fournisseurs sont eux aussi affectés par la crise énergétique.

Cette nouvelle épreuve intervient alors que le secteur touristique n’avait pas encore totalement retrouvé son rythme habituel. Déjà confrontés à un ralentissement des réservations lié aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient et aux répercussions du conflit entre les États-Unis et l’Iran sur les comportements de certains marchés émetteurs, les professionnels voient désormais s’ajouter un facteur de crise supplémentaire susceptible de fragiliser davantage la saison estivale.

Les questions sans réponses

Au-delà des conséquences immédiates, les interrogations sont nombreuses. Combien de temps cette situation durera-t-elle ? Quel sera son coût économique pour les entreprises touristiques ? Quel impact aura-t-elle sur la perception de la destination Tunisie auprès des voyageurs internationaux ? Et surtout, s’agit-il d’un épisode ponctuel ou du début d’un phénomène appelé à se reproduire lors des prochaines saisons estivales ?

Sur le terrain, les professionnels font face à une clientèle de plus en plus difficile à rassurer.

« Nous faisons tout pour essayer de calmer les esprits et de nous excuser auprès de nos clients, mais rien n’y fait. Il faut comprendre que lorsqu’il fait encore 36 °C à 23 heures et qu’il n’y a plus de climatisation dans les chambres, les clients sont hors d’eux, notamment les familles avec de jeunes enfants », témoigne une hôtelière de Hammamet.

Toutes les régions touchées

« La clientèle est particulièrement remontée contre l’hôtel et ne peut pas admettre que cette situation échappe totalement à notre volonté. Beaucoup considèrent qu’il est de notre responsabilité de disposer d’un groupe électrogène », explique pour sa part le directeur commercial d’un établissement à Monastir.

Or, rappellent les professionnels, la réalité technique est bien plus complexe. Installer des groupes électrogènes de forte puissance représente un investissement considérable, nécessite des espaces adaptés et implique des contraintes d’exploitation importantes.

Dans la plupart des hôtels, les équipements de secours existants — groupes électrogènes ou onduleurs — ont été conçus pour assurer uniquement les fonctions essentielles : un éclairage minimal des espaces stratégiques comme la réception, le maintien des systèmes de sécurité ainsi que l’alimentation des chambres froides afin de préserver la chaîne du froid. Ils ne permettent généralement pas d’assurer le fonctionnement simultané de l’ensemble des installations d’un hôtel, notamment les systèmes de climatisation des centaines de chambres.

Pour les professionnels du secteur, la multiplication des coupures d’électricité dépasse désormais le simple désagrément technique. Elle constitue un véritable enjeu économique, commercial et d’image pour une industrie qui représente l’un des piliers de l’économie tunisienne et dont la compétitivité repose avant tout sur la qualité de l’expérience offerte aux visiteurs.

D.T

L’article Crise de l’énergie : les hôtels tunisiens plongés dans la pénombre en pleine saison touristique est apparu en premier sur Tourisme, hôtels, voyages en Tunisie et ailleurs.

  •  

STEG: 3,5 Milliarden Dinar ausstehenden Zahlungen, 600 MW Defizit und 19% Verluste

Die ausstehenden Forderungen der tunesischen Strom- und Gasgesellschaft (STEG) gegenüber öffentlichen Einrichtungen belaufen sich auf fast 3,5 Milliarden Dinar. Ein Betrag, der die Finanzen des Mehr

Der Beitrag STEG: 3,5 Milliarden Dinar ausstehenden Zahlungen, 600 MW Defizit und 19% Verluste erschien zuerst auf Tunesienexplorer.de.

  •  

BlackoutTN: Eine Web-App von Bürgern, um Kommunikationslücken der Steg zu schließen

Angesichts der zunehmenden Stromausfälle und der wachsenden Kritik an der Außen-Kommunikation der tunesischen Strom- und Gasgesellschaft (STEG) hat eine Gruppe junger Entwickler eine partizipative App Mehr

Der Beitrag BlackoutTN: Eine Web-App von Bürgern, um Kommunikationslücken der Steg zu schließen erschien zuerst auf Tunesienexplorer.de.

  •  

Wasserausfälle im Sahel: Sonede verspricht strukturelle Lösungen und erläutert die Störungen

Angesichts der zahlreichen Beschwerden und Fragen von Bewohner der Sahelzone zu den seit einigen Tagen bestehenden Trinkwasserausfällen ging der Regionaldirektor für den Zentralbereich der Nationalen Mehr

Der Beitrag Wasserausfälle im Sahel: Sonede verspricht strukturelle Lösungen und erläutert die Störungen erschien zuerst auf Tunesienexplorer.de.

  •  

SONEDE: Gigantischer Plan zur Erneuerung der Wassernetze für 2026-2030

Angesichts eines alternden Netzes und steigender Anforderungen bereitet SONEDE ein nationales Modernisierungsprogramm der Wassernetze vor. Betroffen sind mehr als 59.000 km Leitungen, mit erheblichen Investitionen Mehr

Der Beitrag SONEDE: Gigantischer Plan zur Erneuerung der Wassernetze für 2026-2030 erschien zuerst auf Tunesienexplorer.de.

  •  
❌