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Tunisie | La pénurie d’eau minérale en bouteille est temporaire

La pénurie dans la distribution d’eau en bouteille constatée récemment dans les grandes surfaces ne constitue pas une crise, mais plutôt un problème temporaire causé par des coupures de courant survenues dans certaines usines au cours du week-end.

C’est ce qu’a assuré Lotfi Riahi, président de l’Organisation tunisienne d’orientation des consommateurs (Otoc), dans une déclaration à Mosaique FM, ajoutant que la situation devrait probablement se normaliser d’ici deux jours.

De son côté, Moufida Ben Nasr, directrice de la communication de l’Office national du thermalisme et de l’hydrothérapie (ONTH), a expliqué à la Radio Nationale que les perturbations dans l’approvisionnement en eau en bouteille résultaient de contraintes logistiques liées à la distribution — notamment la coïncidence du week-end avec la fête de la République — ainsi que d’une hausse de la consommation provoquée par une période prolongée de fortes chaleurs.

Mme Ben Nasr a confirmé que la production se déroule normalement et que l’eau en bouteille est disponible en quantités suffisantes pour répondre aux besoins du marché, ajoutant que les stocks de réserve restent disponibles.

À ce sujet, Hedi Bakkour, président de la Chambre nationale des syndicats des grandes surfaces commerciales, a déclaré que cette pénurie est en partie caractéristique de la saison estivale, période où la consommation augmente avec les températures. Cependant, les perturbations de production dans les usines d’embouteillage, dues à des coupures de courant prolongées, ont aggravé la pénurie dans un contexte de forte hausse de la demande.

La consommation durant la saison dépasse la production et l’approvisionnement du marché est ajusté grâce aux stocks constitués au cours du premier semestre de l’année, a-t-il expliqué, ajoutant qu’une grande partie de ces stocks étant épuisée, l’approvisionnement repose désormais entièrement sur la production courante.

Par conséquent, l’écart entre la demande et l’offre s’est accentué, le déficit en eau embouteillée étant estimé à environ 20 %. Une flambée de la demande pourrait porter ce déficit d’approvisionnement à près de 50 %, a-t-il cependant averti.

Malgré cette pénurie, les grandes enseignes de distribution n’ont pas imposé de limites aux quantités d’achat ; elles échelonnent plutôt les mises en rayon tout au long de la journée afin de garantir la disponibilité de l’eau pour tous les clients, a précisé Hedi Bakour.

I. B.

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Eau minérale en Tunisie : ALERT évoque un risque de pénurie de trois semaines !

L’organisation ALERT a alerté, dans un communiqué publié lundi 27 juillet, sur des tensions d’approvisionnement en bouteilles d’eau minérale observées actuellement sur le marché tunisien. L’organisation précise que cette situation résulte de la combinaison de plusieurs facteurs, notamment les perturbations de la production locale liées aux coupures d’électricité et les difficultés d’approvisionnement en matières premières importées.

D’après ALERT, les interruptions répétées du courant électrique ont eu un impact direct sur l’activité des unités de production et de conditionnement d’eau minérale, entraînant un ralentissement du rythme de fabrication et une baisse des quantités distribuées sur le marché.

Des difficultés autour du PET importé

L’organisation souligne toutefois que la situation ne se limite pas aux contraintes énergétiques. Elle évoque également des difficultés rencontrées par les fabricants de plastique en Tunisie pour s’approvisionner en PET (polyéthylène téréphtalate), une matière première indispensable à la fabrication des préformes utilisées pour produire les bouteilles.

En outre, le communiqué indique que ces difficultés seraient liées à des perturbations des chaînes logistiques internationales. Les matières premières importées principalement de Chine connaîtraient des retards d’acheminement en raison de tensions affectant le transport maritime, notamment dans la zone du détroit d’Ormuz.

Un risque de tensions accrues en août

ALERT indique que, face à ces contraintes cumulées, des professionnels du secteur anticipent un risque de pénurie plus marqué dans les prochaines semaines. L’organisation rapporte que le déficit d’approvisionnement pourrait s’étendre sur une période estimée entre 15 et 21 jours à partir du début du mois d’août.

Pour ALERT, la situation actuelle illustre la vulnérabilité de certaines filières stratégiques face aux perturbations internationales, mais aussi l’impact des contraintes énergétiques nationales sur l’activité industrielle.

L’organisation appelle les autorités concernées à assurer une communication transparente afin d’informer les citoyens sur l’évolution de la situation et de limiter les comportements de stockage excessif ou les phénomènes de spéculation.

Cette alerte intervient dans un contexte marqué par des tensions croissantes sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, qui affectent plusieurs secteurs dépendants des importations de matières premières.

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Tunisie : La pénurie d’eau minérale risque de s’installer dans la durée, alerte une ONG

La disponibilité des bouteilles d’eau minérale commence à diminuer dans plusieurs commerces en Tunisie. Dans un communiqué publié ces dernières heures, l’association ALERT affirme que cette situation ne serait que le début d’une crise plus profonde, alimentée à la fois par les coupures répétées d’électricité et par des perturbations internationales de la chaîne d’approvisionnement.

L’organisation explique que les difficultés actuellement constatées dans les rayons sont d’abord liées aux délestages électriques qui touchent le pays depuis plusieurs jours. Selon elle, les interruptions d’alimentation ont fortement perturbé le fonctionnement des usines d’embouteillage, entraînant un ralentissement de la production et une baisse immédiate des quantités mises sur le marché.

Cette alerte intervient alors que la Tunisie connaît une vague de chaleur exceptionnelle, accompagnée d’une consommation record d’électricité. Ces derniers jours, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a procédé à plusieurs délestages dans différentes régions afin de préserver la stabilité du réseau électrique, une situation qui a déjà affecté plusieurs secteurs économiques.

Une deuxième menace : le manque de plastique pour fabriquer les bouteilles

Selon ALERT, les difficultés ne s’arrêtent pas aux coupures de courant. Elle affirme que les fabricants tunisiens de bouteilles en plastique (PET) rencontrent actuellement d’importants problèmes d’approvisionnement en granulés de plastique, indispensables à la fabrication des préformes utilisées pour produire les bouteilles.

Lire aussi : Tension sur le marché : L’eau minérale rationnée ou en rupture de stock

Toujours selon l’organisation, ces matières premières, importées principalement de Chine, subissent des retards en raison de perturbations logistiques internationales, notamment des difficultés de navigation affectant les routes maritimes transitant par le détroit d’Ormuz.

L’association estime que cette combinaison de facteurs risque de provoquer une aggravation de la situation dans les prochains jours.

Une pénurie pouvant durer entre 15 et 21 jours

Sur la base des informations recueillies auprès d’acteurs du secteur, ALERT avance que les industriels anticipent une pénurie plus marquée à partir du début du mois d’août.

L’organisation évoque une période critique pouvant s’étendre entre 15 et 21 jours si les approvisionnements en matières premières ne reprennent pas rapidement et si les perturbations de la production persistent.

Face à cette situation, ALERT appelle les autorités à communiquer de manière transparente avec l’opinion publique afin d’expliquer les causes de ces perturbations et d’éviter les phénomènes de panique ou de stockage excessif.

Entre des difficultés importées et des fragilités locales

L’association considère que cette crise est le résultat d’une combinaison entre des difficultés importées et des fragilités locales, notamment en matière d’infrastructures énergétiques.

À ce stade, aucune communication officielle des autorités tunisiennes ni des producteurs d’eau minérale n’a confirmé les prévisions avancées par ALERT concernant une pénurie de 15 à 21 jours ou les difficultés d’approvisionnement en PET. Ces éléments proviennent exclusivement de l’analyse et des informations relayées par l’association et restent donc à confirmer par les acteurs concernés.

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Face à la canicule et aux coupures fréquentes de l’eau : ruée vers l’eau minérale

En Tunisie, ces jours-ci, la combinaison des coupures répétitives d’eau du robinet et de la canicule pousse la population à se tourner massivement vers la consommation d’eau minérale. Face à l’irrégularité de l’eau du robinet et à la chaleur intense, bon nombre de citoyens sont privés d’eau potable distribuée par la SONEDE et sont obligés de consommer des eaux minérales. Déjà en 2025, la consommation d’eau minérale en Tunisie avait atteint 2,1 milliards de litres ; cette tendance s’est accentuée avec la canicule actuelle et les coupures d’eau répétées.
En circulant dans la ville, on est attiré par un spectacle devenu fréquent ces derniers jours à cause de la grande chaleur : des passants portent à la main une bouteille d’eau minérale avalant de temps en temps une gorgée pour assouvir leur soif. C’est qu’on assiste en cette période de grandes chaleurs à une forte pression sur la demande en eau minérale, qui devient une ressource essentielle pour la population. Cette ruée s’explique aussi par la nécessité d’une hydratation optimale.

Le Tunisien, gros consommateur d’eau minérale
Abstraction faite des jours de grandes chaleurs, les Tunisiens ont tendance à consommer de plus en plus d’eau minérale, une hausse estimée à 10% par an. Avec un volume annuel de 225 litres par tête d’habitant, les Tunisiens se classent parmi les plus gros consommateurs d’eau minérale au monde. Depuis 2022, le coût de la consommation d’eau minérale a augmenté pour les familles tunisiennes. Par exemple, une famille de cinq personnes peut dépenser entre 130 et 140 dinars par mois pour l’eau minérale, ce qui commence à être perçu comme un luxe.
Malgré la présence d’eau potable fournie par la SONEDE (Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux), la confiance dans l’eau du robinet reste faible, ce qui pousse les Tunisiens à privilégier l’eau minérale. La qualité, la sécurité sanitaire et les habitudes culturelles jouent un rôle important dans cette consommation élevée. Pourtant, jusqu’à une certaine période, l’eau minérale ne faisait pas partie du quotidien du consommateur tunisien. Elle était principalement consommée par les personnes malades et les femmes enceintes ou les bébés. Ces eaux étaient généralement conseillées par les médecins pour les malades néphrétiques souffrant de calculs rénaux. La consommation d’eau en bouteille passait pour un produit de luxe chez les familles aisées, alors que le citoyen modeste consommait l’eau du robinet. Mais dès le début des années 1980, un réel changement s’est opéré dans les habitudes des Tunisiens, dû certainement à un changement dans leur qualité de vie qui s’est traduit par le recours de plus en plus croissant aux eaux minérales. Dès lors, l’eau minérale fait de plus en plus partie du couffin d’une grande majorité des ménages tunisiens et sa consommation devient ainsi pour la plupart un signe de bien-être.

Et l’eau du robinet ?
Pourquoi cet engouement du Tunisien pour les eaux minérales des bouteilles ? Pourquoi donc toute cette variété d’eau minérale sur le marché ? Est-ce à dire que l’eau du robinet n’est plus bonne à boire ?
Certains pensent que l’eau du robinet peut engendrer, à long terme, des problèmes de santé pour la quantité des calcaires que cette eau peut contenir. D’autres, n’ayant pas les moyens suffisants pour s’offrir régulièrement la quantité suffisante d’eau minérale, continuent à consommer l’eau du robinet. Cependant, le Tunisien n’a plus confiance dans l’eau du robinet, se sentant plus satisfait par la qualité sanitaire de l’eau des bouteilles. Enfin, il a été constaté que l’eau minérale est beaucoup plus consommée dans les zones urbaines qu’à la campagne. Si l’eau de robinet est de bonne qualité, surtout à Tunis et banlieues et dans les régions du Nord, elle ne l’est pas dans d’autres régions de la Tunisie du fait qu’elle varie en fonction de ses origines, selon qu’elle provient des barrages ou des nappes souterraines, si bien qu’il est possible de tomber sur des eaux salées ou contenant du chlore et parfois même des eaux polluées et colorées, quoiqu’une eau normale soit inodore, incolore et transparente. C’est ainsi que le citoyen, soucieux de sa santé, préfère recourir aux eaux embouteillées qui semblent plus sécurisantes.

Hechmi KHALLADI

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Tension sur le marché : L’eau minérale rationnée ou en rupture de stock

Depuis hier, plusieurs grandes surfaces rationnent l’eau minérale en bouteilles. Par ailleurs, les épiceries de quartier n’ont plus d’eau disponible à la vente.

Nous avons pu vérifier ce matin que certaines enseignes qui la veille rationnaient, n’avaient plus de stock disponible. Par ailleurs, dans une autre grande surface, les quantités livrées ce dimanche ont été écoulées immédiatement.

Est-ce que nous sommes devant une séquence durable de tension sur le marché ou bien cette pénurie n’est-elle que provisoire et liée au week-end ? Une situation à suivre dès lundi.

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Pénuries d’eau : les grandes surfaces rationnent les bouteilles

Les bouteilles d’eau – dénommée « eau minérale » – disparaissent peu à peu des rayons des grandes surfaces. Dans plusieurs enseignes, les stocks sont presque épuisés et certaines limitent désormais le nombre de packs vendus par client. D’autres sont complètement vides, comme nous l’avons constaté dans l’une des plus grandes enseignes à Tunis (voir photos).

Cela tombe vraiment mal : canicule accompagnée de coupures de courant répétitives du réseau public. Ce qui, par ricochet, pousse les Tunisiens à consommer – ou de vouloir consommer – davantage, et à constituer de réserves – par peur de manque…

Explication de la SONEDE : ces perturbations sont dues aux pannes sur le réseau, à des difficultés d’approvisionnement dans certaines régions, mais surtout par les nombreuses coupures d’électricité qui paralysent les stations de pompage. Résultat : le retour de l’électricité ne signifie pas un rétablissement immédiat de la distribution d’eau, les réservoirs devant être remplis avant un retour à la normale.

Lire aussi: Mobilisation à Tunis sur fond de coupures d’électricité et d’eau

Certains diront que nous avons de la change “que“ seulement l’eau et l’électricité qui nous font défaut, rappant qu’en 2024 et 2025 tout ou presque nous manquaient, même l’huile d’olive ou les pâtes alimentaires alors que la Tunisie est l’un des premiers producteurs mondiaux.

Le rationnement mis en place par certaines enseignes permet de ralentir les achats massifs, mais il souligne surtout les limites d’un système fragilisé, disons-le à bout de souffle. Dans ce cas, tant que les perturbations de l’alimentation en eau et les délestages électriques se poursuivront, les rayons d’eau embouteillée devraient rester sous tension.

Autrement dit, il va falloir prendre notre mal en patience… et peut-être même se préparer au pire. Le climat de tension est tel qu’un voisin de mon quartier, livreur, raconte avoir été intercepté sur la route entre Tabarka et Tunis. À Béja, des habitants lui auraient ordonné de leur vendre son chargement d’eau, faute de quoi ils menaçaient de se servir eux-mêmes, par la force.

Lire également : Coupures d’électricité en Tunisie : l’industrie au bord de la rupture, les consommateurs appelés en renfort

Par ailleurs, à quelque chose malheur est bon, dit l’adage français: il ne vous a pas échappé que les poissons sont devenus plus abordables que d’habitude… à cause des coupures de courant.

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Saisie de plus de 63.000 litres d’eau minérale stockés (INSSPA)

Dans le cadre de la lutte continue contre les infractions menaçant la santé des consommateurs, les brigades de contrôle de l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA) à Ben Arous ont procédé à la saisie de 63 530 litres d’eau minérale.

Ces bouteilles de marques variés, était stockées dans des conditions non conformes aux normes sanitaires, exposées à la poussière et directement aux rayons du soleil dans un espace ouvert et ont été saisies lors d’une opération en coordination conjointe avec les forces de sécurité et les services du commerce de la région.

L’INSSPA réaffirme que l’exposition directe de l’eau minérale au soleil et aux températures élevées enfreint gravement les conditions de conservation et altère la qualité du produit et appelle tous les acteurs de la distribution et de la commercialisation à cesser immédiatement ces pratiques.

Les contrôles officiels vont se poursuivre et des mesures juridiques strictes seront prises contre les contrevenants, prévient la même source qui a fortement conseillé aux consommateurs d’acheter leur eau uniquement dans des points de vente respectant les règles de stockage.

En fin, l’INSSPA invite les citoyens à boycotter les bouteilles exposées au soleil et à signaler tout dépassement via son numéro vert gratuit : 80 106 977.

Y. N.

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