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L’eau potable dessalée peut nuire à la santé

Hamza El-Fil, professeur et chercheur au Centre de recherches et des technologies des eaux (Certe), a mis en garde contre la consommation excessive d’eau de robinet filtrée et dessalée à domicile par des osmoseurs domestiques auxquels recourent certaines familles.  

M. El-Fil, dont les propos ont été rapporté par Diwan FM, a expliqué que ce processus de dessalement peut produire une eau dépourvue de sels minéraux ou n’en contenant qu’une très faible quantité, soulignant qu’une consommation prolongée de ce type d’eau pourrait nuire à la santé des citoyens à moyen ou à long terme.

L’eau potable doit contenir une teneur en sels minéraux d’au moins 0,2 gramme par litre, a-t-il expliqué, exhortant les citoyens à éviter de consommer de l’eau dessalée.

Les sels minéraux sont essentiels à la vie car ils assurent la structure des os, régulent l’hydratation, transmettent les influx nerveux et permettent la contraction musculaire.

Le chercheur a suggéré de mélanger trois quarts d’eau dessalée avec un quart d’eau du robinet filtrée afin d’obtenir une eau contenant des sels, tout en soulignant la nécessité de s’assurer de la salubrité de l’eau du robinet et de la qualité des filtres utilisés.

Cet appel intervient dans un contexte de recours croissant aux appareils de dessalement domestiques, en particulier chez les familles cherchant des solutions pour améliorer la qualité de l’eau de robinet en en réduisant les impuretés et la salinité. Et pour ne pas devoir recourir à l’eau en bouteille dont la consommation alourdit les dépenses du foyer.  

L’osmoseur domestique est un appareil pour traiter l’eau du robinet lorsqu’elle est trop chargée en sels minéraux ou saumâtre. Il utilise la technique de l’osmose inverse pour filtrer très finement les minéraux, le calcaire et les impuretés afin de rendre l’eau agréable à boire.

I. B.

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Dessalement en Tunisie : la fuite en avant coûteuse d’une politique de l’eau à bout de souffle

La Tunisie mise désormais beaucoup sur le dessalement pour échapper au stress hydrique. Sur le papier, l’ambition impressionne tout en étant louable : porter la part du dessalement dans l’eau potable de 8,5 % aujourd’hui à 35 % à l’horizon 2030. Dans les faits, c’est surtout l’aveu d’un système à bout de course, incapable de gérer autrement une ressource conventionnelle en chute libre.

Le problème, c’est le prix. Produire un mètre cube d’eau dessalée coûte environ 3,5 dinars à Sfax, Sousse ou Gabès – un montant que peu d’États peuvent se permettre de répercuter sur le citoyen sans subvention massive. Le projet de Sfax, financé par le Japon, avoisine à lui seul 780 millions de dinars. Autant de fonds empruntés ou offerts par des bailleurs extérieurs, qui interrogent sur la soutenabilité budgétaire réelle de cette stratégie une fois les financements internationaux taris.

Ensuite, il y a l’énergie. Le dessalement est un processus gourmand en électricité, dans un pays qui importe déjà une bonne partie de ses hydrocarbures. Miser sur cette technologie sans accélérer en parallèle les énergies renouvelables revient à déplacer le problème hydrique vers une dépendance énergétique tout aussi fragile.

Enfin, la mise en perspective donne le vertige : même avec un potentiel national dépassant 1,5 million de m3/jour d’ici 2030, la Tunisie ne représenterait qu’environ 1% du dessalement produit en Méditerranée, et moins de 0,25% de la capacité mondiale. Un effort colossal à l’échelle du pays, mais dérisoire face à l’ampleur du défi climatique régional.

Le dessalement n’est pas une mauvaise idée en soi – c’est une réponse nécessaire à une urgence réelle. Mais présenté comme solution miracle, sans débat sur son coût, sa facture énergétique et sa dépendance aux financements étrangers, il ressemble surtout à un pansement onéreux sur une gestion de l’eau qui peine à se réformer en profondeur.

Par conséquent, il serait judicieux d’accélérer les énergies renouvelables qui peuvent rapidement opérationnelles et rentables. Mais cela dit, la STEG doit accéder de céder un peu de ses « prérogatives ».

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Barrage de Mellègue : Houcine Rhili appelle à repenser la stratégie hydrique tunisienne

Une semaine après l’incident survenu au barrage de Mellègue, l’expert en gestion des ressources hydriques Houcine Rhili est revenu sur les circonstances de cet événement lors de son intervention sur Jawhara FM, mercredi 24 juin 2026. Pour lui, cet incident doit être replacé dans le contexte plus large du vieillissement des infrastructures hydrauliques tunisiennes. Selon...

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Sfax : inauguration officielle de la station de dessalement d’eau de mer 

Le ministre de l’Agriculture Ezzeddine Ben Cheikh a présidé, jeudi 18 juin 2026, la cérémonie officielle d’inauguration de la station de dessalement d’eau de mer de Sfax.  D’une capacité initiale de production de 100.000 mètres cubes par jour, extensible à 250.000 mètres cubes par jour, cette infrastructure — réalisée dans le cadre d’un partenariat tuniso-japonais...

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